J'espère que ma fanfiction vous plaît toujours.
N'hésitez pas à me laisser des commentaires, cela me rassure quant à ce que j'écris. J'ai toujours peur de vous décevoir !
Merci Fleur d'Ange, en effet Harry est vraiment très lunatique. Mais disons que sa cicatrice ne l'aide pas vraiment.
Merci beaucoup justeMarianne, malheureusement je n'arrive pas à dire si je trouve la réaction de Harry, Ron et Ginny exagérée ou non. C'est quand même très délicat étant donné que Malfoy leur en a fait baver. Ils ne s'y attendaient pas du tout !
Merci Elena, ton commentaire m'a fait super plaisir ! Tes mots me touchent énormément. Je publie 1x par semaine :-)
Enfin, merci Miss MPREG, pauvre Harry qui s'en prend plein la figure haha. C'est vrai qu'il n'est pas très gentil sur ce coup, mais d'un autre côté comment pourrait-il réagir ?
Bonne lecture :-)
Un certain temps se passa, amenant les élèves de Poudlard à la mi-février. La directrice se démenait pour y maintenir une ambiance normale et saine. Elle se battait afin que la peur ne prenne pas le dessus et que les jeunes sorciers puissent continuer leur scolarité tout en se préparant mentalement à ce qui pouvait arriver.
Hermione reprenait sérieusement son rôle de préfète-en-chef, profitant des quelques épisodes où sa maladie cessait de l'importuner. Draco essayait tant bien que mal de ne pas sombrer dans les ténèbres à nouveau et la brune l'aidait beaucoup dans cette rédemption.
Blaise s'était légèrement calmé mais il n'arrivait pas encore à supporter la présence de Draco et Hermione ensemble.
Et il n'était pas le seul. Harry, Ron et Ginny étaient loin d'accepter cette relation interdite. Ils refusaient catégoriquement d'en entendre parler. Ils craignaient encore que tout ceci ne soit en lien avec Voldemort, bien qu'ils demeuraient encore choqués de ce que le blond avait fait pour le côté du Bien en lui ramenant des alliés.
La rancoeur faisait qu'ils n'étaient pas prêts à le remercier.
Cependant, les trois Gryffondors avaient ouvert les yeux sur un point. Ils ne pouvaient plus continuer d'ignorer Hermione et lui en faire baver à la moindre contrariété. Leur discussion près du lac quelques semaines plus tôt leur avait fait comprendre qu'à tout moment ils pouvaient perdre leur meilleure amie. Cela n'était pas concevable.
Harry était également très occupé car il passait son temps à s'entretenir avec l'Ordre avant que leur moyen de communication ne soit stoppé par l'avancée de Lord Voldemort. Ils travaillaient sur d'éventuelles pistes qui pourraient les mener vers les horcruxes.
Hermione proposait parfois ses idées mais l'Elu était si à cran qu'il la remballait presque aussi sec, en lui expliquant que ce qu'elle avançait était insensé. La jeune sorcière se contentait donc de hausser les épaules, ne cherchant plus à faire des histoires.
En ce vendredi soir, Hermione était assise en tailleur sur son lit et Draco était confortablement installé sur le fauteuil juste en face.
La brune avait insisté pour mettre un peu de musique, elle avait un petit tourne-disque dans sa chambre et elle n'avait pas encore eu le temps d'écouter le vinyle que Remus lui avait offert à Noël.
La Gryffondor avait choisi d'écouter Debussy ce soir, prétextant que cela l'aidait à mieux faire ses devoirs. Draco n'avait pas loupé l'occasion de souligner à quel point c'était "déprimant" et que les goûts de la sorcière étaient "étranges".
Toutefois, ce fut le Serpentard qui demanda ensuite à ce que Hermione remette Clair de Lune. Il n'assuma pas pour autant, assurant qu'il n'aimait juste pas quand le silence devenait trop pesant. La jeune femme s'esclaffa et leva les yeux au ciel.
