Moi : Salut tout le monde ! Ouais, j'suis encore en retard, désolée ! J'avais dit que j'aurais sans doute du retard à cause de ma sortie shopping samedi mais en plus je me suis tapée une migraine de l'enfer et j'ai pris encore plus de retard ! Mais voilà le chapitre, et j'en suis trop fier ! ^^
Ryuga : J'ai lu le chapitre. Je pense que tes lecteurs vont beaucoup l'aimer.
Chris : Je prédis que Kyoya va dire « C'est pas bon signe… » !
Kyoya : Nique-toi -_-
Moi : Commencez pas les enfants ! Bref, ce chapitre c'est des feels et du fluff, je pense que c'est un de mes chapitres préférés de la fic ! n_n
Ryuga : Et ça ne m'étonne pas.
Moi : J'ai rien de plus à dire, donc disclaimer ! ^^
Kyoya : Wonderinn ne possède pas MFB.
Moi : Merci Kyo ! Bon chapitre tout le monde n_n
Réponse aux reviews :
Komachu : Effectivement, beaucoup envie Ryuga ! X)
Coolio : I don't like being alone with the silence, it's…creepy ! I always turn on the television when I'm alone at home even if I'm not watching it because of that XD
Yeah, could have happened, but Ryuga said he didn't know how to play piano X)
Well, I don't know ! I love all of them I guess XD
Marius X Maldeka : Moi j'imagine très bien Ryuga derrière un piano et c'est magnifique *^*
P.S : (Moi : Tu préfères quoi Maldeka sérieusement ? Que Kiddou boude ou qu'il cherche à te massacrer ? XD Law : Laisse tomber, j'crois qu'elle est accro aux conflits. Moi : Comme docteur House ? X) Law : Exact. Moi : XD)
Après une très longue et très sonore ovation de leurs invités, les deux jeunes mariés sortent enfin progressivement de leur bulle, comme s'ils se rendaient brusquement compte du monde autour d'eux. Si Kyoya a un peu de mal sur le moment et se sent gêné d'être le centre de l'attention d'autant de gens, Ryuga lui gère la situation avec une aisance étonnante aux yeux de son compagnon. Le vert ne pense pas au fait que le jeune souverain a vécu une situation à peu près similaire le jour de son couronnement. C'était peut-être il y a pratiquement quatre ans mais Ryuga sait encore comment faire dans ce genre de situations, il n'a pas oublié. Ça ne s'oublie pas vraiment. Légèrement intimidé, Kyoya se contente donc de regarder avec attention ce que celui qui est désormais son époux fait pour pouvoir l'imiter, lui qui n'a jamais vécu une situation pareille. Au final, le plus dur aux yeux de l'oméga c'est d'arriver à sourire sans être crispé… Il est impressionné que son amant réussisse carrément à sourire sur commande.
Occupé à essayer de gérer son stress quant à la situation, le vert ne remarque toujours pas quelqu'un au premier rang qu'il devrait pourtant remarquer. Oui, nous parlons du jeune homme aux cheveux roux et aux yeux noisette. Ce dernier n'est pas vexé de ne pas être remarqué, il s'en fiche un peu même. Il sait que Kyoya et lui vont se retrouver dans quelques minutes, le temps que l'agitation du moment redescende. Il a hâte, il doit bien l'avouer.
Quand l'agitation commence effectivement à redescendre, les invités commencent à se regrouper par affinités et les jeunes mariés peuvent enfin rejoindre leurs amis, et aussi récupérer leur petit garçon qui a passé la cérémonie dans les bras de son parrain. Parrain qui n'a pas vraiment l'air enclin à lâcher son filleul. Très étonnant.
-Dashan, tu veux bien me rendre mon fils ? Demande Kyoya avec un petit ricanement, son bouquet de marié toujours à la main.
-Je sais pas, j'hésite, répond le brun avec un petit sourire malicieux, gardant bien son filleul dans ses bras alors que celui-ci tend les siens vers son père oméga.
