Je suis déjà de retour ! Avouez, vous êtes choqué.e.s ! Je n'ai pas mis un an pour publier la suite ! Haha
Je vous remercie pour vos votes et commentaires. J'espère que mon histoire vous plait toujours autant.
Je vous souhaite une bonne lecture.
Remus eut à peine le temps de déclarer la fin du cours que Draco s'était déjà levé. Hermione, fatiguée d'avoir entendu Harry se plaindre du blond tout au long du cours, se leva à son tour et le suivit discrètement du regard tout en rangeant ses affaires, intriguée.
Elle comprit alors qu'il ne voulait sûrement pas que l'on vienne l'embêter par rapport à son retour, d'où son départ précipité.
Ron, qui était assis devant, rejoignit ses amis et ils se dirigèrent vers la sortie.
- Tu as cours Hermione ? Demanda Harry en enfilant son écharpe autour du cou
- Oui, étude des runes. Et vous ?
- Oh, dommage. Nous avons une petite pause, on pensait aller se promener.
- Ne vous en faites pas pour moi, j'ai pris du retard et je dois rattraper tout ça. Hermione leur fit un sourire sincère
- Très bien. À plus tard alors. La salua Harry
Ron lui fit un petit signe de la main puis les deux garçons s'en allèrent.
La brune poussa un soupir de soulagement, elle allait pouvoir souffler un peu.
Le fait que Draco était revenu avait enragé l'Elu, et celui-ci en avait tellement parlé à Hermione qu'elle avait commencé à devenir nerveuse, ce qui lui avait valu un mal de tête naissant.
Elle avait tellement peur de faire une gaffe lorsque le blond devenait leur principal sujet de conversation.
- Allez Hermione, ressaisis-toi.
Sur cet encouragement, la lionne se remit en marche et se dirigea vers son prochain cours, le coeur plus léger.
Alors qu'elle était à quelques pas de la salle de classe, Hermione sentit tout à coup une main l'agripper et elle fut tirée dans un coin. Elle s'apprêtait à crier lorsqu'elle réalisa que ce n'était que Draco.
Elle lui donna une tape sur l'épaule, les lèvres pincées.
- Ça ne va pas ? Tu m'as fait peur !
Le blond s'esclaffa.
- Tu m'avais pourtant dit que tu n'avais jamais peur de moi.
En effet, c'était ce qu'elle lui avait dit en début d'année, lors de l'une de leurs nombreuses altercations. Elle baissa la tête et émit une petit sourire.
- Tu m'énerves. Murmura-t-elle
- Je fais cet effet à beaucoup de monde. Tu m'as manqué ce matin, tu as filé en douce telle une voleuse. Ajouta-t-il avec un sourire narquois
Hermione releva la tête vers lui et roula des yeux.
Draco l'observa alors quelques instants, et lorsque son regard trouva ses lèvres, il ne put résister à l'envie d'y déposer les siennes, pris d'une pulsion soudaine.
Doucement, il la plaqua contre le mur en pierre froid et posa ses deux mains sur ses joues afin d'approfondir le baiser. La brune ne parvint pas à se retenir et elle colla son corps contre celui du sorcier, ce qui le fit soudain respirer plus fort.
Le Serpentard sentait qu'Hermione tremblait de plaisir et il en devenait dingue. Le fait de devoir se cacher des autres rendait cet échange d'autant plus excitant.
Toutefois, il finit par mettre fin au baiser car il avait peur de ne plus réussir à se contrôler.
De plus, Draco ne cessait de penser au fait que Hermione était malade, et il avait toujours peur de lui faire mal.
Il se souvint de toutes ces fois où il l'avait vue saigner du nez, faire des malaises et être au plus bas. Il ne voulait pas que cela se reproduise, il ne pouvait plus supporter de la voir souffrir.
Il redoutait à chaque instant le jour où elle désirerait plus que des simples baisers.
Hermione détourna la tête, les joues rouges. Elle ne se reconnaissait plus, elle se sentait euphorique.
On l'appelait toujours Miss-Je-Sais-Tout, mais elle se rendait compte que lorsque le sujet touchait à l'amour, elle n'y connaissait rien. Que c'était frustrant pour elle.
Étonnement, c'était Draco qui lui apprenait tout cette fois. Jamais elle n'aurait pensé être capable de ressentir de telles choses. Ce qu'elle avait vécu avec Cedric, ce n'était rien comparé à l'histoire que le Serpentard lui offrait.
Draco se recula afin de laisser la jeune sorcière, encore bloquée dans le coin, se dégager. Il remit sa cravate en place et planta alors ses yeux d'un bleu acier dans ceux de la lionne, la tête haute, abordant son éternel visage froid et impassible.
Cela déstabilisa Hermione, même si désormais elle savait que le regard glacial du blond ne se voulait pas être méchant, c'était simplement un mécanisme qu'il adoptait afin de ne pas dévoiler ses émotions.
Une chose que son père lui avait certainement appris depuis son plus jeune âge.
- Tu as cours, j'imagine ? Tu n'as pas pris de pause comme tout le monde, tu préfères tout enchaîner ?
- Oui, est-ce un problème ? Hermione rentra dans son jeu, un sourire en coin
- Disons que ce n'est pas une surprise, Miss-Je-Sais-Tout. Répliqua-t-il d'une voix traînante
- Arrête de m'appeler ainsi.
