Bonne année guys, et pour bien commencer cette nouvelle année, je vous publie un nouveau chapitre !
Merci à vous tous, pour vos adorables commentaires.

Je vous souhaite une bonne lecture pour ce chapitre dix. :-)


Hermione avait passé une très mauvaise journée. Après avoir rendu visite à Zabini à l'infirmerie, elle s'était forcée à aller prendre son petit-déjeuner dans l'espoir que Ron et Harry reviendraient vers elle comme si de rien n'était.

Mais elle était ressortie de la Grande Salle plus dépitée que jamais. Harry n'était pas venu manger, mais Ron si. Il avait tout bonnement ignoré la lionne, même si celle-ci avait bien vu qu'il mourrait d'envie de venir lui parler. Harry avait certainement dû lui dire de rester loin d'elle.

L'Elu faisait probablement tout cela car il pensait que Hermione allait enfin cracher le morceau. Si c'était bien la raison de cet éloignement, alors la brune s'était dit qu'ils ne se parleraient probablement plus jamais.

Pourrait-elle résister ? Arriverait-elle à accepter le fait que de rentrer dans leur jeu, c'était prendre le risque de briser leur amitié ? Cette idée la rongeait de l'intérieur.

Une autre mauvaise nouvelle lui avait été annoncée lorsque Hermione était entrée dans la Grande Salle. Luna lui avait presque sautée dessus, les yeux pétillant de bonheur.

- Avant que tu n'arrives, la directrice nous a fait part d'une formidable nouvelle ! Un bal de Noël a été organisé afin de ramener un peu de gaieté au château. Il aura lieu dans deux semaines. Ils ne pouvaient pas faire mieux, qu'en penses-tu ? La jeune Serdaigle avait semblé plus euphorique que jamais

Cela avait tout bonnement détruit la préfète-en-chef. La dernière fois qu'un tel événement avait eu lieu, c'était en quatrième année. Elle y était allée avec Cedric. Et quelques mois plus tard, elle le perdait.

Elle avait passé une soirée magique avec le Poufsouffle. Cela avait été leur moment rien qu'à eux deux et elle ne voulait pas le partager avec quelqu'un d'autre. Elle ne supporterait pas le fait d'aller à ce bal et voir que lui n'y serait pas. Cela ferait sûrement du bien aux autres élèves, mais le résultat serait le même, une fois la soirée finie, ils retomberaient tous de haut lorsque la future bataille reviendrait dans leurs esprits.

Hermione se dit qu'elle n'aurait pas dû aller prendre ce petit-déjeuner. Et ce n'était pas fini.
Le reste de la journée ne fut pas plus joyeux.

En défense contre les forces du mal, Hermione fut prise de nausées plutôt violentes. Elle tenta tant bien que mal de dissimuler son malaise. Il fallait à tout prix qu'elle évite d'attirer l'attention de Harry et Ron.

Elle réussit à se faire discrète mais un certain Serpentard qui l'observait un peu plus loin à sa gauche, sourcils froncés, semblait comprendre que quelque chose n'allait pas.

Depuis quelques jours aussi, la lionne avait remarqué de nouveaux symptômes. Dans la journée ou parfois en pleine nuit, ses mains ou ses jambes s'endormaient et elle ne pouvait plus les bouger pendant une longue minute, parfois deux. Son cerveau lui obéissait de moins en moins et cela terrifiait la sorcière.

Elle essayait de se concentrer, mais c'était peine perdue. Remus attendait désespérément que celle qui était l'une de ses élèves préférés participe. En vain.

Le professeur Lupin était de nature très calme. Il évitait autant que possible les conflits, mais Hermione avait toujours été l'élève qui donnait vie à son cours. Désormais, elle ne participait plus, alors personne d'autre ne le faisait.

À chaque question posée, un silence pesant prenait place. Et aujourd'hui, cela agaça Remus pour de bon. Il ferma son livre d'un coup sec et le balança sur son bureau dans un bruit sourd, ce qui fit sursauter Hermione et la plupart des autres sorciers.

Le visage du professeur était rouge pivoine et il commençait à trembler. Jamais personne ne l'avait vu s'énerver ainsi. Harry et Ron se lancèrent un regard abasourdi.

- Allez vous-en ! Siffla Remus à ses élèves, alors qu'il restait encore dix minutes de cours

Hermione, encore sous le choc de la réaction du loup-garou, ne réalisa pas tout de suite et resta à sa place. Harry et Ron se levèrent pour aller voir celui qui était à la fois leur professeur et leur ami, mais il les stoppa d'un signe de main.

- Vous aussi, partez.

L'Elu n'en revenait pas de voir Remus dans cet état, c'était insensé.

- Remus. Est-ce que tout va bien ? Se passe-t-il quelque chose avec...

