Sais-tu qui je suis ?

Chapitre 3 : Action/Réaction

Stiles venais de finir de diner avec son père lorsque celui-ci reçu un appel du bureau et du repartir travailler, c'était devenu une habitude maintenant. Le shérif Stilinski avait du travail en retard, des anciennes affaires à résoudre avec les nouveaux éléments qu'il avait maintenant en sa connaissance – le surnaturel était entré dans sa vie aussi maintenant, il devait faire avec – mais aussi de nouvelles enquêtes puisque « le criminel ne s'arrête pas tout seul » avait-il l'habitude de dire.

L'hyperactif était désormais dans sa chambre, il n'avait pas envie de faire ses devoirs mais les avais fait tout de même le coach n'aurais pas aimé et il n'avait pas envie d'avoir encore une retenue.

S'installant dans son lit, un casque sur les oreilles et ses musiques préférées au volume maximum, les yeux fermés pour mieux apprécier, il n'entendit pas sa fenêtre s'ouvrir avec force et ne vit pas l'ombre imposante de l'intrus grandir sur le mur. L'air commençait à se rafraichir. Stiles frissonna plusieurs fois avant de pester contre la nuit froide. Sur le point de se lever pour aller augmenter le chauffage, il ouvrit les yeux puis sentit son cœur flancher. Etouffant un cri, l'adolescent sentit son rythme cardiaque partir à toute vitesse. Derek était assis sur son bureau.

Après avoir fermé la fenêtre, l'air se réchauffa rapidement. Il se tourna vers l'homme à la forte musculature qui lui avait fait si peur.

- Qu'est-ce que tu fais ici ? En fait non, j'ai une meilleure question : pourquoi la fenêtre ? L'homme a inventé un merveilleux appareil qui sert à contacter les gens ou à mettre plusieurs lettre les unes après les autres pour former des messages, on appelle ça un téléphone ! Ça sert dans des cas comme ça, ça sert à éviter que la personne qui est dans ma position ne meurt de peur… déblatéra Stiles

- Il fallait que je te parle, reprit le loup garou

- Oui, c'est pas comme si on avait passé l'après-midi ensemble et qu'on n'avait pas pu parler, je te comprends complétement, reprit l'adolescent avec son sarcasme habituel

Comme s'il n'avait rien entendu, le jeune Hale repris :

- Je voulais te parler de ce qu'il t'arrive. J'aurais voulu savoir ce que tu ressentais exactement

- Bon, comme je pense que tu vas pas me lâcher sinon, ok, on va en parler. Mais descend de mon bureau ! Assieds-toi sur mon lit plutôt, je te rappel que je bosse là où tu as posé ton fessier

- Sérieusement ? s'étonna le loup

- Ma maison, mes règles, répondis sèchement le jeune homme

Le plus vieux s'exécuta, Stiles le rejoignis sur son matelas, et il commença à lui décrire ce qu'il ressentait au fond de lui.

- Je ne sais pas trop ce que j'ai, mais par exemple tout à l'heure, à la clinique, quand Lydia a failli péter les plombs, je l'ai ressenti, c'est comme si moi j'allais péter les plombs, mais en sachant que c'était pas vraiment moi… C'était trop bizarre… Et ensuite… Il y a eu toi…

- Comment ça « il y a eu moi » ?!

- Eh ben tu sais, quand tu m'as regardé, j'ai capté quelque chose aussi, mais c'était diffèrent de Lydia, elle j'ai senti qu'elle était tendu et stressée, mais en te regardant toi, j'avais mal. Enfin, pas un mal physique hein, mais c'était entre le léger et le fort, j'avais envie de faire quelque chose aussi mais je sais pas ce que c'était, ni de quoi j'avais envie exactement…

L'ancien Alpha sentit son rythme cardiaque s'accélérer. Stiles venais de décrire exactement ce qu'il avait ressentis à cet instant là, dans la clinique vétérinaire.

- Derek ! Là j'ai peur, enfin, je sais que c'est pas moi là, et c'est pas vraiment de la peur, enfin si aussi, mais j'en ressent une qui n'est pas de moi, je le sais et a côté moi j'ai peur. Qu'est-ce qu'il m'arrive ?!, fit l'adolescent, perdu. En fait, peut etre stressé, ouais ça dois être ça, je suis stresser. Mais nan, c'est pas moi ! Qu'est-ce qu'il se passe Derek ? Qu'est-ce que j'ai ?! dit-il en se tournant vers lui, un air perdu et affolé sur le visage.

En voyant la tête de Stiles et les sentiments qui en émanaient, le loup ne put garder ça pour lui, il fallait qu'il lui avoue.

- Stiles, calme toi, je pense savoir ce qu'il t'arrive…

- C'est quoi ?! Pourquoi je perds la tête comme ça ? Me dis pas que c'est le Nogitsune, parce que je pourrais pas le supporter encore et me dis pas que ça va aller parce que je sais que c'est faux. Si je dois retourner à Eichen House j'y arriverais pas ! dit-il avec les yeux humides

Je pense que tu ressens les émotions autour de toi, alors calme-toi et concentre-toi sur quelque chose de positif, qui te rend heureux, s'empressa de lui dire le jeune homme

Au bout de quelques minutes, le garçon commença à se détendre. Le loup compris que cela fonctionnait, il était heureux de voir que Stiles réussissait à se calmer.

