Désolée pour ce retard, j'ai eu beaucoup de choses à faire et peu de temps pour écrire.

Chapitre 14 : Chaos.

La prison de Slabside était extrêmement sécurisée, personne n'avait jamais réussi en s'en échapper que ce soit avec ou sans aide extérieur. A ce jour, il était absolument impossible de quitter la prison lorsque l'on ne faisait pas partie du personnel.

Mais un homme était bien décidé à faire sortir les prisonniers de cet univers carcéral.

Au environ de 14h, un convoi d'éboueurs s'arrêta à l'entrée du pénitencier devant le poste de contrôle. Le chauffeur du premier camion salua l'employé et lui tendit sa carte d'habilitation. En attendant que l'agent vérifie les données, il discuta du temps particulièrement en soleillé avec celui-ci. Comme tout était en ordre, les grilles s'ouvrirent et l'homme de la sécurité rendit le badge en souhaitant une bonne journée au routier, ignorant totalement qu'à l'intérieur de la benne se trouvait une troupe d'élite chargée d'attaquer la prison. Le deuxième fourgon eut le droit à la même procédure et put entrer à la suite de l'autre.

D'un commun accord, les éboueurs allèrent se garer près d'une des sorties surveillée par des agents en faction.

- Hey ! S'exclama un garde en avançant vers eux, arme au poing. Vous ne pouvez pas vous mettre ici !

Les compacteurs furent ouverts et une horde d'assassins surentraînés et lourdement armés en surgit tuant d'une rafale de balles précises les hommes de la sécurité. Arborant des masques de clown, les assaillants firent exploser la porte à l'aide de C4 et pénétrèrent dans le bâtiment, massacrant tout le personnel de la prison. L'armurerie fut prise d'assaut, ainsi que le bureau du directeur qui fut emmené.

Les cellules de prisonniers furent ouvertes une à une, libérant les tueurs les plus dangereux de la ville qui se mêlèrent à la cohue et à la boucherie.

Daniel Brickwell fut un des plus brutaux, utilisant ses poings pour répandre le sang, montrant les dents tel un chien enragé, il décimait tout son passage. Cela lui avait terriblement manqué, la peur qu'il inspirait chez ses victimes, les supplications inutiles, et l'odeur métallique qui se dégageait du précieux nectar de vie qui coulait à flot sur le sol de béton. Oh comme il avait hâte de quitter cet endroit pour semer le chaos et la Mort à l'extérieur.

Lorsque tous les gardiens furent tués, un homme retira son masque, se démarquant des autres, et grimpa sur son estrade improvisée de cadavres. Une caméra tenue par un de ses hommes de main fut braquée sur lui et la vidéo fut envoyée en direct à toutes les chaînes de télévision de Starling, faisant grincer des dents les justiciers et trembler la population.

Affublé d'une longue veste violette, le Joker sourit de toutes ses dents et se tourna vers l'objectif d'un geste théâtral faisant voltiger son manteau derrière lui.

- Chers habitants de Starling city ! Je me tiens devant vous comme le libérateur des populations ! Déclara-t-il en ouvrant les bras, révélant un veston et une cravate de la même couleur que ses cheveux. Je suis ici aujourd'hui avec le seul but de sauver la ville de toute cette tyrannie ! De quel droit le gouvernement décide-t-il du bien et du mal ? Il est temps, habitants de Starling, de rendre à vos concitoyens leur liberté !

Le directeur de la prison fut alors traîné jusqu'au Joker, le regard défiant et fier, l'homme fut poussé et jeté aux pieds du criminel sous les hués et les insultes de la foule.

- Regardez tous cet homme ! Cracha le Joker en lui attrapant les cheveux pour lui tirer la tête en arrière. Enfermer toutes ces personnes ici, les torturer, les parquer comme du vulgaire bétail, et tout cela sans une once de remords, pour qui vous prenez vous, Mr le Directeur de Slabside ? Que devrai-je faire de vous ? Hum ? Vous torturez peut-être ? Ou vous enfermez ?

Se tapotant les lèvres de son index, la crapule fit mine de réfléchir, tandis que les prisonniers lui criaient toutes sortes de suggestions toutes plus atroces les unes que les autres.

- Que choisissons-nous mes amis ? Demanda-t-il. La mort ? Oui la mort c'est une sentence appropriée.

Sans se défaire son calme, le directeur leva les yeux vers son bourreau et murmura d'un ton sans équivoque :

- Vous n'êtes qu'un monstre, et personne ne vous craindra, vous serez arrêté et envoyé dans une prison comme celle-ci où vous y croupirez jusqu'à la fin de vos jours.

- Qu'il en soit ainsi. Répondit joyeusement le Joker avant de lui tirer une balle entre les deux yeux.

Le corps sans vie de l'ancien directeur fut exposé aux yeux de toute la ville comme symbole d'un renouveau et d'une justice plus juste.

Les portes de la prison furent ouvertes et une armée assoiffée de sang déferla dans les rues de Starling city semant le chaos et la panique sur son passage. La police se retrouva désarmée face à une telle violence, incapable de répliquer, et abandonna les Glades aux mains de ces bêtes féroces.

La ville était à présent coupée en deux, d'un côté les criminels et les victimes collatérales, et de l'autre Starling et les justiciers. Une guerre civile était prête à éclater, la population des Glades se sentait délaissée par les autorités, des échauffourées éclataient un peu partout dans les quartiers défavorisés, au plus grand plaisir du Joker. Des hommes arborant des masques de clown semaient la terreur et assassinaient sans scrupule la moindre personne qu'ils croisaient quel que soit son âge.

La désolation commença à s'installer, la peur envahissait chaque recoin et la Mort se répandait sans personne ne puisse y faire quoique ce soit.