- Au vu de la salle, je dirais étude des runes ? Tenta Draco
Hermione fit de gros yeux, étonnée. Personne ne connaissait cette salle de classe, très peu d'élèves choisissaient ce cours.
- J'en déduis que oui. Je l'avais pris en quatrième année, mais je l'ai assez vite trouvé barbant. Ajouta le Serpentard suite à la réaction de la brune
- Je n'avais jamais remarqué. Pourtant nous n'étions pas beaucoup d'élèves. Admit Hermione, encore choquée de ce qu'elle venait d'apprendre
- Je sais me faire discret, Granger. Je ne suis pas si idiot.
Elle savait très bien que Draco Malfoy n'était pas idiot. Son sale caractère était maître de sa réputation, on ne le connaissait que pour cela. Cependant, une fois que l'on s'intéressait un peu plus à lui, on comprenait très vite que le serpent était tout aussi intelligent que la lionne qui se tenait face à lui.
- Je n'ai jamais dit ça. Le défia Hermione
Draco ricana et secoua la tête.
- Allez. Va en cours, avant que quelqu'un ne nous voit.
La Gryffondor hocha la tête et sortit du coin sombre. Avant qu'elle ne s'en aille, Draco lui lança une dernière remarque.
- Fais attention. Va à l'infirmerie si tu te sens mal, je ne veux surtout pas que ta santé se dégrade.
Hermione remarqua dans les yeux du blond qu'il semblait terriblement inquiet lorsqu'il ne pouvait plus avoir un oeil sur elle, et cela lui fit un pincement au coeur. Elle aurait aimé que ce soit si facile, que le simple fait d'aller à l'infirmerie pouvait la soigner et faire en sorte que sa maladie ralentisse, sauf que cela ne marchait pas ainsi.
La réalité était plus bien dure à accepter, et la brune se rendit compte que Draco était toujours dans le déni. Tout comme Harry, Ron et Ginny.
Elle les faisait tous souffrir, et cela lui donnait tout bonnement envie de disparaître.
Alors, elle se contenta d'acquiescer. Elle ne pouvait pas lui offrir plus que cela, c'était le mieux qu'elle pouvait faire. Lui donner des faux espoirs, comme elle le faisait avec ses meilleurs amis depuis le début.
Elle se détestait d'être si lâche.
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Néanmoins, lorsque Hermione sortit de ses deux heures d'étude de runes, elle réalisa que, pour la première fois depuis bien longtemps, elle n'avait ressenti aucune douleur. Et ce malgré l'énorme concentration dont elle avait dû faire preuve tout au long du cours.
Autrefois, son nez aurait saigné ou bien elle se serait évanouie tant ses maux de tête lui faisaient mal.
Sa maladie était moins difficile à supporter. Les médicaments, qui étaient plus lourds mais plus efficaces, faisaient effet, c'était évident.
Pourtant, Hermione était persuadé qu'un certain Serpentard y était également pour quelque chose. Sa présence l'apaisait, les moments qu'ils passaient ensemble engendraient des souvenirs qui permettaient à la sorcière de penser à autre chose qu'à sa condition.
De ce fait, elle se concentrait moins sur la douleur et celle-ci devenait moins pénible.
Draco agissait comme un remède miracle pour Hermione. Elle avait longtemps espéré que Harry, Ron et Ginny seraient ce fameux remède qui lui permettrait de mieux faire face à sa maladie fatale, mais il n'en était rien. Ils avaient fait pire en s'éloignant d'elle.
Et c'était à ce moment-là que Draco avait décidé de s'immiscer dans sa vie, lorsqu'elle avait eu le plus besoin de quelqu'un auprès d'elle.
Jamais Hermione ne pourrait suffisamment le remercier. Et c'était bien pour cela qu'elle s'en voulait terriblement lorsqu'elle pensait qu'elle allait un jour le faire souffrir en le quittant, alors que lui avait tout fait pour la sortir de sa souffrance.
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Sans réelle envie, Blaise marchait en direction de son appartement. Il y avait oublié un livre dont il avait besoin pour son dernier cours de la journée. Il avait d'ailleurs hâte que celle-ci se finisse.
À quelques mètres de l'arrivée, il aperçut Theodore qui attendait devant le tableau. Adossé contre le mur et les bras croisés, il tapait du pied, impatient.
Le préfet-en-chef baissa la tête et soupira.
- C'est pas vrai.
Blaise ne voulait pas lui parler, il regrettait de lui avoir tout révélé à propos de Draco et la Gryffondor.
Il n'avait pas supporté que Theodore envoie Pansy régler ses comptes auprès du blond. Leur comportement était infecte, il ne pouvait plus se les voir en peinture.
- Que fais-tu là ? Siffla Blaise lorsqu'il arriva à la hauteur du Serpentard
- J'attends Granger. Déclara-t-il sans même regarder le préfet
Blaise crut un instant halluciner.
- Tu te fous de moi ?
- Je ne peux pas la laisser s'en tirer comme ça. Elle n'a rien à faire avec Draco, elle le détourne de son camp. Ils nous oublient, le Maître et nous, pour elle.
