Je suis navrée pour ces quatre petits jours de retard, j'ai eu quelques imprévus !
Merci Fleur d'Ange, oui Draco lutte énormément pour changer ce mauvais caractère. Y parvient-il ?
Merci Elena, mais c'est à moi de vous remercier ! Merci de prendre le temps de me laisser une review, et oui on peut dire des reviews haha
Merci Miss MPREG, ton commentaire me fait vraiment plaisir. J'adore travailler l'aspect psychologique des personnages donc cela me rassure de voir que cela plaît également aux personnes qui me lisent.
Enfin, merci Aurelie Malfoy, c'est très gentil !
Je vous souhaite une bonne lecture ! :-)
- Tu vas me dire que Slughorn ne cache aucune bouteille de whisky dans son bureau ? Grogna Zabini
- C'est interdit voyons ! C'est une soirée avec des élèves, et certains d'entre eux sont mineurs.
- Eh bien ça promet. Soupira le Serpentard, agacé
Les deux préfets-en-chef étaient arrivés en avance, le professeur Slughorn lui-même n'était pas encore prêt et il les avait alors invités à se servir une boisson afin de patienter.
Hermione se tordait dans tous les sens, elle ne savait pas où se mettre et elle sentait au fond d'elle qu'elle n'aurait pas dû accepter de venir.
- Tu comptes tirer une tronche pareille toute la soirée ? Railla Zabini tandis qu'il sirotait un jus de citrouille
- Tu n'avais qu'à y aller avec Greengrass si tu n'es pas content. Répliqua la brune en levant les yeux au ciel
- J'ai eu l'idée de venir ici avec toi parce que je cherchais justement à l'éviter, Granger.
- Bien, alors cesse cette complainte et assume ton choix. Je ne suis pas plus ravie que toi de t'avoir comme partenaire.
Elle aurait tant aimé venir avec Draco, mais elle ne pouvait pas. Ils ne devaient pas se montrer ensemble, c'était leur condition, bien que cela l'attristait. De toute façon, ni Harry ni Slughorn n'auraient voulu de lui.
Blaise et Hermione étaient tous deux membres du club de Slug et puisqu'ils étaient également préfets-en-chef, c'était la bonne excuse pour y aller ensemble et ne pas avoir à se coltiner une personne indésirable.
- Sois contente, grâce à moi tu évites Weasley. Ou pire, McLaggen. Ajouta Blaise qui avait remarqué que la lionne était songeuse
La jeune sorcière poussa un long soupir de désespoir. Cormac. Elle l'avait oublié. Cet être qu'elle qualifiait d'idiot avait été forcé de redoubler sa septième année car ses échecs lors des matchs de Quiddicht l'année dernière l'avaient complètement chamboulé, à tel point qu'il avait échoué à ses examens.
Elle pria Merlin qu'il ait un empêchement de dernière minute.
- Allez Granger, ce sera l'occasion de mettre ton intelligence en avant ce soir. Ne me dis pas que ça te déplaît.
- Tu dis ça à la fille qui se fait surnommer Miss-Je-Sais-Tout par la moitié des élèves. Ai-je encore quelque chose à prouver ? Répondit-elle d'un ton sarcastique
Hermione ne laissa pas le temps à Blaise d'en rajouter. Harry et Ginny venaient d'arriver et elle se précipita aussitôt vers eux. Elle fut accueillie par des yeux écarquillés. La robe qu'elle portait faisait son effet.
- Waouh Hermione, tu es superbe ! Décidément, le rose te va vraiment bien. S'exclama la rouquine, émerveillée
La préfète-en-chef se sentit rougir, et Harry lui adressa un sourire chaleureux. Il était content de la voir si rayonnante. Elle semblait aller mieux ce soir, par rapport à ce matin où les effets secondaires de ses médicaments l'avaient à nouveau envoyée à l'infirmerie.
- Merci, Ginny. Comment allez-vous ?
- Je t'avoue ne pas trop savoir ce que je fais là, mais bon. Déclara l'Elu
- Je me dis exactement la même chose. Ricana Hermione tout en replaçant une bretelle de sa robe, nerveuse
- Alors, tu es venue avec qui ? Questionna Ginny
D'autres membres du club commencèrent à arriver pendant que les trois amis discutaient, et la brune remarqua que Harry balayait la pièce du regard. Elle devina très vite qu'il cherchait si Draco était là, alors elle le rassura.
- Avec Zabini, nous avons décidé de faire comme pour le bal de Noël et de venir en tant que collègues. Je n'avais pas envie de me prendre la tête à chercher quelqu'un.
Les deux Gryffondors toisèrent le concerné qui se trouvait dans un coin du bureau. Blaise semblait les observer depuis quelques minutes déjà.
À vrai dire, Draco lui avait demandé de faire attention à Hermione pendant cette soirée. Et comme d'habitude le préfet-en-chef n'avait pas su lui dire non, alors il gardait un oeil discret sur la sorcière.
- C'est toujours mieux que Malfoy. Assena Harry
Hermione se racla la gorge et porta son verre à sa bouche mais il était vide. Parler de Draco avec eux la rendait toujours aussi mal à l'aise, ils refusaient encore d'accepter leur relation et faisaient comme si elle n'existait pas.
Mais Ginny n'avait pas envie qu'ils se prennent la tête ce soir, alors elle agrippa le bras de Harry et se colla contre lui.
- En tout cas, Slughorn s'est donné à fond pour la déco.
La brune examina le bureau d'un air dubitatif et elle ne partagea pas l'avis de la cadette des Weasley. Le professeur aurait pu faire bien mieux, mais il se faisait vieux et cela se ressentait à travers ses goûts.
- Ben c'est bien laid. Répondit l'Elu
Ginny lui donna une tape sur l'épaule, outrée, et Hermione ne put s'empêcher de pouffer. Cet échange détendit l'atmosphère, ce qui soulagea la préfète-en-chef.
- Bonsoir mes chers élèves, je suis ravi de vous voir ici ce soir. S'exclama soudain le professeur de potions qui venait d'apparaître au milieu de la foule, enfin apprêté pour l'événement
Tout le monde se retourna vers lui et au même moment une musique d'ambiance émergea des quatre coins du bureau. Les festivités pouvaient commencer. Slughorn slaloma entre tous les élèves afin de discuter avec eux un à un.
- Allons nous servir. Proposa Harry qui n'avait pas vraiment envie d'engager une conversation avec le vieil homme
Les deux sorcières le suivirent jusqu'au buffet. Hermione aperçut Blaise qui était en train de l'épier tandis qu'il remplissait son verre de soda de Branchiflore. Elle lui lança un regard mauvais, ne comprenant pas pourquoi il la surveillait ainsi. Le préfet roula des yeux.
- Le ministère de la Magie est sur le point d'être envahi et tout ce qu'il trouve à faire c'est organiser une fête. Avec des Serpentards en plus de ça. Pesta l'Elu qui au final n'avait pas vraiment faim
- Pourquoi es-tu venu dans ce cas ? Rétorqua Ginny, irritée par la mauvaise humeur de son petit-ami
Depuis quelques jours une tension s'était installée entre les deux amoureux. Harry n'arrivait plus à tout gérer et la rouquine avait un fort caractère qui faisait qu'elle lui rentrait dedans dès qu'il la délaissait.
Hermione avait alors tenté de lui faire comprendre que ce n'était peut-être pas le bon moment pour une relation saine et sérieuse, ce à quoi Ginny lui avait répondu : "parce que ta relation avec Malfoy est saine peut-être ?". La préfète avait alors décidé de ne plus se mêler de leurs problèmes.