- N'as-tu aucun devoir à faire ? Questionna Hermione après s'être rendu compte que Draco ne faisait que lire un roman, probablement sorcier car elle ne le connaissait pas
- Ils sont déjà terminés. Répliqua-t-il sans même relever les yeux de son bouquin
La lionne fit alors une moue boudeuse, Draco se montrait plus efficace qu'elle et elle n'avait pas l'habitude d'être celle qui était à la traîne. Le Serpentard était tout aussi intelligent que la jeune femme et cela perturbait cette dernière.
Le blond finit par remarquer que Hermione était contrariée car elle s'était mise de dos à lui. Il eut alors un sourire en coin, satisfait de voir qu'il arrivait toujours à l'énerver assez facilement.
Draco ferma son livre et se leva. Il se posa sur le lit et s'approcha de la lionne. Silencieusement, il déposa quelques baisers sur sa nuque. Sentant que la peau de Hermione se mettait à frissonner, il continua jusqu'à son épaule, tout en relevant la bretelle de sa longue nuisette.
Jamais il n'aurait pu imaginer vivre de tels moments avec la jeune sorcière, mais il les savourait avec un malin plaisir.
- Draco... Gloussa la brune avec un petit sourire
Il continuait de l'embrasser, arrivant jusqu'à son oreille. Il adorait l'odeur de sa peau. Il posa sa main sur la taille de la Gryffondor et la colla un peu plus contre lui, le dos de Hermione désormais posé contre son torse. Il finit alors par lui murmurer de sa voix traînante :
- Termine tes devoirs, Granger.
Et il l'abandonna, retournant vers le fauteuil. Hermione tourna la tête vers lui avec une expression frustrée sur le visage.
- Ah oui d'accord, très bien ! S'offusqua-t-elle
Draco ricana et replaça ses cheveux rebelles en arrière, avant de replonger les yeux dans son bouquin.
Au bout d'une heure, le Serpentard entendit Hermione pousser un couinement de douleur. Elle s'était couchée en position foetale et avait enfoui sa tête dans ses genoux.
Draco sentit son pouls s'accélérer. Il se rua de son côté du lit et s'agenouilla près d'elle.
- Granger ? Qu'est-ce qui ne va pas ?
Il posa une main sur son bras mais elle le repoussa.
- Tout va bien, ce n'est qu'un petit moment de faiblesse. Mentit la lionne
- Granger, réponds à ma question ! Ordonna-t-il d'un ton ferme
La concernée dégagea alors sa tête et tomba sur le visage du blond qui se trouvait à quelques centimètres du sien. Il serrait tant la mâchoire que cela creusa ses joues. Il paraissait inquiet et énervé qu'elle ne lui dise pas la vérité.
Draco l'examina. Elle avait l'air de terriblement souffrir, son front était brûlant et perlait de sueur, son corps entier tremblait. Elle ne voulait pas lâcher le Serpentard du regard mais elle peinait à garder les yeux ouverts.
- Les médicaments sont parfois difficiles à supporter.
Hermione tenta de lui sourire afin de le rassurer mais ses lèvres se crispèrent.
Draco frotta nerveusement sa nuque et souffla. C'était toujours aussi difficile pour lui d'être témoin de la souffrance de la brune.
Il attrapa la main de la jeune femme et embrassa sa paume, ne la quittant pas des yeux. Et le mangemort resta auprès d'elle jusqu'à ce qu'elle se calme et s'endorme.
Alors Draco finit par se reculer et s'adossa contre le mur, assit à même le sol. Le joli visage de Hermione semblait paisible maintenant qu'elle dormait, mais le sorcier craignait qu'elle n'ait mal même pendant son sommeil. Ne rien pouvoir faire pour la soulager le rendait malade.
Le blond fut tout à coup submergé par un sentiment de malaise et il ressentit le besoin de quitter cette pièce au plus vite.
Il prit soin de fermer doucement la porte et il descendit en trombe dans le salon.
Draco tomba sur Blaise qui révisait près de la cheminée. Ce dernier se tourna vers lui, arquant un sourcil.
- Draco ?
- Je vais faire un tour. J'ai besoin de sortir. Déclara-t-il en s'emparant de sa cape qui traînait sur une chaise
- Mais il est 21h30, tu n'as pas le droit !