- Laisse tomber vieux. Ron posa sa main sur l'épaule de son meilleur ami et le tira pour qu'ils s'en aillent

Ils passèrent à côté de Hermione sans un regard pour elle. Celle-ci baissa la tête, blessée. Pendant combien de temps encore allait-elle réussir à ne pas craquer face à leur comportement ?

S'assurant qu'ils étaient partis, elle se leva à son tour pour quitter la pièce. Elle ne voulait même pas prendre la peine d'aller voir le professeur vu comme il avait été froid avec les deux garçons.

Toutefois il n'avait apparemment pas dit son dernier mot, et Hermione comprit vite qu'elle était la cause de son énervement soudain.

- Hermione, venez à mon bureau.

La lionne se racla la gorge. Elle se retourna et avança lentement vers lui. Qu'allait-il lui dire ? Etait-il au courant ?

Elle se posta devant lui, le visage impassible.

- Que vous arrive-t-il ?

Remus, les bras croisés, semblait déterminé. La colère pouvait encore se lire dans ses yeux.

- Rien professeur, tout va très..

- Assez Hermione. Je ne suis pas Harry, ni Ron. Je n'ai probablement pas assez de problèmes dans ma vie car je me rends compte que quelque chose ne tourne pas rond chez vous, contrairement à vos amis qui semblent être bien trop occupés pour comprendre que quelque chose ne va pas.

Hermione ouvrit la bouche, ébahie, mais aucun son n'en sortit. La pleine lune approchait, certes, mais elle n'avait jamais vu le professeur dans cet état. Cela ne lui ressemblait pas.

- Remus, je vous assure, il n'y a rien. Et je sais que la pleine lune approche, avez-vous besoin d'aide ? Elle tenta de détourner le sujet

Remus ferma les yeux et inspira profondément. Il fallait qu'il se calme ou il allait s'emporter. Hermione comprit alors à quel point le comportement qu'elle adoptait afin de cacher sa maladie était en train de détruire toutes ses relations. Sa gorge se noua.

Ils n'étaient au courant de rien, et pourtant ils étaient déjà tous à bout. Qu'en serait-il s'ils apprenaient la vérité ? Ce serait la fin de tout.

- Mentir ne vous ressemble pas, Hermione.

Le professeur chuchota, afin de ne pas s'énerver davantage. Il n'aimait pas être ainsi mais il voulait que son élève se réveille. Elle sombrait alors que cette année était l'une des plus importantes.

Hermione ne sut quoi répondre, elle resta silencieuse. Un silence qui en disait long.

- Je ne vous ai pas connue comme ça. Il vous faut être forte avec ce qui nous attend.

La lionne eut soudain un ricanement agacé. Elle avait pensé de nombreuses fois qu'elle était faible. Faible à cause de sa tumeur, mais également faible face à ses amis puisqu'elle n'osait pas leur dire la vérité.

Mais le fait que quelqu'un d'autre à part elle venait d'insinuer qu'elle était faible la frappa de plein fouet. Elle refusa qu'on pense ça d'elle.

- Je suis forte. Elle serra les dents, commençant à s'énerver à son tour

- Pas comme avant. Je ne vous reconnais plus, et vu le regard de vos amis j'imagine que eux non plus. Vous abandonnez la chose que vous aimiez le plus faire au monde. Étudier est le domaine dans lequel personne ne peut vous surpasser.

Cela faisait si mal à le brune qu'on lui balance toutes ces vérités en pleine figure. Elle ne voulait pas les entendre.

Néanmoins, tout ceci la fit enfin réaliser qu'au fond elle était bien plus forte qu'elle ne l'avait jamais été. Elle souffrait d'une des pires maladies au monde, et elle était toujours là malgré tout. Elle était prête à se battre et elle ne voulait qu'une chose, protéger ses amis de ce terrible secret afin qu'ils puissent eux aussi combattre.

- Vous ne savez pas de quoi vous parlez. Railla-t-elle, essayant de garder son calme

- Vous ne participez plus en cours, vos meilleurs amis vous ignorent et vous vous renfermez sur vous-même. Vous n'êtes pas que mon élève Hermione, vous, Ron et Harry vous êtes des amis. Je ne peux pas vous regarder sombrer sans rien faire.

- Assez ! S'exclama-t-elle, haussant la voix plus fort qu'elle ne le voulait

Elle plaqua sa main devant sa bouche, horrifiée de son propre comportement. Elle ne pouvait pas parler ainsi à Remus, à son professeur. Surpris, il eut un mouvement de recul.

- Il faut qu'on vous aide Hermione.

La jeune fille grinça des dents, elle n'en pouvait plus d'entendre ce mot. De ''l'aide''.

- Personne ne pourra jamais m'aider.

- Pourquoi parlez-vous de manière si dramatique ? Il est vrai que les temps sont difficiles, mais vous n'êtes pas condamnée. Vous pouvez sortir de cette mauvaise passe.