-Ton filleul n'hésite pas une seconde lui, rétorque Chaoxin à côté de lui, levant les yeux au ciel avec un air mi amusé mi profondément désespéré. C'est amusant comme les deux peuvent avoir les mêmes réactions quant aux actions de l'autre. Allez, arrête tes bêtises, laisse Sakyo retrouver ses parents. T'as déjà bien assez profité de lui pendant la cérémonie et pendant ces derniers jours aussi !
-Bon, d'accord, mais à la condition que je puisse vous montrer un truc avant, concède Dashan, regardant Sakyo comme s'il complotait quelque chose avec le petit garçon de même pas un an.
-Mais qu'est-ce qu'il nous prépare encore celui-là ? Ricane l'alpha aux cheveux blancs méchés de rouge.
-Je n'en ai aucune foutue idée, je ne sais pas du tout de quoi il parle, soupire le compagnon du capitaine de la garde impériale en haussant les épaules en signe d'incompréhension.
-Allez Sakyo, comme on a répété, se contente de dire le brun avec un sourire complice pour son filleul, ce qui laisse les parents de celui-ci encore plus dans le flou. Je sais que tu peux le faire.
Dashan pose alors Sakyo par terre près de lui. Comme il est maintenant âgé d'un petit peu plus de dix mois, le petit garçon aux yeux rouge grenat sait désormais se tenir debout, et c'est ce qu'il fait actuellement, une de ses mains accrochée au pantalon de son parrain pour s'aider à garder l'équilibre. Ryuga et Kyoya se lancent alors un rapide petit regard sur le côté, se demandant en silence « Est-ce que tu penses à ce que je pense ? ». Ils croient savoir ce que leur ami aux longs cheveux bruns veut leur montrer, et ils sont définitivement fixés en voyant Dashan pousser doucement son filleul vers eux avec sa main.
Pas très sûr de lui, Sakyo lâche le pantalon de son parrain et met un pied devant l'autre un peu maladroitement mais sans tomber, les bras devant lui pour se rattraper au cas-où il tomberait en avant. En voyant le petit garçon faire ces quelques petits pas, ses parents se baissent à sa hauteur pour être dans son champ de vision et l'incitent à venir les rejoindre. Si Sakyo ne semblait pas très confiant et un peu effrayé en faisant ses premiers pas sans aide, son expression change du tout au tout quand il voit ses deux papas devant lui qui l'encouragent à venir vers eux. Le petit garçon se met à sourire et fait les pas suivants en gazouillant, les bras cette fois tendus devant lui parce qu'il veut ses parents. Parfois, le bébé vacille un peu ou perd légèrement l'équilibre, mais il ne tombe pas. Il veut vraiment rejoindre les bras de Ryuga et Kyoya, il n'a plus peur du tout !
Et finalement, après encore quelques pas toujours un peu maladroits, Sakyo arrive finalement jusqu'à ses parents. Comme l'oméga a toujours une main occupée par son bouquet de roses et de pivoines, c'est Ryuga qui prend leur fils dans ses bras, le soulevant au niveau de son visage pour l'embrasser sur sa joue toute ronde de bébé. Sakyo gazouille joyeusement, ravi à la fois de retrouver les bras de ses parents, d'avoir réussi à marcher sans tomber, et d'être couvert de bisous et de câlins pour cette réussite. De son côté, Dashan irradie presque littéralement de fierté.
-Mon bébé, tu sais marcher ! S'exclame Kyoya avec toute sa fierté et sa tendresse de papa. Je suis tellement fier de toi mon ange ! Tu es un grand garçon !
-Moi aussi je suis très fier mon cœur, vraiment très fier, ajoute le blanc avant de tourner la tête vers Dashan. Tu lui as sérieusement appris à marcher quand on te le confiait à peine quelques heures parce qu'on était occupés avec les préparatifs du mariage ?
