Moi : Salut tout le monde ! Me revoilà avec un nouveau chapitre pour cette fic ! n_n

Ryuga : Que j'ai lu. Kyo, tu veux un café ?

Kyoya : J'vais encore m'énerver, c'est ça ? -_-

Ryuga : T'énerver, j'sais pas, mais déprimer, y a des chances.

Chris : Il y a quoi encore dans ce chapitre pour que ça ait le potentiel de déprimer Kyoya ? X)

Moi : Bah on va le voir dans pas longtemps ! Allez, on ne s'attarde pas, trop hâte que vous lisiez ce chapitre ! Disclaimer ? ^^

Chris : Wonderinn ne possède pas MFB !

Moi : Merci Chris ! Bon chapitre tout le monde ! n_n

Kyoya : J'aime pas ça quand t'es de bonne humeur…

Moi : T'es jamais content Kyo X)


Réponse aux reviews :

Komachu : Oui, si elle savait ! Vous inquiétez pas madame, je prends vraiment bien soin de votre fils ~ XD

Marius : Mais oui Maldeka ! T'es pas de mauvaise foi ! Quand Marius fangirl sur mes lemons RyuKyo, t'en as marre, mais quand toi tu fangirl sur mes lemons RyuGin, tout va bien ! Mais sinon, t'es pas de mauvaise foi ! XD
Je porte des baskets H24 ! Nan mais faut me comprendre, les trottoirs de ma ville sont pas droits du tout, et avec des talons on le sent bien ! J'veux pas me casser une cheville moi ! XD
Les explications promettent ! X)
P.S : (Moi : Bon, bah je sais où est Luffy en tout cas. DANS MON FRIGO ! è_é Law : Ah, c'était ça les bruits bizarres dans la cuisine… Moi : LUFFY, SORS DE MON FRIGO ! è_é Luffy : *depuis la cuisine* Mais pourquoiiiiiiiii ? :'( Moi : Parce que c'est MA bouffe ! Et qu'est-ce que tu fous là d'abord ?! Luffy : Je cherchais Zoro, et puis j'ai eu faim… Moi : Ah le con, il s'est encore perdu ! Mais pas chez moi pour une fois…)

NekoGardenFox : Ça faisait longtemps ! Mais ça fait toujours plaisir de te voir dans mes reviews ! n_n
J'sais pas si t'as lu mon dernier OS, mais au moins il y avait du KyoNile dedans ! XD
La mère de Kyoya est trop sweet TTwTT

Jinwrite : Mais si c'est bien le suspense ! Ça fait travailler l'imagination ! X)
C'est sûr que la mère de Kyoya est très maternante, mais en même temps avec la vie de famille qu'elle a eu avec l'autre connard qu'elle a dégagé, on comprend pourquoi.


Le mois de février est arrivé et a plongé tout l'empire de Drächme, y compris sa capitale, dans un froid particulièrement prenant. La neige recouvre tous les paysages visibles de son manteau blanc et immaculé. Absolument tout est devenu blanc : les toits des maisons, les rues de la capitale, les buissons, les arbres dénudés… Ainsi, au plus fort de l'hiver, la neige fait sa loi et les températures ne sont pas très agréables. À peine deux minutes dehors, et vous vous retrouvez avec les joues et le nez aussi rouges que les feuilles du Grand Érable. C'est pourquoi Kyoya ne sort plus beaucoup, et Ryuga encore moins. Le vert ne supporte pas l'enfermement, alors même s'il fait froid, il se force à sortir sur le balcon au moins quelques minutes par jour. Il se retrouve avec les joues rouges et le nez qui coule dès qu'il le fait, mais c'est vital pour lui. Ce n'est d'ailleurs pas une mauvaise chose en soi, prendre l'air est une bonne chose peu importe la température. Le tout, c'est de ne pas rester dans le froid de février trop longtemps, sinon Kyoya pourrait avoir le droit au mieux à un rhume, et au pire à une pneumonie. Et rassurez-vous, l'empereur veille au grain pour que son compagnon ne tombe pas malade.