- Qu'est-ce que j'en ai à faire, sérieusement ? Cingla le blond
- Qu'est-ce qu'il te prend ?
- Surveille-la, elle ne se sent pas bien. Si elle se réveille et qu'il y a le moindre problème, emmène-la à l'infirmerie et préviens-moi. Je reviens vite.
Blaise se sentit totalement perdu face à la situation. Sous le regard insistant de Draco, il accepta, non sans soupirer d'exaspération.
- Je te l'avais dit Draco.
Celui-ci le dévisagea d'un air mauvais.
- Pas maintenant Blaise, surtout pas. Elle va s'en sortir, je le sais, elle va guérir.
Draco quitta alors l'appartement, laissant derrière lui le préfet-en-chef qui était désespéré face à la détresse de son ami.
L'envie de fuir mena le blond vers les cachots. Lorsqu'il entra dans les dortoirs de Serpentard, le salon était vide, les élèves avaient déjà filé au lit. Toutefois, les bouteilles de whisky Pur Feu étaient quant à elles bien présentes.
Le jeune homme s'empara de l'une d'elles et se servit un grand verre. Ainsi, il but sans s'arrêter, jusqu'à ce que son corps ne le lui permette plus. Il ne voulait pas que Hermione voit cela, il ne souhaitait pas baisser dans son estime. C'était pourquoi il s'était réfugié ici.
Voir la Gryffondor dans les pires moments de sa maladie, c'était insoutenable pour Draco. Il avait l'impression qu'il était encore trop lâche pour supporter tout ceci. Boire tel un ivrogne, comme son pauvre père, cela l'aidait.
Néanmoins, il fut bientôt temps pour lui de rentrer. Il ne pouvait pas passer la nuit à se morfondre dans le salon des Serpentards. De plus, il détestait être ici. Les cachots lui rappelaient un passé auquel il ne voulait plus appartenir.
La boule au ventre, le blond devait retourner à l'appartement afin de s'assurer qu'il n'était rien arrivé à Hermione.
En chemin vers l'appartement des préfets-en-chef, Draco tituba et manqua plusieurs fois de trébucher. Se mettant à rire quelques fois, sans trop savoir pourquoi. Il avait peut-être trop abusé de l'alcool.
Non loin de sa destination, il rencontra Lavande Brown qui le toisait comme si elle avait vu un Strangulot.
- Tu cherches à réaliser un de tes plans diaboliques, comme Jones ? Lança-t-elle
- Ferme-la, sale traître à ton sang que tu es. La remballa-t-il tout en passant à côté d'elle sans même la regarder
La copine de Ron déglutit et partit en courant, pleurant à chaudes larmes suite à cette insulte.
Le Serpentard était si soûl qu'il ne s'était même pas rendu compte de ce qu'il venait de dire. Il avait oublié qu'il était lui aussi un traître à son sang désormais.
- Quel fils indigne Draco. Papa ne va pas être content. Se souffla-t-il à lui-même tout en ricanant
Draco perdit très vite son euphorie lorsqu'il se retrouva devant la porte de la chambre de Hermione.
Quelle ne fut pas sa surprise de découvrir que la malade était parfaitement réveillée. Elle l'attendait, debout et les bras croisés, un air sévère sur le visage. Comment était-ce possible ? Deux heures plus tôt elle était encore au bord de l'agonie.
- Où étais-tu ?
Draco soupira tandis qu'il retirait sa cape et sa cravate verte et argent.
- J'avais besoin... de penser à autre chose. Marmonna-t-il, le regard fuyant
Hermione était effarée de le voir ainsi. Il tenait à peine debout. Elle s'approcha de lui mais il empestait l'alcool. Cela la répugna, mais elle décida de faire abstraction de la chose.
- Pourquoi ?
Le blond souffla bruyamment. Le fait d'être éméché exagérait chacun de ses faits et gestes.
- J'ai osé croire que tu allais mieux Granger. J'étais bien naïf.
Draco pensait avoir gardé ces paroles dans sa tête, mais elles avaient apparemment glissé de sa bouche vu le regard attristé de la brune. Il se trouva bien idiot.