- Et tu comptais faire cela en plein jour, dans les escaliers, aux yeux de tous les élèves ? Pauvre imbécile. Vociféra Zabini
- Tu devrais plutôt être content. J'essaie encore de ramener Draco dans le droit chemin, malgré tout ce qu'il m'a fait.
Sur ces mots, Theodore tourna la tête vers Blaise et il lui montra son nez tordu et bleuté suite aux multiples coups infligés par le bond. Le préfet-en-chef ne se retint pas de rire.
- Tu méritais plus que ça, crois-moi. Reste à ta place, Theodore. Laisse Draco gérer ses problèmes seul, il se rendra très vite compte de ses erreurs.
Blaise venait d'affirmer cela bien qu'il n'y croyait pas une seule seconde. Il voulait simplement que Nott lâche enfin l'affaire.
- Je ne te comprends pas. Tu deviens comme lui. Lâcha Theodore avec dégoût
- Je vais me répéter une dernière fois, Nott. Ne la touche pas. Il ne faut pas s'en prendre à elle, surtout pas maintenant. Le Lord ne t'a jamais demandé de faire une telle chose. Touche-la et tu auras affaire à Draco, et à moi-même.
Les yeux de Theodore, encore légèrement gonflés suite à sa bagarre avec Malfoy, se plissèrent et il retroussa ses lèvres avec dégoût.
- Vous ne méritez plus de faire partie de notre camp.
Il ne laissa pas le temps à Blaise de répliquer et rebroussa chemin d'un pas pressé.
Le préfet secoua la tête, désespéré. Il ne savait plus lui-même s'il avait encore envie de faire partie du côté du Mal.
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Pour une fois, Hermione ne fut pas la dernière arrivée pour le dîner.
Harry s'installa en trombe à côté de Ginny qui, surprise, manqua de s'étouffer avec sa gorgée de jus de citrouille.
- Tu vas bien Harry ? S'enquit Hermione, arquant son sourcil gauche
- J'ai pu discuter avec Remus qui s'est entretenu avec l'Ordre ce matin. Voldemort se cache, je n'ai plus aucune vision. Nous ne savons pas ce qu'il prépare, la situation devient urgente.
Hermione, Ginny et Ron se regardèrent, soudain inquiets de ce que leur ami avançait.
- Tout comme il ne sait pas ce que nous préparons, Harry. Tu dois avoir confiance en McGonagall, elle sait ce qu'elle fait. La brune tenta de le rassurer
- Je ne doute pas d'elle. Il ne faut juste pas oublier que des mangemorts sont présents dans ce château, parmi les élèves. Voldemort peut leur demander n'importe quoi, ils obéiront. Malfoy le premier. Répliqua l'Elu, agacé de voir que jamais personne ne le croyait
- Si cela arrive, ils seront renvoyés comme l'autre abruti qui s'en est pris à Hermione dans la forêt interdite. Ils n'auront le temps de rien faire, surtout pas eux, ils sont bien trop bêtes. Se moqua Ron après avoir avalé un bout de pain
Hermione n'osa plus dire un mot. Elle pensa à Draco et elle réalisa alors qu'elle était elle-même la petite-amie d'un mangemort, ces êtres détestables que Harry haïssait par-dessus tout. Qu'elle exécrait aussi, d'ailleurs, mais le blond n'était pas comme eux. Du moins, il ne l'était plus.
Sur le coup, la Gryffondor sentit ses joues rougir. Elle n'arrivait pas à croire qu'elle était tombée amoureuse de l'un des ennemis du Trio et qu'elle le leur cachait, tout comme elle leur avait caché sa maladie. Ce n'était pas digne de Hermione Granger, un tel comportement.
De plus, Harry pensait encore que Draco était un fidèle disciple du Lord. S'il venait à apprendre pour eux deux, il tuerait Hermione avant que la maladie ne le fasse.
Elle aurait aimé dire toute la vérité à son meilleur ami, lui avouer que le Serpentard ne faisait plus partie du Mal et qu'il avait même aidé le côté du Bien.
Cependant, le blond refusait que la jeune sorcière ne dise quoique ce soit.
D'ailleurs, Draco n'était pas à la table des Serpentards, mais Hermione s'était aussitôt dit qu'il ne voulait tout simplement pas manger avec Nott et Zabini.
Dans moins d'une heure, elle allait le retrouver.
Alors, Hermione se fit toute petite et resta silencieuse jusqu'à la fin du repas, laissant le garçon à la cicatrice sermonner ses amis quant à l'affrontement qui approchait et le fait qu'ils ne semblaient pas s'en soucier suffisamment.
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Essoufflée et la tête qui tournait, Hermione arriva enfin devant son appartement. Elle avait si hâte de se coucher, cette journée avait été éprouvante. Elle était soulagée d'avoir tenu jusqu'au bout, sans faire de malaise, sans souffrir d'une terrible migraine ou sans saigner du nez. La lionne avait eu une journée de cours sans aucune embûche. Cela faisait bien longtemps.
Néanmoins, elle ne refusait pas une bonne longue nuit de sommeil et elle espéra qu'elle serait aussi paisible que la précédente.
La salon était vide, il y faisait très froid et pas une bougie n'était allumée.
- Étrange... Souffla-t-elle
D'un coup de baguette elle ralluma un feu et déposa ses affaires de cours sur la petite table ronde.