Hermione dut se retenir de rire. Si en plus elle se mettait à passer pour une folle, cela n'arrangerait rien.

- Tout ceci devient ridicule.

- Ce n'est pas ridicule, je veux simplement vous aider. Le pire est encore à venir, si vous commencez déjà à flancher pour un rien cela n'est pas bon du tout.

Ce fut de trop pour la lionne, elle craqua.

- Pour un rien ? Je suis désolée de vous apprendre ça Remus, mais le pire m'est déjà arrivé depuis longtemps.

- Qu'est-ce que cela signifie Hermione ?

Le professeur ne comprenait pas.

- Vous avez tort, je suis bel et bien condamnée. Je vais mourir.

- Mais enfin, quelle folie. Comment voulez-vous réussir à vous battre si vos pensées sont aussi pessimistes ?

- Je vais mourir, et certainement avant que la bataille ne commence. Ce n'est pas un foutu mangemort qui mettra fin à ma vie. C'est ma tumeur au cerveau. Murmura-t-elle, craignant qu'on ne l'entende

Elle avait voulu que son professeur se taise, qu'il arrête de croire que tout cela pouvait s'arranger. C'était lui qui était naïf dans l'histoire. Elle avait été obligée de lui dire. Si elle ne l'avait pas fait, il aurait été voir ses amis pour leur poser des questions. Harry et Ron auraient alors eu encore plus de doutes.

Elle lui avait annoncé cela de but en blanc, comme si elle avait annoncé quel temps il ferait demain. Pas une once d'émotion avait traversé le visage de la brune. Comme si déclarer sa mort prochaine ne lui faisait plus rien. Elle n'en avait plus peur à vrai dire. La seule peur qu'elle avait, c'était d'anéantir ses proches.

Le sang de Remus s'était glacé. Cette nouvelle l'avait comme assommé, si fort qu'il se demanda si se transformer en loup-garou n'était pas moins douloureux.

Il n'arrivait plus à bouger, pas même à cligner des yeux.

- Hermione, pas vous.

Ce fut la seule chose qu'il réussit à dire.

La brune leva les yeux au ciel. ''Pas toi'', c'était bien les mots qu'elle redoutait le plus si son secret venait à être révélé. Elle n'aimait pas l'idée qu'on ait pitié d'elle simplement parce qu'elle était la sorcière la plus brillante de sa génération. Elle ne voulait pas de tout cela.

- Je ne vous demande qu'une chose Remus, c'est de ne rien dire à qui que ce soit. Tout comme moi je l'ai fait à propos de votre condition en troisième année.

Elle ne laissa pas le temps au professeur de parler, elle s'en alla de ce pas, coupant court à toute conversation. Elle n'avait pas envie qu'on s'apitoie sur son sort. Cela avait été déjà bien assez dur avec Ginny.

Lorsque Hermione referma la porte de la classe derrière elle, Remus se laissa tomber dans sa chaise. Tout ceci n'était qu'un cauchemar. Elle avait tout balancé d'une façon si brutale. Il n'avait pas eu le temps d'assimiler.

Et ce qui l'attristait le plus dans cette histoire, c'était que Hermione lui paraissait prête à mourir. Comment est-ce que cela avait pu tomber sur elle ? Et pourquoi ? La vie ne lui avait jamais paru si injuste. Sa condition lui semblait bien plus simple désormais, à côté de ce que devait endurer la jeune lionne.

Le loup enfonça sa tête dans ses mains, deux mots lui revenaient sans cesse en tête. ''Pas elle'', ''pas elle''. Il tapa un poing sur la table, pris d'une rage soudaine.

Alors voilà pourquoi elle sombrait, ce n'était pas un caprice de petite fille apeurée par la bataille. Elle vivait quelque chose de bien plus terrible que ça, et le professeur se rendit compte qu'elle était bien plus forte qu'il ne le pensait.

Il connaissait cette maladie, elle avait déjà touché des jeunes personnes comme Hermione, et ils avaient tous abandonné ce qu'ils faisaient de leur vie. Mais pas la sorcière.

Il regrettait tellement de l'avoir pensée faible et il regrettait amèrement de s'en être pris à elle, de s'être emporté de cette façon. Il avait si honte.

Le professeur eut un pincement au cœur lorsqu'il pensa à Harry et Ron. Il comprenait parfaitement pourquoi Hermione ne voulait rien leur dire, et il en ferait de même. Ils seraient tout bonnement détruits. L'Elu abandonnerait tout avant même que la bataille n'ait commencé, Ron n'aurait plus goût à rien.

La brune était leur pilier et sans elle le Trio d'Or n'existait plus. Ils leur arriveraient la même chose que ce qu'il lui était arrivé quand il avait perdu James, puis Sirius. Et il ne souhaitait cela à personne.