- C'est le cas Draco, ce n'était qu'une petit crise. Tu le vois non ? Je vais parfaitement bien et c'est pour cela que je me tiens devant toi en ce moment-même.
- Blaise m'avait pourtant prévenu... Chuchota-t-il dans sa barbe
- Ne dis pas ça... S'il te plaît. Le supplia Hermione
- Je n'ai jamais eu l'habitude de m'occuper de quelqu'un d'autre que de moi-même. Expliqua le mangemort qui laissa tomber sa tête contre la porte
L'alcool lui donnait envie de dormir. Il ne faisait plus attention à ce qu'il disait. Hermione se sentit alors coupable du mal-être de Draco.
- Tu n'as pas besoin de t'occuper de moi. Que tu sois à mes côtés est amplement suffisant. Assura-t-elle
- En suis-je capable ? Questionna le Serpentard, posant ses yeux gris sur la lionne, sans vraiment la regarder
Hermione n'osait plus répondre. Plus il parlait, plus il la blessait.
- J'ai l'impression que je ne te mérite pas... Que tout ceci est trop beau pour être vrai. Je ne sais pas, je ne sais plus. Ajouta-t-il, confus
- Alors pourquoi es-tu avec moi ? Finit par demander la lionne, le coeur battant à cent à l'heure
Le blond ignora cette question et se dirigea vers la table de nuit, sur laquelle il déposa sa baguette.
- Draco ? Insista Hermione
Il n'y arrivait pas. Les mots ne voulaient pas sortir. Il se tourna alors vers la fenêtre et passa une main dans ses cheveux blonds.
- S'il te plaît.
Pas maintenant. C'était trop difficile. Il ne parvenait pas à réfléchir correctement.
Malheureusement, la préfète-en-chef perdait patience.
- Pourquoi, Draco ? Pourquoi avoir tout fait pour qu'il y ait un nous dans ce cas ?
Il craqua. Elle l'avait poussé à bout, et l'alcool l'aida à se confesser.
- Parce que je suis fou de toi Granger ! Bien malgré moi ! S'exclama-t-il d'un ton énervé, tandis que sa tête commençait à tourner
Hermione sentit son ventre se nouer. La voix tremblante, elle répéta :
- Pourquoi ?
- Dès... Dès que j'ai appris à regarder au-delà de ton sang, je me suis rendu compte de ta force, de ta détermination. Ton intelligence je la connaissais depuis des lustres, et je te détestais de toujours te croire supérieure telle la Miss-Je-Sais-Tout que tu es.
Draco marqua une courte pause, cherchant à retrouver ses esprits embués.
- J'avais du mal à me l'avouer mais je n'avais jamais rencontré une fille aussi exceptionnelle que toi. Tu te démarquais de toutes ces idiotes de sang-pur que mes parents me faisaient rencontrer en me promettant que j'épouserais l'une d'elles. Elles étaient si fades et abjectes, et c'était pourtant toi qui m'était interdit.
La préfète-en-chef était estomaquée. La personne qui lui faisait face lui paraissait inconnue. Jamais elle n'aurait cru le jeune Malfoy capable d'avouer ses pensées les plus profondes. Même complètement bourré.
- Te haïr a fait que je passais mon temps à t'accorder de l'importance. Je pensais que je t'exécrerais toute ma vie, que jamais je ne te toucherais de par ton sang "sale". C'était ce que mon père m'avait appris. Et pourtant.
Le mangemort se mit subitement à rire. Il savait que demain il regretterait d'avoir tout déballé, mais pour l'instant le whisky Pur Feu prenait le dessus.
- Quand tu as fait ton malaise en début d'année, je n'ai pas hésité une seule seconde. Je t'ai prise dans mes bras, sans même penser à ton sang. Je ne savais pas comment je pouvais en être capable. Je défiais toutes les idées de mon paternel qui étaient pourtant bien encrées dans mon cerveau.
