Sais-tu qui je suis ?
Chapitre 11 : Excusez-moi !
L'enterrement s'était passé rapidement. C'est pourquoi peu de personnes étaient au courant de la « mort » de Stiles, le directeur du lycée – qui en parallèle en avait informé les professeurs –, les personnes et amis proches de Stiles.
Mais à Beacon Hills, les commérages vont bon train. Ce n'était donc pas étonnant que la mort du fils du shérif se soit rependue, en dépit du fait que ce dernier soit resté discret. Il faut préciser aussi qu'étant le fils d'un homme important et respecté dans la ville, sa disparition fut très largement remarquée.
Malgré tout, en aucune manière les raisons de ce décès ne furent évoquées.
C'est grâce à cela qu'un plan aux rouages bien huilés a pu être établis.
8h10. Voilà, encore un retard. Avec le coach qui plus est.
Un fracas se fit entendre et la porte de la salle d'économie s'ouvrit d'un coup devant tout les regards étonnés de l'assemblée.
- Désolé coach !
- Stilinski la porte ne va pas se fermée toute seule !
Déjà à sa place, au côté de son meilleur ami, Stiles leva la main et claqua des doigts. La porte se referma rapidement.
- Ok ! Ma psy pense que j'ai des problèmes, mais là, c'est difficile de nier… Vous avez tous vu ? Hein ?!
Une faible voix se fit entendre.
- Coach... C'est la porte qui vous fait flipper ou le fait que… Stiles assiste à votre cours ?
- Il est peut-être plus malin que vous tous réunis mais c'est pas pour autant qu'il doit se dispenser de mes cou- STILES ?!
- Eh ben il vous aura fallu du temps !
- Mais… mais !
- Ok, c'est bon je m'en vais !
Sans rien ajouter, il se leva, prit son sac sur son épaule, et après un clin d'œil à Scott, commença à avancer vers la porte. Il s'arrêta à un mètre environ puis fit une révérence à ses camarades restés bouche-bé.
Un léger vent se fit sentir, puis une fumée verte claire se mit à entourer l'adolescent jusqu'à complètement le recouvrir. Lorsqu'elle se dissipa, il avait disparu.
Chacun émis des cris de stupeur, d'effrois, de surprise. Lydia se leva.
- Très bien, calmez-vous. Pour ne rien vous cacher nous allons vous dire la vérité.
Scott se leva à son tour.
- Stiles était en stage avec David Coperfield. Etant donné que c'est une passion pour lui, nous lui avons offert ça pour son anniversaire.
- De quoi ?! Mais c'est n'importe quoi McCall ! Tout le monde sait qu'il est mort !
- Ah oui ? Alors pourquoi nous venons tous de le voir ?, intervint Lydia
- Connaissez-vous les circonstances de sa mort ? reprit Scott, qui sans lui laisser le temps de répondre continua. Tout simplement parce qu'il n'est jamais mort. Il est partit quelques temps à Las Vegas pour suivre la petite formation qu'il a reçue.
- Et vous connaissez tous Stiles, il apprend vite, très vite. Et il aime mettre en application ce qu'il apprend. Alors cette rentrée n'est pas vraiment anormale, ni la sortie non plus, ricana la jeune rousse.
Tous semblaient réfléchir. Etait-ce vrai ? Etait-ce faux ?
Et pourquoi pas après tout. On est à Beacon Hills.
- Alors ils vous ont cru ? interrogeât Stiles
- Et pas qu'un peu ! Ils ont tous sauté dedans ! répondit Scott, très fier de lui.
- C'était surtout parce, moi, j'ai toujours eu des talents pour le théâtre.
- Quelle modestie Lydia, riait Stiles.
Ils reprirent la route du parking du lycée en cette fin de journée éprouvante.
La nouvelle fit le tour du lycée, et il ne fallait pas douter que l'extérieur était au courant aussi. Les téléphones facilitant grandement la communication.
- Bravo Stiles !
- Félicitation !
- C'était super ! T'aurais vu la tête du Coach ! Haha !
Les cours étaient bel et bien terminés. Et tout le monde avait cru Scott et Lydia, c'était une certitude. Un large sourire prit place sur les lèvres de l'hyperactif en entendant toute les acclamations des autres élèves.
Il venait de se faire une toute nouvelle réputation en plus de ça. Et pas si mauvaise à entendre les réactions.
