Me revoilà ! Merci pour toutes les lectures et les commentaires. Ils me touchent toujours autant.
Merci Guest pour ton commentaire. C'est vrai, on oublie trop souvent que l'entourage souffre également.
Merci mypygmypuff pour ton commentaire adorable ! C'est vrai que Draco et Hermione sont trop trop adorables ensemble !
Merci à ma fidèle Fleur d'Ange pour sa review !
Merci Miss MPREG, c'est très gentil. Ne t'en fais pas, tu auras des réponses quant à la mission de Draco. C'est normal que ce soit flou.
Je vous laisse lire la suite. Bonne lecture :-)
Le soir, Hermione attendit Draco pendant plus d'une heure. En vain. Il n'avait pas quitté le château, il était toujours là, mais il ne semblait pas vouloir être avec la brune.
La jeune sorcière n'acceptait pas que le Serpentard l'ignore pour de telles futilités. Il ne s'était rien passé avec Peter, elle lui avait simplement parlé, et Draco en faisait tout un plat au point de ne même pas rejoindre Hermione dans son appartement.
- Foutu enfant pourri gâté. Pesta-t-elle en se levant du canapé
Elle savait où il était, du moins, elle en était quasiment sûre. Cet endroit était comme un refuge pour Draco. Il s'y rendait dès qu'il avait besoin d'échapper à la réalité.
Ce fut ainsi que Hermione se retrouva en chemin vers la Tour d'Astronomie.
Dans les escaliers, elle crut un instant qu'elle allait s'évanouir et elle regretta d'être partie à la recherche du blond. La sorcière dut s'assoir sur une marche gelée afin de se calmer et de ne pas faire un malaise.
Hermione était épuisée mentalement, elle avait la santé d'une femme de quatre-vingt-dix ans alors qu'elle n'en avait que dix-huit. Cela lui minait le moral, mais elle ne se laissa pas abattre pour autant.
À bout de souffle, elle finit par arriver tout en haut, où elle fut accueillie par un vent froid et de la neige qui tombait sur le sol en pierre. Grelottante, Hermione ferma sa veste et enfonça sa tête dans son écharpe.
Draco était bien là, adossé contre les rembarres et les bras croisés.
De dos à la lune, son visage était dans l'ombre, mais Hermione perçut tout de même que les sourcils du Serpentard étaient froncés. Sa longue cape bougeait au rythme du vent.
- Que fais-tu là ? Demanda-t-il d'une voix dure
- Je ne comprends pas ce qu'il se passe. Pourquoi est-ce que tu cherches à m'éviter ? Tenta Hermione, tout en se rapprochant de lui
Draco planta ses yeux gris acier dans ceux de la lionne.
- Tu devrais rentrer, tu vas attraper froid.
Il avait raison. Avec une maladie à un stade avancé, la jeune sorcière ne pouvait se permettre de jouer avec sa santé. Toutefois, elle fut bien trop énervée et têtue pour l'écouter.
- Pourquoi, Draco ?
Le concerné, furieux, sentait que son corps commençait à bouillonner.
- Tu ne peux pas parler à n'importe qui. On ne peut plus faire confiance, les belles années à Poudlard sont finies.
Suite à cette remarque, Hermione s'esclaffa avec nervosité.
- Tu es un mangemort, la nouvelle mission que Tu-Sais-Qui t'a donné me concerne. Et c'est en Peter que je ne dois pas avoir confiance ?
Blessé par ces mots tranchants, Draco se brusqua et son visage se ferma. La brune s'en voulut aussitôt, elle savait que ce qu'elle venait d'insinuer était faux.
Le blond était le seul à la soutenir, et elle osait encore lui faire croire qu'elle doutait de lui.
Hermione regrettait, ce n'était pas ce qu'elle avait voulu dire. Elle souhaita s'excuser, craignant que le Serpentard ne lui adresse plus la parole, mais étonnement Draco décida de passer outre. Ravalant sa fierté.
- Tu ne comprends pas. Être un Poufsouffle ne fait pas de lui un sain. Je sais ce qu'il se passe du côté du Mal. N'importe qui peut être mauvais. Je ne veux pas qu'il t'arrive quelque chose, je ne le supporterai pas.
Hermione l'épia d'un air interloqué.
- Les élèves de Poudlard ne sont pas tous comme ton cher ami Nott, siffla-t-elle, Peter n'est pas..
- Je sais très bien qui il est. Draco la coupa
Le blond était si dépassé par les événements qu'il eut l'impression de manquer d'air. Il desserra sa cravate et déglutit.
Il n'arrivait pas à se raisonner, à réfléchir correctement. Il ne comprenait pas pourquoi ce moment entre le Poufsouffle et la Gryffondor l'avait tant peiné. Ils n'avaient fait que discuter. Et pourtant.