- Parce que tu faisais cela pour énerver Tu-Sais-Qui, au début. Intervint la Gryffondor
- Tu... Tu ne... Tu ne comprends pas. Bredouilla Draco. Je me voilais la face. J'ai utilisé ma vengeance contre le Lord pour excuser le fait que je tombais amoureux de toi. Même quand je ne voulais pas l'admettre, tout me l'exposait. Le Miroir du Riséd en premier. Je refusais de l'assumer. C'était un fardeau, une bombe à retardement. Je risquais ma vie en me rapprochant de toi.
Le nez de Hermione la piquait, elle ne voulait pas pleurer. Elle s'en voulait de le mettre dans un tel état.
Draco tenait sa tête entre ses deux mains, ses pensées fusaient dans tous les sens.
- J'étais voué à être mauvais, mon coeur devait être fait de glace. Mes parents m'ont tout donné, j'obtenais tout ce que je voulais, mais c'était leur unique façon de me montrer qu'ils m'aimaient. Ils ont toujours été froids l'un envers l'autre. À mes yeux, l'amour ne pouvait pas exister. Il n'y avait que l'argent et le pouvoir. Puis tu es arrivée, et tout a changé. Je n'ai jamais su ce qu'aimer voulait dire avant toi.
La brune tourna un instant la tête. Elle n'arrivait plus à gérer ses émotions.
- Désormais, quand je vois à quel point mon père est devenu lâche, cela me conforte dans l'idée de ne pas lui ressembler. Je ne veux pas te perdre comme ma mère a perdu son unique amour.
- Draco, cela n'arrivera pas... Garantit Hermione, d'une voix pourtant si triste
Le blond avait l'impression d'étouffer, il déboutonna les premiers boutons de sa chemise. Il n'arrivait plus à s'arrêter de parler. Comme si ces secrets étaient devenus trop lourds à porter.
- C'est encore difficile pour moi d'accepter ce que je ressens. J'étais formaté à te haïr pour ce que tu es. Je ne pensais pas avoir le droit de t'avoir un jour.
- Je sais ce que c'est. Telle Elizabeth Bennet, on m'a longtemps rabâché qu'à cause de mon sang je ne méritais pas de rencontrer quelqu'un comme Darcy.
Draco, soudain euphorique, ricana. Le rat de bibliothèque ramenait à nouveau Orgueil et Préjugés sur le tapis. Toutefois, il perdit très vite son sourire.
- Autrefois je pensais être le centre du monde. J'étais persuadé que tout le monde m'aimait. Je voulais qu'on ait d'yeux que pour moi. Aujourd'hui, je suis incapable de m'aimer. Alors comment pourrais-je te traiter à ta juste valeur ?
Hermione n'aimait pas le voir si torturé. Il méritait d'être enfin en paix avec lui-même.
- Si je suis à tes côtés, c'est que tu en es capable. Souffla la brune avec sincérité
Draco posa enfin ses yeux sur celle qui le hantait jour et nuit.
- Je ne veux pas que ta maladie t'arrache à moi. Déclara-t-il, sa voix se brisant
La lionne ne se retint pas une seconde plus. Elle se rua vers le mangemort et le prit dans ses bras. Celui-ci la serra contre lui et il enfouit sa tête dans ses cheveux bouclés. Il se calma aussitôt.
Draco et Hermione se laissèrent tomber sur le lit et leurs visages se firent face. Chacun plongé dans le regard de l'autre. Cela suffisait. Ils n'avaient plus besoin de mots.
La jeune femme dégagea les quelques mèches de cheveux blonds qui étaient tombées sur les yeux du Serpentard. Elle sourit.
Le "nous" qu'ils avaient créé ne serait jamais parfait. Ils avaient encore trop de démons à combattre en eux. Mais il était indéniable que lorsqu'ils étaient ensemble, leur vie s'illuminait.
Le blond avait du mal à l'accepter mais il était prêt à tout pour la Gryffondor. Pour la toute première fois, il faisait passer la vie d'une personne avant la sienne.
Hermione savait qu'il était capable de ressentir de l'amour, ce n'était juste pas de la même façon que les autres. Il préférait se cacher derrière sa façade destructive. On ne pouvait pas complètement le changer.