-Tout à fait ! Répond très fièrement le brun, l'air de penser que c'est la meilleure chose qu'il n'ait jamais fait de sa vie. Il a fait beaucoup de progrès en très peu de temps.
-Ah mais c'est ça que tu faisais quand j'étais occupé à écrire dans mon bureau ! Comprend Chaoxin. C'est pour ça que tu lui parlais autant !
-Bah oui, tu croyais que je faisais quoi ?
-Que tu lui faisais la conversation, comme si tu me parlais à moi. T'en serais capable.
Dashan ouvre la bouche pour répliquer, prêt à dire que c'est n'importe quoi et qu'il ne ferait jamais ça, mais il la referme vite avec quelques rougeurs sur les joues en réalisant qu'en fait son amant a raison et que si, il pourrait complètement faire quelque chose de ce style, provoquant quelques ricanements amusés de la part de Ryuga et Kyoya. Le capitaine de la garde est vraiment complètement totalement gaga de son filleul, mais il essaie encore de se voiler la face de temps en temps. C'est beau le déni.
-Hé les gars, félicitations ! S'exclame Chris en donnant une tape amicale dans le dos de Ryuga, pendant que de son côté Dashan essaie de retrouver une certaine contenance.
-Oui, félicitations, c'était une très belle cérémonie, ajoute Dynamis en souriant avec toute sa bienveillance habituelle et dont les yeux rouges indiquent qu'il a versé quelques larmes à cause de l'émotion.
-Et quels magnifiques costumes, dit Hikaru, qui a un peu de mal à marcher avec les hauts talons qu'elle a mis pour ce jour. J'ai perdu Hyoma et Masamune par contre… Ils étaient juste à côté de moi pourtant pendant la cérémonie.
-Je pense qu'ils sont partis chercher la pièce montée, lui répond Tsubasa. Ils restent sérieux dans leur travail même aujourd'hui.
-J'ai hâte de voir ce qu'ils ont préparé comme pièce montée ! Exulte Kakeru avec des petites étoiles dans les yeux, tout comme son petit-ami à côté de lui.
-Qui est surpris ? Certainement pas moi, ricane Nile tout en caressant Dragoon, qui n'a pas bougé de son épaule de toute la cérémonie.
Les petits frères des mariés rougissent alors comme des écrevisses, gênés qu'on leur fasse remarquer qu'ils débordent de gourmandise et qu'ils n'arrivent même pas à s'en cacher, et leurs aînés ricanent avec toute l'inoffensive moquerie de grands frères qui les caractérisent. Cette journée ne pourrait pas être plus parfaite, tout du moins c'est ce que Kyoya croit.
Le jeune homme aux yeux bleus profite du moment, entouré de ses amis et de sa famille et ayant récupéré son fils dans ses bras, mais il sent comme…une présence derrière lui. Bien évidemment qu'il y a des gens derrière lui, ça il le sait, mais il a l'impression persistante qu'il y a quelqu'un de particulier dans son dos, quelqu'un qui le regarde fixement, mais pas quelqu'un qui lui veut du mal, plutôt quelqu'un qui voudrait vraiment lui parler mais qui n'ose pas. Si au début Kyoya essaie d'ignorer cette sensation, tentant de se persuader lui-même que c'est sûrement juste un invité particulièrement curieux à son sujet, il n'arrive pas à rester stoïque très longtemps et ne peut s'empêcher de tourner la tête pour voir qui l'observe comme ça.
Il s'attend à voir un(e) quelconque inconnu(e) brusquement détourner le regard, gêné(e) de s'être fait surprendre en pleine séance d'épiage, mais ce n'est pas du tout ce qu'il voit. Le vert écarquille les yeux sous le choc, n'arrivant pas à croire ce qu'il voit. La personne qui le fixe lui sourit, ses yeux noisette emplis de joie, d'impatience mais aussi un peu de gêne, et passe sa main dans ses cheveux roux, essayant de camoufler cette même gêne. Kyoya ne peut vraiment pas y croire… C'est impossible que ce soit lui…
-Gingka… ? Souffle l'oméga, sa voix portant à peine tant il est sous le choc.