Remus soupira longuement, le ventre noué. Elle ne pouvait pas mourir, elle ne pouvait pas. Un monde sans Hermione Granger ne semblait envisageable pour personne.

Hermione, une fois sortie de la salle, se mit à marcher plus vite de peur de rater son prochain cours.

Elle songea à Remus. Elle s'en voulait de lui avoir tout dit d'une telle façon, elle savait qu'il tenait à elle et elle n'avait eu aucune considération pour lui. Il allait certainement souffrir de cette nouvelle lui aussi, et elle avait fui.

Toutefois, cela devait se passer ainsi. L'annonce devait être courte, froide. C'était mieux pour tout le monde. Trop d'émotions ne ferait qu'empirer la chose.

Un Serpentard, un peu plus loin, avait attendu la Gryffondor dans un coin. Lorsqu'il la vit surgir, il sortit de l'ombre.
Son apparition effraya la brune.

- Par Merlin, qu'est-ce qui ne tourne pas rond chez toi Malfoy ? Elle s'arrêta et fronça les sourcils

Draco se posta face à elle et l'observa quelques secondes. Son teint était encore plus pâle que le sien. Ses cernes étaient violettes, presque noires. Son état semblait s'empirer de jour en jour et il avait du mal à l'admettre mais de ne pas savoir pourquoi elle était ainsi le rendait dingue.

Les yeux chocolats de la lionne étaient vidés de toute expression et il avait bien remarqué que ses amis l'avaient abandonnée les derniers jours. Plus aucune joie ne se laissait voir sur le visage de Hermione.

- Qu'est-ce qu'il te voulait ce loup-garou ? Demanda-t-il d'un ton sec, plantant son regard glacé dans celui de la lionne

Hermione le toisa, ahurie. Il devenait de plus en plus étrange avec elle, et elle aussi mourrait d'envie de savoir pourquoi il était ainsi.

- Il s'appelle Remus Lupin, et cela ne te regarde en rien Malfoy.

Ils s'épièrent alors longuement. Le blond avait une fois de plus les cheveux ébouriffés dans tous les sens et sa cravate était mal mise, il semblait tout aussi fatigué que la lionne. Lui aussi se laissait aller, lui qui d'habitude prenait si soin de sa personne.

Elle remarqua qu'un nouveau bleu régnait sur sa clavicule droite. Plus gros que d'habitude. Hermione se pinça les lèvres.

- Et ça, Malfoy ? Elle pointa sa blessure du doigt

Le Serpentard jeta un bref coup d'oeil vers son bleu et boutonna aussitôt le reste de sa chemise pour le cacher.

Il lança un regard dur à la brune, la tête haute, tout en glissant ses mains dans les poches de son pantalon noir.

- Cela ne te regarde en rien, Granger.

Hermione pouffa nerveusement.

- Alors comme ça on est quitte.

Elle se remit en route, même si maintenant elle était définitivement en retard.
Le serpent n'avait pas l'air de vouloir abandonner pour autant.

- Il ne faut pas que tu ailles dans la forêt interdite. Tu ne peux pas. Lâcha-t-il tout à coup en suivant Hermione

Celle-ci roula les yeux.

- Alors maintenant tu te soucis de moi ? Répliqua-t-elle sans se retourner

Il ne répondit pas. Alors elle se tourna vers lui. Le visage du blond était impassible, mais il lui semblait qu'une part d'inquiétude et de nervosité se laissaient entrevoir dans ses yeux gris qui autrefois n'accordaient que de la haine et du dégoût pour la brune.

Hermione se détourna à nouveau, lassée de son comportement incompréhensible.

- Tu sais très bien que c'est dangereux. Draco commençait à s'énerver

La brune soupira.

- Ecoute Malfoy, ça suffit. Tu ne peux pas te permettre de me parler ainsi alors que tu m'as rabaissée plus bas que terre tout au long de notre scolarité. Laisse-moi tranquille maintenant. J'ai autre chose à faire.

Le blond s'arrêta. Elle était têtue. C'était un trait de caractère qui n'avait jamais changé chez elle.

- Hermione. Tenta-t-il, une dernière fois

La sorcière se stoppa net, elle fut si surprise d'entendre son ennemi de toujours l'appeler par son prénom qu'un frisson lui parcourut tout le corps. Elle tourna la tête vers lui et ils échangèrent alors un long regard. Un long regard qui en disait bien trop.

Malfoy serra les poings en voyant que Hermione ne semblait pas réagir face à la gravité de la situation. Il préféra alors partir avant de s'énerver contre elle.

Il s'en alla d'un pas vif, laissant derrière lui une lionne encore chamboulée par ce qu'il venait de se produire.

oOOo

Draco entra en bombe dans l'infirmerie et se dirigea vers le lit de Blaise. Le préfet-en-chef, en apercevant son ami arriver droit vers lui, sut que ce qui l'attendait ne présageait rien de bon.