Elle n'avait pas encore réussi à le lui dire, mais Draco voyait dans les yeux de la brune qu'elle l'aimait. Elle l'aimait pour le bon qu'il y avait en lui, et elle l'aimait malgré sa part sombre. Jamais personne n'avait été capable d'une telle chose à son égard. Cela le déstabilisait.
Le Serpentard dirigea sa main vers le bras de la lionne et il le caressa, lentement. Sa peau était douce comme la soie. Draco observa alors les multiples grains de beauté qui habillaient le corps de la jeune femme, il adorait les compter.
Il avait oublié de retirer sa bague qui était aussi froide qu'un glaçon. Hermione frissonna lorsqu'elle la sentit passer sur son cou et elle se mit à glousser. Elle était heureuse.
oOOo
Lorsque la préfète-en-chef se réveilla le lendemain, elle découvrit que la place à côté d'elle était vide. Elle trouva un mot posé sur l'oreiller.
"Pardonne-moi pour hier soir, pour tous les jours.
D. M "
Draco savait que sa vie difficile n'excusait pas le comportement qu'il avait eu avec Hermione tout au long de leurs années à Poudlard. C'était bien pour cela qu'il se détestait.
Il devait avant tout se pardonner lui-même, et la Gryffondor était prête à l'aider. Quoiqu'il arrive.
Dans la Grande Salle, Hermione retrouva Harry, Ron et Ginny. Ils l'accueillirent avec un grand sourire, comme avant. Rien ne pouvait faire plus plaisir à la brune.
- Nous étions en train de discuter de Voldemort. L'informa l'Elu
La jeune sorcière eut un frisson à l'entente de ce nom. Elle avait l'habitude d'entendre Harry le prononcer, il était l'un des seuls à ne pas en avoir peur.
Mais depuis hier soir Hermione était enfermée dans une bulle de bonheur avec Draco, et ces mots la ramenèrent aussitôt à la dure réalité.
- Est-ce que des visions sont revenues ? Murmura Hermione, bien que le brouhaha des élèves autour d'eux ne permettait pas de percevoir leur conversation
- Non, toujours pas. Je reçois parfois un début de vision mais c'est très bref et totalement flou. Il contrôle sa colère. Il fera tout en son pouvoir pour garder les derniers objets secrets. Pourtant, ma cicatrice continue de me faire mal. Il m'arrive de ne plus pouvoir en dormir la nuit.
Ginny et la préfète-en-chef regardèrent Harry d'un air grave.
- Parvient-il à rentrer dans ton esprit ? De façon volontaire je veux dire. Je ne parle pas des visions qu'il n'arrive pas à maîtriser. Se soucia Hermione
- Bien sûr que non, il en est incapable désormais. J'ai appris à l'en empêcher.
La brune hocha la tête.
- Nous l'aurons Harry.
L'Elu acquiesça à son tour, bien qu'il se sentait de plus en plus impuissant.
Hermione était sûre que Draco les aiderait aussi, il attendait simplement le bon moment afin de mener sa vengeance à bien et ne pas échouer à nouveau. Mais elle préféra ne pas le signaler à ses amis, ils n'avaient pas encore digéré le fait que le Serpentard s'était épris de la lionne.
À l'autre bout de la salle, le blond observait discrètement les quatre Gryffondors. La jeune sorcière semblait pleine d'énergie ce matin, mais elle ne mangeait pas et elle ne daignait pas prendre ses médicaments qu'elle avait pourtant posés sur la table.
Draco remarqua que Potter et Weasley n'en avaient rien à faire, et cela le rendait dingue. Il avait l'impression d'être le seul à s'inquiéter de l'état de santé de Hermione. Elle pensait aller mieux et de ce fait elle faisait comme si sa maladie n'existait plus.
Le mangemort avait envie de leur hurler de faire attention à leur amie. Pourquoi ne lui demandaient-ils pas de prendre ses comprimés afin de ralentir sa tumeur ? Pourquoi la laissaient-ils mettre sa vie en danger ?