Mais voilà, par ce temps, que peut-on bien faire si on ne peut plus sortir ? Eh bien, rester tranquillement au coin de la cheminée en buvant autant de chocolat chaud que l'on veut, faire de longues siestes, se perdre dans son imagination et ses pensées ou lire des livres. C'est en tout cas le quotidien de Kyoya et Ryuga depuis près d'une semaine, et ça leur va très bien. Cependant, aujourd'hui ne va pas être une journée comme les autres. En cette belle journée ensoleillée mais très froide, il y a un évènement bien particulier qui va perturber la routine de l'alpha et de l'oméga. Aujourd'hui, c'est l'anniversaire du docteur Hikaru Hasama. La jeune femme fête ses 21 ans, et les deux amants comptent bien aller la voir pour lui souhaiter un joyeux anniversaire. C'est en plus une bonne occasion pour Kyoya de repasser un petit check-up. Il n'en a plus fait depuis un moment, depuis bientôt deux mois en fait, et ça ne lui fera pas de mal d'en repasser un, surtout s'il compte avoir un enfant. L'oméga veut s'assurer d'être au mieux de sa santé.

-Tu es prêt Kyoya, on peut y aller ? Demande Ryuga en terminant d'ajuster sa cape bordée de fourrure.

-Oui, je me suis bien emmitouflé pour éviter de choper la mort, répond le vert en ricanant. Il fait super froid dans les couloirs, mais bon, pas autant que dehors.

-Oui, mais heureusement le complexe médical est très bien chauffé, réplique le jeune souverain, qui grelotte rien qu'à l'idée de se retrouver dans les couloirs. C'est important qu'il se maintienne à température ambiante, pour le bien de tous ceux qui y travaillent et des patients hospitalisés là-bas.

-Je me posais une question à ce sujet-là, dit Kyoya en se retournant vers son compagnon, fermant bien le manteau qu'il a mis. Il y a un hôpital dans la capitale…ou la partie hôpital du complexe médical EST l'hôpital de toute la ville ?

-Il y a un hôpital dans la capitale. Ce sont les gens qui habitent au palais et qui y travaillent qui sont hospitalisés ici, ou des cas qui nécessitent toutes les ressources dont on dispose ici.

-Oui, c'est logique. Désolé, c'était un peu bête à demander.

-Non, ce n'était pas bête. Je comprends que tu te poses ce genre de questions, tu n'es…encore jamais sorti d'ici après tout. Tu ne sais de la capitale que ce que tu as pu voir depuis le balcon de mes appartements ou la rambarde de l'observatoire.

-Ouais, bah en ce moment j'ai pas très envie d'aller trainer dans les rues de la capitale. Il y a plein de neige partout, il fait super froid… On attendra le printemps pour faire une petite sortie dans les rues de la capitale.

-Je suis d'accord. Bon, allons-y.

Le souverain tend alors sa main à son amant pour qu'il la prenne, ce que l'oméga s'empresse de faire, et les deux jeunes hommes quittent les appartements de l'empereur pour aller jusqu'au complexe médical. Ryuga a beau avoir dit qu'il était d'accord avec Kyoya sur le fait d'attendre le printemps pour sortir dans les rues de la capitale, en vérité il n'a pas très envie de sortir dans les rues de cette ville pleine d'activité. Quand on est la personne la plus importante de l'empire, sortir pour tenter de faire une virée normale c'est…compliqué. Si Ryuga veut sortir avec son amant, il devra se faire extrêmement discret, comme à chaque fois qu'il sort, ce qui est quand même très rare. Mais bon, si Kyoya veut sortir et voir la ville, l'empereur se fera un peu violence et sortira de son beau palais avec son amant. Tout pour lui faire plaisir et qu'il soit heureux.