- Si tu viens encore me parler de Granger je vais finir par..

- Cette idiote ne veut rien entendre, elle est aussi bornée que Potter. Je deviens fou.

Malfoy tournait en rond autour du lit de Blaise. Celui-ci observa alors son ami.

Le blond semblait à bout, au bord de la crise de nerf. Il paraissait encore plus mal que lorsque Voldemort s'en était pris à sa mère. Et cela ne plaisait pas du tout à Blaise.

- Tu dérives Draco. Il faut absolument que tu te reprennes. Tu ne peux pas te laisser aller pour une sang-de-bourbe.

Cela faisait bien longtemps que Zabini avait arrêté de juger quelqu'un par son sang, encore plus lorsqu'il était devenu préfet-en-chef avec Hermione. Mais il essayait tout et n'importe quoi pour faire revenir Draco dans le droit chemin.

Cependant, le concerné semblait une fois de plus n'en avoir rien à faire de ce que lui disait son ami.

- Elle ne peut pas aller là-bas. Cette foutue directrice a perdu la tête. Draco passa une main dans ses cheveux

La tension de Blaise commençait à monter, il en avait marre de parler à un mur.

- Je l'ai suppliée de ne pas y aller. C'est une foutue Gryffondor, elle n'écoutera personne. Tout comme tu n'écoutes personne.

- Tu lui as dit ? Elle t'en a parlé ? Pourquoi est-ce que tu te mêles de ça ? Draco serra les dents

Ce fut de trop pour Zabini. Il se redressa sur son lit et explosa, le moins fort possible pour ne pas alerter Pompom.

- Parce que je suis probablement tout aussi con que toi et que je me soucis parfois d'elle. Mais surtout parce que je sais que si elle y va et qu'il lui arrive quelque chose, tu vas déraper. Tu vas partir en vrille et commettre un acte irréparable.

Draco fronça les sourcils.

- Ne parle pas quand tu ne sais rien Blaise.

- J'en sais bien plus que tu ne le crois, le défia son ami, et je sais que si tu continues comme ça, tu vas perdre. Ne fais pas les mauvais choix Draco, tu en as déjà fait bien assez.

- La ferme. Je ne sais même pas pourquoi je suis venu ici. J'avais déjà mon idée de toute façon.

- Ne fais pas ça Draco.

Blaise savait très bien de quoi il parlait.

- Si tu y vas toi aussi, tu signes ton arrêt de mort. Tout ceci est allé trop loin. Je comprenais au début, quand tu faisais ça pour te venger du Maître. Mais là, tout ce que tu fais, c'est pour Granger. Et cela va te mener à une chose pire que la mort.

Le préfet ne voulait pas perdre son ami de toujours et il désirait encore moins le revoir souffrir comme la fois où sa mère et lui s'étaient fait torturer.

Draco en avait assez entendu et il allait à nouveau agir sans réfléchir.
Il toisa froidement le blessé et se détourna pour s'en aller.

- Draco, écoute-moi. Je sais que le mal est fait maintenant, pourtant je t'avais prévenu, il ne fallait pas que tu t'attaches à elle. Tu vas souffrir comme jamais tu n'as encore souffert. Et une fois de plus, c'est Voldemort qui gagnera. Car c'est à cause de lui, à cause de ta vengeance envers lui que tout ça est arrivé.

Blaise tenta une dernière fois de le raisonner, en vain, le blond sortit de l'infirmerie sans se retourner.

oOOo

Hermione marchait aux côtés de la directrice et du Serpentard de sixième année, Edmund Jones. La brune observait McGonagall du coin de l'oeil et elle se demandait ce qui avait bien pu lui passer par la tête. Comment avait-elle pu la choisir elle ? Pourquoi pas Dean, Seamus ou encore Neville ?

Elle avait l'impression que la vieille femme l'envoyait dans cet endroit dans l'espoir qu'elle y soit tuée, afin d'abréger les souffrances que la maladie lui infligeait.

La Gryffondor secoua la tête, elle ne devait pas penser à ce genre de choses. Mais tout ceci n'était tout de même que de la pure folie. En pleine nuit, seule avec un Serpentard qui avait voulu inciter les autres à rejoindre les rangs du Mage Noir, dans la forêt interdite. Cela n'avait aucun sens.

Hermione se demanda pendant quelques secondes si elle n'aurait pas mieux fait d'écouter Zabini et Malfoy.

Cependant elle se ravisa aussitôt, surtout lorsqu'elle repensa à Remus qui lui avait dit qu'elle n'était pas assez forte. Elle devait leur prouver le contraire.

La directrice s'arrêta. Ils étaient à quelques pas de la forêt.

- Bien. Rusard ne devrait pas tarder. Vous pouvez déjà y aller. Déclara-t-elle

- Mais enfin Madame !