- Que veux-tu dire ? Questionna Hermione, ne comprenant pas
Draco ne connaissait pas les élèves de Poufsouffle et de Serdaigle, il ne s'intéressait qu'à très peu de personnes et ne voulait surtout pas leur accorder ne serait-ce qu'une seconde de son temps.
Comment pouvait-il connaître Peter, ce garçon qui s'était toujours fait si discret ?
Le Serpentard plaça ses mains dans les poches de son pantalon noir et reprit sa respiration. Il détestait se dévoiler, mais il n'avait pas le choix. Il ne voulait pas la perdre.
"Hermione remuait dans tous les sens, levant les mains en l'air et riant aux éclats aux côtés de Cedric. Les Bizarr' Sisters mettaient le feu ce soir et le public était déchaîné.
La brune avait longuement appréhendé ce bal de Noël, mais au final elle s'amusait comme une folle. Même si elle essayait de ne pas penser au fait que Harry et Ron boudaient dans leur coin, mécontents de leurs partenaires de bal.
La Gryffondor observa alors le champion du Tournoi des Trois Sorciers, il semblait apprécier le moment tout autant qu'elle et il ne cessait de lui lancer quelques sourires charmeurs.
Hermione ne comprenait toujours pas comment Cedric Diggory avait pu s'intéresser à elle. Personne n'y avait cru à vrai dire, pas même ses deux meilleurs amis, mais le fait était là.
Le Poufsouffle appréciait la lionne, et il l'avait fait comprendre maintes et maintes fois. Il n'avait cessé de lui courir après.
Hermione eut un petit sourire lorsqu'elle y repensa.
Soudain, la musique fut coupée et le groupe de rock annonça l'entracte afin de permettre aux élèves et professeurs d'aller prendre le dessert.
- Va te servir Hermione, je te rejoins. Je veux aller voir comment va Peter, j'espère que sa cavalière est gentille avec lui. Plaisanta Cedric tout en caressant légèrement le bras de la sorcière, ce qui la fit frissonner
La brune pouffa et hocha la tête, elle quitta son partenaire à contrecoeur afin de se diriger vers les tables sur lesquelles se trouvaient des entremets sucrés tous plus exquis les uns que les autres.
Alors qu'elle s'emparait d'une assiette, Hermione fut interpellée par une voix qu'elle ne voulait absolument pas entendre ce soir.
- Te voilà, Granger !
C'était cette foutue fouine de Malfoy. Habillé d'un pantalon noir, d'une chemise blanche et d'une cravate également noire, ses cheveux blonds étaient parfaitement plaqués en arrière. Il abordait un sourire narquois sur son visage hautain, haussant les sourcils. Il était accompagné de ses deux meilleurs amis, Zabini et Nott.
Hermione sentit ses joues rougir et elle tourna la tête, préférant l'ignorer.
- Toi ? Avec Diggory ? Combien de gallions a-t-il été payé ? Se moqua Draco sous les rires de Blaise et Theodore
La Gryffondor ne daigna même pas le regarder, elle ne voulait pas que cette soirée soit gâchée. Sauf que Draco Malfoy détestait lorsque l'on ne faisait pas attention à lui.
- Mais où est donc passée l'éternelle insolence de la moldue ? Cracha-t-il, la tête haute
- Elle s'est probablement cachée tout comme toi tu te caches dans les jupons de ta mère, Malfoy. Assena une voix masculine
Peter était apparu aux côtés de Hermione qui avait aussitôt relevé les yeux vers lui, soulagée qu'il vienne la sortir de cet embarras.
Derrière le jeune Poufsouffle, Cedric se mit à rire dans sa barbe.
- Celle-ci je n'aurais pas osé la sortir ! Pouffa le champion
Le blond dévisagea les trois élèves qui lui faisaient face, un rictus de dégoût se forma sur ses lèvres.
- Pathétique. Balança-t-il avant de tourner les talons, enragé
Cedric et Peter s'esclaffèrent à nouveau, mais Hermione ne parvint pas à se détendre.
Elle suivit son cavalier sans grande conviction lorsque celui-ci l'invita à l'accompagner sur la piste de danse.
Elle haïssait Draco, de tout son coeur."
La jeune sorcière revint sur terre lorsque Draco eut terminé le récit de ce souvenir longtemps enfoui en lui. Ainsi, elle comprit.
- Cedric ?
- Je savais tout, j'observais tout malgré moi. Je t'exécrais, mais j'avais constamment envie de savoir ce que tu faisais. Tu n'avais d'yeux que pour Diggory, le garçon parfait qui excellait dans tout ce qu'il entreprenait. Je me souviens parfaitement de ce bal. Tu étais là, dans ta robe rose, avec ton visage de poupée qui me charmait à chaque fois. Et je ne pouvais pas t'avoir, car cela m'était interdit.
