Grazie all'ospite per il tuo commento. Severus è molto protettivo nei suoi confronti. Non posso rispondere a questa domanda, dobbiamo lasciare la suspense. Scusa se commetto errori, non parlo italiano.
Chapitre 9 : L'importance des amis.
Le lendemain, Rose surprit une conversation entre les membres du trio de Gryffondor.
- Je vous dis que c'est lui qui a fait entrer le troll et qui a essayé de me faire chuter de mon balai. Disait Harry.
- Pourquoi le professeur Rogue ferait une chose pareille ? Demanda Hermione.
- Mais enfin c'est évident ! Répliqua Ron.
- Rogue est un professeur Ronald ! S'agaça la jeune fille.
- Oui et ? Il veut tuer Harry !
Quoi ?! Comment osait-il accuser son directeur de maison d'un tel crime ?!
- C'est ridicule. Statua Hermione.
- Mais enfin ouvre les yeux ! Ce type fait flipper !
- Il a raison. Ajouta Harry.
Rose décréta qu'elle en avait assez entendu et s'en alla, ne sachant pas vraiment où aller après avoir été témoin de telles accusations. Après quelques minutes d'errance, elle se retrouva dans le parc face au lac sous un ciel gris. Ce dimanche matin était bel et bien gâché. Merci Ronald. Rosalie s'assit et regarda la surface de l'eau troublée par quelques vaguelettes causées par le calamar géant qui tentait d'attraper des cailloux lorsque les élèves faisaient des ricochets. Un sourire pointa sur le visage de la jeune fille face à ce spectacle et elle sortit un petit cahier à spirales de son sac pour immortaliser cette scène.
- Tu as l'air contrarié. Remarqua sa camarade lorsque Rose la rejoignit pour le repas du midi.
- Dis merci à Harry Potter et son crétin d'ami. Répondit Rose en coupant rageusement une innocente pomme de terre rôtie.
- Ils t'ont insultée ?! S'offusqua Lucie.
- Non rassure-toi, ils sont juste débiles… Eluda-t-elle.
- Ca c'est bien vrai ! S'amusa son amie.
Avalant sa bouchée elle tourna un regard interrogatif vers la blonde.
- Au fait je voulais te demander, où passes-tu toutes tes soirées ?! Je ne te vois jamais dans la salle commune ! Ne me dis pas que tu découches ? Rit Lucie.
Rose explosa de rire et manqua de recracher son verre d'eau.
- Non je te rassure, je ne découche pas ! Répondit-elle une fois calmée. Je passe mes soirées près du lac noir, j'aime beaucoup être là-bas, et c'est vraiment magnifique quand le soleil se couche.
Les deux filles continuèrent à rire et à discuter pendant le reste du déjeuner, puis elles allèrent dans le parc et se baladèrent avant de s'asseoir près de l'arbre préféré de Rose. La journée passa tranquillement ponctuée de lectures et de dessins, de rires et de silences confortables.
Au dîner, les adolescentes rentrèrent et firent un arrêt par leur dortoir avant d'aller manger. Lucie partit ensuite vers la salle commune et Rosalie retourna dehors. Son ami à quatre pattes était déjà couché près de leur arbre. Cette image apporta du baume au cœur à la jeune fille et elle le rejoignit rapidement, le sourire aux lèvres. L'animal leva la tête et dressa les oreilles en l'apercevant.
- Hey ! Dit-elle joyeusement en s'asseyant près de lui.
Le loup se blottit instantanément contre elle et posa son museau sur sa cuisse avant de refermer les yeux.
- J'ai entendu des choses stupides aujourd'hui. Soupira Rose.
Rosalie avait la soudaine envie de parler de ce qu'elle avait entendu un peu plus tôt dans la journée. Elle savait que l'animal l'écouterait et ne jugerait pas ses paroles et son opinion. Son compagnon se redressa et la dévisagea d'un air intrigué. La fillette soupira une nouvelle fois avant de se lancer.
- Des gens pensent qu'un professeur essaie de tuer un élève. C'est la chose la plus bête que je n'ai jamais entendu. Alors oui je sais ce que tu vas me dire, on ne peut jamais être sûr de rien, les êtres humains peuvent cacher leur vraie nature. Mais pas lui. Je lui fais confiance. C'est le seul à vouloir m'aider et jamais il n'essaierait de tuer un élève, j'en suis certaine.
Le loup continuait de l'observer et Rose décela une lueur de compréhension dans les prunelles noires de l'animal.
- Les gens sont idiots.
Son ami hocha la tête faisant glousser l'enfant.
- Enfin bref, tu ne penses pas que je devrais te trouver un nom ? Demanda-t-elle timidement.
Le loup cligna plusieurs fois des yeux, visiblement surpris par cette question, malheureusement la jeune fille prit ça pour un rejet.
- Oublie ce que j'ai dit… Dit-elle en détournant le regard. C'était stupide de ma part.
Elle reçut alors un coup de truffe dans la joue et Rosalie tourna à nouveau la tête vers lui pour faire face à des yeux suppliants.
- Tu veux bien que je te trouve un nom ? Chuchota-t-elle.
Un nouvel hochement de tête fut la réponse du loup. Rose s'assit donc en face de lui en tailleur et tapota son menton de son index, réfléchissant au nom parfait.