Après plusieurs minutes de marche, l'alpha et l'oméga arrivent au complexe médical. La douce température qui y règne pousse très rapidement les deux amants à enlever leurs manteaux, avec lesquels ils ont trop chaud, pendant qu'ils se dirigent vers le bureau du docteur Hasama. Ils arrivent tous les deux devant la porte dudit bureau très vite et c'est Ryuga qui se charge de toquer. Comme toujours, la voix claire, douce mais affirmée d'Hikaru s'élève de derrière la porte pour dire « Entrez ! », et le jeune souverain pousse la porte pour l'ouvrir. Hikaru est, comme toujours aussi, assise derrière son bureau, de la paperasse face à elle.

-Eh bien alors docteure, vous travaillez d'arrache-pied même le jour de votre anniversaire ? Ricane le blanc, Hikaru n'ayant pas levé la tête quand il est entré avec son amant.

-Oh, votre Majesté ! S'exclame la jeune femme en relevant immédiatement la tête, ayant reconnu la voix de l'empereur. Enfin, pardon, Ryuga. C'est très gentil de passer me voir pour mon anniversaire, je suis touchée.

-Je fais ça tous les ans depuis que tu es là, tu devrais être habituée maintenant, rétorque Ryuga en gloussant. La seule différence cette année, c'est que je ne suis pas tout seul.

-Oui, ça j'avais remarqué, dit Hikaru en se levant de derrière son bureau, regardant Kyoya. Mais je suis toujours étonnée de te voir braver le froid des couloirs juste pour me souhaiter mon anniversaire, monsieur l'empereur frileux.

-Oui ça va, on le sait à force que je suis frileux, pas besoin de me le rappeler tout le temps, soupire le souverain en rougissant un peu, agacé qu'on lui rappelle qu'il ne supporte pas le froid. Puisque tu veux tout savoir, cette fois je ne suis pas sorti de mes appartements uniquement pour te souhaiter ton anniversaire. Il y a une autre raison.

-Ah oui ?

-Oui. Kyoya veut que tu lui fasses passer un petit check-up, histoire de vérifier qu'il est toujours en bonne santé et que ça ne s'est pas détérioré depuis la dernière fois.

-Bien sûr, pas de problèmes. Mais il y a une raison particulière pour laquelle tu veux vérifier que ça va, Kyoya ? Tu ne te sens pas bien en ce moment ?

-Ah non non, je vais très bien, réplique immédiatement Kyoya, passant une main dans ses cheveux. C'est pas pour ça que je veux passer un check-up. En fait…

Avant même que l'oméga ait le temps de juste commencer à expliquer la véritable raison derrière cette nouvelle visite médicale, la porte du bureau s'ouvre sur Dynamis. Le jeune homme a une boîte en bois sous le bras, probablement remplie de flacons en verre vu les petits tintements qui s'en échappent. En apercevant Ryuga et Kyoya, le botaniste devient rouge pivoine. Il est habitué à rentrer sans toquer puisqu'il travaille avec Hikaru et qu'elle est souvent seule dans son bureau, mais là il vient involontairement d'interrompre une conversation et pour lui, c'est très impoli.

-O-Oh, v-votre Majesté, Kyoya ! Bredouille Dynamis, toujours rouge comme la mèche de l'empereur. J-Je suis navré, je ne savais pas que vous étiez là, je ne vous avais pas entendu…

-Ce n'est pas grave Dynamis, j'étais justement en train de me demander où tu étais, répond Ryuga en souriant. J'ai tellement l'habitude de te voir ici que ça m'étonne quand tu n'y es pas, haha !

-Pourtant, je suis souvent ailleurs, rétorque le jeune botaniste en souriant, un peu moins rouge. Ce n'est pas mon bureau ici après tout, et j'ai du travail à faire…

-Je sais, mais je te vois presque toujours ici, dit le jeune souverain, toujours souriant.

-Ryuga et Kyoya sont venus pour me souhaiter un bon anniversaire, et Kyoya veut aussi repasser un petit check-up, explique Hikaru à son ami botaniste, appuyée contre son bureau.