- Afin d'éviter qu'un incident se produise. Il y a tout de même les filles Carrow dans cette pièce.
- Excuse-moi, j'avais oublié que tu étais notre grand sauveur. Railla la jeune Weasley
Hermione se demanda un instant si elle n'aurait pas mieux fait de rester aux côtés de Zabini. Qu'avait-il bien pu se passer pour que ses pires ennemis deviennent ceux qui l'angoissaient le moins ?
Ce que la prophétie avait annoncé approchait à grands pas et son dénouement faisait que les sorciers étaient de plus en plus à cran. Harry le premier, et cela se comprenait. Mais l'ambiance devenait si étouffante que cela rongeait Hermione intérieurement.
- Harry !
Le professeur Slughorn se posta face aux trois Gryffondors, un grand sourire aux lèvres.
- Miss Granger, Miss Weasley. Ajouta-t-il
- Merci pour cette fête professeur, nous en avions tous besoin. Le flatta Ginny
Harry et Hermione se regardèrent, sceptiques.
- Eh bien cela faisait longtemps que je n'avais pas pu passer une soirée avec mes meilleurs élèves, qui sont toujours aussi brillants d'ailleurs.
Sur ces mots, il posa les yeux sur Hermione. Celle-ci émit un petit sourire. Voilà bien longtemps qu'on ne l'avait plus félicitée pour ses prouesses scolaires.
- Comment allez-vous Miss Granger ? J'espère que vos saignements de nez se sont calmés.
Harry et Ginny se pétrifièrent. C'était la question qu'il ne fallait pas poser.
Même s'ils faisaient des efforts et qu'ils comprenaient désormais la lionne lorsqu'elle était au plus mal, ils étaient encore plongés dans un profond déni. De plus, Hermione leur assurait tous les jours que sa tumeur cérébrale la laissait tranquille et que seuls ses médicaments lui donnaient du fil à retordre, ce qui ne les aidait pas à faire face à la réalité.
Dès qu'une personne faisait allusion à la maladie de leur amie, ils se braquaient dans la seconde.
- Bien sûr, Madame Pomfresh a très vite réglé ce problème. Répondit la Gryffondor en souriant
Pourtant sa gorge s'était nouée et son sourire avait très vite disparu. Slughorn se rendit compte de ce malaise soudain, même s'il n'était au courant de rien, et il décida alors de changer de sujet.
- Bien, bien. C'est parfait. Harry, Miss Weasley, vous aimez tous deux le Quiddicht n'est-ce pas ? Suivez-moi, j'ai quelque chose à vous montrer.
La rouquine rassura Hermione, lui disant qu'ils reviendraient vite.
Ils suivirent le vieil homme, sans grande conviction. Ils paraissaient déboussolés et la préfète-en-chef espéra que cela leur changerait les idées.
- Quelle soirée... Murmura-t-elle
Hermione était en train de mettre quelques pommes de terre rôties dans son assiette lorsqu'elle sentit tout à coup une présence derrière elle.
- Bonsoir Hermione, ça faisait longtemps.
C'est pas possible, pensa-t-elle. Elle connaissait cette voix susurrante qui lui donnait la nausée. Cormac. Il lui fallut quelques secondes avant de se tourner vers lui et elle lui adressa alors un sourire forcé. Elle n'avait pas du tout envie de lui parler.
- On n'a pas vraiment eu l'occasion de se croiser les derniers temps. Surenchérit-il
- J'imagine que tu dois être très occupé à rattraper ton année. Lança la brune d'un ton sarcastique
McLaggen rit de toutes ses dents, exagérant chacun de ses gestes tel l'acteur théâtral qu'il était.
- Redoubler a son avantage. Je connais déjà toutes les leçons et je suis persuadé que je pourrais très bien te battre désormais.
Hermione émit un petit ricanement.
- C'est ça. D'ailleurs, que fais-tu ici ? Je ne savais pas que Slughorn estimait que des redoublants étaient dignes de son club.
- Disons que mon père et lui s'entendent plutôt bien.
- C'est ce que je me disais.
- Dis-donc Hermione, quelle provocation. Tu es devenue très insolente, mais je dois admettre que j'adore ça. Tu me parais plus intéressante que l'année dernière.
Il avait prononcé ces mots avec un ton qui se voulait être charmeur et il reluqua la jeune femme de haut en bas. Hermione ne put se retenir plus longtemps, une grimace de dégoût s'afficha sur son visage. Ce garçon l'écoeurait.
- Au revoir Cormac.
Elle le bouscula et essaya de s'enfuir, sauf que le Gryffondor était bien décidé à ne pas la laisser filer.
- Comment va Ron ? On dirait bien que sa soeur et lui font renaître l'équipe de Gryffondor.
Trente minutes. Le sorcier ne lâchait plus Hermione depuis plus de trente minutes.
Blaise, qui discutait avec Hestia Carrow, n'avait même pas remarqué que Cormac était en train d'importuner la brune. Harry et Ginny, quant à eux, discutaient encore avec le professeur de potions au fond de son bureau.
Cette fois-ci, la préfète-en-chef fut à bout de nerfs. Elle déposa son verre sur une petite table d'un geste rageur et elle décida de partir.
Plus rien ne la retenait ici, elle en voulait à ses deux meilleurs amis de la laisser seule au milieu de cette foule, et elle se dit qu'au final elle préférait rentrer et être avec Draco. Il devait probablement l'attendre d'ailleurs.
- Qu'est-ce que tu fais ? Tu es déjà fatiguée ?
Hermione ne lui accorda pas son attention une seule seconde de plus. Elle sortit du bureau en trombe. Toutefois, Cormac décida de la suivre.
Lorsque la brune entendit les pas du jeune homme s'approcher d'elle, elle explosa :
- Mais c'est pas vrai ! Pourquoi ne me laisses-tu pas tranquille ?
- Eh ne t'énerve pas. Je voulais simplement voir si tu allais bien. Se justifia Cormac, levant les mains en l'air
- Je vais très bien, alors tu peux t'en aller maintenant !
Hermione se retenait de ne pas crier mais son énervement avait fait qu'elle avait haussé le ton, et cela résonna dans le grand couloir où seul Cormac et elle se trouvaient.
- Tu ne vas quand même pas abandonner tes amis ! Tu ne veux pas revenir ?
- Non !
- Alors laisse-moi te raccompagner, on ne sait jamais. Chuchota le Gryffondor avec un petit sourire en coin, tout en se rapprochant de la sorcière
- Non ! Répéta Hermione, plus fort cette fois-ci
Elle se détourna, prête à partir. Mécontent, Cormac s'apprêtait à attraper le bras de la lionne afin de la retenir mais il fut coupé dans son élan.
- Dis-moi McLaggen, on ne t'a jamais appris que quand une fille te dit non, c'est non ?
Hermione n'avait même pas entendu Draco arriver. Il s'était aussitôt interposé entre le garçon et elle. La brune était désormais cachée derrière le Serpentard.
- Tu ne devrais pas être ici Malfoy. Cracha Cormac, sourcils froncés
- Tout comme toi tu ne devrais pas jouer au prédateur avec les filles. Dégage de là.
Les deux sorciers étaient si proches l'un de l'autre que leurs fronts se touchaient presque. Le regard menaçant du blond fit comprendre à McLaggen que s'il osait le contredire, il finirait encastré contre un mur. Il baissa donc les yeux.