Hermione n'en revenait pas, elle n'en croyait pas ses oreilles. Comment pouvait-il penser cela ?
Draco était loin d'être parfait, mais il ne se rendait pas compte à quel point il illuminait la vie terne et morose de la condamnée.
- C'est du passé, Draco.
Le mangemort devenait dingue, il fallait qu'il se reprenne. Ses pensées partaient dans tous les sens et sa marque le brûlait. Il passa une main dans ses cheveux, un air anxieux sur son visage.
La Gryffondor n'avait qu'une envie, le prendre dans ses bras, mais Draco était distant et elle ne voulait pas le brusquer.
- Quand je t'ai vue avec ce Poufsouffle tout à l'heure... J'avais l'impression de te revoir avec l'autre. Je n'ai pas pu me contrôler.
- Tu te fais des idées tu sais. Et puis, tu n'aurais pas à être jaloux si tu acceptais que l'on nous voie ensemble. Souffla la rouge et or
Cette fois-ci, ce fut au tour de Hermione de penser de façon insensée.
- Bien sûr, ainsi le Lord débarquera au château et nous tuera tous avant l'heure. Répondit Draco d'un ton sarcastique
La brune se renfrogna, vexée.
- Tu ne penses pas ce que tu dis. On ne peut se permettre une telle chose alors que nos camps respectifs sont ennemis. Ajouta le blond
- Tu ne fais plus partie de leur camp.
- Toi tu es au courant, mais pas eux. Et ils ne doivent pas le savoir. Rabâcha Draco d'un ton ferme
Toutefois, Hermione semblait bien décidée à ne pas donner raison au Serpentard. Son mauvais caractère reprenait doucement le dessus.
- Qu'est-ce que je devrais dire, moi ? Elles te désirent toutes, et tu m'embêtes pour une simple conversation avec un ancien ami.
Draco, qui sentait sa tension monter, se mordit la lèvre afin de ne pas partir en vrille.
- La raison est bien plus profonde que ça, et tu le sais. Tu es agaçante. Ces filles ne m'ont jamais intéressé, elles n'ont jamais traversé mon esprit, pas même une seule seconde.
La jeune sorcière ne savait plus quoi dire, s'avouant presque vaincue.
De plus elle perdait patience car elle commençait à avoir terriblement froid. De minuscules flocons de neige s'étaient logés dans ses boucles brunes.
- Sérieusement ? Ton Maître t'a donné comme ordre de t'en prendre à moi, j'ai une tumeur au cerveau, une bataille approche, et c'est ce pauvre Peter qui te fait perdre la tête ?
- Ce n'est plus mon Maître. Rectifia Draco, la mâchoire serrée
Hermione tapa du pied tout en pestant, excédée par la réaction du jeune homme.
- Ce sont des disputes de gamin, Draco.
Une fois de plus, la rouge et or avait touché le sorcier dans son égo.
Il soutint le regard, observant celle qui arrivait toujours à le mettre dans tous ses états, mais plus un mot ne sortit de sa bouche.
- Alors ? Insista la Gryffondor qui avait désormais les bras croisés
Pour seule réponse, Draco passa à côté d'elle, prenant soin de ne même pas la frôler, et il partit.
N'en revenant pas, Hermione laissa s'échapper un "oh" outré. Il l'avait laissée en plan sans même lui adresser un dernier regard.
- D'accord, très bien.
Déterminée à ne pas flancher, la brune attendit quelques minutes avant d'emprunter les escaliers à son tour.
Elle ne lui courrait plus après, et elle était bien trop fatiguée et frigorifiée pour cela de toute manière. Elle avait besoin de dormir si elle voulait affronter sereinement le lendemain, et il lui fallait également redescendre en pression suite à cette dispute.
Hermione n'avait jamais été confrontée à une querelle amoureuse, et elle ne savait pas comment s'y prendre lorsqu'il s'agissait d'arranger les choses. Elle devait donc attendre que tout cela se tasse, même si c'était pénible.
Sans surprise, Draco ne daigna pas revenir à l'appartement.
Au bout de plusieurs heures à cogiter, Hermione finit tout de même par s'endormir, frustrée et peinée.
oOOo
Lors du petit-déjeuner, Draco ne fit toujours pas son apparition.
Heureusement, Harry, Ron et Ginny étaient de bonne humeur ce matin, ils changèrent ainsi les idées de Hermione.
- Plus que demain et c'est enfin le week-end. Soupira Ron dont les yeux peinaient encore à s'ouvrir tant il était fatigué
Harry approuva, et Hermione voulut leur dire que de toute façon ils n'allaient déjà plus beaucoup en cours, mais elle n'en fit rien.
