Merci à tous ceux qui suivent mon histoire, cela me fait vraiment plaisir et j'espère que ce chapitre répondra à vos attentes !
Chapitre 8 : Quidditch, Désolation et Réconfort.
Le lendemain matin, tout le château était en effervescence. Un match de Quidditch opposait les deux maisons rivales : Serpentard et Gryffondor. Les élèves et joueurs se lançaient des piques plus ou moins cinglantes. La tension entre les deux équipes était palpable.
Rose alla s'asseoir à sa table et commença à se servir quand quelqu'un la bouscula brutalement.
- Par les jupons de Merlin ! Regarde ce que tu fais ce que tu fais sale monstre ! S'écria Pansy Parkinson.
Malheureusement pour elle, le professeur se trouvait juste derrière elle et avait tout entendu.
- Je vous conseille vivement de vous excuser Miss Parkinson, si vous ne voulez pas finir en retenue. Dit-il de sa voix basse et menaçante qui fit sursauter la petite peste.
- Mais Monsieur ! S'offusqua-t-elle.
- Retenue, lundi 18h, dans mon bureau Parkinson ! Gronda-t-il en la toisant de toute sa hauteur. Et maintenant circulez ! Vous bloquez le passage !
Les joues de Parkinson prirent une furieuse teinte rouge et après un regard noir lancé à Rose, elle quitta d'un pas rageur la Grande Salle. Rosalie qui avait plongé son nez dans son bol de céréales, honteuse de ne pas pouvoir se défendre toute seule, chuchota un léger « Merci Monsieur » avant de vouloir s'enfuir. Mais le bras du professeur l'en empêcha.
- Mangez, Mlle Fletcher. Lui dit-il doucement à l'oreille en l'encourageant discrètement à retourner s'asseoir.
Lucie la rejoignit, lui offrant un immense sourire et Rose fut reconnaissante envers Rogue pour l'avoir obligée à rester. Elle tourna son regard vers la table des professeurs où il était allé s'installer et le gratifia d'un petit sourire auquel il répondit en inclinant légèrement la tête.
- Où étais-tu hier soir ? Demanda Lucie.
- Oh… euh… je… je ne me sentais pas très bien… Mentit à moitié Rose.
- Ils t'ont encore insultée pas vrai ? Chuchota-t-elle tristement.
- Oui…
- Ils sont vraiment stupides ma parole… Grogna son amie. Bon trêve de plaisanteries ! Nous avons une équipe à encourager ! S'exclama-t-elle en espérant remonter le moral de Rosalie.
- Oui c'est vrai ! En route !
Les deux filles se levèrent et se précipitèrent jusqu'au stade où elles trouvèrent deux places avec une belle vue sur le terrain.
- Tu vas voir, c'est assez impressionnant ! Et violent aussi ! Lui glissa Lucie alors que Rose s'impatientait et que les gradins se remplissaient peu à peu.
Les joueurs entrèrent en même temps que l'arbitre qui n'était personne d'autre que Mme Bibine.
- Je veux que la rencontre soit placée sous le signe du fairplay. Les prévint-elle en regardant chaque joueur dans le blanc des yeux mais surtout Marcus Flint, le capitaine de l'équipe de Serpentard était connu pour être un mauvais joueur. En position sur vos balais s'il vous plaît.
Tous enfourchèrent leur balai et au coup de sifflet ils s'envolèrent dans les airs.
- Angelina Jonhson, de l'équipe de Gryffondor, s'empare du souaffle. Déclara le commentateur. Cette fille est décidément un excellent poursuiveur en plus d'être plutôt jolie.
- JORDAN !
- Excusez-moi professeur.
Le commentaire du match était assuré par Lee Jordan, un des amis des jumeaux Weasley et le professeur McGonagall le surveillait de près.
- GRYFFONDOR MARQUE ! Hurla Jordan.
- Oh non c'est pas vrai… Soupira Rose.
- On va remonter. Assura Lucie.
Soudain les Serpentard crièrent des mots d'encouragement à Terence Higgs leur attrapeur qui volait derrière la petite balle jaune, tandis qu'Adrian Pucey leur poursuiveur, souaffle en main, se dirigeait à toute vitesse vers les buts adverses. Un grondement monta des gradins des Gryffondor lorsque Flint percuta Harry pour le dévier de sa trajectoire.
- FAUTE ! S'écria Jordan.
Marcus fut rappelé à l'ordre par Mme Bibine et le vif d'or profita de la confusion pour s'échapper.
- Donc après cette scandaleuse tricherie… Commença Lee.