-Salut Kyoya… répond Gingka en se balançant d'un pied sur l'autre à cause de la gêne, ayant réussi à tout de même l'entendre. Ça fait un bail, comme on dit…
Kyoya n'arrive toujours pas à y croire… C'est vraiment Gingka en face de lui ? Après toutes ces années sans se voir ? C'est à peine si le vert se rappelle depuis combien de temps il n'a plus vu son ami d'enfance… Ça doit faire quoi, six ou sept ans ? Bien trop longtemps pour eux qui étaient si proches. Kyoya n'a jamais été quelqu'un de particulièrement sociable, c'est même un euphémisme de dire ça. Dans son enfance à Fängnis, il n'avait pas vraiment d'amis, juste des connaissances, excepté Gingka. Le rouquin était vraiment son ami. Parfois, il le trouvait trop bavard, trop naïf, trop surexcité, mais au fond c'était comme ça qu'il l'appréciait, toujours joyeux et toujours énergique à côté de lui, l'enfant puis l'adolescent discret, silencieux et parfois même considéré comme taciturne.
Face au vert, Gingka ne sait pas trop comment réagir. Du jour au lendemain ils se sont perdus de vue, et voilà que du jour au lendemain à nouveau ils se retrouvent. Tout ça est carrément surréaliste. Kyoya lui a vraiment manqué, il a même cru au début que si le vert ne venait plus au palais jouer avec lui c'était parce qu'il n'avait plus envie de le voir, que peut-être il avait fait ou dit quelque chose de mal et que son ami était fâché contre lui. Et puis un jour le père du vert était venu au palais avec Kakeru, mais sans Kyoya, et avait raconté que son fils aîné avait fugué sans signe préalable, comme ça, en plein milieu de la nuit. L'adolescent que Gingka était à l'époque n'a jamais cru à cette histoire, pas plus que son père d'ailleurs. Le roux connaissait son ami par cœur, il savait que jamais il ne partirait comme ça en laissant son petit frère adoré derrière lui, jamais. Il a donc passé des années à se questionner sur la véritable raison pour laquelle Kyoya avait disparu et à se demander où il était, comment il allait… Jamais il n'a eu de réponse, jusqu'à récemment. Et les voilà aujourd'hui à nouveau l'un face à l'autre…
Après une bonne minute de flottement hors du temps que personne ne semble avoir remarqué, Kyoya met doucement Sakyo dans les bras de son mari et lui passe aussi son bouquet pour avoir les mains libres, ce qui surprend légèrement ce dernier, puis il court vers Gingka et le serre dans ses bras une fois arrivé à son niveau. Le rouquin est surpris, il se rappelle très clairement que son ami n'aimait pas spécialement ce genre de démonstration d'affection dans le passé, mais il ne s'en formalise pas et rend son étreinte à l'oméga. Après tout ce temps, enfin ils se retrouvent. Kyoya prend quelques secondes pour essayer de sentir l'odeur de Gingka, mais il ne sent rien. Le rouquin est donc un bêta. Au fond, le vert s'en fiche un peu, c'est juste devenu un réflexe pour lui de faire ça. Il est plutôt concentré sur le moment actuellement. Le jeune homme est presque aussi heureux de retrouver son ami d'enfance qu'il l'était quand il a retrouvé son petit frère. Il a la sensation de renouer avec tout ce qu'il a perdu dans le passé, et c'est une sensation merveilleuse…
-Tu m'as manqué, saleté de rouquin plein de joie de vivre… finit par lâcher le vert avec un léger ricanement, reculant légèrement pour regarder Gingka.
-Moi aussi tu m'as manqué Kyoya, beaucoup, répond Gingka avec l'exact même sourire qu'il avait quand il était enfant.
-Mais qu'est-ce que tu fais là au fait ? Demande Kyoya en fronçant les sourcils. Comment t'as su que j'étais ici ?
