Sais-tu qui je suis ?

Chapitre 12 : Invitée Surprise

Scott et Kira se réveillèrent en sursaut.

Minuit.

Ils étaient apeurés. Quelque chose n'allait pas.

D'une seule voix, ils s'écrièrent « Stiles et Derek ! »

Mélissa entra à ce moment.

- Vous aussi, vous avez ressenti ça ?


Brett, confortablement installé - semi couché - sur le côté droit de Parrish, ce dernier le bras sur les épaules de son amant, regardaient un film, calmement.

Soudain, ils se relevèrent comme un seul homme.

- Stiles et Derek !

Ils regardèrent l'heure comme pour donner de la véracité à ce qu'il venait de se passer.

Minuit.

A cet instant, une part d'eux-mêmes avait peur, en réalité seul une part infime de leurs êtres n'était pas apeuré.


Lydia dans les bras d'Aiden Ethan dans les bras de Danny, tout les quatre étaient chez ce dernier. Ils parlaient de tout ce qu'ils n'avaient pu faire, se remémorait les bons moments comme les mauvais. Ce qu'ils avaient vécus ensemble, ainsi que ce qu'ils contaient vivre à présent.

Parlant du passé, du présent et de l'avenir.

Lorsque vint minuit, tous crièrent les mêmes noms. « Stiles et Derek ! »


La lumière rétablie, le visage de l'intruse se fit connaitre.

- Kate… j'aurais dû me douter que tu ne nous lâcherais pas !

La jeune femme s'approcha de quelques pas.

- Effectivement, mais tu étais trop occuper avec ton petit bonheur personnel avec Stiles pour pouvoir faire quoi que ce soit.

- Et tu crois faire quoi là ? Tu veux te battre ? Parce que tu n'as pas encore compris que tu perds à chaque fois ?! cria Stiles, en restant maitre de lui-même

- Excuse-moi de te contredire, mais cette fois, je suis bien plus forte. Vous allez perdre. Et pas plus tard que maintenant !, dit-elle en se transformant

En une fraction de seconde, Scott, Kira, Brett, Parrish, Lydia, Aiden, Ethan et Danny apparurent dans le salon de la maison Stilinski.

L'heure n'était pas aux questions, mais apparemment à l'affrontement. Chacun se tenait prêt.

Kate, quant à elle, resta bouche-bé face à ce qu'il venait de se passer.

Décontenancée, elle n'entendit pas Charles se pencher vers Stiles pour lui murmurer à l'oreille. « La nature est aussi vicieuse lorsqu'il s'agit de faire découvrir certaine choses ». Le lycée avait clairement perçu de l'amusement dans ca voix. « Suis ton instinct ».

Le fils du shérif se reprit et se décida à parler.

- Voit-tu, tu viens attaquer à deux membre d'une meute de couple et-

Elle riait à gorge déployé, comme si il venait de réciter la blague la plus humoristique au monde.

- Ça n'existe pas ! Ce n'est qu'une légende pour les enfants loup. Rien de plus. Ce que tu peux être naïf !

Ce fût au tour de la meute de rire de bon cœur. La pauvre femme ne savait pas dans quoi elle s'aventurait.

Devant leurs hilarités, elle stoppa la sienne.

- Je disais : tu viens attaquer deux membres d'une meute de couple et tu crois pouvoir t'en sortir ? La naïve ici, c'est toi. Pourquoi crois-tu qu'ils soient arrivés de cette manière ?, dit-il en montrant les quatre couple de la main

Malgré tout, la blonde semblait peser le pour et le contre quelques instant. Mais lorsqu'elle décida que le contre l'emporterais et quelle se retrouverais – encore une fois – en mauvaise posture, elle ne pouvait plus bouger. Son visage commença à pâlir. Une simple goute de sueur commençait à se former le long de son cou.

- Qu'est-ce qu'il m'arrive ?! s'écria-t-elle

Stiles sourit.

- Tu te fais contrôler par le naïf que tu as jugé bon de venir déranger lors d'un merveilleux repas familial, lança-t-il un sourire en coin qu'il ne se priva pas d'étendre.

Sans plus de détails, l'adolescent ne réfléchis pas et s'avança d'un pas sûr vers la femme qui a brulé vive la famille de Derek, son Derek. Celle qui a torturé ce même homme plusieurs fois, sans raison apparente. Celle qui a poussé sa propre nièce, la petite amie de Scott – son meilleur ami – à vouloir tuer plusieurs d'entre eux et à qui elle a fait découvrir ce monde en enlevant – encore – Derek.

Avant qu'il ne la prenne par le bras et qu'ils se volatilisent tous deux, toutes les personnes présentes chez le shérif purent entendre ses derniers mots. Dit de la façon la plus sombre qu'il soit.

- Viens, on va rire.

Tous restèrent figés.