Quand elle avait quitté la Grande Salle, Blaise y était encore. Il ne tarderait pas à arriver, à moins qu'il ne dorme à nouveau dans le dortoir des Serpentards.
Par contre, Draco ne semblait pas avoir mis les pieds dans l'appartement depuis son départ ce matin. S'il n'attendait pas la brune dans la chambre, cela voulait dire qu'il était à nouveau parti, et cette fois sans la prévenir.
- S'il te plaît, sois là... Dit-elle dans un murmure attristé
Elle avait besoin de le voir. Il n'y avait que lui qui lui permettait de se changer les idées.
Sans plus attendre, elle monta dans sa chambre et ouvrit brusquement la porte.
Comme elle s'en doutait, la pièce fut vide. Dépitée, Hermione se laissa tomber sur le lit.
L'avait-il abandonnée, pour de bon ? Avait-il réalisé, après cette nuit merveilleuse qu'ils avaient passée, que tout ce bonheur ne durerait qu'un temps et que la maladie de la Gryffondor viendrait tout briser ?
- Calme-toi Hermione. Calme-toi. Se chuchota-t-elle
Elle était parano. Sa maladie faisait qu'elle devenait de plus en plus dépendante affectivement parlant, mais il ne fallait absolument pas qu'elle tombe dans ce piège.
Elle ne devait pas se reposer sur quelqu'un, surtout pas sur Draco Malfoy. Il ne pourrait jamais la sauver, et elle ne ferait que l'entraîner dans sa descente aux enfers si elle continuait de s'accrocher à lui.
Hermione allait continuer de combattre sa tumeur, seule, comme elle le faisait depuis le début. Si Draco décidait de la soutenir, alors elle l'accepterait, mais il était hors de question que cela en devienne une obligation. Elle n'avait pas le droit de lui demander d'être toujours là pour elle, surtout pas en ce moment.
De plus, il ne l'avait pas abandonnée. Il allait revenir, il avait simplement d'autres choses à régler.
- Allez Hermione, pauvre idiote que tu es, reprends-toi ! Elle tenta de se motiver elle-même
Ainsi la Gryffondor se leva afin d'aller prendre une douche, et il serait ensuite l'heure de prendre ses médicaments.
Avant de quitter la chambre, Hermione fouilla les poches de sa cape. Elle y trouva la boîte qui renfermait les petites pilules, ainsi qu'un bout de papier. La brune fronça les sourcils, ne comprenant pas.
Elle amena le bout de feuille froissée devant ses yeux et le déplia.
"Je reviens vite.
D. M"
Il lui avait certainement glissé ce mot lorsqu'ils s'étaient vus après le cours de défense contre les forces du mal.
Il n'avait pas osé lui annoncer en face car il savait qu'elle aurait angoissé toute la journée et qu'elle en aurait donc oublié ses cours. Draco ne le montrait pas vraiment lorsqu'ils étaient ensemble, mais il voulait à tout prix préserver la brune.
Alors, Hermione sourit.
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Le lendemain, Hermione se réveilla en panique. Chamboulée par les événements de la vieille, elle en avait oublié de prendre ses médicaments avant de s'endormir. Elle grogna de mécontentement.
- Pourquoi suis-je si bête !
La lionne n'attendit pas une seconde de plus et elle attrapa sa boîte de comprimés. Elle pria Merlin de ne pas avoir trop mal suite à cet oubli. Pour l'instant, cela semblait aller.
Une fois de plus, pas un fantôme ne rôdait dans le salon, l'appartement était plongé dans un silence assourdissant.
Blaise avait bel et bien dormi dans la salle commune des Serpentards. Elle se demanda s'il allait continuer de l'éviter et si elle allait un jour le revoir lors des prochaines rondes.
Une fois prête pour cette nouvelle journée, Hermione remit du bois dans la cheminée car elle ne voulait pas rentrer ce soir et mourir de froid à nouveau, puis elle s'empara de ses affaires.
Alors qu'elle s'apprêtait à quitter l'appartement, elle se rendit compte qu'elle avait oublié de prendre sa baguette, posée sur la table basse face à la cheminée. Elle soupira, ne pouvant s'empêcher de s'inquiéter. Et si ces oublis constants étaient du à sa maladie ?
La brune fut soudain sortie de ses pensées lorsqu'elle entendit le tableau d'entrée s'ouvrir. Elle se retourna et attendit, ne sachant pas qui pouvait être cette personne. Elle redoutait que ce soit Parkinson ou pire, Nott.
Elle soupira de soulagement et passa une main sur son front, qui perlait déjà de sueur, quand Draco apparut devant elle.
Il portait son pantalon noir, sa chemise blanche et sa cape, mais ses cheveux tombaient sur son front et des cernes s'étaient formées sous ses yeux bleu gris.
- Il faudrait que je change le mot de passe. Lâcha Hermione qui voulait un peu l'embêter
- Vraiment, Granger ? Je parie que tu me donnerais le nouveau dans la seconde tant je te manquerais. Répliqua le blond avec un petit sourire en coin
Hermione roula des yeux, s'esclaffant en même temps.
Doucement, le Serpentard s'approcha d'elle, posa une main sur sa hanche droite et il déposa un baiser sur son front. La sorcière se sentit aussitôt apaisée.