-Oh, je comprends. On va avoir besoin du scanner alors, mais je ne sais pas où il est… soupire Dynamis en posant la boîte en bois qu'il portait sur le bureau du docteur Hasama. Je ne sais plus qui l'a pris en dernier. Il faudrait vraiment qu'on en ait un deuxième…

-Tu sais très bien que l'équipe du département technologique y travaille, ça ne devrait plus tarder, réplique la jeune docteure en souriant.

-Oui, je sais. Bon, eh bien, je vais devoir aller le chercher… J'espère que ça ne va pas être trop long.

-Attends, je vais venir avec toi, dit Kyoya. J'ai envie de bouger, je sais pas pourquoi. Qui sait, peut-être qu'à deux on ira plus vite pour retrouver le scanner ?

Dynamis sourit et accepte volontiers que Kyoya l'accompagne pour chercher le scanner. L'instant d'après, les deux omégas sont partis dans les couloirs du complexe à la recherche du fameux scanner, laissant Ryuga en tête à tête avec Hikaru. La jeune femme est toujours appuyée sur son bureau, sa blouse ouverte sur sa tenue très officielle, qu'elle estime normale pour son travail.

-Eh bien, il ne nous reste plus qu'à attendre alors, dit-elle, se détachant de son bureau pour aller vers la fenêtre plutôt grande de la pièce. J'espère qu'ils ne vont pas avoir trop de mal.

-Au-delà du fait d'avoir un deuxième scanner, ce qui serait effectivement plus pratique, je pense que vous devriez tenir une espèce de registre pour le scanner, comme les registres des livres empruntés à la bibliothèque de la ville, propose l'empereur. Ça vous permettrait de savoir qui l'a pris en dernier.

-Je suis d'accord, mais ce n'est pas à moi qu'il faut dire ça, répond Hikaru en souriant. C'est à ma hiérarchie qu'il faudrait le dire. Je suis sûre qu'on vous écoutera, votre Majesté.

-J'espère bien, c'est quand même moi le patron ici ! Ricane l'alpha, amusé du ton ironique qu'a employé la jeune femme en l'appelant « votre Majesté ».

-Tout à fait. J'y pense, Kyoya n'a pas eu le temps de me dire pourquoi il voulait passer à nouveau un check-up. Eh bien, il me le dira quand il sera de retour.

-Moi je peux te le dire si tu veux le savoir, je le sais.

-Oh oui, évidemment, je suis distraite moi aujourd'hui… Vas-y, je t'écoute.

-En fait… Kyoya veut passer un nouveau check-up parce que…hum…parce que lui et moi, on a décidé d'avoir un enfant.

Cette nouvelle laisse le docteur Hasama hébétée pendant quelques secondes, regardant l'empereur, un peu rouge au niveau des joues, avec les yeux légèrement écarquillées et les paupières papillonnantes. A-t-elle vraiment bien entendu ? Le souverain et son compagnon comptent vraiment faire un enfant ? Wow… Voilà une nouvelle des plus étonnantes.

-C'est… Le moins que l'on puisse dire, c'est que je ne m'attendais pas à ça, finit par dire la jeune femme médecin en souriant. Je n'avais aucun doute sur le fait que vous finiriez par fonder une famille ensemble, mais je ne pensais pas que vous prendriez cette décision si vite.

-Je sais que c'est surprenant, crois-moi, mais Kyoya et moi on s'aime, et cette décision nous parait…évidente, réplique le souverain en se grattant distraitement la nuque. On y a réfléchi chacun de notre côté, et on le veut vraiment, parce qu'on s'aime et qu'on en a envie, tout simplement.

-Et qu'on va enfin vous laisser en paix, pas vrai ? Demande Hikaru, au courant de la pression que subissait l'empereur rapport à cette histoire d'héritier et se doutant que Kyoya subissait la même terrible pression.

-NON ! S'écrie un peu violemment Ryuga, haussant tellement le ton qu'il en fait sursauter la jeune femme avant de se reprendre et de se calmer. Désolé, je voulais pas crier, mais cette histoire m'a tellement mis à cran… Non, on a pas pris cette décision pour qu'on nous laisse tranquille, pas du tout. Si on avait fait ça, ç'aurait été…une mauvaise chose, je trouve. Faire un enfant parce qu'on te colle la pression pour que tu en fasses un, sans vraiment le vouloir, je trouve ça infiniment triste et…mal, tu me suis ?