-C'est moi qui l'ai invité Kyoya, ricane doucement Ryuga en s'approchant. Je me devais de l'inviter politiquement parlant, tu sais très bien que Fängnis et Drächme sont des alliés de longue date, je ne pouvais pas ne pas inviter le prince héritier de Fängnis à notre mariage. En revanche, je me suis permis d'écrire moi-même l'invitation et de préciser que c'était toi que j'épousais. Je me rappelle très bien que tu m'avais dit…que tu voulais revoir Gingka, alors je me suis dit que ce serait une bonne surprise.
-Oh, Ryuga… Tu es incroyable… murmure pratiquement l'oméga en rougissant, touché du geste de son compagnon. Merci…
-De rien mon amour, je veux tout faire pour te rendre heureux… dit le blanc avant d'embrasser Kyoya sur le front, juste en-dessous de la couronne qu'il porte désormais.
-Tu as vraiment épousé l'homme parfait Kyoya, glousse Gingka, attendri.
-Je te le fais pas dire, ricane le vert. Tu n'es pas venu avec ton père au fait ?
-Ah si si, mais il est parti discuter avec des amis là, explique le jeune homme aux cheveux roux, tournant la tête pour chercher son père du regard. Il ne le trouve pas cependant.
-Et ta fiancée ? Insiste Kyoya, un petit sourire en coin étirant ses lèvres. Kakeru m'a parlé d'elle tu sais.
-Oui, Madoka ! J'suis content que ton petit frère t'ait parlé d'elle, si ça avait été moi je me serais laissé emporter et on y serait encore demain, haha ! Enfin bref. Elle aurait vraiment voulu venir, mais elle ne peut pas, du coup elle m'a chargé de vous transmettre tous mes vœux de bonheur de sa part !
-Ah, c'est gentil de sa part. J'aurais bien aimé la rencontrer quand même… Tant pis, ce sera pour une prochaine fois
-Moi aussi j'aurais vraiment voulu te la présenter, mais c'était vraiment pas possible qu'elle vienne…
-Mais pourquoi elle ne peut pas venir au juste ? Demande Ryuga, levant un sourcil en signe d'interrogation.
-Oh, elle ne peut pas faire le trajet, répond Gingka avec un petit sourire. Devant les expressions encore plus interrogatrices de ses interlocuteurs, le rouquin laisse échapper un petit éclat de rire et s'empresse de préciser. Dans son état, elle ne peut pas voyager.
-Dans son état ? Répète le vert avec l'air de quelqu'un qui commence à comprendre quelque chose. Noooon… Tu vas pas me dire que tu vas être papa ? Toi ?
-Eh bah si, confirme le bêta en hochant la tête, mi fier mi gêné. Dans quatre mois. Si tu savais Kyoya, je suis à la fois méga stressé et tellement impatient ! Enfin… J'imagine que tu sais puisque tu es déjà papa, héhé…
-Pour le coup, c'est plutôt Ryuga qui est familier avec cette sensation, mais je te comprends oui, dit Kyoya avec un sourire compréhensif, jetant un petit regard à son fils, toujours dans les bras de son mari.
-Je ne vous ai même pas demandé comment s'appelle votre adorable petit garçon d'ailleurs, fait remarquer Gingka en regardant Sakyo avec le regard de quelqu'un qui aime beaucoup les enfants. Et il a quel âge ?
-Il s'appelle Sakyo, et il a un peu plus de 10 mois, répond l'oméga, amusé par les étoiles qui apparaissent dans les yeux de son ami d'enfance.
-Je… Je peux ? Demande timidement le rouquin en tendant les mains vers le petit garçon, laissant comprendre qu'il veut le prendre dans ses bras.
Ryuga ne répond pas de vive voix et se contente de mettre son fils dans les bras du bêta aux yeux noisette en souriant. Gingka n'est pas tout à fait à l'aise en se retrouvant avec un bébé dans les bras, principalement parce qu'il a peur de faire une bêtise et de lui faire mal sans le vouloir, mais rapidement il se détend et regarde en souriant le fils de son ami d'enfance, qui le regarde en retour avec curiosité.