Hermione trouva la situation aberrante. Comment sa directrice pouvait-elle se montrer si négligente ? Cela ne lui ressemblait pas.

- Ne flanchez pas Miss Granger, vous êtes en sécurité. Et que cela vous serve de leçon Jones.

Et sur ces mots, elle partit sans un regard pour les deux élèves. Hermione déglutit. Ce n'était pas normal. Elle ne sut pas pourquoi, mais elle présageait quelque chose de mauvais.

Ses yeux se posèrent sur le Serpentard. Lui qui avait tant fait le fier avec son message écrit sur les murs, il ne semblait plus aussi rassuré tout à coup.

La sorcière fit un tour sur elle-même et observa les horizons, pas de Rusard en vue. Elle commençait à paniquer, mais après tout, elle n'avait pas le choix.

- Allez, on y va.

Elle fut d'abord hésitante. Elle inspira alors un grand coup, poussa légèrement l'élève pour qu'il avance et ils pénétrèrent dans la forêt.

Cet endroit ne lui avait pas manqué, notamment la nuit. C'était lugubre, à certains endroits la lumière de la lune ne passait plus à cause des arbres trop denses et il faisait plus noir que jamais. Ce qui était étrange aussi, c'était ce silence assourdissant. La forêt semblait vide, elle qui d'habitude abritait toutes sortes de créatures. Cela ne rassurait en rien la Gryffondor.

De plus il faisait froid, terriblement froid. Hermione était bien trop faible depuis sa maladie, elle allait attraper un rhume à coup sûr. Qu'est-ce qu'elle en voulait à sa directrice en ce moment-même.

Cela faisait à peine vingt minutes qu'ils étaient ici. La lionne se demanda comment elle allait faire pour tenir deux heures. Le concierge n'était toujours pas là, ce qui commençait vraiment à l'inquiéter.

Pour ne rien arranger, le Serpentard n'en faisait qu'à sa tête. Soit il avançait trop vite, soit il marchait à reculons. Il faisait tout pour enrager sa surveillante, ou bien essayait-il de cacher sa peur en faisant le pitre.

- Arrête ça Jones sinon je vais finir par te ligoter, ou pire, te mettre sous Imperium.

- Allons Miss-Je-Sais-Tout, tu sais bien que c'est interdit. Ricana-t-il alors qu'il se rapprochait de la sorcière

Hermione le toisa avec mépris. Elle avait l'impression de revoir l'ancien Malfoy. Cela ne lui avait pas du tout manqué et elle espérait de tout cœur qu'il ne redeviendrait plus jamais ainsi.

- Pourtant, ça ne nous a pas empêchés de l'utiliser. Murmura-t-il

La brune se figea.

- Qu'est-ce que tu viens de dire ?

- De quoi ?

- Ne joue pas à l'imbécile avec moi. Répète ce que tu viens de dire. Ordonna Hermione

- Je vois pas de quoi tu parles. Répondit Edmund avec un sourire en coin, on pouvait voir à travers ses yeux aussi noirs que la nuit qu'il n'avait que des idées malsaines en tête

Hermione se sentait brûler de l'intérieur. Qu'est-ce que cela voulait dire ? Avait-il utilisé l'Imperium sur McGonagall ? Tout ceci n'était alors qu'un piège. L'emmenait-il droit vers un mangemort ?

Elle recula loin de l'élève, essayant tant bien que mal de cacher sa peur.

- Cette pauvre directrice ne t'a rien dit n'est-ce pas ? Ce n'est pas moi qui ai écrit sur les murs, ce sont deux Poufsouffles. Un ami et moi-même nous les avons mis sous Imperium.

Il avait expliqué tout ceci en marchant vers Hermione d'un air menaçant. Il ajouta :

- Je disais donc ça pour te prévenir, en gros. Cela peut arriver à tout le monde.

La brune se sentit quelque peu soulagée d'apprendre que la directrice n'avait pas été victime d'Imperium, ainsi tout ceci n'était pas un piège, elle avait peut-être trop déliré.

Cependant, cette confession faisait froid dans le dos, ce n'était qu'un élève de sixième année et il semblait être bien plus épris du mal que Draco ne l'avait jamais été.

D'ailleurs, ce qui restait cependant étrange, c'était le fait que l'Imperium était un sort impardonnable. Jones ne devrait pas être simplement puni dans la forêt interdite, il devrait être envoyé à Azkaban.

- Je n'ai pas peur de tes menaces. Les tiennes, ou celles des autres. Répliqua sèchement Hermione, reprenant le dessus

- Tu es sûr de ça ? Le visage de Edmund touchait presque celui de la sorcière désormais

Un bruit de pas se fit soudain entendre. Hermione tourna la tête et aperçut une ombre humaine, elle soupira de soulagement. Rusard était enfin là.

- Tu dégages de là toi. Tu te prends pour qui ?