-Oui, je comprends tout à fait. Qu'on vous laisse en paix, ça va juste être une banale conséquence de cette décision, n'est-ce pas ?

-Exactement. Ce ne sera QUE ça, qu'une conséquence comme une autre.

-Eh bien, je suis contente pour vous, et pour moi aussi. Je vais enfin avoir l'occasion d'observer de mes propres yeux une grossesse d'oméga mâle ! Ça me permettra d'étoffer le livre commencé par ma mère.

-Ta mère en a connu, elle ?

-Oui, mais très peu. De toute sa carrière de médecin, et elle a été médecin pendant près de 30 ans, tu le sais, elle n'a connu que quatre grossesses d'oméga mâle. Enfin, heureusement, seulement quatre, ça reste suffisant pour des observations, et elle a tout consigné dans le livre qu'elle m'a donné. De plus, elle avait fait des recherches très poussées en amont pour avoir le plus de renseignements possible.

-Ce livre, c'est vraiment l'ouvrage le plus important de tous ceux que l'on possède ici. Comment va ta mère d'ailleurs ?

-Oh, elle va bien, c'est gentil de demander. Sa maladie, c'est de l'histoire ancienne maintenant, et elle profite de sa retraite et du calme de sa maison.

-Tant mieux. J'ai toujours beaucoup aimé ta mère, ça m'a fait de la peine quand j'ai appris qu'elle était tombée sérieusement malade. Je suis content qu'elle aille bien.

-Je sais que tu l'aimes beaucoup. Après tout, c'était elle ton médecin et celui de ton frère pendant votre enfance.

Ryuga hoche la tête en gloussant doucement, se plongeant dans quelques souvenirs plus ou moins lointains teintés de nostalgie. La mère d'Hikaru avait effectivement été son médecin pendant toute son enfance et son adolescence, de même pour son petit frère Ryuto, et il l'aimait beaucoup. Elle était d'une douceur incroyable dans ses gestes, mais c'était une femme qui n'hésitait pas à dire ce qu'elle pensait, que ça plaise ou non. Ça n'avait jamais été une torture pour les deux frères d'aller chez le médecin, même pour les vaccins. Pourtant, Ryuga comme Ryuto ont une aversion assez poussée pour les aiguilles, surtout le cadet des deux frères.

Le jeune empereur et Hikaru continuent de discuter de choses et d'autres jusqu'à ce que Kyoya et Dynamis reviennent, un peu moins de dix minutes plus tard. Les deux jeunes hommes ont l'air passablement agacé, signe que le scanner a visiblement été compliqué à retrouver.

-Vu la tête que vous faites tous les deux, ça ne s'est pas passé comme vous l'espériez, dit le docteur Hasama avec un petit sourire compatissant.

-Nous n'allons pas en parler, marmonne Dynamis, d'un ton à la fois fatigué et agacé.

-Ouais non, on en parlera pas… soupire le vert. Bon, au moins on l'a retrouvé, c'est ce qu'on voulait. Tiens au fait, c'est quoi cette boîte que tu as ramené dans le bureau, Dynamis ?

-Oh, ce sont des échantillons de plantes dans des flacons en verre, répond le botaniste en souriant. La plupart vont servir à faire des huiles essentielles, mais certaines sont à utiliser d'une autre manière. Je les ai ramenés ici pour faire un inventaire au calme, mais ça attendra un peu. On a un check-up à faire avant.