Beaucoup de questions leurs traversaient l'esprit. Comment ils étaient arrivés ici ? Pourquoi ? Qu'est-ce que Kate venait faire ici ? Qu'est-ce que l'arrière-grand-père de Stiles faisait chez les Stilinski ?

Pourtant, la plus importante des questions n'avait pas besoin d'être exposée à haute voix : Pourquoi Stiles était-il partit avec Kate ?

Chaque membre présent avait une hypothèse. Toutes étaient cependant différentes.

Remarquant l'atmosphère tendue, Charles décida de prendre la parole.

Restez calmes les louveteaux, c'est l'aspect que je voulais aborder ce soir avec vous, dit-il en regardant tour à tour le shérif et Derek. Malheureusement, vous êtes arrivés et ça à tout déclencher un peu plus vite que ce que j'avais prévu…

- Déclencher quoi ?! s'enquit John

Tous étaient suspendu aux paroles du plus vieux de l'assemblée. Ils n'attendaient qu'une chose : des réponses.

L'homme se tourna vers le représentant de la loi et reprit.

- Te souviens-tu lorsque je t'ai dit que Stiles n'était pas sa propre antithèse ?

- Oui, très bien, sinon il serait déjà mort…

Sa voix avait perdue de l'assurance, à tel point que la fin de sa phrase s'était terminée dans un murmure presque inaudible.

- En réalité, c'était à la fois vrai et faux. La nature est vicieuse, on ne le dira jamais assez. Si cette folle est apparue, à ce moment précis, c'est uniquement dans le but de faire comprendre à Stiles qu'il est en réalité Blanc et Noir.

- Mais vous aviez dit que ce n'était pas possible ! Cria Derek.

- Non ! s'emporta la plus vieux. Je vous ai dit qu'il ne pouvait pas être son antithèse ! Toute la nuance est là.

Un frisson parcouru le dos de tous ceux qui écoutait patiemment la suite du récit, pour enfin avoir une explication correcte. Un frisson d'appréhension.

- Lorsque mon arrière-petit-fils a été possédé par le Nogitsune, lorsqu'il était en « mauvaise période », c'était son côté sombre que vous avez vu. Le renard n'as rien fait d'autre que de le laisser s'exprimer sans limite, en lui donnant des indications.

- Alors c'était… Lui ?

- Oui. Mais privé de sa raison, et de sa capacité à intérioriser.

- Je ne comprends pas…, lança Parrish

- Et si vous arrêtiez tous de lui couper la parole ?! On pourrait enfin savoir ce qui arrive à mon fils ! cria le shérif qui perdait patience.

Une mouche qui vole. Un ange qui passe. Un bruissement de vêtement. Le silence était tel après cette intervention que chaque détail tombait dans l'ouïe – naturelle ou surnaturelle- de tous.

- Désolé… Mais laissez-le finir. Vous avez peut-être l'habitude de tout ça, mais moi je dois encore m'y faire…

- Pardon, c'est notre faute… Continuez

- Bien, pour aller très vite : Stiles est 50/50.

Les hoquets de surprise se firent entendre quasiment en même temps. De la part de tous. De tous sauf un. Derek.

- Je m'en doutais…

- Je sais, répondit Charles

Devant les têtes que le reste du groupe affichaient, on pouvait lire les dizaines de questions qui venaient s'ajouter aux précédentes. Derek reprit de manière à s'expliquer.

- Stiles a toujours été vu comme le gentil et intelligent petit Stiles. Celui qui résous les enquêtes plus vite que n'importe qui, celui qui invente des plans des plus foireux aux plus ingénieux. Mais en dessous de ça, il y a le Stiles qui intériorise sa colère. On s'est déjà pris la tête, comme tout le monde, c'est à ce moment-là qu'il la laisse sortir. Depuis qu'il est un Dieu, ça arrive plus souvent. Mais il a toujours ses bonnes intentions.

- C'est comme si c'était le Paradis et l'Enfer au même endroit en fait, sauf que de l'extérieur on ne voit que le Paradis ?, tenta Scott

- Oui. Tu as résumé de façon assez correcte je crois, répondit l'ancien Dieu Noir

- Ça n'explique pas ce qu'il vient de se passer, dit Brett

- Au contraire, ça explique tout. Je vous ai dit que Stiles était à 50% un Dieu Blanc et à 50% un Dieu Noir. Ce soir, la nature a voulu lui faire comprendre par lui-même.

- Est-ce qu'il est dangereux ?, s'enquit son père

- Ce soir, oui. Du moins, s'il ne rentre pas, ne le cherchez pas. Mais lorsqu'il reviendra ce sera le même qu'avant. Avec des réponses aux questions qu'il doit se poser.


Voilà, le repas familial s'est transformé en grand n'importe quoi, mais vos réaction m'interessent les louveteaux !

A de suite pour le 13ème chapitre ;)