Sais-tu qui je suis ?

Chapitre 5 : Nouvel arrivant

Lorsque le shérif ouvrit la porte, une odeur familière lui vint aux narines. C'était l'odeur des viennoiseries, mais il n'aurais su dire laquelle. En arrivant dans la cuisine, il découvrit son fils derrière les fourneaux en train de sortir la dernière fournée de croissants.

- Je peux savoir ce que tu fais mon grand ?

- Bah là je fais un tennis, mais on peut se voir après si tu veux ? Oh ça va, si on peut plus rire maintenant… J'avais envie de cuisiner un peu pour te faire plaisir, et je me suis dit que c'était bon les viennoiseries.

- Cuisiner un peu… C'est ça que tu appel cuisiner un peu ? répliqua son père en lui montrant les 7 plateaux étendus sur la table remplies de pains aux chocolat, de croissants et autres gourmandises

- Bah…

- Qu'est-ce qu'il y a Stiles ? La dernière fois que tu as cuisiné autant pour me faire plaisir tu venais de prendre 2 semaines d'exclusions au lycée…

- Ok, fais-moi confiance, assît toi là, et donne-moi ta main s'il te plait p'pa

Le shérif s'exécuta.

L'adolescent s'était désormais emparé d'un nouveau pouvoir : transmettre ses souvenirs par le toucher.

Lorsqu'il prit la main de son père, il lui envoya les souvenirs des entraînements avec Deaton pour contrôler ses aptitudes – son père affichait un visage entre le mécontentement, la colère et l'inquiétude – Stiles décida donc de lui montrer les explications du médecin, cette fameuse journée à la clinique vétérinaire. Ce jour où sa vie à complètement basculée. Il prit le soin de ne pas montrer sa main et celle de Derek entrelacées, et s'arrêta au moment où il avait paniqué. Lorsque le shérif rouvrit les yeux, une larme perla le long de sa joue. Il n'osait pas regarder son fils. Pas par honte ou par dégoût, loin de là. Il se sentait dépassé par ce qu'il venait d'apprendre. Mais il avait aussi l'impression d'être rabaissé fasse à son fils, de n'être qu'un simple humain.

Stiles avait évidemment perçu les sentiments de son père, il lui reprit aussi tôt la main. Cette fois, il lui montra les souvenirs de sa jeunesse, où son père lui mettait un pansement sur le genou parce qu'il venait de tomber en vélo lorsqu'il le portait sur ses épaules pour marcher dans la rue et qu'il se prenait pour le maître de l'univers lorsqu'il avait failli se brûler en essayant de cuisiner pour la première fois et que son père était arrivé avec l'extincteur avant qu'une catastrophe n'arrive mais il lui montra aussi ceux qu'ils auraient préféré oublier. Celui du jour de l'enterrement de sa mère, où il l'avait pris dans ses bras la nuit suivante lorsqu'il resta à ses côtés toute la nuit parce qu'il n'arrivait pas à dormir en repensant à sa mère la patience qu'il a eu parce qu'il ne voulait pas remonter dans une voiture après cet accident, même pour aller en cours, par peur.

- Maintenant, regarde comment je te vois, papa, reprit doucement le garçon. Tu as toujours été mon héros, que ce soit pour cette disert' au collège « qui admirez-vous ? » ou quand tu te broie le poignet pour te libérer pour venir me sauver parce que je suis paralysé par du venin de gros serpent meurtrier. Et tu resteras mon héros.

- Tu peux pas t'en empêcher, hein, dit le shérif en séchant les quelques larmes qui avaient coulées avec un petit rire nerveux. Tu dois toujours faire du sarcasme…

- On se change pas ! lança Stiles avec un petit sourire

Le père pris le fils dans ses bras et ils restèrent au milieu de la cuisine dans cette position pendant quelques minutes. Le silence était roi, mais l'adolescent le brisa une nouvelle foi.

- Et j'ai autre chose à te dire pendant qu'on y est…

- Après tout ! Pourquoi pas, vas-y, dis-moi

- Je suis amoureux et je sors avec quelqu'un

- Mais c'est une bonne nouvelle ça, qui c'est ? Je la connais ?