- Où étais-tu ?
Draco se recula.
- Cette question ne m'avait pas manqué. Ricana-t-il
La Gryffondor croisa les bras sur sa poitrine et le fixa avec insistance. Le blond finit par céder et lui répondit, tout en remettant ses cheveux en arrière.
- Je me suis entretenu avec le Lord hier soir.
Hermione se sentit un instant défaillir, elle s'assit alors sur le canapé.
- T'a-t-il fait quelque chose ? S'enquit-elle, sans oser relever la tête vers le blond
Imaginer Draco face à Lord Voldemort horrifiait la lionne.
- Non. J'y suis allé de moi-même, je voulais savoir s'il avait encore confiance en moi. Ce qui est toujours le cas.
- Pourquoi ? Demanda Hermione qui semblait être dans l'incompréhension
- Il leur faut penser que je suis encore de leur côté, autrement je ne pourrai jamais me venger. Je ne pourrai plus vous aider.
Le regard de la brune s'était perdu dans les flammes face à elle.
- Et pour s'assurer de cette confiance, j'imagine qu'il t'a donné une mission ? Présuma-t-elle
- Oui. Répondit simplement Draco
Une nouvelle mission, probablement plus terrible que la précédente. La mission de la dernière chance. Si le Serpentard venait à ne pas la réaliser à nouveau, il mourrait.
Hermione leva les yeux vers lui. Elle aurait aimé le croire entièrement, mais un léger doute naquit en elle.
- Dis-tu la vérité, quand tu clames ne plus être du côté du Mal ?
Le blond fronça les sourcils et son regard s'assombrit.
- Tu doutes de moi ?
- Non, je... C'est juste que...
- Alors que fais-tu avec moi ? Draco commençait à s'énerver
Hermione se leva et lui fit face, elle ne voulait pas le contrarier alors qu'il avait probablement passé une très mauvaise nuit.
Toutefois, elle avait besoin de pouvoir lui faire confiance à cent pour cent. Il fallait qu'elle en ait le coeur net.
- Tu sais très bien que j'ai le droit d'en douter. Tu m'as rabaissée pendant de nombreuses années, et maintenant tu es à mes côtés. J'ai besoin d'être rassurée. J'ai toujours cette peur au fond de moi que tout ceci ne soit qu'un piège.
Draco serra sa mâchoire, il se détestait. Il avait l'impression d'être un monstre, et il ne pouvait plus supporter cela.
- Ne doute pas de moi. Exigea-t-il d'un ton ferme
- Bien, alors dis-moi quelle est ta mission.
- Hermione.
Elle se reprocha un peu plus de lui et se tint droite. Elle ne flancherait pas.
- Arrête. Insista-t-il alors qu'il perdait son sang froid
Au fond d'elle, Hermione se doutait de sa mission. Elle, et certainement Ron, étaient impliqués.
Elle se souvenait très bien des fois où elle avait vu le visage du blond abîmé par ses collègues mangemorts, car il avait osé aider la meilleure amie, née-moldue, de Harry Potter. Voldemort refusait que ses disciples soient gentils avec les sangs-impurs.
Ainsi, afin d'être sûr que Draco n'approcherait plus jamais Hermione, le Lord lui avait donné la plus cruelle des missions.
La jeune sorcière savait, mais elle avait besoin d'entendre Draco le lui dire, alors elle saurait qu'il ne lui cachait rien.
- Dis-la moi.
- Tu le sais très bien ! Rugit-il en se détournant de la brune afin de se calmer
La rouge et or avait vu juste, et elle sentit alors un frisson parcourir sa colonne vertébrale. Au moins, il ne lui mentait pas, ce qui prouvait qu'elle pouvait lui faire confiance.
Draco se retourna vers elle et il la prit dans ses bras, un geste inattendu de sa part. Hermione l'enlaça à son tour, surprise. Mais cela lui fit du bien.
- Et tu sais également que jamais je n'exécuterai cette mission. Je fais tout ça pour mieux le tromper, et l'attaquer sans qu'il ne s'y attende.
- Je sais. Chuchota la Gryffondor, la tête posée contre le torse du blond
Elle le savait. C'était la maladie qui tuerait Hermione Granger, personne d'autre.
Et certainement pas Draco Malfoy, qui dès qu'il n'était plus avec la lionne angoissait à l'idée qu'il ne lui arrive quelque chose.
Toutefois, Hermione avait peur. Elle avait peur qu'il n'arrive quelque chose à Harry, à Ron, et à Draco lui-même. Personne n'était à l'abri.
- Promets-moi de faire attention. Murmura-t-elle, inquiète
Le blond dut se retenir de rire. Elle se souciait plus de la vie du Serpentard que de la sienne, alors qu'elle était bien plus fragile.
Draco attrapa le menton de Hermione et lui releva la tête. Il regarda intensément son visage de porcelaine, avant de s'attarder sur ses lèvres et d'y déposer un baiser. Un baiser peut-être trop brusque, trop violent, mais il ne parvint pas à se contrôler suite à leur dispute.
La jeune sorcière y répondit tout de même, oubliant aussitôt tous ses tracas, avant que le serpent n'y mette fin.
Le visage impassible, Draco se recula.