- Même si j'ai peur de ce que Voldemort cache, ne plus avoir aucune vision me soulage. Je dors bien mieux la nuit. Admit soudain l'Elu tout en touillant ses céréales
La brune sourit, ainsi que Ginny, cela leur faisait du bien de voir que le sorcier redevenait un peu comme avant.
Harry Potter, bien qu'il n'avait que dix-sept ans, était celui qui allait devoir sauver le monde magique, le côté du Bien. La prophétie avait été formelle.
De ce fait, le stress rongeait le garçon à la cicatrice, à tel point qu'il était de plus en plus méchant avec ses amis, notamment avec Hermione. Il demeurait encore dans le déni et n'acceptait toujours pas que la lionne ne se rende pas à l'hôpital afin d'obtenir de vrais soins.
- Tu penses qu'elles vont revenir ? S'enquit Hermione, sourcils froncés
- C'est évident, mais je pense que lorsqu'elles réapparaitront, ce sera pour déclencher ce que nous craignons tous. Répondit Ron d'un ton sérieux
Harry et Hermione se regardèrent et hochèrent la tête. Ronald avait raison, et la brune sentit son estomac se nouer. Elle redoutait ce moment, plus que jamais.
Alors qu'ils quittaient la Grande Salle, Hermione s'excusa auprès de ses amis et elle partit en direction des toilettes, ignorant les regards intrigués qu'ils lui lancèrent.
Depuis son réveil elle se sentait mal. Sa maladie semblait la laisser tranquille les derniers temps, mais les médicaments qu'elle prenait lui jouait des mauvais tours.
Hermione souffla de soulagement quand elle se rendit compte que Mimi Geignarde n'était pas là, ou du moins, qu'elle n'avait pas envie de se montrer.
La rouge et or se posta devant le miroir et s'examina. Elle avait l'impression d'avoir perdu le poids qu'elle avait durement récupéré.
Cela lui donna envie de pleurer, mais elle ne devait pas se laisser abattre. Elle ne voulait plus laisser sa tumeur gagner à tous les coups.
Alors, même si elle en avait déjà pris un au petit-déjeuner, Hermione avala un second médicament.
- Tu ne m'auras pas. Gronda-t-elle contre sa maladie
Toutefois, la sorcière venait de faire la pire erreur qu'il soit.
Tandis qu'elle se dirigeait vers son premier cours de la journée, elle fut stoppée par des milliers de flashs blancs qui brouillèrent sa vision. Des chocs électriques plus puissants les uns que les autres lui brulèrent le cerveau, provoquant des frissons dans tout son corps.
- Pitié...
Hermione dut se retenir de hurler de douleur. Elle se tint contre le mur froid et reprit son souffle, mais sa souffrance ne semblait pas vouloir diminuer.
Elle aurait aimé éviter cet endroit à tout prix, mais elle y était contrainte, elle devait se rendre à l'infirmerie.
Elle ne fut plus qu'à quelques mètres quand sa vision devint à nouveau floue, et cette fois-ci ses jambes ne répondaient plus.
Hermione, déboussolée par ce qui était en train de lui arriver, n'avait même pas remarqué que Draco venait de débarquer à quelques mètres d'elle. Elle ne put voir l'inquiétude sur le visage du blond.
Sans même s'en rendre compte, le corps de Hermione la lâcha et elle vacilla. Le Serpentard le constata et il se rua aussitôt vers elle, la rattrapant dans ses bras avant qu'elle ne s'effondre à même le sol.
Ses maux de tête lui faisaient si mal que la brune préféra garder les yeux fermés, mais elle reconnut l'odeur de Cologne du blond.
- Draco... Souffla-t-elle, soulagée qu'il lui soit venu en aide
- Que se passe-t-il Granger ? Demanda-t-il avec une pointe de panique dans sa voix
- Je crois... que... j'ai pris trop de comprimés. Balbutia la lionne avec difficulté
Draco souffla un bon coup afin de se retenir d'exploser. Il voulait l'engueuler, lui faire comprendre qu'elle ne faisait pas attention à sa santé, mais ce n'était pas le moment et il n'avait surtout pas envie de revivre une dispute comme celle de la veille.
Il enroula son bras droit autour de la taille de Hermione et la dirigea vers l'entrée de l'infirmerie.
Elle arrivait à peine à marcher et la voir ainsi anéantissait le mangemort.
- Et si quelqu'un nous voit ? Chuchota la brune
- Il n'y a personne. Assura Draco
- Je suis désolée tu sais. Enchaîna Hermione
Malgré ce qu'il s'était passé hier soir, le Serpentard ne semblait pas lui en vouloir et il avait mis sa fierté de côté sans se poser de questions. Jamais Draco n'aurait été capable d'une telle chose auparavant.