Ça fait du bien de mourir les gars. Surtout quand on revient au lycée !
Trois jours plus tard, la pierre tombale de Stiles fut enlevée.
Lorsqu'il passait en ville, on pouvait facilement entendre les conversations des passants.
« Tu te rend compte, son père a fait comme si il était mort ! Il a vraiment jouer le jeu jusqu'au bout pour faire plaisir à son fils, je sais pas si j'aurais réussi, moi ! »
« Ouah ! Il est devenu vraiment douer si on croit tout ce que les jeunes racontent ! »
« Tu crois qu'il accepterais de venir pour l'anniversaire de mon fils ? »
« Ce garçon est incroyablement douer ! Et son père qui lui permet de réaliser son rêve… Cet homme est vraiment super ! »
John n'était pas très rassuré pour sa réputation. Après tout, le shérif qui fait croire à toute la ville que son fils est mort, cela avait de quoi laisser perplexe. Mais avec cette histoire de stage chez un célèbre magicien pour son anniversaire, les gens lui vouaient une certaine admiration.
Il faut dire que le fait d'habiter dans une ville comme celle-ci avait simplifié les choses.
Cela faisait maintenant deux semaines que tout était revenu à la normale.
Si le fait que les casiers se mettant à bouger seuls de temps à autre lors du passage de Stiles était une situation normale.
Si le fait que voir de la fumée verte au milieu du couloir autour de Stiles était une situation normale.
Si le fait que des choses étranges se passaient autour de Stiles étaient des situations normales.
Parce que, oui, il ne s'agissait pas de fait le beau le premier jour et plus rien par la suite. Pour faire oublier les deux semaines où il était mort, il fallait bien prouver à tout le monde qu'il avait appris beaucoup de chose de son prétendu stage de magie.
Puis, petit à petit, rencontre chez le directeur après rencontre chez le directeur, l'adolescent calmait le jeu. De moins en moins chaque jour. Et chacun avait repris ses activités journalières.
En un mois, plus personne ne parlait de lui et de sa magie, mais il gardait tout de même cette réputation qu'on lui avait faite. Tout le monde avait oublié qu'il était mort. Tout le monde avait repris une vie normale. Vraiment normale. Au lycée du moins.
La meute était au complet chez Derek. Une réunion d'une grande importance se tenait. Grande importance oui, parce qu'il n'y avait rien d'important.
Le fait de se retrouver là, tous ensembles, juste pour être ensemble, c'était merveilleux. Ils avaient pris l'habitude de se retrouver chez le loup-garou pour partager les dimanches après-midi. Car il faut dire que les entrainements de loup-garou ne sont pas le meilleur moyen pour passer un moment agréable en compagnie des gens que l'on aime.
Cependant, Deaton n'était présent que très rarement, tout comme Mélissa, John et Chris. A vrai dire, ils avaient mieux à faire que d'assister aux réunions des jeunes adultes. Pouvait-on les appelés jeunes adultes ? Au vue de leurs péripéties, oui, il n'y avait aucuns doutes possibles. Leurs aventures les avaient fait grandir prématurément. Ce n'étaient plus les petits enfants que l'on protège du rhume avec une écharpe lorsqu'on va se promener ce sont devenu les jeunes gens qui sortent les griffes, les crocs et les boules de feu pour se protéger eux-mêmes face à des créatures mystiques qui les attaquent sans motif apparent.
Dans la maison Stilinski, les rires se faisaient entendre. Derek, Stiles, son arrière-grand-père – Charles-, et John partageaient un repas dans la bonne humeur, revenue quelques semaines auparavant.
- Alors la bravo ! Vraiment ! Je suis fier de toi mon grand, riait son arrière-grand-père. Je n'ai jamais autant ris qu'en te regardant faire ta magie au lycée !
- Merci Charles !, lui répondit Stiles avec un sourire épanouis
Leur relation s'était grandement améliorée. A tel point que la présence du plus vieux s'était faite agréable et réconfortante pour le lycéen.
- Je suis heureux que l'on puisse être réunis comme ça, sans que vous ne veuillez faire de mal à mon fils, lança le shérif avec un sourire aussi grand que celui de son fils
- Je ne lui ai jamais voulu de mal, je suis là pour l'accompagner John, pas pour le détruire, sois rassuré. Mais il est vrai qu'il devait apprendre de lui-même au départ.