-Il est vraiment trop mignon, dit le roux avec une voix emplie de tendresse. Je dirais bien que ça donne envie d'en avoir, mais je vais justement avoir un bébé dooooonc…
-T'as dit que t'allais être papa dans quatre mois, donc ça veut dire que ta fiancée est enceinte de cinq mois, sauf si je suis devenu très nul en maths subitement, ricane Kyoya. Du coup, vous savez si c'est un garçon ou une fille ? Ou vous vous gardez la surprise ? Ryuga et moi on s'était gardé la surprise.
-J'ai très peu de patience et je suis atrocement curieux, tu le sais très bien Kyoya, donc se garder la surprise c'était même pas envisageable, répond Gingka en gloussant. Je vais avoir un petit garçon, comme vous.
-Mmmh ! P-Papa ! Geint Sakyo, commençant à s'agiter sans raison apparente dans les bras du bêta aux cheveux roux.
-Je crois qu'il réclame un de vous deux, constate le prince de Fängnis. Il a peut-être faim ?
-Je ne pense pas non, Nile l'a fait manger avant la cérémonie, pendant que j'étais en train de me préparer, il ne peut pas avoir déjà de nouveau faim. Je pense plutôt que l'agitation de cette journée commence à le fatiguer et qu'il n'aime pas être entouré de brouhaha, suggère le vert en récupérant son fils dans ses bras alors que celui-ci commence à pousser des gémissements plaintifs qui ressemblent à des sanglots. Oh oui, c'est ça mon petit cœur, tu commences à en avoir marre du bruit. Je vais sortir dans le couloir pour le calmer un peu, je reviens après.
-D'accord chéri, mais ne t'éloigne pas trop, tu vas devoir lancer ton bouquet avant la pièce montée tu sais ! Lance Ryuga alors que son mari s'éloigne vers la porte de la salle, se faufilant à travers la foule.
-T'inquiète pas !
Kyoya a répondu un peu dans la précipitation car son petit garçon commence à sérieusement pleurer, fatigué par le brouhaha incessant des invités dans la salle. L'oméga se dépêche donc de se faufiler jusqu'à la grande porte de la salle, les invités ne semblant même pas le remarquer car trop plongés dans leurs conversations, l'entrouvre à peine pour sortir sans faire trop de bruit et s'isole dans le couloir avec son fils, couloir entièrement vide et donc bien plus calmer et presque silencieux. Ce qui était un brouhaha dans la grande salle n'est ici plus que des murmures, des bribes de conversation incompréhensibles.
Le vert pousse un petit soupir de soulagement dans ce calme. Lui-même ne s'était pas rendu compte que c'était si bruyant jusqu'à ce que ça s'arrête… Maintenant tranquille, le jeune homme aux yeux bleu comme l'océan peut s'occuper de calmer son fils, en train de sangloter dans ses bras.
-C'est fini mon cœur, c'est fini… chuchote-t-il à son bébé, le berçant tout en marchant un peu. Calme-toi, ne pleure plus…
Désormais dans un environnement plus calme et réconforté par les paroles et les gestes de son père, les pleurs de Sakyo cessent rapidement et le petit garçon se blottit contre Kyoya pour chercher encore plus de réconfort. Kyoya sourit, attendri, et continue de bercer son petit garçon tout en l'embrassant sur le front et en lui murmurant des paroles réconfortantes, emplies d'amour paternel.
-Kyoya ? Appelle soudainement une voix dans le couloir, derrière lui.
L'oméga a la sensation que l'intégralité de son sang glace instantanément dans ses veines à l'entente de son prénom prononcé par cette voix. Il la reconnait, quand bien même il ne l'a plus entendu depuis des années… Il sait à qui elle appartient… Il sait qui est derrière lui, et c'est certainement la dernière personne qu'il avait envie de voir aujourd'hui, ou tous les autres jours de sa vie.