Il ne cessait de changer, et s'il avait réagi ainsi lors de leur querelle, c'était parce qu'il avait peur de perdre Hermione. Celle-ci s'en voulait terriblement de ne pas avoir compris plus tôt.
Elle n'avait sûrement plus beaucoup de temps à vivre, elle ne pouvait pas se permettre de lui faire la tête. Du jour au lendemain, tout pouvait s'arrêter.
Draco ne se le pardonnerait jamais si elle venait à le quitter alors qu'ils ne s'adressaient plus la parole. Et la Gryffondor ne voulait absolument pas qu'il ait de tels regrets.
- Ne dis pas de bêtises. Répliqua le blond
Hermione entendit alors Pompom qui sortait de son bureau, ses talons claquant sur le sol.
- Elle va bien s'occuper de moi. C'est de ma faute, j'ai pris trop de médicaments. Va en cours, s'il te plaît, n'éveille pas d'autres soupçons au sein des élèves.
Draco ne pouvait pas la contredire. Alors, avant que l'infirmière n'apparaisse et n'emmène Hermione afin de la soulager temporairement, il déposa un baiser furtif sur les lèvres de la brune.
- On se retrouve ce soir. Que ce soit à l'infirmerie ou dans ton appartement, je serai là.
Sur ces dernières paroles, le Serpentard abandonna la jeune femme, à contrecoeur.
Il ferma sa cape, plaqua en arrière ses quelques cheveux rebelles, puis il sortit dehors.
oOOo
Vendredi. Une longue journée attendait Hermione. Après les cours, elle allait devoir assister à une réunion avec la directrice et Zabini. Elle n'avait pas du tout hâte et l'envie ne se faisait pas ressentir.
Hier soir, elle avait pu sortir de l'infirmerie, remise sur pied, et elle avait passé une belle soirée auprès de Draco.
Il avait fait comme si rien ne s'était passé entre eux, il n'était pas revenu sur leur dispute.
Lui qui autrefois était si rancunier, cela ne lui avait même pas traversé l'esprit. Le blond avait gagné en maturité depuis quelques mois, et être avec Hermione ne cessait de le pousser à changer, à devenir une meilleure version de lui-même.
À devenir cette personne qu'il avait tant reniée les dernières années, afin de plaire à son père et à Voldemort.
Dépitée, Hermione sortit du lit. Draco n'avait cours qu'à dix-heures et il pouvait ainsi dormir plus longtemps, la sorcière ne le réveilla pas car ils s'étaient couchés très tard.
Elle aurait aimé rester à ses côtés un peu plus longtemps, mais elle n'avait pas le choix.
- Veinard... Murmura-t-elle
Alors, la brune jeta un dernier coup d'oeil vers le Serpentard et sourit timidement. Couché sur le ventre, elle pouvait apercevoir le haut de son dos finement musclé. Elle rougit, se détournant. Hermione se sentait si chanceuse.
oOOo
Vers seize heures, Hermione retrouva Harry et Ron à la bibliothèque après avoir passé un peu de temps avec Ginny, avec qui elle avait discuté de tout et de rien, ce qui lui avait fait du bien. La Gryffondor s'était sentie comme une personne normale, qui n'existait pas qu'à travers sa maladie.
Elle repéra ses deux amis qui étaient assis à une table tout au fond. Les garçons lui sourirent, ravis de voir que Hermione avait l'air plus enthousiaste à l'idée de traîner avec eux.
- Bonjour les garçons. Salua-t-elle
Tandis que la lionne installait ses affaires, elle découvrit avec surprise que Draco se trouvait dans un coin de la bibliothèque. Sa tête était plongée dans un livre à la couverture noire et il ne semblait pas avoir remarqué l'arrivée de la brune.
Harry et Ron n'avaient pas vu qu'il était là.
Hermione fit mine de ne pas l'avoir vu et elle se concentra sur son bouquin d'Histoire de la magie. Elle ne voulait pas attirer l'attention de ses amis.
Le Trio d'Or resta silencieux, chacun faisait des recherches de son côté. La préfète-en-chef apprécia ce moment calme, et sentir que Draco n'était pas très loin d'elle la rassurait.
Au bout d'une vingtaine de minutes, alors que Hermione jetait quelques coups d'oeil vers un endroit précis, le Serpentard daigna enfin relever la tête vers elle. Discrètement, ils échangèrent un regard soutenu.
Puis, un sourire en coin apparut sur le visage du blond. Harry et Ron étaient à quelques centimètres de la Gryffondor, à tout moment ils pouvaient les surprendre. Cela amusait beaucoup Draco.