- C'est bon Stiles, ça va aller, dit-il en le prenant par les épaules pour lui faire une accolade amicale. Et je le pense, si ce que j'ai dit est vrai, tu dois pouvoir capter que je ne te mens pas. C'était quoi ta pensée positive ? A quoi tu as pensé pour te calmer ?

- A toi…


Après plusieurs séances chez Deaton, Stiles découvrit qu'il pouvait faire ressentir à quelqu'un ce que lui-même ressentais s'il le désirait d'un simple touché, il arrivait désormais aussi à contrôler son aptitude à percevoir les sentiments et les sensations des personnes – et même des animaux - qui l'entouraient. Malgré tous les efforts qu'il faisait, il ne pouvait pas les ressentir sur une longue distance, excepté pour une seule personne. Derek. Il ne comprenait pas trop pourquoi, mais savais que quelque chose l'attirait chez cet homme. De plus en plus. Incontestablement.

Il s'était également découvert un autre pouvoir : celui de sécréter des spores à volonté sur son épiderme. De ce fait, il était capable d'endormir quelqu'un lorsqu'il le touchait, ou même de l'apaiser s'il le souhaitait.

- Très bien Stiles, maintenant que tu réussis à contrôler tes aptitudes, il faut que je te parle de quelque chose. Quelque chose de personnel, sur ta mère et ta famille maternelle, dit Deaton

- Je t'attends dans la voiture, lança Derek qui était à côté de l'adolescent

- Non, reste, rétorquât-il rapidement en prenant la main du loup sans quitter le vétérinaire des yeux

Son cœur venait de rater un battement, venait-il réellement de prendre la main du jeune brun ?

Le loup garou venait d'entrelacer ses doigts avec ceux du jeune homme, sans réfléchir. Sans plus réellement contrôler ses pouvoir, Stiles fit ressentir ses sentiments à Derek, celui-ci arborait désormais un magnifique sourire. Le fils du shérif lui-même n'en revenais pas, ça y est, il venait de découvrir pourquoi l'homme l'attirait autant : il l'aimait. Sans savoir pourquoi.

- Eh bien, je ne pensais pas que ça arriverais si vite, mais vu ce que vous venez de faire, il va falloir que je t'enseigne plus de choses que prévues aujourd'hui, dit Deaton.

- Que- Comment ça ? répondit Stiles, perdu

- Commençons au début… Par ton arrière-grand-père. Il n'était pas humain.

A ces mots, le fils du shérif se raidit. En sentant cela, Derek resserra la poigne qu'il avait sur sa main, ce qui permit à l'adolescent de se détendre quelque peu, et de pouvoir écouter la suite.

- Comme je te le disais, il n'était pas humain, dans la mythologie slave, on l'appelle Tchernobog, le Dieu Noir. Il utilisait ses capacités pour détruire et semer la terreur et la mort. Tu dois surement connaitre des histoires avec des méchantes sorcières noires et des gentilles sorcières blanches ton histoire est semblable à ces récits. Tchernobog était surnommé le Dieu Noir, mais il existe son antithèse : Belobog. C'est le nom donné au Dieu Blanc, celui qui apporte la paix et la vie. Chacune de ses entités ont autant de pouvoir que c'est presque impossible de les compter ceux que tu as aujourd'hui en ta possession ne sont que le commencement. Tu devrais bientôt en voir apparaitre de nouveaux, que tu sauras contrôler d'instinct. Ce seront des aptitudes de Tchernobog ou de Belobog. Il est dit que si l'un meurt, l'autre ne peux survivre : ils forment à eux deux la balance en parfait équilibre entre le bien et le mal. Ce sont tous deux des Dieux. Lorsque l'une de ses deux divinité apparait, son opposé voit le jour également, la nature s'équilibre seule. Et c'est toi, Stiles, qui as vu le jour.

- … Quoi ?! Mais… Mais, mais c'est pas possible, il fallait vraiment que ça tombe sur moi ? Je peux pas être un Tchernobyl ! Je suis encore au lycée !

- Tchernobog, Stiles, Tchernobog… le corrigeât le loup qui ne tenait plus la main du jeune homme

- Merci Derek, quand à toi Stiles, ton arrière-grand-père était effectivement un Dieu Noir, mais ta mère quant à elle était une Belobog. Ce que je veux t'expliquer, c'est que c'est à toi de choisir qui tu seras, ce sera le jour de ton 18ème anniversaire que tu sauras de quel côté de la balance tu es.

- J'ai… Rien compris, lui signifia le lycéen

- Pour faire simple, tu sauras si tu es un Dieu Noir ou un Dieu Blanc le jour de tes 18 ans.

- Mais ! Mais c'est dans… Dans deux mois, s'essouffla l'adolescent

Son pouls s'emballa, sa vision commençais à se troublée. Il s'appuya sur la table d'opération qui se trouvait derrière lui pour ne pas tomber à terre, il avait chaud, froid, des points noirs vinrent obscurcir sa vision plus qu'elle ne l'était déjà. Il paniquait.

Le loup garou vint devant lui, en le prenant par les épaules, essayant de le faire respirer, de lui faire passer la crise de panique, mais rien ne l'arrêtait. Il décida donc de le remmener chez lui, un environnement aussi familier que sa chambre, avec son père à ses côtés ne pourrait que lui faire du bien.