Ce n'était pas le concierge, mais Draco Malfoy qui était apparu à la lumière blanche de la lune. Il avait aussitôt foncé sur le jeune Serpentard, le poussant quelques mètres plus loin. Le sixième année se rattrapa en s'accrochant à un arbre.

- Malfoy ! S'exclama Hermione, surprise de le voir ici

- Et toi alors ? Comment oses-tu me traiter ainsi ? On sait tous que tu veux rejeter le Maître. Prépare-toi au pire si tu continues Malfoy.

Draco, fou de rage, poussa à nouveau Edmund afin de ne pas lui donner un coup de poing à la place, le faisant cette fois-ci tomber à terre.

- Tu ne m'adresses pas la parole, tu n'es pas digne de me dire un seul mot. Ouvre encore une fois la bouche et je te la briserai afin qu'elle reste fermée pendant des mois.

La menace du blond fit son effet. L'élève se releva, non sans un regard haineux pour le mangemort, et s'éloigna tout en restant dans le champ de vision de la Gryffondor.

- Tu ne peux pas être ici Malfoy ! Pesta Hermione en un chuchotement

- Toi non plus. Tu ne nous as pas écoutés.

- Je m'en sors très bien. Répliqua-t-elle

- Bien sûr, j'ai vu ça. Répondit le blond d'un ton sec et ironique. Il faut que tu rentres.

- Tu n'as pas d'ordre à me donner. Je dois le surveiller, je ne vais pas le laisser entre tes mains.

Draco inspira longuement afin de garder son calme. Cela ne servait à rien de discuter avec la Gryffondor, il l'avait bien compris.

- Très bien, alors je reste avec toi.

- Arrête tes bêtises Malfoy, tu agis comme un enfant.

Le blond ricana.

- Je ne saurais dire qui de nous deux ici agit comme un gamin.

Hermione leva les yeux au ciel. Elle déclara forfait, il ne partirait pas de toute façon. Et elle se dit qu'au moins, elle n'était pas seule avec ce fou furieux qui marchait un peu plus loin devant eux.

Elle espéra juste que le blond n'allait pas lui jouer un mauvais tour lui aussi.

Elle se remit alors en route. Draco la suivit, restant cependant derrière elle afin de mieux scruter les alentours.

La brune n'en revenait pas de ce qu'elle avait entendu. Alors c'était donc vrai, Malfoy rejetait Voldemort. Il ne voulait plus être un mangemort.
Cette année était riche en découvertes surprenantes.

- Il a dit qu'il avait utilisé le sortilège de l'Imperium. Confia Hermione à Malfoy

- Tu te doutes bien que cet idiot n'est capable de rien. Il cherche à faire peur, comme tous les Serpentards dans cette foutue école. Et ne viens pas te plaindre si quelque chose se passe Granger, je t'avais prévenue.

Hermione se renfrogna. Elle savait qu'il avait raison, mais elle refusait de l'admettre. Ils marchèrent quelques minutes dans un silence complet.

- Et toi, comment as-tu pu laisser McGonagall t'envoyer ici ? Elle a perdu la raison cette pauvre femme complètement sénile. Pesta le blond

- Je ne pouvais pas refuser. Elle était déterminée de toute façon.

- C'est louche. Murmura Draco pour lui-même

La brune gelait sur place, et pour ne pas arranger les choses elle recommençait à avoir une migraine. Elle soupira longuement. Elle ne souhaitait qu'une chose, retourner au château et se jeter au fond de son lit bien chaud.

Le regard du blond se faisait si lourd que Hermione pouvait presque le sentir sur son dos.
Elle se trouvait dans la forêt interdite avec Draco Malfoy, et ils agissaient comme des personnes qui n'avaient jamais eu aucun différend entre eux.

- Me diras-tu un jour ce que tu as ?

Hermione fronça les sourcils et se retourna vers son interlocuteur.

- Pardon ?

- Est-ce que c'est la bataille qui te fait peur au point de donner l'impression que tu te laisses mourir ? Au point que tu décides d'abandonner Potter et Weasley, tes amis de toujours ? Je ne te pensais pas aussi lâche Granger.

La brune serra les poings. Elle planta son regard dans celui du blond, prête à rugir.

- D'abord, tu me rachètes mon livre et tu le clames haut et fort devant tous tes amis, tu fous une raclée à Nott quand il s'en prend à moi et maintenant... Tu te soucis de moi ? J'ai longtemps cru que tu faisais tout ça pour énerver Tu-Sais-Qui, mais maintenant j'ai des doutes. D'autant plus après ce que Jones t'a dit. Avoua Hermione, le cœur battant. Pourquoi un tel changement envers moi ?

Alors Draco se rapprocha d'elle, de plus en plus. Elle pouvait sentir son odeur d'eau de Cologne tant il était proche. Une odeur qui l'envouta presque, mais la peur prit le dessus et son ventre se tordit de douleur.