- Eh… En fait c'est – tu veux un croissant ? Celle-là c'est la première tournée, faut les manger encore tiède c'est meilleur

- Stiles ...

- Oui bon ! C'est un garçon, voilà et je savais pas comment te le dire, alors j'ai fait tous les gâteaux pour pouvoir m'étouffer avec avant que tu rentres mais j'ai pas eu le temps….

- Stiles, calme toi et écoute –ou fais comme tu veux – mais tu peux savoir ce que je ressens. Alors ?

En peu de temps, le garçon avait sondé les sentiments de son père et reprit la parole.

- Mais… Mais c'est… Du soulagement ?! T'es soulagé ?! Je viens de t'apprendre que j'étais pas humain, que j'aime un garçon et que je sors avec ! De quoi tu peux être soulagé !

- Fiston, ça fait maintenant une heure que je suis rentré et qu'on parle – ou du moins qu'on communique – et tu ne m'as pas mentis. Est-ce que tu te souviens quand c'était, la dernière fois que tu ne m'as pas mentis pendant une conversation d'une heure ? Pas moi. Alors non, je ne vais pas sauter de joie parce que tu es… différent. Ça va encore amener des problèmes que je ne pourrai pas régler, mais c'est la vie. Et le fait que tu sois gay, je ne m'y attendais pas, mais tu as l'air heureux, alors je le suis pour toi.

- … Merci papa, répondit Stiles, les yeux humides

Il prit son père dans ses bras une nouvelle fois, avant de ranger le plan de travail de la cuisine, puis de préparer le repas, à base de légumes vert.


Les rues de Beacon Hills sont calmes la nuit. On ne peut pas en dire autant de la forêt.

Toutes les créatures présentes se donnaient en duels dans des vacarmes interminables, allaient chasser pour se nourrir ou juste pour s'occuper, certaines ne faisait que passer, furtivement, en remuant quelques feuilles d'arbres au sol. Les insectes volaient en groupe formant par endroit des nuées noires agressives à toutes proies qui s'aventureraient trop près d'eux. Les arbres frémissaient de toutes leurs branches en observant ce spectacle chaque jour. Les nuits de pleines lunes étaient les pires. Le surnaturel prenait sa place de maître pour un soir par mois. Et ce soir, c'était la pleine lune.

Pourtant ce soir-là, les bois retenaient leur souffle. Les nuées d'insectes volant se dispersaient. Les chouettes et les grillons ne chantaient pas. Aucunes bêtes sauvages - naturelles ou surnaturelles – ne se décidaient à faire quelque chose de risqué. Tous regardaient dans la même direction : la route principale des résidences Beacon Hills.

Un homme avançait. Lentement. Vêtu d'un costume sombre, certainement d'une grande marque, couleur unie, chemise bleu ciel, cravate noire, une canne dont le pommeau en argent représentait une tête de loup à la main. Il portait aux pieds des chaussures de ville correctement cirées. Il avait un grand manteau noir qui recouvrait son corps jusqu'aux genoux, qu'il laissait ouvert.

Il s'arrêta. Il porta les mains lentement sur son col et le remonta d'un geste vif. Puis il reprit sa route.

Sur son passage, les fleurs et les arbustes laissaient tomber des feuilles devenues noires, les volets encore ouverts se rabattaient silencieusement contre les fenêtres pendant que les vitres des voitures gelaient.

Ce soir-là à Beacon Hills, il y eu un nouvel arrivant. Un nouvel arrivant qui fît taire la forêt.


Soyez frustré les louveteaux, dites-moi que ce chapitre est génial, dites-moi que c'était le genre de chapitre à ne jamais écrire au vue de sa nullité, maudissez-moi, faites-le moi savoir en review ;)

De plus, étant en vacances depuis hier, je vais écrire un peu, mais je doit réviser pour mes partiels... Donc : je ne sais pas vraiment à quelle vitesse je vais continuer à poster !