Kyoya hoche la tête et se dirige de lui-même vers le lit médical pour s'y allonger, avant même qu'Hikaru lui ait demandé. Oui, il a vraiment pris l'habitude de ces visites médicales. Dynamis donne le scanner, qu'il avait dans sa main depuis tout ce temps, à la jeune femme médecin, et celle-ci vient se mettre près de l'oméga avant d'activer le scanner. Le botaniste reste tout de même à côté d'elle, histoire de pouvoir lire l'hologramme en même temps qu'elle dans quelques secondes. Sur le côté, Ryuga se rend compte que c'est la première fois qu'il est auprès de Kyoya pour une visite médicale. Ça lui fait un peu bizarre. En revanche, ce n'est pas la première fois qu'il voit Hikaru utiliser le scanner sur quelqu'un, il n'est donc pas surpris de voir le faisceau bleu puis l'hologramme qui s'échappe de l'appareil.

-Eh bien, tout va très bien chez toi Kyoya, finit par dire la jeune femme après avoir lu les informations données sur l'hologramme, souriante. Je ne suis pas étonnée, tu as l'air en très bonne santé de l'extérieur. Tu n'as pas le moindre problème dans l'entièreté de ton corps, pas même l'ombre d'une toute petite carence. Si tu veux que je te pèse, je peux le faire, mais je sais déjà que tu tiens toujours le poids de forme que tu as réussi à retrouver après tes deux années dans la nature.

-Je dois bien avouer que je m'attendais à ça, mais je préférais en être sûr, répond l'oméga en se redressant. C'est pour ça que je suis venu.

-Je sais, réplique simplement Hikaru en souriant, éteignant le scanner.

-Bon, on va pas s'éterniser ici et vous empêcher de travailler, on va retourner dans les appartements impériaux, dit le vert en descendant du lit médical.

-Oh oui, je veux retourner auprès du feu de ma cheminée moi ! C'est pas que j'aime pas la température ici, mais j'aime bien les feux de cheminée moi quand même, ricane Ryuga.

Kyoya lève les yeux au ciel en ricanant aussi, amusé de la frilosité totalement exacerbé mais clairement assumé de son compagnon, et les deux jeunes hommes ne s'attardent pas dans le bureau du docteur Hasama. Ils disent vite au revoir à Hikaru et Dynamis et quittent le bureau, laissant les deux collègues reprendre leur travail, notamment l'inventaire du botaniste. En sortant du complexe médical, l'empereur et son amant réenfilent leurs manteaux à cause du froid toujours persistant dans les couloirs et marchent main dans la main vers les appartements du souverain. Pressés d'y retourner pour se mettre bien au chaud, l'alpha et l'oméga tracent sans même s'en rendre compte et y arrivent assez vite. La chaleur qui règne dans la chambre de l'empereur grâce au feu arrache aux deux jeunes hommes un soupir de bien-être commun. Il y a quelque chose de très réconfortant dans la chaleur d'un feu de bois.

-Ça, c'est fait, souffle Kyoya en se laissant tomber sur le lit, ayant enlevé son manteau pour le laisser sur le pied du lit. J'suis soulagé de savoir que je vais toujours bien.

-De quoi tu avais peur ? Ricane le blanc en s'asseyant près de son compagnon tout en enlevant lui aussi son manteau. Tu manges comme il faut et tu t'hydrates suffisamment, pourquoi tu aurais un problème ?

-S'il y a quelque chose que j'ai appris pendant mes deux années en mode survie, c'est qu'on est jamais trop prudent, rétorque l'oméga avec un sourire en coin.

-Je vois. Tu veux manger un petit quelque chose ? Demande Ryuga en se relevant, allant vers la coupe de fruit bien remplie sur la table basse, amenée la veille par Tsubasa.

-Je veux bien une poire s'il te plait.

Le jeune souverain hoche la tête pour dire qu'il a compris et prend dans la coupe en verre une grosse poire qui semble très juteuse, pour Kyoya, et une très belle pomme rouge, pour lui-même. Il revient ensuite s'assoir près du vert, lui donne sa poire, et ne perd pas une seconde pour donner un gros coup de dent dans sa jolie pomme rouge. Kyoya sourit et croque lui aussi très vite dans sa poire, sa main sous menton pour recueillir le jus de la poire et ne pas tâcher les fourrures du lit. C'est bon les poires, mais quand c'est bien mûr c'est très juteux, et le jus de n'importe quel fruit, ça colle. Leurs fruits terminés et les trognons jetés dans le feu, les deux jeunes hommes s'allongent l'un à côté de l'autre sur leur lit pour discuter. Les fourrures du lit de l'empereur donnent toujours une énorme envie de s'allonger, même juste pour parler.