- Hermione, viens ! Ne reste pas avec ce type. Il va te faire du mal. Tenta le Gryffondor
Un rire nerveux s'échappa de la bouche du mangemort. Hermione ne bougea pas, elle ne voulait plus voir ce garçon qui la répugnait.
- Je t'ai dit de dégager. Renchérit Draco
Pile à ce moment, Slughorn apparut, alerté par cette dispute. La brune recula dans un coin sombre, il ne fallait pas que le professeur les voit ensemble.
Lorsque l'ancien Serpentard remarqua la présence du jeune Malfoy, son visage s'assombrit.
- Vous n'avez rien à faire là Monsieur Malfoy. Assena-t-il
- Il veut s'en prendre à...
- Retournez profiter de la fête Monsieur McLaggen. Le coupa le directeur des Serpentards
Cormac ne se fit pas prier, non sans lancer un dernier regard mauvais au blond avant de disparaître.
Draco, les mains dans les poches et la tête haute, fit face au vieux sorcier et il décida de le provoquer.
- Avez-vous peur de moi Slughorn ? Je fais partie de vos meilleurs élèves, je devrais être invité moi aussi.
- Je ne veux pas d'une personne comme vous dans mon club. Vous n'êtes pas digne d'intérêt.
- Ah oui ? Et pourquoi donc, Monsieur ? Le Serpentard haussa les sourcils
- Parce que vous êtes... Vous êtes...
Un rictus se dessina sur les lèvres du blond.
- Je vous écoute.
Horace ne sut plus quoi dire tant l'insolence du fils Malfoy le désarçonnait.
- Partez, avant que je ne fasse part de vos balades nocturnes à la directrice. Menaça-t-il
Draco ricana mais il ne s'en alla pas pour autant. Il attendit que le professeur rentre dans son bureau et il se retourna vers Hermione qui était sortie de l'ombre.
Son souffle s'arrêta un instant lorsqu'il la vit dans sa petite robe rose. Il la trouvait sublime et il eut l'impression de revivre la même scène que lors du bal de Noël quelques mois plus tôt, ce qui le décontenança. Le charme de la brune ne cessait le surprendre.
Hermione, qui quelques minutes plus tôt avait été sur le point de tuer Cormac, se sentit aussitôt apaisée lorsqu'elle se plongea dans les yeux bleu gris du blond. Le regard qu'il lui portait donnait l'impression à la préfète qu'elle était la personne la plus précieuse dans sa vie et qu'il désirait la protéger et la chérir à tout prix, envers et contre tous.
- Merci. Souffla-t-elle
- Ne me remercie pas pour ça. Oublions-le, je n'ai plus envie de m'énerver.
Hermione sourit. Le Serpentard contrôlait de mieux en mieux sa colère et son impulsivité depuis quelques temps. La sorcière était fière de lui.
- Que veux-tu faire maintenant ? Demanda Draco tandis qu'il resserrait sa cravate verte et argent
- Je ne sais pas si je devrais y retourner, juste pour prévenir Harry et Ginny.
- Ne t'en fais pas, cet abruti de McLaggen va tout leur rapporter. Si tu y retournes, il va recommencer.
Draco avait raison et Hermione ne put le contredire. Le blond se rapprocha d'elle et son regard acier était désormais rempli de malice.
- Suis-moi. L'invita-t-il
Il tendit sa main vers la lionne et celle-ci s'en empara sans hésiter. Alors ils s'enfuirent loin de cet endroit et ils se mirent à courir à travers le château, traversant plusieurs couloirs sans s'arrêter, jusqu'à perdre leur souffle. Heureusement, Hermione n'avait pas mis de talons.
Draco courrait devant elle mais il ne la lâcha pas pour autant, la Gryffondor riait aux éclats et entendre ce son mélodieux arracha un sourire au blond. Cette escapade leur donnait l'impression qu'ils étaient libres. Ils cavalaient tels des enfants, comme s'ils étaient poursuivis.
Hermione n'arrivait pas à décrire à quel point ces moments si simples la comblaient de bonheur. Dès qu'elle avait l'impression que son âme commençait à s'éteindre, il lui suffisait d'être auprès de Draco et elle se sentait revivre. Comme si plus rien ne pouvait l'atteindre.
oOOo
Le lendemain, la préfète-en-chef rentra à son appartement après avoir pris son déjeuner avec Ron, Harry et Ginny. Ces deux derniers ne lui voulaient pas de s'être éclipsée sans rien dire, ils s'étaient plutôt confondus en excuses de ne pas l'avoir sauvée de l'emprise de McLaggen.
Hermione avait un devoir d'arithmancie à faire et elle décida de s'y mettre de suite afin d'être tranquille pour le reste de son samedi. Blaise n'était pas là alors elle s'installa sur la table basse du salon. Elle entendait l'eau couler au loin, Draco devait être en train de prendre une douche.
Dix minutes plus tard, alors que la sorcière était en pleine réflexion, le blond arriva dans le salon, les cheveux encore mouillés et sa chemise à moitié ouverte. Hermione releva les yeux vers lui et rougit. Cela faisait quelques semaines maintenant qu'ils dormaient ensemble et pourtant elle n'arrivait toujours pas à s'habituer à cette vision.
Draco remarqua les joues rouges de la brune et il eut un sourire en coin. Il reboutonna sa chemise blanche et passa à côté de la jeune femme. De haut, il examina son parchemin.
- C'est faux, tu te trompes de nombre. Balança-t-il
Hermione le toisa, vexée.
- Eh bien aide-moi dans ce cas !
- La Miss-Je-Sais-Tout qui demande de l'aide, incroyable.
La préfète roula des yeux. Le sourire en coin du Serpentard s'élargit encore plus.
- Tu sais très bien de quelle nombre d'expression je parle et tu peux le corriger toute seule. À plus tard, je dois faire un tour dans les cachots. Ajouta-t-il avant de sortir de l'appartement
- Et en plus de ça il me laisse en plan. Grommela Hermione
Elle était censée être la meilleure dans cette manière. Elle avait toujours cru qu'elle était la seule qui pouvait la comprendre parfaitement. Et elle se faisait corriger par Draco Malfoy ? Elle n'en revenait pas. La jeune femme l'avait vraiment sous-estimé.
Draco dévala les escaliers et marcha d'un pas pressé. Hier soir il s'était rendu compte qu'il avait oublié un objet important sous son lit, dans les dortoirs des Serpentards. Il devait le récupérer à tout prix.
Avant d'arriver devant la porte qui le mènerait aux cachots, il tomba sur un groupe de trois garçons.
- Ah mais c'est Malfoy, le célèbre mangemort de Poudlard.
Le Serpentard s'immobilisa. De dos à eux, il leur lança un regard vil par-dessus son épaule.
- Qu'est-ce que tu viens de dire ?
- Cormac nous a tout raconté. Tu erres dans le château la nuit, tu cherches un moyen de faire entrer tes copains, comme en sixième année. Aboya un Gryffondor aux cheveux mi-longs
- Tu devrais avoir honte de trahir ceux qui t'ont permis de revenir ici. Je ne comprends pas pourquoi McGonagall ne te renvoie pas. Surenchérit un autre
Draco tourna la tête et ferma les yeux un instant, inspirant un grand coup. Il ne fallait pas craquer, il ne fallait pas céder à cette envie de les frapper qui venait de naître en lui.