-Père, gronde le jeune homme en se retournant, ses yeux bleus s'étant transformés en un océan en furie.
Kyoya n'aurait jamais pensé faire face à son père à nouveau un jour, et pourtant c'est bien réel. Il est face à l'homme qui a fait de sa vie un cauchemar pendant plusieurs années, celui qui lui a mutilé une épaule et l'a jeté dehors simplement parce qu'il a eu le malheur de naître oméga, et qui a ensuite menti pour ne pas assumer ses actes odieux. Le vert ne comprend même pas ce que fait son géniteur ici. Pourquoi est-il venu assister à son mariage alors qu'il le déteste et ne voulait plus jamais le revoir ? Enfin, « assister » puisqu'il est resté dans le couloir.
-Qu'est-ce que tu me veux ? Demande donc Kyoya, le ton de sa voix sec et froid.
-Rien, répond simplement son père. Kyoya ne le trouve pas particulièrement changé après toutes ces années sans le voir, à part qu'il semble encore plus froid, strict et sévère que dans ses souvenirs. Je voulais juste voir ce que tu deviens. Je te pensais mort depuis longtemps.
-Eh bien non tu vois, je ne suis pas mort, je suis bien vivant, dit le vert, resserrant sa prise sur son fils qui somnole dans ses bras comme s'il voulait le protéger de son paternel alors que celui-ci est à environ trois mètres de lui.
-J'imagine que ton frère est ici, grogne soudainement son géniteur, semblant très énervé de cette réalité.
-Bien sûr que oui, tu t'attendais à quoi ? Tu pensais qu'il allait rester avec toi après ce que tu m'as fait ? Tu es sacrément stupide si c'est le cas.
-Ne me parle pas comme ça, espèce de… !
-De quoi ? De saleté d'oméga, c'est ça ce que tu allais dire hein ?! Bah tu vois, le saleté d'oméga il a tout pour être heureux quand toi tu n'as plus rien ! En fait, tu me fais pitié père. Regarde-toi, un homme aigri et seul à qui il ne reste que sa fortune. Moi j'ai trouvé ma place ici, et Kakeru aussi l'a trouvée. J'ai des amis sur qui je peux compter, je viens d'épouser l'homme que j'aime et qui m'aime tout autant en retour et ensemble on a eu le plus adorable des petits garçons. Toi tu n'as plus personne.
Le père de Kyoya semble très surpris de l'assurance de son fils aîné et son visage se déforme en une grimace de rage quand il se rend compte que ce fils qu'il voulait mort mène une belle vie et vient carrément d'épouser l'empereur de Drächme, certainement la personne la plus influente de tout le continent.
-Maintenant si tu permets, j'ai un bouquet à aller lancer. Tu ferais mieux de partir, personne n'a envie de te voir ici, et encore moins mon mari, ricane froidement le vert, un sourire en coin assez sadique étirant ses lèvres tandis qu'il se dirige vers la porte de la salle du trône. Je lui ai parlé de toi tu sais, il ne t'aime pas franchement. Si je lui dis que tu es là, je crois que tu auras du souci à te faire.
Kyoya ne laisse pas le temps à son géniteur de rétorquer quelque chose et revient dans la salle du trône, berçant par réflexe Sakyo dans ses bras, qui s'est un peu endormi. Bizarrement, cette entrevue avec son père…lui a fait du bien. Il a pu lui balancer tout ce qu'il voulait, il n'a plus peur de lui comme avant, et à vrai dire il ne le déteste même plus, il n'a pour lui que du dégoût. Constater que cet homme qui lui a fait tant de mal alors qu'il était censé l'aimer est aujourd'hui seul, sans personne, alors que lui est entouré de gens qui l'aiment et le soutiennent, ça le satisfait. C'est un juste retour de bâton pour le paternel Tategami.
-Ah, te revoilà grand frère ! S'exclame joyeusement Kakeru en voyant son aîné revenir. Allez, c'est le moment du lancer de bouquet !