Le serpent était persuadé au fond de lui que Hermione pouvait être sauvée, mais pour cela il fallait la pousser à continuer de se soigner.
oOOo
L'après-midi, alors que Draco et Blaise se dirigeaient vers la cour, ils tombèrent sur Harry, Ginny et Ron qui marchaient devant eux et qui comptaient rejoindre Hermione à la bibliothèque.
Le blond se remémora la scène du petit-déjeuner ce matin et il partit au quart de tour. Il avait encore la gueule de bois, ce qui ne l'aidait pas.
Le préfet-en-chef voulut dire quelque chose mais Draco le coupa.
- Deux secondes Blaise, j'ai quelque chose à dire au balafré et à ses deux toutous.
- Qu'est-ce que...
Draco se mit à marcher plus rapidement afin de rattraper les Gryffondors, sa cape volant derrière lui.
- Draco arrête ! Pesta Blaise
Le serpent l'ignora. Il passa simplement à côté de ses ennemis et leur balança, avec arrogance :
- Quoi de prévu aujourd'hui ? Vous allez à nouveau engueuler Hermione parce qu'elle n'est pas assez impliquée dans vos recherches ? Plutôt que de l'aider à aller mieux ?
- Parce que tu vas nous faire croire que toi tu te soucis vraiment d'elle ? Ironisa Harry
Draco se stoppa et il se retourna vers eux. Blaise soupira et resta en retrait, agacé de ces perpétuels affrontements.
Le blond remarqua que deux élèves de deuxième année observaient la scène en chuchotant. Il leur lança un regard qui les fit fuir, puis il reporta son attention sur Potter et les deux Weasley.
- Demandez-lui. On verra lequel de nous a raison. Défia Draco, un rictus narquois sur le visage
Ils se toisèrent longuement. Maintenant que les amis de Hermione étaient au courant de leur relation, le Serpentard n'en avait plus rien à faire. Il ne pouvait plus supporter la façon dont ils la traitaient. Alors s'il devait les affronter, il le ferait sans problème.
Ginny, abordant un air supérieur, lui cracha :
- On en parle de toutes ces années où tu lui as fait vivre un enfer ?
- Cesse de faire la maligne et de parler à la place de ton petit ami, Weasley. Au moins j'essaye de rattraper mes erreurs. Je ne pourrais pas en dire autant de vous.
- Dégage d'ici Malfoy. On ne veut pas de tes conseils à la con. Cingla l'Elu
Draco resta planté devant eux, ne les lâchant pas du regard.
Le jeune Malfoy, qui autrefois avait une grande gueule et fuyait dès que les choses s'envenimaient, n'était plus. À présent il était prêt à rendre coup pour coup.
Harry le remarqua bien, ce qui l'étonnait, surtout lorsqu'il repensait à leur altercation au début du mois. L'ancien Draco n'aurait jamais eu le courage de l'affronter ainsi.
Hermione comptait-elle vraiment pour lui au final ? Le garçon à la cicatrice ne savait plus quoi en penser.
- Je ne vous laisserai plus la négliger comme vous l'avez fait les derniers mois. Bougez-vous et prenez soin d'elle.
Sur ces dernières paroles Draco se détourna, les laissant en plan, et il reprit son chemin. Il les détestait.
- Tu vas avoir des ennuis si le Maître apprend ça Draco. Lui fit remarquer Blaise qui l'avait rattrapé
- Pourquoi ? Tu comptes tout lui rapporter tel un petit chien ?
Le préfet-en-chef roula des yeux.
- Tu sais bien que non. Rouspéta-t-il
Du côté des Gryffondors, Ginny était surprise du comportement de Draco.
- Je ne m'attendais pas à ce qu'il réagisse ainsi. Quel bad boy ! Blagua-t-elle
- Quel con oui ! Rectifia Ron qui semblait tout aussi perturbé que sa soeur
- Arrêtez de plaisanter avec ça. Il n'est plus comme avant. Je pense qu'il est tout à fait capable de tenir tête aux gens et d'agir avec cruauté à présent. Ce n'est pas normal venant de sa part. Répliqua Harry, pensif
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Hermione avait passé une belle journée aves ses amis. Elle décida de rentrer un peu à l'appartement avant d'aller prendre le dîner.