Ainsi le blond décida de continuer son chemin, et ce malgré les cris du groupe qui continuait de le provoquer. Il n'avait pas cédé.
Néanmoins, lorsqu'il fut dans les escaliers, il ne put s'empêcher de donner un coup de pied dans un sceau qui traînait sur le côté, le faisant dégringoler jusqu'en bas.
- Fait chier ! Jura-t-il dans sa barbe
Lorsqu'il entra dans la salle commune des Serpentards, plus énervé que jamais, il découvrit quelques élèves qui se reposaient dans le salon. Astoria Greengrass était là également. La frêle petite soeur de Daphné.
Draco passa à côté d'eux, les ignorant. Il n'avait aucune envie de leur adresser la parole.
- Draco !
Astoria n'était toutefois pas de cet avis. Elle se précipita vers lui, un petit air timide sur le visage.
L'interpellé se retourna vers elle en poussant un long soupir.
- Qu'est-ce que tu veux Greengrass ?
- Tout va bien ? On ne te voit plus beaucoup ici et Daphné a entendu dire que tu ne dormais même plus dans les dortoirs.
- Vous n'avez pas d'autres choses à faire que de m'espionner ?
- On veut simplement s'assurer qu'il ne t'arrive rien. Avec tout ce qu'il s'est passé depuis cet été... Murmura la cinquième année, scrutant Draco de ses grands yeux verts
- N'aborde pas ce sujet avec moi, je refuse que le nom de mes parents sorte de ta bouche. Ta soeur et toi vous n'êtes rien pour moi alors mêlez-vous de vos affaires et laissez-moi tranquille. La remballa-t-il d'un ton sec
Sans plus attendre, il l'abandonna en plein milieu du salon à peine éclairé par la lumière verte du lac.
Draco ne pouvait plus supporter les élèves de sa maison. Ils étaient envahissants et faisaient tout pour en savoir plus sur ce qu'il se passait du côté des mangemorts, car leurs parents restaient très discrets à ce propos.
Mais après tout, qui pouvait-il encore supporter dans ce monde devenu sombre, où chaque personne regorgeait de terribles secrets ?
oOOo
Il devait être deux heures du matin et Draco n'avait toujours pas réussi à fermer l'oeil. Il ne cessait de se tourner et se retourner dans le lit. Sa marque des ténèbres l'appelait et cela le brûlait, il avait envie de s'arracher l'avant-bras.
La douleur était si lancinante qu'une fièvre était apparue et son corps entier transpirait. Le blond enfila un t-shirt et finit par sortir du lit. Il se réfugia sur le fauteuil. La parure était plus fraiche et cela le calma un instant.
Il laissa tomber sa tête en arrière et tenta de reprendre une respiration normale.
- Draco ?
Hermione tapota la place vide à côté d'elle.
- Je suis là.
La sorcière attrapa sa baguette et alluma une bougie posée près de la fenêtre.
- Tu ne trouves pas le sommeil ?
- Je ne serais pas assis là sinon. Répondit Draco avec sarcasme
Hermione se redressa péniblement, à moitié endormie.
- Dis-moi ce qu'il ne va pas.
- Rendors-toi s'il te plaît, je ne veux pas que tu sois épuisée demain. Lui demanda-t-il en plantant ses yeux dans les siens
Les sourcils de la sorcière se froncèrent et un air soucieux apparut sur son visage.
- C'est ta marque n'est-ce pas ?
Draco passa une main dans ses cheveux et poussa un long souffle, il semblait à bout.
- Je n'y arriverai pas. Confessa-t-il
Hermione était désormais assise au bord du lit.
- Que veux-tu dire ?
Il se sentait minable, et voir que la lionne le regardait avec pitié le fit aussitôt regretter de paraître si faible. Mais ce soir ses démons prenaient à nouveau le dessus et il ne pouvait plus les contenir.
- Je crains ne pas réussir à me retourner contre le Lord. Je ne vaux pas mieux que les autres mangemorts, je ne suis qu'un lâche. Ce que je suis vraiment finira par refaire surface.
- Tu sais que c'est faux Draco. Je ne comprends pas pourquoi tu oses penser de telles choses.
- Tu as bien vu les regards que Slughorn ou encore McLaggen me jetaient. Et ils ne sont pas les seuls. Je ne suis qu'un monstre et je suis voué à le demeurer. Tu ne te rends pas compte Hermione. Lors du bal de Noël j'ai infligé un Doloris à Blaise, celui qui me considère comme un ami depuis toujours.
Sous le choc, Hermione plaqua une main sur bouche. Zabini ne s'était pas simplement évanoui comme l'infirmière le lui avait dit lorsqu'elle était passée le voir à l'infirmerie. Il s'était fait torturer, des mains de Draco.
- Pourquoi ?
- Il n'arrêtait pas de me menacer, de me mettre en garde contre toi. J'ai simplement voulu qu'il se taise, et pour cette simple engueulade j'ai choisi d'utiliser un sort impardonnable.
La brune baissa la tête, le coeur serré. Une fois de plus cela avait été de sa faute, parce qu'elle s'était rapprochée de Draco tout en lui cachant la vérité sur sa condition. Blaise avait voulu aider son meilleur ami et celui-ci ne l'avait pas compris.
- Tu n'as pas à t'en vouloir, tu ne pouvais pas comprendre. Je suis persuadée qu'il t'a pardonné car il voit tout autant que moi que tu n'es plus cet homme mauvais que tu crois être.
- Ne plus faire partie du côté du Mal ne fait pas de moi quelqu'un de bien. J'ai apprécié cette puissance que le Lord m'a procuré en me choisissant. Je pensais être enfin reconnu à ma juste valeur. Jusqu'à l'été dernier, où j'ai été rabaissé plus bas que terre.
Draco s'était juré de ne jamais raconter ce traumatisme à Hermione, il ne voulait pas le lui infliger à son tour. Toutefois, il craqua. Elle devait comprendre pourquoi il avait vraiment décidé de trahir le Mage Noir, celui à qui il vouait une si grande admiration autrefois.
Il lui expliqua tout, sans pour autant rentrer dans les détails qui étaient trop difficiles à entendre, des détails que même le blond n'arrivait plus à décrire tant cela lui donnait envie de s'exploser le crâne afin de ne plus voir ces scènes défiler dans son esprit.
- J'espère que tu comprends maintenant pourquoi je suis animé par une telle vengeance. Ce qu'il a fait à mes parents est gravé en moi et me hante chaque jour. Je veux voir chaque mangemort mourir dans de terribles souffrances, et je veux être celui qui leur fera subir ces supplices. Mais maintenant tu es là, tu es entrée dans ma vie et je sais que je vais te perdre si je laisse ce monstre prendre le contrôle de mon corps. Et je ne peux pas le concevoir.
Le sang de Hermione s'était glacé, ce récit l'avait complète retournée. Ce que le blond avait enduré était insoutenable et elle comprenait à présent pourquoi il avait décidé de quitter les rangs du Mage Noir. Mais il avait raison, elle ne voulait pas qu'il devienne un criminel.
- Je veux te protéger. Du Lord, des mangemorts, de ta maladie. Et bientôt je vais devoir te protéger de moi-même. J'ai peur de devenir cruel avec tout le monde.
La Gryffondor s'était tout à coup levée. Elle refusait d'entendre cela.