-Oui oui, je sais, j'y vais, ricane l'oméga, profitant du fait de passer devant son petit frère pour l'embrasser sur le front. Je t'aime petit frère.
-Moi aussi je t'aime grand frère, répond son cadet en souriant, bien qu'il ne comprenne pas tout à fait ce soudain élan d'amour fraternel venant de Kyoya.
Kyoya rejoint alors son mari devant ce qui s'avère être son trône, sur lequel il a été assis genre trois fois depuis qu'il est devenu empereur, et lui confie leur fils endormi tout en récupérant son bouquet. Ryuga trouve son compagnon un peu différent de quelques minutes auparavant, comme s'il avait fait quelque chose de satisfaisant et qu'il voulait faire depuis longtemps, mais il n'y fait pas vraiment attention et récupère doucement son petit garçon dans ses bras. Derrière les jeunes mariés commence à s'accumuler une petite foule pour le lancer du bouquet, une tradition vieille comme le monde où celui ou celle qui attrape le bouquet est censé être le ou la prochain(e) à se marier.
-Bon, vous êtes prêts derrière ? Demande Kyoya avec un certain amusement, dos à cette foule et son bouquet dans les mains.
Un énorme « OUI ! » lui répond, ce qui l'amuse encore plus, et le vert lance alors son bouquet derrière lui en essayant de mesurer sa force, histoire que le pauvre bouquet de fleurs ne valdingue pas trop loin et termine par terre. Il n'est même pas encore retourné pour voir qui l'a attrapé qu'il entend déjà Chris s'exciter comme une puce.
-OUAIIIS, C'EST MOI QUI L'AI ! S'écrie le blond en sautant sur place avec le bouquet dans les mains, visiblement très très content. C'EST MOI LE PROCHAIN À ME MARIER !
À côté du maître d'armes, son petit-ami botaniste rougit comme une pivoine, à la fois gêné que Chris en fasse autant et touché qu'il semble très impatient de l'épouser.
-Eh bah, si on ne sait pas que Chris est vraiment très amoureux de Dynamis, ricane gentiment Ryuga en voyant son ami sauter dans tous les sens.
-Il le crie sur tous les toits comme on dit, rétorque Kyoya avec un petit ricanement avant de tourner la tête vers son mari. Hé, Ryuga…
-Mmh ? Quoi, mon amour ?
-Tu es la plus belle chose qui me soit arrivé. Je t'aime.
-Moi aussi je t'aime Ky…
Ryuga n'a pas le temps de terminer sa phrase, son compagnon l'a coupé en posant ses lèvres sur les siennes. Le jeune souverain est un peu surpris sur le coup mais la surprise cède vite sa place à la tendresse tandis qu'il lui rend son baiser avec plaisir. C'est définitivement l'un des plus beaux jours de toute leur vie, et personne n'a le pouvoir de le gâcher. Leur amour est bien trop fort.
À suivre…
Moi : Fin du chapitre ! Sakyo a fait ses premiers pas, Kyoya et Gingka se sont retrouvés, Kyoya a envoyé chier son paternel et Chris et Dynamis sont normalement les prochains à se marier ! X)
Kyoya : *ricane* Gingka papa, mon Dieu ! Le massacre !
Chris : C'est pas gentil ça X)
Ryuga : Bon, du coup la semaine prochaine c'est le dernier chapitre ?
Moi : ALORS ! Le prochain chapitre est effectivement le dernier, mais c'est un épilogue et il risque d'être TRÈS long parce qu'il va y avoir une grosse élipse ! Donc ce sera pas la semaine prochaine mais dans deux semaines ! n_n
Kyoya : Elle va jamais se terminer cette fic à ce rythme…
Moi : Mais siiiii ! Laissez les reviews de l'amour chers lecteurs, et je vous dis à jeudi ! n_n
Chris : Enfin on espère !
Moi : Arrête, tu vas me porter la poisse ! XD