Toutefois, leur échange fut interrompu par le rouquin qui tentait de faire une blague en rapport avec ce qu'il était en train de lire.
Une fois la chute énoncée, Ron attendit la réaction de ses amis.
Hermione se racla la gorge et un air embarrassé apparut sur son visage. La blague du jeune Weasley n'avait pas du tout marché. Harry fut tout aussi gêné.
- Excuse-moi Ronald mais ce n'était pas très drôle. Lâcha la brune
Suite à cette remarque, les trois sorciers partirent dans un fou rire incontrôlable.
Un fou rire qui faisait du bien au moral. Hermione essayait tant bien que mal de ne pas faire de bruit, plaquant une main sur sa bouche, mais Harry et Ron furent réprimandés par un élève de Serdaigle qui travaillait non loin d'eux.
- Oops. Pardon. Pouffa Ron
Discrètement, Draco observait la scène au loin. À chaque petit rire émit par Hermione, le blond tombait un peu plus amoureux d'elle. Elle était si pétillante.
Comment avait-il pu être si aveuglé par son sang, fut un temps ? Le blond peinait encore à se comprendre. Comment avait-il osé croire sa famille qui lui dictait que le sang des moldus était sale, boueux ? Alors que leur propre Maître était lui-même de Sang-Mêlé. On lui avait appris des foutaises.
Hermione Granger était plus pure que tous les Sang-Purs réunis.
Draco avait toujours vécu dans un monde où les rires sincères n'existaient pas, où la joie n'était pas autorisée. Sa vie avait longtemps été sombre et misérable. Il n'avait pas l'habitude d'être entouré de personnes heureuses.
Être avec Hermione, c'était tout comme avoir droit à une renaissance.
- Vous savez ce qui est drôle également ? Snape. Dire que McGonagall et Dumbledore ont osé lui faire confiance. Je suis sûr qu'en ce moment-même il est en train d'expliquer aux mangemorts quelles sont les failles du château. Chuchota Harry, le plus doucement possible
Ron et Hermione cessèrent aussitôt de rire.
Le regard de la brune s'attarda sur l'Elu, ne comprenant pas ce changement soudain. Elle savait que depuis la cinquième année, la cicatrice du garçon le rendait souvent lunatique.
Toutefois, c'était de pire en pire.
- Ils ne les trouveront pas. Affirma Ron, les lèvres pincées
- Et toi Hermione, ça ne te fait rien ? Continua Harry avec un ton de reproche
- Bien sûr que si, s'offusqua la lionne, mais tout est incertain pour l'instant. Nous devons attendre le retour de tes visions.
Harry se tut un instant, épiant la jeune femme, puis il en rajouta :
- Comment te sens-tu en ce moment ?
Hermione se sentit perdue face au comportement de l'Elu.
- Je vais mieux. Ma tumeur semble être au repos et j'ai l'impression que les médicaments la ralentissent.
Le garçon à la cicatrice se retint de rire.
- Puisque tu crois aller mieux, j'imagine que tu vas encore moins vouloir te faire soigner, n'est-ce pas ?
Désemparée, la brune se tourna vers Ron et chercha de l'aide. Celui-ci haussa les épaules.
- Il n'a pas tort.
Hermione se laissa tomber contre le dossier de sa chaise, dépitée. Elle qui pensait que tout allait bien entre eux. Ils s'en prenaient à nouveau à elle, alors qu'elle avait pourtant décidé de ne plus laisser la maladie prendre le dessus.
Harry était si obnubilé par Voldemort qu'il ne réfléchissait plus de façon sensée. Il ne savait plus où donner de la tête et l'annonce de la maladie de sa meilleure amie n'avait rien arrangé. Il n'arrivait pas à gérer ces deux combats.
Draco, qui s'était levé pour récupérer une encyclopédie sur une étagère qui se trouvait quelques mètres derrière le Trio d'Or, avait tout entendu. Sa mâchoire se serra et il sentit chaque nerf de son corps se contracter. Comment pouvaient-ils s'adresser à elle de cette façon ?
Le blond n'avait qu'une envie, leur sauter dessus afin de leur remettre les idées en place. Il n'acceptait pas que Potter et Weasley s'en prennent à Hermione alors qu'elle faisait en sorte de les aider malgré sa maladie.
Elle se surpassait pour eux, elle les faisait passer avant sa propre santé et ils n'en étaient même pas reconnaissants.
Le Serpentard dut se faire violence pour ne pas foncer vers les deux garçons, alors il décida de quitter la bibliothèque avant de faire une bêtise qui lui retomberait dessus par la suite.
Hermione remarqua son départ soudain, ce qui l'intrigua, mais Harry la ramena vite au problème initial.