- Je crois en toi Draco, tu as changé. C'est difficile pour toi de l'accepter car on t'a forcé à faire les mauvais choix et ta marque te le rappelle tous les jours, mais tu as changé. Tu peux vaincre tes démons. Chaque jour je te vois lutter contre cette part d'ombre qui réside encore en toi. Je sais que tu peux y arriver.
Draco détourna le regard. Il ne la méritait pas, il le savait pertinemment. Pourtant il n'arrivait pas à se passer de Hermione. Il la mettait en danger car il était fou d'elle.
- Tu as pris ma main pour me sortir des ténèbres, et malgré ça je continue d'y retourner. Finit-il par dire
Il y eut alors un court instant de silence, que la jeune femme brisa.
- Est-ce que je peux te rejoindre sur le fauteuil ?
Le mangemort leva les yeux vers la lionne, décontenancé par cette question. Mais il hocha tout de même la tête.
Hermione s'approcha et, doucement, elle s'assit sur les genoux de Draco. Elle passa un bras derrière sa nuque et se nicha dans son cou. Puis elle lui souffla d'une petite voix :
- Je serai toujours là pour toi, même dans ces jours sombres où tu en viens à te détester.
Alors, Draco attrapa le menton de la brune et releva sa tête vers la sienne, posant une main sur sa cuisse afin de la serrer plus fort contre lui. Leurs lèvres n'étaient plus qu'à quelques millimètres l'une de l'autre et il combla ce vide en l'embrassant. Un baiser fougueux que Hermione approfondit, sentant un profond désir croître dans le creux de son ventre.
Elle posa sa main sur la joue du Serpentard, la caressant de ses doigts fins. Sa peau était si douce et ses pommettes ainsi que sa mâchoire étaient parfaitement dessinées. Pouvoir toucher chaque recoin de son corps et le sentir si près d'elle la faisait chavirer. Elle l'aimait tant.
Le chemin de la rédemption s'avérait être encore pour long pour Draco, mais Hermione était prête à l'accompagner. Qu'importe les risques qu'elle prenait.
oOOo
Au petit matin, Hermione fut réveillée dans la panique. Draco n'était plus là mais elle entendait quelqu'un crier depuis le salon. Encore sonnée, elle se rendit compte au bout de quelques minutes que c'était Harry.
Elle s'habilla dans la précipitation, manquant de s'étaler de tout son long lorsqu'elle enfila son jean, et elle se rua dans le salon. Harry et Ron l'attendaient près de la cheminée. Zabini ne semblait pas être dans les parages.
- Bonjour les garçons. Salua-t-elle en se frottant les yeux
- McGonagall nous a convoqués dans son bureau. Annonça l'Elu de but en blanc
Les deux amis abordaient un air grave sur leurs visages. Au fond, ils se doutaient très bien de ce que la directrice allait leur dire.
- Allons-y ! Qu'attendons-nous ? Déclara Hermione tandis qu'elle attrapait sa veste
Lorsque le Trio d'Or arriva dans l'ancien bureau de Dumbledore, Remus s'y trouvait déjà et discutait avec McGonagall. Le professeur n'avait pas dormi de la nuit et ses cernes témoignaient de son manque de sommeil.
C'était toujours très difficile pour Remus de se retrouver dans cette pièce, il était encore très affecté par la mort de Dumbledore, cet homme qui lui avait offert de la tolérance et de la compréhension comme très peu de personnes avaient su le faire.
La directrice invita les jeunes sorciers à s'assoir face à elle, aux côtés de Remus. Avant de leur faire part de la nouvelle, l'ancienne professeure de métamorphose considéra un instant ses élèves. Ces trois personnes qui depuis leur première année à Poudlard n'avaient jamais cessé de mener un combat contre le Mal, alors qu'ils sortaient à peine de l'enfance.
Elle s'en voulait terriblement de leur imposer des responsabilités si lourdes, elle ignorait comment Dumbledore avait pu accepter de leur infliger ces épreuves sans hésiter une seule seconde.
Elle savait qu'ils étaient capables de les supporter, ils avaient cette rage au fond d'eux qui les poussait à se battre. Sauver le monde de la magie était leur première priorité, ils n'avaient jamais remis cela en doute. Harry Potter était celui qui n'avait d'autres choix que d'affronter le plus grand Mage Noir de tous les temps, seul. Ron Weasley avait toute une famille à protéger ainsi qu'un meilleur ami à épauler coûte que coûte. Et Hermione Granger qui, malgré une maladie qui la consumait peu à peu, était celle qui luttait chaque jour pour garder son éternel courage et sa force indéniable, car sans elle les deux garçons n'étaient rien.
Mais McGonagall ne devait pas flancher. L'ancien directeur lui avait ordonné de ne pas tomber dans la pitié, car les trois Gryffondors étaient les seuls qui pouvaient réduire Lord Voldemort à néant. Il ne fallait pas les décourager dans leur quête.
- J'imagine que vous avez compris pourquoi vous êtes là. Vous-Savez-Qui s'est emparé du ministère de la Magie. Scrimgeour a été capturé et Pius Thicknesse vient d'être nommé ministre, probablement sous le sortilège de l'Imperium. Il n'a pas perdu de temps et nous avons été devancés.
Hermione observa Harry du coin de l'oeil, il serrait ses poings si fort que la peau de ses doigts avait pris une couleur blanche.
- Les mangemorts ont aussitôt pris le contrôle de La Gazette du sorcier et avant que nos aurors ne prennent la fuite afin de ne pas se faire arrêter, ils ont eu ouï dire que Thicknesse était déjà en train de mettre en place un régime des plus inquiétant et autoritaire. Chaque né-Moldu qu'ils trouveront se verra confisquer sa baguette et s'il a la chance d'échapper au sort fatal, alors il sera emprisonné à Azkaban. Les choses s'accélèrent et le Mal prend de l'ampleur. Bientôt vous serez présenté comme l'Indésirable numéro un, Monsieur Potter, et plus rien ni personne ne pourra les empêcher de venir nous attaquer. L'Ordre du Phénix et moi-même allons devoir redoubler d'efforts afin de protéger le château.
L'Elu s'était levé, pris d'une pulsion soudaine. Ron lui attrapa le bras pour le faire s'assoir mais il se dégagea de son emprise.
- Vous auriez dû nous laisser partir ! Ce n'est plus qu'une question de semaines désormais et aucun des derniers horcruxes n'a été trouvé ! Qu'attendez-vous pour réagir ? S'emporta Harry
Sa cicatrice se réveillait doucement et cela ne faisait qu'amplifier la folie qui prenait possession de son esprit. Plus l'affrontement approchait et moins le garçon aux lunettes rondes ne parvenait à garder son calme. Il avait l'impression d'être bloqué dans une spirale infernale où tout semblait lui échapper. Il était en train de faillir à la mission que Dumbledore lui avait confiée.
Remus s'était placé derrière Harry et il posa une main réconfortante sur son épaule.
- Calmez-vous Harry, ce n'est pas le moment de laisser vos émotions vous submerger. Lui chuchota-t-il
La directrice lança un regard sévère à l'Elu.
- Nous ne reviendrons pas là-dessus Monsieur Potter, je vous en ai déjà parlé. Si vous peinez tant à trouver ces objets maléfiques c'est qu'il y a une raison. Votre directeur vous avait assuré que ce n'était pas pressant et que l'occasion s'offrirait à vous au bon moment. Vous savez pertinemment que si vous venez à en détruire un, le Mage Noir et ses disciples rappliqueront dans la seconde. Et nous avons encore besoin de temps avant de nous proclamer prêts pour la bataille. Nous devons nous assurer que nos alliés le sont toujours et cela va être très ardu car nous sommes constamment surveillés à présent.