- Nous devons aller prendre le petit-déjeuner. Je n'en ai absolument pas envie, et l'idée d'aller en cours auprès de tous ces foutus idiots me répugne encore plus, mais c'est ainsi. Je te laisse y aller en première, je partirai quelques minutes après toi. Déclara-t-il
Hermione hocha la tête, un petit sourire sur le coin des lèvres. Draco la rendait folle, en un rien de temps il parvenait à la faire passer par toutes les émotions possibles. Elle ne comprenait pas comment cela se pouvait.
Elle adressa un dernier regard au blond, puis elle quitta l'appartement.
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Le temps s'écoula à vitesse grand V, Hermione n'avait pas vu la journée passer. Elle avait été seule une bonne partie du temps.
Harry et Ron n'avaient quasiment pas quitté le terrain de Quidditch et Ginny avait préféré la compagnie de Luna et Padma plutôt que celle de la brune. Hermione ne leur en voulait pas, elle comprenait que ce n'était pas toujours facile de se coltiner une personne malade. Cela les perturbait trop.
Pourtant, la jeune femme s'était sentie bien aujourd'hui. Malgré son oubli hier soir, le médicament pris au petit matin avait fait son effet. Elle avait l'impression de revivre.
N'ayant pas partagé ses cours avec les Serpentards aujourd'hui, Hermione n'avait pas croisé Draco.
Alors qu'elle entrait dans l'appartement des préfets-en-chef, elle espéra l'y trouver. Elle lui faisait confiance, plus que jamais. Elle ne pensa même plus à cette mission que le Mage Noir avait donné au jeune mangemort.
Et lorsque Hermione pénétra dans le salon, elle l'aperçut. Il était bien là, assis sur le fauteuil en velours vert. Il l'attendait, avec son éternel sourire en coin.
La Gryffondor sut immédiatement qu'elle allait passer une douce soirée, loin de tout problème.
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Cependant, la nuit fut catastrophique. Hermione se réveilla vers trois heures du matin, prise de soudaines nausées. Draco l'avait à peine sentie bouger qu'il avait aussitôt ouvert les yeux et s'était redressé en position assise, ses cheveux partant dans tous les sens.
- Ça ne va pas ? Demanda-t-il d'une voix rauque, encore endormi
La brune ne réussit pas à lui répondre, elle se jeta hors du lit et se précipita vers la salle de bains.
Inquiet, le Serpentard la suivit dans la foulée mais il respecta son intimité en attendant devant la porte. Il avait peur qu'elle ne fasse un malaise.
Alors, la sorcière passa près de quinze minutes à vomir. À la fin, plus rien ne pouvait sortir tant elle s'était vidée. Elle avait sûrement pris trop de médicaments.
Hermione en voulait tellement à sa maladie. Elle la faisait passer pour une personne faible et pitoyable. Une personne mourante, condamnée. Elle ne méritait pas cela, comme si elle n'avait pas été suffisamment humiliée tout au long de ses années à Poudlard.
Draco la voyait dépérir, et la jeune femme en avait terriblement honte.
Alors, elle eut comme une révélation.
C'était fini. Elle en avait plus qu'assez. C'était la douleur de trop.
Hermione était désormais déterminée à ne pas laisser la maladie l'emporter. Elle allait se battre, elle n'accepterait plus que sa tumeur l'affaiblisse. C'était fini.
Penser qu'elle était prête à mourir, qu'elle acceptait sa mort. Tout ça c'était fini. Elle n'était pas prête, encore moins maintenant que Draco était auprès d'elle.
La lionne retrouvait peu à peu son courage de Gryffondor. Elle n'allait pas mourir, c'était hors de question.
À l'extérieur de la pièce, le blond tapait du pied. Ne rien pouvoir faire pour l'aider l'agaçait au plus haut point.
- Granger, sors. Il faut que tu essaies de te calmer, tu vas te faire du mal. Tu ne vomis plus rien à part de l'air.
Draco savait de quoi il parlait. Il ne se rappelait même pas combien de temps il avait passé à vomir après avoir assisté à l'agression de sa mère l'été dernier.
Hermione inspira un grand coup afin de calmer son corps tremblant.
- Je suis une battante. Se murmura-t-elle à elle-même
Elle finit par sortir. Sa peau était devenue livide et elle semblait tourner de l'oeil.
Draco ne lui laissa pas le temps de faire un pas de plus, il souleva la jeune femme et la porta, la serrant contre lui.
- Draco... Souffla la Gryffondor dont les yeux se fermaient suite aux vomissements qui l'avaient épuisée
Elle n'aimait pas être traitée comme une enfant, mais elle était bien trop faible pour que Draco accepte de la laisser prendre les escaliers, alors il l'ignora.
En un seul coup d'oeil, la porte de la chambre s'ouvrit toute seule. Hermione releva les yeux vers le blond.
- Toi aussi tu apprends à jeter des sorts sans baguette. Sourit-elle faiblement
Délicatement, Draco déposa la lionne sur le lit, prenant soin de la glisser sous la couette.
- Qui aurait cru qu'un jour tu t'occuperais si bien de moi.
Le visage du Serpentard était fermé, presque froid, il n'était pas d'humeur à rire. Il sentait l'inquiétude le submerger.