- D'ailleurs, pourquoi tu es encore là ? Attention, je t'apprécie, mais tu as dit que tu n'étais ici que pour m'épauler. Mais j'ai fini, j'ai passé ma confrontation et tu es toujours là, reprit Stiles en regardant l'ancien Tchernobog
Son expression se fit plus grave. La température de la pièce baissa en quelques secondes.
- Stiles… Je crois avoir souvenance que Deaton vous a parlé de ce qu'engendrait ta condition, non ?
- Oui, dit Derek qui était resté silencieux depuis trop longtemps. Mais qu'est-ce que ça à avoir avec ses pouvoirs ?
- Le problème n'est pas avec ses pouvoirs, mais avec son antithèse.
- La nature s'équilibre d'elle-même…, murmura l'adolescent
La température baissa encore. A tel point que l'on aurait pu se croire dans roman policier, juste avant que le meurtrier n'assassine quelqu'un.
- C'est exact. Ce qui veut dire que l'on doit s'attendre à voir venir quelqu'un d'ici peu – ou quelque chose comme ça, murmura-t-il pour lui-même. Car les deux Dieux opposés ont un besoin de se rencontrer. Mais la nature est parfois vicieuse. On peut s'attendre à tous.
Soudain, la lumière se mis à clignoter. De plus en plus. Puis, dans un grésillement sinistre, se stabilisa. Personne ne disait mot. Quelque chose se passait.
- Vicieuse ? A quel point ?
- Eh bien, il est arrivé une fois, qu'un Dieu Blanc devienne en une semaine également un Dieux Noir. En même temps. Malheureusement, la pauvre fille n'a pas supporté d'avoir deux natures diamétralement opposée à l'intérieur d'elle. Son cerveau à cesser de fonctionner. En quelques secondes elle était morte.
Le shérif ne put retenir son hoquet de terreur.
- Nous t'inquiètes pas John, Stiles n'est pas sa propre antithèse.
- Ouah, ça doit être bizarre d'avoir deux personnalités avec autant de pouvoir…
- Te souviens-tu du massacre d'une famille entière ? Chaque personne vivante qui composait cette famille a été assassinée par un autre membre de son propre arbre généalogique. On aurait presque pu parler de « génocide familial »
- Oui, ça avait fait pas mal de bruit je m'en souviens. C'était en France mais le monde entier en a entendu parler. Plus aucuns ascendant ni descendant n'était en vie. Même les petites et petits amis de chacun y est passé…, se souvint le shérif
Plus les révélations avançaient, plus la lumière faiblissait. Mais les quatre personnes présentes dans la maison familiale à ce moment étaient trop absorbées par la discussion qui avait lieu. Personne ne le vit. Pourtant cette lumière vive n'était désormais plus aussi vive. On aurait pu croire que quelqu'un avait installé un variateur et s'amusait à faire baisser la luminosité.
- Ici aussi, la nature a joué un spectacle macabre. Les deux Dieux sont nés en même temps, dans la même famille. Leur opposition commune les a entrainés à vouloir tuer l'autre. Mais lorsque l'un fut mort, un nouveau membre de la famille prenait sa place. Ça à continuer ainsi jusqu'à l'anéantissement complet de toute la lignée.
Cette fois, la luminosité n'était pas plus forte que celle d'une bougie. Personne ne pouvait ne pas le remarquer. L'air était si froid que de la buée serait sorti de la bouche de celui qui voulait prendre la parole.
Tous tournèrent la tête pour voir l'heure, dans une synchronisation parfaite et observaient, comme si l'horloge leur parlait.
00h00
- Minuit n'est jamais bon signe dans les films d'horreur, encore moins si il fait froid dans une maison chauffée, fit remarquer Stiles, doucement
- Dans notre monde non plus, c'est pas génial, reprit Derek en prenant la main du jeune Dieu dans la sienne.
Un mauvais pressentiment. Voilà ce que chacun avaient en ce moment.
Il ne fallut pas longtemps pour que l'avenir ne leur donne raison.
La porte d'entrée s'ouvrit dans un bruit sourd, laissant apparaitre la silhouette d'une femme. Alors qu'elle s'avançait, la lumière s'éteignit complétement. Les laissant dans le noir le plus total.
Et voila ! Ca sera tout pour ce soir ! :)
Ne m'en voulez pas trop, puisque la suite viendra demain ;)
Bisous les louveteaux