- Qu'en est-il de ce traître de Snape ? Cracha Harry, la voix emplie de rancoeur
McGonagall soupira.
- Nous l'ignorons, mais Vous-Savez-Qui le considère encore comme l'un de ses plus fidèles serviteurs.
Hermione fut prise d'un violent mal de tête, trop d'informations fusaient et l'ambiance était devenue anxiogène. Les trois amis réalisaient que ce à quoi on les avait préparés les dernières années était sur le point de leur tomber dessus, et ils se sentaient désemparés.
Ron se leva à son tour et fit part d'une question qui le travaillait depuis quelques minutes.
- Comment allons-nous faire pour communiquer avec l'extérieur si les mangemorts nous en empêchent ? Si La Gazette des sorciers est contrôlée, nous n'aurons plus aucune nouvelle ici. J'ai une famille, qui est également celle de Harry. Je veux m'assurer de leur sécurité et Hermione a aussi besoin d'être sûre que ses parents ne sont pas en danger !
Le brune tourna la tête vers le rouquin, touchée par ses mots.
- Ne vous en faites pas, l'Armée de Dumbledore ainsi que l'Ordre ont fait du très bon travail.
Les Gryffondors dévisagèrent leur directrice, ne comprenant pas ce qu'elle insinuait. La vieille femme remarqua leur désarroi alors elle ajouta :
- Laissez-les vous l'expliquer eux-mêmes.
Pile au moment où McGonagall avait terminé sa phrase, Dean, Seamus, Neville, Luna et Cho étaient entrés dans le bureau.
- C'est quoi cette histoire ? Questionna Harry, encore plus perdu
Seamus et Dean se marrèrent devant le visage effaré de l'Elu et Cho sourit.
- Potterveille. C'est une émission de radio qui va nous fournir les informations auxquelles nous n'avons pas accès et qui va permettre à l'Ordre de communiquer avec nous. Dévoila Seamus, fièrement
Hermione était épatée.
- Comment est-ce possible ?
- Nous avons aidé l'Ordre, et notamment Fred, George et Kingsley, à la mettre en place. Cela faisait quelques semaines que nous travaillions dessus. On a préféré ne pas vous en parler car vous étiez déjà bien assez surchargés. Raconta Neville d'une voix qui montrait qu'il avait pris confiance en lui
Le Trio d'Or n'en revenait pas. C'était formidable et ils étaient rassurés de voir que leurs camarades étaient tous aussi motivés qu'eux à ne pas laisser le Mal gagner.
- Je voulais faire partie des animateurs mais Fred m'a dit que je risquais de tout faire foirer, comme d'habitude. Plaisanta Seamus. Du coup, à la place, vous pourrez entendre les douces voix de Lee, Fred et Kingsley. Ou devrais-je dire Rivière, Rapière et Royal.
Remus eut un petit rire. Neville leur expliqua tout, les surnoms, le fonctionnement, les mots de passe qui étaient annoncés à la fin de chaque diffusion. Potterveille n'avait plus aucun secret pour eux.
- Le Mage Noir a pris les pleins pouvoirs et les Serpentards risquent d'être plus sournois. Il nous faudra être discrets dorénavant et continuer d'agir normalement avec eux afin de n'éveiller aucun soupçon. Je compte sur vous pour respecter cela.
En prononçant cette dernière phrase, McGonagall s'était notamment attardée sur Harry, Ron et Hermione. Les deux garçons s'attardèrent à leur tour sur la brune et celle-ci se racla la gorge.
- Bien. Nous nous réunirons à nouveau lorsque nous en saurons plus. Je vous laisse aller prendre votre petit-déjeuner, et je vous en prie, profitez sereinement de votre dimanche. Vous n'êtes pas seuls et nous sommes tous là pour vous aider.
La directrice les congédia et ils se dirigèrent tous vers la Grande Salle. Hermione resta en retrait afin de discuter avec Remus qui était un peu à la traîne.
- Comment allez-vous ? Se soucia-t-elle
- Tonks arrive bientôt dans son dernier mois de grossesse alors il m'arrive parfois de m'inquiéter, comme aujourd'hui. Avoua le loup-garou
La préfète-en-chef n'osait pas imaginer à quel point cela devait être angoissant de porter la vie dans un environnement où la mort frappait à chaque minute.
- Elle est avec l'Ordre, il ne lui arrivera rien.
- Dire que j'ai accepté ce poste afin de fuir ma femme et mon futur enfant, car j'ai pris peur. Je m'en veux terriblement de leur infliger tout ça, mais vous connaissez Tonks. C'est une guerrière et rien ne pourra l'arrêter. Sourit le professeur, tristement
Hermione émit un petit rire.
- Je n'en doute pas une seule seconde. Elle ne vous en veut pas Remus, elle sait se débrouiller seule, et vous lui avez tout de même rendu visite de nombreuses fois avant que tout ne soit hors de contrôle.
- Et vous, Hermione, comment vous sentez-vous ?
- Je continue de me battre et je ne la laisse pas gagner, pas pour l'instant.
Car la lionne était elle aussi une guerrière, même si elle en avait douté pendant un long moment.
oOOOo
Une semaine s'écoula, durant laquelle l'Armée de Dumbledore et l'Ordre du Phénix s'étaient attelés à renforcer la sécurité du château. Harry, Ron et Hermione quant à eux continuaient leurs recherches, entre rires et larmes car celles-ci étaient de plus en plus intenses et éprouvantes.
La brune peinait à joindre les deux bouts entre cette quête et sa maladie, mais elle se surpassait et ses deux meilleurs amis lui en étaient éternellement reconnaissants.
En ce samedi après-midi, Draco décida de rentrer à l'appartement après avoir passé quelques heures à la bibliothèque. Depuis l'annonce de la chute du ministère de la Magie, il essayait de se faire petit car il refusait qu'on l'associe à toute cette histoire.
Lorsque le tableau de l'appartement s'ouvrit, il tomba sur Blaise.
- Ah Draco ! Je te cherchais.
Le blond arqua un sourcil devant l'air inquiet du préfet-en-chef.
- Qu'est-ce que tu me veux ?
- Granger est à Pré-au-Lard avec Potter et Weasley.
Draco se figea.
- Quoi ?
- Je les ai surpris en train d'en parler. J'ai essayé de l'en dissuader quand les deux autres sont partis mais elle m'a bien fait comprendre que je n'étais pas en droit de lui dire quoi que ce soit.
La mâchoire du mangemort se serra. Elle lui refaisait le même coup que la fois où elle était allée dans la forêt interdite.
- Putain. Elle est pas croyable. Pesta-t-il
Draco n'attendit pas une seconde de plus et rebroussa chemin. Zabini ne chercha même pas à savoir ce qu'il comptait faire, il s'en doutait très bien.
Le plus discrètement possible, le Serpentard quitta l'enceinte de Poudlard et il transplana à Pré-au-Lard.
Le village était désert et les commerces étaient tous fermés, de peur que Lord Voldemort et ses disciples s'en prennent à eux. Draco avait à nouveau agi sans réfléchir et n'avait pas prévu son coup. Il était habillé d'un simple pantalon noir et d'un pull col roulé, et ses chaussures en cuir avaient déjà pris l'eau dans l'épaisse couche de neige que personne n'avait daigné déblayer.