Il avait osé penser que Hermione allait mieux, mais la réalité venait de le frapper de plein fouet.
Il dut se faire violence pour ne pas partir loin de cet appartement, de tout ce malheur. Il avait toujours autant de mal à être spectateur de la souffrance de la jeune sorcière.
Hermione, qui luttait pour ne pas s'endormir, sentit la peur de Draco. Elle voulut alors le rassurer.
Lui aussi devait croire qu'elle s'en sortirait. Ensemble, ils finiraient par vaincre ce cancer.
- Ces vomissements sont du à mes médicaments, ne t'en fais pas. Je devrais d'ailleurs en reprendre un.
Draco, qui s'était à son tour installé dans le lit, lui lança un regard énervé.
- Es-tu folle ? Tu vas te tuer si tu en reprends un. Tu dois te reposer maintenant et tu t'occuperas de ça demain matin.
Têtue, la lionne voulut répliquer.
- Cela ne me fera rien et puis je..
Le serpent était bien trop fatigué, il ne voulait pas jouer à celui qui aurait le dernier mot.
Alors, afin de faire taire Hermione, il plaqua ses lèvres sur les siennes et l'embrassa fougueusement. La jeune femme fronça les sourcils, agacée que Draco ne l'ait pas laissée terminer sa phrase. Une frustration que le blond remarqua, et il décida alors d'en jouer.
- Je n'ai pas besoin de mots, je pourrais te faire taire de mille et une façons, si tu savais. Susurra-t-il entre deux baisers
Sur ces mots, il posa sa main sur le cou de la Gryffondor et approfondit le baiser. Hermione sentit des frissons lui parcourir le corps et elle sourit, peinant encore à réaliser qu'elle était en train vivre le rêve de nombreuses élèves de Poudlard.
Elle, une sorcière moldue si longtemps rabaissée pour son sang. Elle tombait éperdument amoureuse de son ennemi, d'un Serpentard, d'un mangemort.
Draco sentit que cela commençait à aller trop loin et il finit alors par se reculer. Il demanda à Hermione de dormir, il ne voulait pas qu'elle soit trop fatiguée au réveil.
La brune chercha la main du blond afin d'y entrelacer la sienne, et celui-ci, bien qu'il n'aimait pas vraiment être collé à une personne lorsqu'il dormait, céda.
Lorsque Draco remarqua que Hermione s'était vite endormie, il se dit qu'elle allait mieux et fut soulagé. Il put ainsi se plonger dans un sommeil profond à son tour.
oOOOOo
Deux semaines s'étaient écoulées. En ce mercredi 21 janvier, tout semblait aller pour le mieux. Après quelques frayeurs et aller-retour à l'infirmerie, Hermione reprenait du poil de la bête. Elle avait même repris quelques kilos, même si elle ne savait pas vraiment si les médicaments y étaient pour quelque chose.
La brune continuait de penser de façon positive. Elle en avait ras-le-bol de se morfondre chaque jour, et elle était bien décidée à ne plus laisser sa tumeur prendre le dessus.
De plus, ce changement en elle faisait qu'elle ressentait de moins en moins de douleurs.
En cachette, Draco et Hermione continuaient de se voir, apprenant chaque jour à s'habituer à la présence de l'un et de l'autre, quelque chose qu'ils n'avaient jamais connu. Chacun combattait sa part de ténèbres, et cela ne faisait que renforcer ce qu'ils ressentaient l'un pour l'autre.
Harry et Ron commençaient à délaisser les cours, préférant se consacrer à la recherche des trois derniers horcruxes.
L'Elu avait de plus en plus de mal à contrôler ses émotions, le fait de ne plus avoir de visions le freinait dans sa quête, et Hermione et Ron en faisaient très souvent les frais. Toutefois, la lionne tentait de l'aider dès qu'elle le pouvait. Ginny, quant à elle, semblait passer outre sa rancoeur envers Hermione et souhaitait de plus en plus être aux côtés de la brune.
Ce mercredi matin, Zabini se réveilla dans sa chambre de préfet-en-chef, dans l'appartement. La veille il avait enfin décidé d'y retourner, mais il n'avait croisé ni sa collègue, ni son ami. Le préfet avait besoin de parler à Draco.
Theodore et Pansy étaient introuvables depuis deux jours, et Blaise avait désormais décidé de ne plus être de leur côté.
Lorsqu'il descendit dans le salon, Blaise se rendit compte qu'il était seul, mais il savait que Hermione et Draco avaient dormi ensemble cette nuit. Ils étaient probablement déjà en train de prendre leur petit-déjeuner. Il quitta alors l'appartement.
Par chance, le préfet tomba sur le blond qui sortait de la Grande Salle.
Le visage de Draco s'assombrit aussitôt à la vue de Zabini qui s'approchait.
- Les autres toutous ne sont plus là pour te divertir donc tu reviens à mes pieds ? Assena-t-il d'un ton mauvais
- Salut, Draco.
Gêné, Blaise se racla la gorge.
Le jeune Malfoy, qui le toisait de haut, lui lança un regard insistant qui l'incitait à lui répondre.
- Je... Écoute. Je le sais, j'ai compris à présent. Rien ne te fera changer d'avis, j'ai essayé de te faire comprendre que la mort de Granger te détruira mais..