- Tu nous as sans cesse rabâché que tu allais mourir, qu'il n'y avait plus rien à faire, et maintenant tu nous annonces que tout va mieux ? C'est une bl..
- Je n'ai pas dit ça ! J'ai simplement dit que les médicaments empêchaient la tumeur de me faire souffrir et de trop progresser. Le coupa Hermione, désormais énervée
La rouge et or n'avait rien fait de mal cette fois, elle ne leur mentait pas et elle ne cherchait pas à éviter le sujet. Elle ne méritait pas d'être traitée de la sorte.
- Alors pourquoi n'es-tu pas plus impliquée dans notre recherche ? C'est que tu ne vas pas bien. Je t'en prie, tu dois aller à Ste Mangouste. Ils parviendront à te guérir, j'en suis persuadé.
Harry était passé de la rancoeur au désespoir en quelques secondes, c'était lui qui n'allait pas bien.
Hermione soupira, lassée de tout cela.
- Crois-moi Harry, tu as déjà tes propres tourments. Ils sont bien plus importants que les miens et tu sais que malgré tout je serai là pour t'aider dans cette aventure. C'est bien pour ça que je ne voulais pas te dire ce qu'il m'arrivait. Tu dois rester concentré sur ton but premier. Chuchota-t-elle
L'Elu toisa la jeune femme.
- Très bien, c'est ce qu'on va faire alors. Ron, on y va. Lâcha-t-il sans considérer la lionne une seule seconde de plus
Le rouquin n'osa même pas regarder Hermione, il semblait être tout aussi perdu que la sorcière, et sur ces derniers mots ils l'abandonnèrent.
La brune baissa la tête, attristée. Cela lui faisait mal au coeur, mais elle se dit qu'ils finiraient par comprendre. Cela leur prendrait juste du temps.
Quelques minutes plus tard, elle quitta à son tour la bibliothèque.
Dans le couloir, elle aperçut Draco un peu plus loin. Il était seul et elle décida donc de le rattraper.
- Draco ! L'appela-t-elle sans trop crier
Il se retourna aussitôt et il n'avait pas l'air ravi.
- S'il te plaît, ne me fais pas la tête toi aussi. Souffla Hermione lorsqu'elle arriva à sa hauteur
- Je ne peux pas supporter de voir Potter et Weasley agir ainsi avec toi. On dirait qu'ils ne se soucient pas vraiment de toi et qu'ils veulent simplement s'assurer que tu ne vas pas les abandonner dans leur combat contre le Lord. Ils me font pitié. Cracha Draco avec dégoût
- Ils sont juste dépassés par les événements. Harry est à bout avec toutes ces énormes responsabilités qui s'accumulent. Je ne lui en veux pas. Et Ron... Eh bien c'est Ron, il ne sait pas vraiment où se placer entre nous deux.
Draco lâcha un rire nerveux.
- Excuse-moi, j'avais oublié que Saint Potter était notre sauveur.
Hermione soupira, elle ne voulait plus se disputer. Elle avait juste besoin de réconfort.
Alors, d'abord hésitante, elle finit par attraper la main de Draco et elle y enlaça la sienne, tout en se rapprochant un peu plus de lui.
- Oublions tout ça. Murmura-t-elle
Le Serpentard s'avoua vaincu.
Il porta la main de la brune à ses lèvres et il y déposa un baiser, avant de la lâcher.
- Je t'attendrai à l'appartement, après ta réunion. Déclara-t-il, son visage demeurant impassible
Alors, il se détourna et reprit son chemin. Hermione le regarda partir, avec un petit sourire en coin. Il ne cessait de la charmer, et pourtant il ne le faisait même pas exprès.
oOOo
Hermione arriva dans le bureau de la directrice avec quelques minutes de retard.
- Veuillez excuser mon retard. Pria la lionne avec un sourire gênée
Elle s'installa aux côtés de Zabini, face au bureau de McGonagall.
Le préfet lui adressa un simple regard. Il ne savait plus vraiment comment se comporter avec elle, notamment depuis qu'elle était devenue officiellement la petite amie de Draco.
La réunion se déroula sans encombres. De but en blanc, Hermione expliqua qu'elle n'avait pas pu assister aux dernières rondes. Elle en fut quelque peu honteuse, mais étonnement Blaise ne chercha même pas à la descendre et l'excusa presque. Le Serpentard raconta à la directrice qu'il préférait les réaliser seul.
McGonagall hocha la tête, compréhensive.
- C'est entendu, je vous remercie pour ces retours. Monsieur Zabini, je vous prierais de bien vouloir nous laisser Miss Granger et moi-même.
Le préfet-en-chef arqua un sourcil, ne comprenant pas pourquoi Hermione devait rester et pas lui, mais il s'exécuta.