Il râla un bon coup mais ce qui l'importait avant tout c'était de trouver Hermione.
Il ne sut pas pourquoi mais il avait le pressentiment qu'elle se trouvait à la Tête de Sanglier. Et il avait raison. Il découvrit le trio en train de fouiller dans une pièce au fond de l'auberge.
Ils se retournèrent vers lui dans un sursaut, baguettes tendues. Hermione baissa aussitôt la sienne lorsqu'elle le reconnut.
- Qu'est-ce que tu fais là Malfoy ?
- Tu te fous de moi Potter ? Ce serait plutôt à moi de vous poser la question.
- Draco... Tenta Hermione
- Ce n'est pas parce que tes collègues ont décidé d'envahir chaque recoin du monde magique qu'on va se plier à eux. Siffla Ron d'un ton mauvais
Draco ignora cette remarque.
- Je parie que McGonagall n'est même pas au courant de votre petite balade.
Bien sûr que non, ils n'eurent même pas besoin de lui répondre. Potter n'en faisait qu'à sa tête et Weasley et Hermione n'étaient pas mieux. Celle-ci baissa la tête, honteuse.
Elle savait qu'elle mettait sa vie en danger ainsi que celles de ses amis. Et notamment la vie du blond puisque celui-ci risquait de se faire voir par les mangemorts en venant la chercher.
- Pré-au-Lard n'est pas aussi bien protégé que Poudlard. Vous vous doutez très bien du danger que cela implique d'être ici.
- Eh bien, puisque tu as décidé de te rebeller contre eux, empêche-les de venir non ?
Le blond se contenait, péniblement, mais il se contenait. Il ne supportait pas l'arrogance de l'Elu.
- Hermione, viens.
La concernée fronça les sourcils.
- Non, je...
- Viens. Répéta Draco, le visage impassible
Il refusait de la laisser ici alors que des mangemorts pouvaient arriver à tout moment. De plus, elle paraissait épuisée et il ne voulait pas que sa tumeur se venge suite à ce surmenage.
Impuissante, Hermione ne sut quoi dire à ses amis. Elle ne s'était pas du tout attendue à ce que Draco vienne la chercher jusqu'ici.
- C'est bon, ne t'inquiète pas. On se voit au dîner. Dit Harry, sans aucune méchanceté
Même s'il ne voulait pas le montrer, le garçon à la cicatrice comprenait la réaction du Serpentard, et s'il était vraiment sincère envers Hermione alors il ne pouvait pas lui en vouloir de se soucier d'elle. De toute façon, la brune les avait suffisamment aidés pour aujourd'hui.
Alors, la Gryffondor céda et elle se dirigea vers la sortie, ignorant Draco. Celui-ci la suivit et lança avant de quitter l'auberge :
- Vous aussi vous feriez mieux de rentrer, arrêtez de vous croire invincibles.
Quand ils furent dehors, Hermione se mit à marcher loin devant le blond.
- Tu peux m'attendre ?
Elle ne répondit pas.
- Hermione !
Il courra vers elle afin de la rattraper.
- Laisse-moi tranquille.
- Pourquoi tu réagis ainsi ?
Hermione se stoppa net.
- Pardon ? Rugit-elle, furieuse
Draco haussa les sourcils, étonné de sa réaction.
- Tu n'as pas le droit de débarquer comme si de rien n'était et me demander de rentrer. C'est humiliant. Je ne suis pas une enfant, je sais me débrouiller seule.
Le blond se sentait bouillonner intérieurement.
- Je suis désolé mais sur ce coup tu es bien une enfant, tu agis inconsciemment. Les mangemorts pourraient vous attraper et vous tuer en un claquement de doigt.
- Tu m'énerves Draco, tu m'énerves !
- Potter n'est qu'un pauvre idiot, ne sait-il donc rien faire sans toi ?
- Pourquoi est-ce que tu le rabaisses constamment ? Je sais que ta vie n'a pas forcément été belle mais celle de Harry non plus. Il a tout perdu, ses parents, son parrain, Dumbledore. Et il est toujours là, prêt à sacrifier sa propre vie pour tous nous sauver. J'ai le droit de l'aider, c'est mon meilleur ami.
Draco ne trouva pas quoi répondre, mais il remarqua que Hermione était en train de geler sur place.
- Rentrons, s'il te plaît.
Trop enragée pour oser refuser, elle laissa le Serpentard attraper son bras et ils transplanèrent.
Ils se retrouvèrent face à l'entrée de Poudlard en à peine une seconde. Sans plus attendre, Draco tira Hermione afin qu'ils soient en sécurité dans l'enceinte du château, et lorsque ce fut le cas, la brune le repoussa avec violence. Transplaner lui donnait l'impression que sa tête allait exploser, ce qui la rendit encore plus irritable.
- Est-ce que tu peux te calmer maintenant ? Le mangemort commençait à perdre patience
- Non ! Je conçois que tu aies peur pour moi, mais au point que tu ne me laisses plus rien faire... Je ne le supporte plus.
Draco fut blessé par cette remarque. Il ne savait pas comment réagir dans ces situations, il n'avait jamais eu de petite-amie dans sa vie et il ignorait encore ce qui était à faire ou non. Il ne pouvait pas s'empêcher de se soucier des personnes qu'il aimait et de les surprotéger, c'était dans sa nature. Il n'arrivait pas à remédier à ces défauts.
- Je suis fatiguée de ta possessivité et de ton impulsivité. Tu ne t'en rends même plus compte.
- Et moi je suis fatigué de te voir te mettre constamment en danger, Granger.
Une énorme tension s'était créée entre eux, ils étaient si proches que leurs visages se collaient presque. Pourtant, ils ne s'étaient jamais sentis aussi éloignés l'un de l'autre.
- C'est bon, j'en ai assez. Je ne veux plus te voir. Déclara Hermione d'un ton ferme
Ils étaient tous deux plus têtus qu'un hippogriffe.
- Très bien, je n'ai pas besoin de toi de toute façon.
Draco la dépassa et s'en alla, sans se retourner. Il le regrettait déjà mais il avait trop de fierté pour faire marche arrière.
oOOo
Le lendemain après-midi, Hermione et Draco ne s'étaient toujours pas adressé la parole. À vrai dire, la brune ne l'avait même pas recroisé. Et elle essayait de se convaincre que c'était très bien ainsi.
La préfète-en-chef en voulait terriblement au blond car il lui avait donné l'impression de n'être qu'une personne fragile qui n'avait le droit de rien faire.
Hermione était indépendante et faisait comme bon lui semblait depuis toujours. Même si sa maladie lui avait parfois fait penser le contraire, elle n'avait besoin de personne.
Alors qu'elle ruminait dans son coin, assise sur le fauteuil, Blaise débarqua dans le salon.
- Ecoute, je ne vais pas y aller par quatre chemins mais j'ai besoin de ton aide quant à un devoir.
Cela avait été si dur à admettre qu'une grimace s'était formée sur le visage du Serpentard. Hermione pouffa, oubliant tous ses tracas.
- Alors ça, je ne t'en pensais pas du tout capable. Se moqua-t-elle
- Oh c'est bon, va te faire voir Granger.
- Non ! C'était juste pour rire. Donne-moi ton parchemin. Se rattrapa-t-elle tout en se mordant les lèvres afin de se retenir de rire
Blaise s'approcha et lui tendit le devoir, tout en soupirant.
- Tu pourrais vérifier si ce que j'ai écrit est juste ?