Lorsqu'elle arriva devant le tableau, elle remarqua que le vieil homme qui tenait une épée dans sa main, assis sur un tabouret et un chien à ses pieds, détaillait la Gryffondor d'un oeil mauvais.
- Para bellum. Déclara la préfète-en-chef, ignorant le tableau qui la mettait mal à l'aise
- Navré. Monsieur Zabini m'a demandé de vous refuser l'accès, prétextant un besoin impératif de tranquillité.
- Excusez-moi ?
Hermione avait l'impression que l'on lui faisait une mauvaise blague. Elle pesta de nombreuses fois après l'homme fait de peinture, mais il ne la laissa rentrer qu'au bout de quinze minutes.
Enragée, la brune pénétra dans le salon telle une furie. Elle découvrit Zabini étalé sur le canapé.
- Je peux savoir ce qu'il se passe ici ?
Elle avait pensé que le Serpentard avait ramené des amis et que c'était pour cela qu'il avait bloqué l'entrée. Pourtant il était seul, à moitié endormi.
- J'avais besoin de me reposer, loin de tout. J'en ai marre de tous vos problèmes, j'en ai déjà bien assez de mon côté. Arrêtez de m'impliquer dans vos histoires. Râla-t-il, les bras croisés sur son torse
Hermione se radoucit et leva les yeux au ciel en s'esclaffant.
- Quelle comédie. Tu sais que tu pourrais jouer dans une pièce de théâtre tragique ?
- Pas dans une pièce moldue en tout cas.
- Cela va de soi. Approuva la lionne d'un ton moqueur, qui se laissa tomber dans son fauteuil
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Le mois de mars fit son apparition. Un mois sombre où tout semblait se compliquer. Les attaques envers les nés-moldus perpétuaient, le nombre de morts s'allongeait de jour en jour.
Le Ministère de la Magie luttait encore péniblement pour résister aux forces du mal. Ce n'était plus qu'une question de temps. L'Ordre du Phénix et l'Armée de Dumbledore mettaient au point un moyen de communication qui pourrait faire diversion lorsque Voldemort viendrait à prendre le pouvoir.
Un lundi soir, Hermione sortit de sa salle de bains, vêtue de son pyjama après avoir pris une bonne douche. Elle alla dans le salon afin de se réchauffer près de la cheminée.
Blaise s'y trouvait et il lisait son magazine de Quidditch hebdomadaire. Il releva les yeux vers sa collègue et lui adressa un regard bête.
- Tu pourrais t'habiller quand même, tu n'es pas dans ta chambre.
- Oh tais-toi donc. Souffla Hermione
Elle passa à côté de lui, ignorant les paroles qu'il marmonna dans sa barbe.
Alors qu'elle allait s'installer au coin du feu, Hermione remarqua que deux enveloppes étaient posées sur la table basse. Elle s'en empara et les examina.
- Il y en a aussi une pour toi Zabini, ce sont les mêmes. Je crois.
Blaise s'était levé et se servait un verre de whisky Pur Feu, il toisa la brune avec insistance.
- Eh bien lis-la. Je n'y ai pas encore jeté un coup d'oeil.
Hermione s'y attela. Elle en ouvrit une et chercha sur la lettre de qui cela provenait. Horace Slughorn.
- Par Merlin...
- Quoi ? Demanda Blaise après avoir bu une gorgée de son alcool
Le club de Slug. La lionne avait presque oublié qu'elle en faisait partie, tout comme Zabini.
- Le professeur Slughorn nous invite pour une de ses soirées, vendredi. Afin de, je cite, "se changer les idées". Annonça Hermione, dépitée
Elle n'aimait pas vraiment ces événements, elle avait l'impression qu'elle n'y avait pas sa place.
Le Serpentard se marra.
- Quel vieux fou celui-là aussi.
- Il ne manquait plus que ça... Murmura Hermione
Voilà pour ce chapitre qui était assez centré sur la psychologie de Draco.
J'espère qu'il vous a tout de même plu.
Alors, que pensez-vous de cette prochaine soirée chez Slughorn ?
J'attends vos avis avec hâte !
À très vite :-)