-On est censés reprendre nos suppressants quand déjà ? Demande Kyoya à son amant. Dans environ deux semaines ?

-Ouais, dans une dizaine de jours, répond le souverain en souriant. Ça va être la première fois que je vais vraiment revivre des ruts depuis près de deux ans… Ça va me faire bizarre. Tes chaleurs durent combien de temps au fait normalement ?

-Hikaru ne te l'a pas dit ? S'étonne le vert. Ça fait partie des questions qu'elle m'avait posées pendant ma première visite médicale…

-Alors, je te le dis, c'est pas sur mes ordres à moi qu'elle t'a posé des questions pareilles, soupire Ryuga en roulant ses yeux.

-Laisse-moi deviner… Tes conseillers ?

-Bravo, tu as gagné ton poids en fruits. Alors, je peux savoir ?

-Mes chaleurs durent toujours 4 jours, et le 4ème jour j'arrive à mieux me contrôler. En revanche, je ne sais pas du tout pour combien de temps je serai calmé après que tu m'aies fait l'amour.

-D'après Hikaru, ou plutôt d'après le bouquin de sa mère, ça peut aller d'une durée de 4H à une durée de 6H. On verra bien.

-Oui, on verra bien. De toute façon, que ce soit 4H, 5H ou 6H, ce sera 4 jours au lit, ne te fais pas d'illusions.

-Mais je ne m'en fais pas ! Faut bien le faire ce bébé ~

-Haha, c'est clair que ce sera pas la partie la plus désagréable du processus.

-J'ai pas encore parlé de notre décision à mon petit frère… Tu crois que je devrais le faire genre demain ou attendre ?

-Si Ryuto est vraiment comme mon petit frère, tu ferais mieux de lui dire vite. Je sens arriver l'explosion de joie et la crise d'hystérie moi.

-Ouais, t'as raison. Mieux vaut que je lui dise vite, histoire de le laisser encaisser. Je parie qu'il va me sauter au cou pour me faire un câlin et m'étrangler à moitié…

Kyoya glousse un peu en regardant l'empereur lever les yeux au ciel en soupirant. Ouais, Ryuto est VRAIMENT comme Kakeru. Les deux petits frères sont très semblables. Le vert repense alors à son petit frère, qu'il n'a plus vu depuis maintenant deux ans et demi. Pour la première fois, l'oméga ne ressent aucune douleur ou tristesse en repensant à Kakeru. Il le retrouvera, il le sait. Peu importe le temps que ça prendra, tous les deux ils se retrouveront. Quand Kyoya retrouvera son petit frère, que ce soit dans quelques mois, dans un an ou peut-être plus, ce dernier sera bien surpris de savoir qu'il a un neveu ou une nièce. Surpris mais heureux. Cette pensée fait sourire Kyoya. Ils se retrouveront, et plus rien ne pourra jamais les séparer à nouveau.

À suivre…


Moi : Fin du chapitre ! Allez tous en chœur ! Le… !

Kyoya : Non, tais-toi ! è_é

Chris : Le bébé ! Le bébé ! Le bébé ! XD

Kyoya : FILS DE… !

Chris : *s'enfuit en courant*

Kyoya : *lui court après*

Ryuga : Moi j'ai plus la force de m'énerver, j'ai accepté mon sort.

Moi : C'est bien Ryu X)

Ryuga : *boit son café en haussant les épaules*

Moi : Bon, on se retrouve mardi du coup, pour le chapitre du blog des bladers sur Jack et Damian ! Salut ! n_n

Ryuga : Salut.

Chris et Kyoya : *toujours en pleine course poursuite*