- JORDAN !
- Je voulais dire après cette faute révoltante…
- Jordan, je vous préviens !
- D'accord, d'accord, le match reprend.
Les deux Serpentard ne purent s'empêcher de rire face aux commentaires de Jordan qui grommelait dans sa barbe.
Le match reprit mais un problème survint. Le balai de Harry s'agitait dans tous les sens et tentait par tous les moyens de le faire tomber. Son Nimbus 2000 ne lui répondait plus et essayait toujours de la désarçonner. Il refusait de tourner et zigzaguait à sa guise en multipliant les embardés.
- Quand on sait pas voler. Entendit Rose.
- Pourvu qu'il tombe.
- Bande de crétins sans cervelle. Marmonna Rose.
Un incendie dans la loge des professeurs sembla mettre fin au calvaire de Harry dont le balai fut à nouveau docile. Rose plissa les yeux et se demanda ce qui aurait bien pu causer ce phénomène.
Le match fut gagné par Gryffondor lorsque Potter manqua d'avaler le vif d'or et les Serpentard rentrèrent au château déçus et en colère.
Rosalie rejoignit Hermione pour pouvoir féliciter et prendre des nouvelles de Harry. Celui-ci les rattrapa quelques instants plus tard et dévisagea la jeune fille, tout comme Ron.
- Euh… félicitations Harry… Dit-elle maladroitement.
- Merci. Grommela-t-il.
- Oh pour l'amour du Ciel, les garçons ! S'exclama Hermione. Rose est notre amie ! Vous pourriez peut-être vous montrer plus aimables !
- Première nouvelle. Contra Ron.
La Serpentard tourna la tête vers lui, blessée par sa remarque. Alors qu'Hermione ouvrait la bouche pour le réprimander, la fillette lui coupa l'herbe sous le pied.
- Excuse-moi de m'être trompée Ronald, cela n'arrivera plus.
Sur ces dernières paroles, Rose tourna les talons et retourna dans le parc la tête haute tandis qu'Hermione ne cessait de l'appeler.
Elle alla s'asseoir à l'abri des regards face au lac et fixa l'horizon d'un œil morose. Qu'est-ce qui n'allait pas chez elle ? Pourquoi n'arrivait-elle pas à se faire des amis ? Qu'avait-elle fait pour que tout le monde la déteste autant ?
La nuit tomba bientôt et Rose fut rejointe par son compagnon à fourrure qui claudiquait légèrement. Il l'observa un instant avant de s'asseoir face à elle, la tête penchée sur le côté dans une question silencieuse. La petite fille secoua sa chevelure blonde, refusant de s'épandre sur ses problèmes. Mais l'animal ne l'entendit pas de cette oreille et posa sa grosse patte sur la jambe de l'enfant, l'incitant à parler.
- Je n'ai pas envie d'en parler… Chuchota-t-elle.
Le loup souffla d'un air agacé par le nez et retira sa patte.
- Est-ce que tu m'abandonneras toi aussi ? Murmura-t-elle.
Le regard de son compagnon s'embua d'une soudaine confusion et d'une panique sourde. Il secoua frénétiquement la tête de gauche à droite agitant ses grandes oreilles pointues. Rose s'approcha de lui, lui attrapa doucement le museau et plongea ses yeux bleu-gris dans ceux de son ami.
- Je te crois. Lui dit-elle dans un souffle. Je ne te laisserai pas non plus, je te le promets.
Puis elle le lâcha pour retourner s'asseoir contre l'arbre et reprit sa lecture alors que le loup venait se blottir contre elle. Posant sa tête poilue sur les cuisses de l'adolescente, il ferma les paupières en écoutant la douce voix de l'enfant qui le berça.
Le temps s'égraina lentement jusqu'à ce que Rose ne repose son livre dans lequel elle était plongée. Elle contempla son ami qui dormait paisiblement à ses côtés s'interrogeant sur les raisons pour lesquels cette créature s'était attachée à elle. Elle remarqua alors que le bout de son oreille gauche était arraché mais avait depuis longtemps guéri, elle la frôla du bout des doigts avant de caresser le museau de l'animal qui ouvrit un œil.
- Il faut que je rentre. Confia Rose. Il ne faudrait pas que je me fasse prendre hors de mon dortoir.
Son compagnon acquiesça et s'étira en baillant sous le regard attendri de la petite fille.
- Bonne nuit. Dit-elle en déposant un baiser entre ses deux oreilles.
Elle se remit sur ses pieds et se dirigea vers le château sans avoir remarqué que son ami la suivait.