- Et pour toi Granger, rien n'a changé à mon propos ?

La brune tourna la tête, elle sentait ses joues devenir rouges. Elle était si confuse, elle mit du temps à répondre.

- Je.. Je.. Bredouilla-t-elle

Elle aperçut Draco baisser la tête, avec un infime sourire en coin qui venait de s'esquisser sur son visage d'habitude si froid. Il avait compris. Tout comme elle avait compris.

Hermione en fut déboussolée pendant quelques secondes, mais lorsque Draco la dépassa elle daigna enfin revenir sur terre et elle reprit son chemin. Elle en avait oublié Jones et son mal de tête.

Ce qu'ils venaient de s'avouer était improbable.

Le Serpentard, concentré sur Jones, n'entendait plus Hermione. Il se retourna alors pour s'assurer qu'elle était toujours là. Mais ce ne fut pas le cas. Son cœur fit un bond.

En effet, elle se trouvait plus loin. Et un centaure était là lui aussi. Il avait attrapé la lionne par surprise en posant sa main velue sur sa bouche et maintenant il la maintenait prisonnière entre un arbre et lui. Il appuyait tout son corps sur elle. Quelques minutes de plus et elle finirait écrasée ou étouffée.

D'instinct, Draco maîtrisa aussitôt Edmund en lui lançant un stupéfix. Puis il se précipita vers Hermione et le centaure. Il essaya multiples sortilèges, mais rien ne semblait toucher la bête.

- Il ne.. réagit pas.. quand on lui parle. Il est.. sous.. impérium. À bout de souffle, Hermione essayait tant bien que mal d'aider le blond

Le jeune homme ne perdit pas son sang froid, il essaya alors de dégager Hermione. En vain. La créature magique devait bien peser une centaine de kilos.

Draco devenait dingue. De plus, si Jones était sous emprise, cela ne pouvait être lui qui contrôlait le centaure. Il devait donc y avoir un mangemort pas très loin d'ici.

L'idée qu'un partisan de Voldemort pouvait arriver d'un moment à l'autre alors que Hermione était là fit complètement paniquer le Serpentard. Il tournait en rond afin de trouver une solution.

Il n'y avait qu'un seul moyen. Il se posta face au centaure, qui de minute en minute écrasait un peu plus la Gryffondor.

- Avada..
- Non ! Hurla Hermione avec de grands yeux

Draco plongea ses yeux dans ceux de la brune. Que voulait-elle qu'il fasse ? Il n'y avait pas d'autres échappatoires.

- Il faut que.. tu envoies un patronus.. Malfoy !

Il la regarda longuement, désemparé. C'était bien la pire chose qu'on pouvait lui demander.

- Draco ! Insista-t-elle, paniquée de voir qu'il ne réagissait pas

- Je ne peux pas ! Cria-t-il, montrant pour la première fois l'une de ses faiblesses

Hermione comprit. Et cela l'assena tel un coup de massue.

Draco Malfoy ne pouvait pas réaliser de patronus car il n'avait aucun souvenir joyeux. Sa vie était vide de tout bonheur et pour en arriver ainsi, c'était qu'il avait dû terriblement souffrir tout au long de celle-ci.

Toutes ces années où il n'avait montré que son côté le plus mauvais avait en fait été une ruse pour cacher son mal-être. Peut-être que chez lui il n'avait pas reçu suffisamment d'amour, et qu'il se vengeait donc à l'école. Peut-être n'avait-il jamais eu le choix, ce qui l'avait mené à devenir un mangemort.

Hermione était peut-être condamnée, peut-être qu'elle souffrait elle aussi, mais au cours de sa vie elle avait réuni bien assez de souvenirs, tous aussi merveilleux les uns que les autres, pour créer des patronus à l'infini. Draco en était incapable. Il ne connaissait ni l'amour, ni l'amitié. Il ne connaissait que le mal car on l'avait forcé à ne croire qu'en lui.

Toujours plongée dans les yeux gris du blond, une larme roula sur la joue de Hermione. Elle ne l'avait jamais vu si faible. Elle ne pouvait même pas supporter cette scène.

Alors, elle réunit toutes les forces qui lui restait et elle réalisa elle-même le sort du Patronus. Elle ne sut si c'était la puissance de sa loutre ou de son sort, mais le centaure fut aussitôt repoussé.

La préfète-en-chef eut à peine le temps d'envoyer son Patronus qu'un flash l'aveugla, ses jambes flanchèrent et ce fut le noir complet. Elle sentit les bras de Malfoy la rattraper à temps, puis elle sombra au plus profond des ténèbres.


Voilà voilà pour ce chapitre dix tant attendu !
Alors, qu'en avez-vous pensé ? Quel est votre moment préféré ?
J'attends vos avis avec hâte !
Bises ! :-)