La vieille femme se leva et le raccompagna jusqu'à la sortie.
- Je sais qu'elle est malade. Déclara Blaise, au pas de la porte
McGonagall resta un instant interdite.
- Que voulez-vous dire ?
- J'ai fini par l'apprendre, contre mon gré. Et je ne comprends toujours pas pourquoi vous l'acceptez ici, notamment en tant que préfète-en-chef. Elle doit aller dans un hôpital. Répondit le Serpentard d'un ton ferme
Disait-il cela parce qu'il voulait éloigner Hermione de Draco ou parce qu'il se souciait d'elle, il ne le savait plus vraiment.
Blaise ne laissa pas le temps à la directrice de lui répondre. Il s'en alla d'un pas pressé, gavé de ces réunions où il se sentait de plus en plus mal à l'aise.
La brune avait bien entendu écouter la conversation et elle regarda McGonagall d'un air grave lorsque celle-ci revint s'assoir à son bureau.
- Miss Granger ? Pouvez-vous m'expliquer ?
- Il a compris à force de me voir prendre des médicaments. Il ne dira rien. Mais je vous en conjure Madame la directrice, continuez de garder tout ceci secret. Implora Hermione
- Comment vous sentez-vous ? Vos nouveaux médicaments sont-ils efficaces ? Questionna l'ancienne professeure de métamorphose, soucieuse
- Ils m'aident beaucoup et j'espère que cela va continuer.
Le visage de McGonagall demeurait sévère, mais son soupire laissa transparaître sa détresse.
Elle n'arrivait pas à croire la jeune sorcière et elle avait peur de faire une erreur en ne lui demandant pas d'aller se faire soigner dans des lieux plus compétents que la simple infirmerie de l'école. Mais après tout, elle ne pouvait pas la forcer.
- Je ne sais pas si vous êtes au courant Miss Granger, mais Parkinson et Nott ont disparu. Cela ne présage rien de bon. Il nous faut être sur nos gardes, soyez prête.
Draco, puis Harry lui en avaient parlé. S'ils étaient partis, cela voulait dire que Voldemort était en train de finaliser son plan pour l'ultime affrontement.
Et la Gryffondor ne parvint pas à répondre à la directrice, car elle n'était pas prête.
Alors Hermione quitta l'ancien bureau de Dumbledore, la boule au ventre.
Tandis qu'elle marchait en direction de son appartement, la brune croisa Luna.
- Bonsoir Hermione, ne viens-tu pas manger ? Sourit-elle d'un air rêveur
- Salut Luna. Comment vas-tu ? Si bien sûr, mais je dois d'abord déposer quelques affaires.
- Oh. Eh bien, je te souhaite une bonne nuit si on ne se revoit pas. Je sais que tu es bien accompagnée. Salua la Serdaigle avec douceur
Le sourire de la brune disparut lorsqu'elle comprit ce que Luna venait de dire.
- Qu'est-ce que..
Mais la jeune femme aux longs cheveux blonds était déjà partie. Hermione secoua la tête, comme pour chasser les craintes qui venaient de s'y loger.
- Elle n'est pas au courant, c'est Loufoca, c'est tout. Se dit-elle pour se rassurer
Luna faisait toujours des allusions étranges, cela n'avait rien d'étonnant.
Sans plus attendre, Hermione reprit son chemin. Elle n'avait plus envie de s'embrouiller l'esprit ce soir.
oOOOo
La fin du mois de janvier s'était vite écoulée, laissant place à un autre mois tout aussi froid et recouvert de neige.
En ce mardi 3 février, Hermione profitait de son heure de pause pour passer un peu de temps dans son appartement. Se réchauffer auprès de la cheminée la soulageait.
Blaise et Draco étaient en cours, ce qui permettait à la lionne d'avoir un moment rien que pour elle.
Toutefois, elle fut vite interrompue dans son repos. Quelqu'un venait de demander au tableau de s'ouvrir.
- Il faut vraiment que je change ce mot de passe. Souffla Hermione, agacée
Ce fut Ginny qui apparut devant la brune. Un mélange de panique et de peur pouvait se lire sur son visage.
Hermione déglutit et lâcha aussitôt le roman qu'elle avait dans les mains.
- Hermione, tu dois venir à tout prix. C'est Harry. Il est en train de disjoncter et je crois qu'il va faire une bêtise.
Tadam, petit chapitre 18. Qu'en avez-vous pensé ?
J'espère que vous l'avez bien aimé. Que se passe-t-il avec Harry selon vous ?
J'attends vos avis avec hâte, n'hésitez pas à me laisser un commentaire, ça me fait toujours super plaisir.
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À la prochaine :-)