La jeune sorcière s'en empara et l'examina un instant.
- Tout faux. Tu peux tout recommencer. Affirma-t-elle d'un ton condescendant
Elle lui redonna le parchemin avec un grand sourire. Le préfet-en-chef semblait dépité.
- Tu es horrible Granger.
- Eh, ce n'est pas de ma faute si tu n'as pas compris le cours ! S'offusqua-t-elle
La lionne finit tout de même par prendre pitié de lui et elle lui expliqua ce qui était attendu. Il la remercia même, difficilement, mais il la remercia.
Vers seize heures, Hermione décida d'aller faire une sieste. Elle voulait libérer son esprit de toutes ces mauvaises pensées qui la hantaient depuis hier après-midi.
Une fois dans son lit elle prit ses médicaments et cela l'aida à s'endormir.
Blaise était resté dans le salon. Il avait réussi à terminer son devoir et il commençait lui aussi à s'assoupir. Toutefois, il fut réveillé par le bruit du tableau qui venait de s'ouvrir.
Une tête rousse apparut à l'entrée du salon, et ce n'était pas Ron.
- Qu'est-ce que tu fais là toi ?
- Je cherche Hermione. L'informa Ginny sans même le regarder
- Elle fait une sieste.
- Ah d'accord. Souffla la rouquine, déçue
- Donc elle n'a pas besoin qu'une sixième année vienne l'embêter et...
- Oh la ferme Zabini. Le coupa-t-elle en levant les yeux au ciel, avant de quitter l'appartement
Le Serpentard se renfrogna, décidément ce n'était pas sa journée aujourd'hui.
« L'air était doux et boisé. Une brume épaisse surplombait la grande forêt devant laquelle Hermione se trouvait. Cela ne pouvait pas être la forêt préférée de son père, celle-ci était bien trop triste. Elle n'aimait pas être ici.
La brune se mit à paniquer. Comment pouvait-elle sortir de cet endroit ?
- Derrière la forêt, c'est le dernier passage à emprunter avant le paradis.
Hermione se retourna dans un sursaut. Cedric. Ses cheveux châtains étaient parfaitement coiffés et il portait une belle chemise blanche.
- Te revoilà. Murmura-t-elle
- Il est temps, Hermione. Tu dois venir avec moi.
Elle le toisa avec incompréhension.
- Pour... Pourquoi ? Je vais mieux, Cedric, regarde je n'ai même plus mal.
- Tu sais bien que cela ne durera pas.
La brune sentit sa gorge se nouer et ses yeux s'embuèrent. Elle ne voulait pas qu'on lui dise cela, elle n'avait plus envie d'être confrontée à la réalité.
- Je suis avec Draco maintenant. Déclara-t-elle, comme si cette excuse pouvait lui accorder le droit de vivre plus longtemps
- Je sais, mais c'est trop tard. Il ne pourra pas te sauver.
- Il... Il a encore besoin de moi. Bredouilla Hermione, les lèvres tremblantes
- Alors tu préfères rester avec lui jusqu'au bout et le faire souffrir lorsqu'il te faudra partir ?
La malade boucha ses deux oreilles à l'aide de ses mains, elle refusait d'entendre de telles choses. Cela faisait trop mal. Autrefois elle aurait accepté de rester ici, auprès de Cedric, mais tant de choses avaient changé depuis.
- Je suis désolée Cedric mais je ne peux pas. Pas maintenant. Je dois encore rester, pour Draco et Harry. Si je les quitte ils sombreront.
- Tu dois penser à toi Hermione. Tu ne peux pas continuer de vivre dans la souffrance juste pour les aider.
Hermione ferma soudain les yeux et répéta "s'il te plaît, va-t'en" plusieurs fois dans sa tête. Lorsqu'elle les rouvrit, Cedric n'était plus là. Et elle se sentit alors disparaître à son tour. »
Hermione émergea de sa sieste, complètement déboussolée. Cela faisait si longtemps qu'elle n'avait pas rêvé du Poufsouffle. Et ce rêve n'avait plus rien à voir avec les précédents qui lui avaient offert tant de réconfort autrefois. Celui-ci était bien plus sombre et pessimiste. Elle ne souhaitait plus jamais y retourner.
Alors qu'elle se levait du lit, prête à aller prendre le dîner car elle avait dormi un peu trop longtemps, elle repensa à Draco. Elle devait ravaler sa fierté et revenir vers lui.
Hermione se sentait stupide d'avoir osé penser qu'elle n'avait besoin de personne. Ce rêve lui avait rappelé qu'elle n'était pas immortelle et qu'elle devait profiter de ceux qu'elle aimait.
- Tu n'es qu'une idiote Hermione Granger. Se gronda-t-elle
Toutefois, quand elle entra dans la Grande Salle, elle découvrit que Blaise mangeait à nouveau seul. La préfète-en-chef n'était pas prête de revoir Draco pour l'instant.
À table, Harry, Ron et Ginny décelèrent une infime tristesse sur le visage de Hermione et ils tentèrent alors de lui changer les idées. En vain.
De retour dans son appartement, la Gryffondor hésita un instant à rester dans le salon mais cela voulait dire qu'elle serait avec Zabini, et elle n'avait envie de voir personne ce soir.
Au final, cette sieste avait simplement réussi à la mettre de mauvaise humeur. Elle monta dans sa chambre, contrariée.
Sans aucune envie elle ouvrit la porte, et alors qu'elle posait un pied dans la pièce, elle sentit son coeur louper un battement.
Draco était là, debout à côté du lit. Il était habillé tout en noir et il se tenait droit, la tête haute et les mains dans les poches, comme à son habitude. Il ne laissait transparaître aucune émotion sur son visage.
Hermione, soulagée de le revoir, marcha doucement vers lui. Alors, elle posa ses mains, puis sa tête sur le torse du Serpentard. Et elle murmura, de façon presque inaudible :
- Je suis désolée.
Draco baissa légèrement sa tête vers elle et il releva la sienne vers lui. Leurs regards se croisèrent enfin. Puis, lentement, il avança tout en poussant la brune, jusqu'à ce qu'elle soit bloquée entre le mur et lui. Leurs corps à présent collés l'un contre l'autre.
Le blond se rapprocha de l'oreille de la lionne et lui chuchota :
- Parfois je te hais Hermione.
Bien évidemment, ses yeux bleu gris exprimaient tout le contraire.
- Je te hais tellement que je pourrais t'embrasser, là tout de suite.
Un petit sourire en coin apparut sur le visage de la Gryffondor.
- C'est une menace ou une promesse ?
Pour unique réponse, Draco s'empara de ses lèvres, lui offrant un baiser à la fois doux et passionné.
Il avait tenu sa promesse.
oOOo
Dans la nuit, Hermione fut réveillée par une impression étrange qui l'avait submergée dans son sommeil. La lune devait être cachée par des nuages car la chambre de la préfète était plongée dans le noir.
Elle attrapa sa baguette et une faible lumière en jaillit. La place qu'occupait Draco dans le lit était vide.
Et Hermione se rendit vite compte, après avoir vérifié dans le salon et dans la salle de bains, que le blond avait quitté le château.
Cette fois-ci sans laisser de mots.
Voilà pour ce nouveau chapitre, assez long à nouveau haha j'espère que vous ne m'en voulez pas.
Qu'en avez-vous pensé ? J'espère qu'il vous a plu.
N'hésitez pas à me laisser un petit un commentaire, j'adore y répondre !
À la prochaine :-)