- Hum… que dirais-tu de Ulv ? Ça veut dire Loup en danois. Dit-elle.
L'animal en question leva les oreilles dans une expression de grande réflexion presque comique.
- Wuruki ? C'est du maori ou encore Pango ça veut dire noir. Ou non attends ! Alstir ! Ça ne veut rien dire mais c'est joli.
Ce dernier nom sembla être accepté par le loup qui posa sa patte sur la main de la petite fille.
- Alstir ? S'enquit-elle.
Son compagnon acquiesça et remua joyeusement la queue.
- Alors ça sera Alstir. Affirma Rose en souriant.
Les jours passèrent, un nouveau match de Quidditch avait eu lieu arbitré, au grand damne des Gryffondor, par nul autre que Severus Rogue. Rosalie surprenait toujours des conversations entre le trio sur les actions particulièrement suspectes du professeur de potions. Depuis le premier match, la petite fille n'avait plus adressé la parole à ses trois camarades. Pansy et ses amis s'amusaient toujours à l'insulter mais grâce à Lucie, à Alstir et à son directeur de maison, cela ne l'atteignait plus vraiment.
Les vacances de Noël arrivèrent et le château se vida peu à peu, si bien qu'il ne resta plus qu'une poignée d'élèves à Poudlard. La neige avait déjà depuis quelques jours prit possession du parc, enveloppant l'horizon d'une épaisse couche blanche. La Grande Salle avait été décorée avec un immense sapin richement orné de boules et guirlandes, et de petits flocons tombaient du plafond magique.
Tous les Serpentard étaient rentrés chez eux pour les fêtes, Rose pouvait alors profiter tranquillement d'un bon livre au coin du feu dans la silencieuse salle commune. Alstir lui manquait énormément, car depuis que la neige avait recouvert le parc, elle n'était pas sortie. Un profond sentiment de culpabilité l'envahit. Et si son ami l'attendait chaque soir à côté de l'arbre ? L'image de son compagnon patientant seul dans le froid avant de faire tristement demi-tour lui vint à l'esprit, et son cœur se serra dans sa poitrine. Ni une ni deux, elle attrapa son manteau et se précipita vers la porte qu'elle ouvrit à la volée. Elle manqua alors de trébucher sur une chose poilue qui dormait devant le panneau en bois.
- Alstir ?!
Le loup leva la tête et dressa les oreilles, les yeux pétillants de joie.
- Mais qu'est-ce que tu fais là ?! S'écria-t-elle en s'agenouillant devant lui. Et si quelqu'un te voyait ?
L'animal la regarda, l'éclat de malice disparaissait à vue d'œil de ses prunelles et ses oreilles se baissèrent d'un air affligé. Peut-être que cette petite fille ne voulait finalement plus de lui. C'était peut-être mieux ainsi. Il n'apportait que mort et destruction autour de lui. Et puis qui voudrait bien de lui ? Il avait été stupide de croire que quelqu'un accepterait d'être son ami.
La fillette parut remarquer le brusque changement d'humeur d'Alstir car elle lui attrapa délicatement le museau et l'obligea à lever la tête vers elle.
- Je ne veux pas qu'ils te chassent du château. Tu es un de mes seuls amis et je ne veux pas te perdre, Alstir. Je ne me le pardonnerais jamais si quelque chose t'arrivait à cause de moi. Est-ce que tu comprends ? Dit-elle doucement.
Les oreilles du loup se relevèrent incertaines, et soudain Rose comprit le cheminement des pensées d'Alstir.
- Ne me dis pas que tu pensais que je ne voulais plus de toi ?
Trop honteux, l'animal détourna le regard.
- Oh Alstir… je ne t'abandonnerai jamais je te l'ai promis.
Non loin de là, au détour d'un couloir, le professeur McGonagall observait cet échange un sourire maternel étirant ses fines lèvres. Connaissant l'identité de l'animal, le cœur de la vielle femme s'emplit de bonheur. Elle regarda Alstir entrer dans la salle commune à la suite de Mlle Fletcher et se retira pour la nuit, heureuse que ses deux personnes se soient trouvées.
Les comparses passèrent la soirée blottis au coin du feu. Rosalie avait repris la lecture de son livre sur les potions et lisait à voix haute alors qu'Alstir, recroquevillé à ses pieds, l'écoutait en fixant les flammes qui dansaient dans l'âtre. Au bout d'un moment il finit même par s'endormir.
Au bout de deux agréables heures, Rose bailla et cessa de lire. Se penchant vers le loup, elle se mit à lui gratouiller les oreilles pour le réveiller. Celui-ci finit par ouvrir l'œil au bout de quelques secondes.
- Il faut que j'aille me coucher. Chuchota-t-elle. Est-ce que tu veux rester là pour la nuit ou veux-tu retourner dehors ?
L'animal tourna son regard vers la porte puis ses yeux se posèrent sur Rose, il semblait hésitant à la laisser toute seule dans le dortoir vide. La petite fille attendit patiemment sa réponse et lorsqu'il reposa la tête sur ses pattes de devant, l'adolescente comprit le message. Après lui avoir caressé une dernière fois le museau, elle monta se coucher se sentant parfaitement en sécurité avec son compagnon qui dormait dans la pièce à côté.