- Elle ne va pas mourir. Le coupa Draco, refusant d'entendre ces mots
- Soit. Dans tous les cas tu ne m'écouteras pas, et j'en ai assez de me liguer contre toi. Tu restes mon ami, malgré tout, et je préfère alors être à tes côtés et t'aider.
Draco, surpris de ce retournement de situation, considéra un instant les paroles du préfet. Il ne savait pas s'il pouvait lui faire confiance.
- Où sont Nott et Parkinson ?
- Je ne sais pas. J'imagine qu'ils sont auprès du Lord. Murmura Blaise, ne voulant pas se faire remarquer
- Comment pourrais-je te croire ?
- Fais-moi confiance. Je suis fatigué de tout ça, tout autant que toi.
La tête haute, le blond épia Blaise.
Ils étaient amis depuis si longtemps, Draco s'était toujours dit que le préfet serait le dernier à le trahir, il n'était pas hypocrite comme Theodore ou Pansy pouvaient l'être.
- Ces derniers mois ont été difficiles, mais tout ce que j'ai fait, c'était pour t'aider. Je m'y suis juste mal pris. Ajouta Zabini
Draco inspira un grand coup afin de reprendre ses esprits, puis il hocha la tête.
- Retrouve-moi près du lac pendant notre pause, cet après-midi. Décida-t-il avant de s'en aller
Blaise le regarda partir, pensif.
Au fond de lui, il espérait que le blond allait finir par ouvrir les yeux.
oOOo
Hermione, d'un pas lent, se dirigeait vers son dernier cours de la journée. Elle allait bien, mais ses médicaments lui donnaient des nausées très désagréables.
Lorsqu'elle arriva devant la salle de classe, seulement trois élèves étaient là, la lionne réalisa alors qu'elle était en avance.
Fatiguée, elle s'adossa contre le mur et patienta. Elle avait cours avec les Poufsouffles, l'ambiance allait donc être calme, ce qui la rassurait.
- Hermione !
Elle releva les yeux et à sa grande surprise, elle découvrit Peter qui lui faisait face.
En quatrième année, il avait été le protégé de Cedric. Hermione avait ainsi eu l'occasion de le voir assez souvent lorsqu'elle passait du temps avec le champion du Tournoi des Trois Sorciers.
- Peter ! Cela faisait longtemps. Sourit timidement la lionne
Cela lui fit bizarre et elle ne put s'empêcher de repenser au bon vieux temps avec Cedric, ce qui lui provoqua un pincement au coeur.
- Je sais, c'est assez compliqué les derniers temps. Admit le garçon tout en se frottant la nuque
- À qui le dis-tu. Plaisanta la brune
Si seulement il savait, pensa-t-elle.
Toutefois, elle fut contente de le revoir. Cela lui faisait du bien de voir du monde, de savoir que des personnes s'intéressaient à elle, et non pas à sa maladie. Cela la confortait dans son choix de jamais rendre sa condition publique.
- Tout va bien pour toi ? J'imagine que les ASPIC ne te stressent pas trop ? Continua Peter, invitant la sorcière à continuer la discussion
Cette question la fit rire.
Cependant, Hermione ne remarqua pas qu'au loin Draco venait d'arriver. Il avait cours dans la salle en face de celle où la Gryffondor se tenait, riant aux éclats avec un garçon.
Le blond se figea et serra ses poings, jusqu'à les faire rougir. Il ne supportait pas de voir cela. Il avait mis tant d'années à provoquer un sourire chez la lionne, et ce Poufsouffle y parvenait en quelques secondes.
Soudain, Hermione sentit la présence du Serpentard et se tourna alors vers lui. Draco détourna le regard et, pris sur le fait, s'en alla aussitôt.
Il savait qu'il était très possessif et jaloux, mais il ne comprenait pas pourquoi. Il voulait maîtriser ces défauts, mais c'était plus fort que lui.
De plus, il aurait aimé se diriger vers Hermione, lui prendre la main et déposer un baiser sur son front, afin de montrer au Poufsouffle qu'elle était avec lui. Il se serait senti si fier de faire voir au monde entier que la plus brillante et la plus courageuse des sorcières l'avait choisi lui, et pas un autre.
Mais le blond ne pouvait rien faire car ils devaient à tout prix se cacher, ce qui le frustra affreusement.
Et cette frustration l'avait probablement poussé à fuir, dépité après avoir assisté à cette scène. La savoir malade ne l'aidait pas, il avait encore plus de mal à la voir avec d'autres personnes que lui.
Il était terrifié à l'idée que l'on ne lui fasse du mal. En ces temps de guerre, on ne pouvait plus faire confiance à qui que ce soit.
Draco ne parvenait plus à contrôler ses émotions lorsqu'il se retrouvait face à Hermione Granger. Celle qu'il avait pensé haïr pendant de si longues années lui faisait perdre tous ses moyens, et cela le rendait fou.
Et voilà le chapitre 17. Qu'en avez-vous pensé ?
Il ne se passe pas grande chose pour l'instant, mais les prochains chapitres risquent d'être très mouvementés.
L'histoire que Draco et Hermione sont en train de vivre, est-ce trop beau pour être vrai ?
J'attends vos avis avec hâte !
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À très vite !
