Comme je ne peux pour l'instant pas répondre aux commentaires individuellement à cause d'un bug du site, je vais le faire ici.

Pour Loulou7 : Tout d'abord merci pour ton review, je suis très contente que l'histoire te plaise et oui je vais la continuer ! Je ne peux pas affirmer ou infirmer l'identité du loup car ce serait spoiler tout le monde et normalement l'identité est suggérée dans ce chapitre ci. ) Oui je suis convaincue que McGonagall et Rogue s'apprécient c'est pour cela que dans mon histoire leur relation est un peu comme une mère et son fils, et empreinte d'un profond respect. Elle saura aussi agir lorsque Rose en aura besoin.

Pour Jemennuie : Merci de suivre et commenter mon histoire ! Rose a 11 ans je l'avais écrit dans le second chapitre il me semble mais elle est petite et parait avoir 8 ou 9 ans. Elle n'a pas encore d'avis sur Harry parce qu'elle ne le connaît pas mais elle pense que Ronald est bête comme ses pieds. Elle ne sait pas pourquoi Potter est célèbre et elle s'en moque un peu, elle découvre la magie et c'est tout ce qui l'intéresse. Elle n'a pas d'amis pour le moment mais elle en aura bientôt, elle a dû mal à s'intégrer ce qu'on peut comprendre lorsque l'on sait d'où elle vient.

Chapitre 10 : Premiers cadeaux.

Le jour de Noël arriva enfin. Un festin avait été planifié le soir-même pour toutes les personnes résidant encore au château.

Rose se rendit dans la Grande Salle, il n'y avait qu'une vingtaine d'âmes. Professeurs et élèves s'installèrent autour de la même table. La petite se retrouva entre Rogue et une élève de Serdaigle qu'elle ne connaissait pas mais qui devait être en première ou deuxième année. Le professeur Dumbledore s'assit joyeusement aux côtés du maître des potions qui soupira agacé, Minerva, en face de lui, lui lança un regard moqueur auquel il aurait bien voulu répondre d'un tirage de langue mais cela était peu digne de lui.

Tout le monde discutait gaiement à l'exception de Rose qui fixait son assiette, et Rogue qui était obligé de répondre aux questions du directeur. McGonagall remarqua l'air absent de Mlle Fletcher et maudit Albus de ne pas laisser son collègue discuter avec son élève.

A la fin du repas, l'enfant fila rapidement et se réfugia dans le calme de son dortoir. Personne n'avait fait attention à elle, ni même adressé la parole une seule fois dans la soirée. Même son directeur de maison ne lui avait pas accordé un seul regard. Elle avait eu l'affreuse impression de faire partie du décor. Des larmes de frustration et de colère roulèrent sur ses joues, et alors qu'elle s'apprêtait à éclater en sanglots, quelque chose de froid et humide lui toucha la main.

La jeune fille sursauta violemment et se retourna pour faire face au regard inquiet d'Alstir. Rose renifla en essuyant rageusement d'un revers de manche les traces de sa faiblesse et se détourna de son compagnon pour directement monter se coucher. Le loup la suivit mais la porte du dortoir lui claqua au nez et il laissa échapper un jappement de surprise.

Il entendit la fillette sangloter de l'autre côté du panneau en bois et il essaya de la rejoindre en poussant la porte mais celle-ci ne bougea pas d'un pouce. Gémissant, il se coucha devant l'entrée de la chambre, le cœur battant à tout rompre. Il s'était beaucoup attaché à cette enfant durant tout le temps qu'ils passaient ensemble mais il ne pouvait pas se révéler, pas encore, c'était trop tôt pour lui et pour elle. Il avait terriblement qu'elle ne finisse par le rejeter si elle apprenait sa véritable identité, et il refusait de perdre leur précieuse amitié. Mais plus le temps défilait et plus il se demandait si il avait le bon choix. Cette petite fille méritait d'être aimée et heureuse. Mais serait-il à la hauteur ? Il n'en était pas sûr. Il n'avait jamais su aimer correctement, il n'était pas fait pour cela. Comment pouvait-on aimer et être aimé en retour lorsqu'on était quelqu'un comme lui ? Aucun autre être humain ne l'avait jamais montré le moindre amour jusqu'à présent. Et maintenant cette enfant pleurait à cause de lui. Il n'aurait jamais dû l'approcher.

Alors qu'il se levait pour partir, la porte du dortoir s'ouvrit tout doucement et la voix chevrotante de Rosalie lui arriva aux oreilles.

- Je suis désolée Alstir. Chuchota-t-elle. Je ne voulais pas que tu me vois pleurer. Je ne suis pas en colère contre toi, je n'aurai pas dû agir de cette façon. Tu as dû te faire un sang d'encre. J'ai passé une soirée épouvantable. Tout le monde m'a ignoré, même le professeur Rogue… j'aurai mieux fait de ne pas y aller. Et moi qui pensais que quelqu'un était vraiment prêt à m'aider… Dire que je l'ai cru… Quelle idiote je fais.

De nouvelles larmes roulèrent sur ses joues alors que Rose baissait la tête, honteuse d'avoir cru en cet homme. Comment pouvait-elle encore se faire avoir ?

Une tête poilue s'enfouie dans son ventre tandis qu'elle réprimait un sanglot. Il fallait qu'il règle le problème et vite.

Après avoir parlé de ce qui la tracassait à son fidèle compagnon, Rose alla se coucher et s'endormit instantanément, épuisée d'avoir trop pleuré.

Le lendemain matin, elle découvrit son ami roulé en boule au pied du lit. Souriant tendrement, elle le contempla dormir paisiblement. C'est alors qu'elle remarqua deux paquets cadeaux posés sur sa table de chevet. Quelqu'un lui avait offert ça ? Qui pouvait bien faire une chose pareille ? Jamais personne ne lui avait donné de cadeaux !

Alstir ouvrit un œil et observa l'enfant prendre délicatement les paquets. Son visage était un mélange de surprise, de méfiance et de joie. Elle ouvrit avec précaution un premier cadeau et découvrit un magnifique carnet à dessin en cuir de dragon, orné de sombrals vadrouillant joyeusement sur la couverture. Les prunelles de la jeune fille s'illuminèrent lorsqu'elle feuilleta l'ouvrage, émerveillée par les animations de certaines pages où différentes créatures y étaient animées. Elle trouva une annotation sur la première page :

Je vous souhaite un agréable et joyeux Noël, Mlle Fletcher, puisse ce livre vous apporter de la joie et du réconfort.

Bien que le mot ne fût pas signé, Rose reconnut l'écriture de Severus Rogue. La petite fille fronça les sourcils. Pourquoi lui offrait-il un cadeau alors que la veille au soir il l'avait magnifiquement ignorée ?

Alstir scrutait les réactions de l'enfant, anxieux qu'elle ne rejette cette marque d'attention de son professeur. Finalement, Rose sourit et posa le livre sur son lit avant de déballer son deuxième présent, beaucoup plus petit. Un coffret joliment sculpté refermait en son sein un gallion enchanté ainsi qu'une brève note :

En cas de problèmes.

C'était la même calligraphie. Le professeur Rogue venait de lui offrir deux cadeaux. La question était pourquoi. Pourquoi l'avait-il ignorée la veille et offert ceci aujourd'hui ?

Rose soupira, ses pensées étaient confuses. Elle était en colère contre son directeur de maison pour la soirée de Noël mais en même temps heureuse qu'il ait pensé à elle. Elle attrapa un bout de parchemin vierge et y griffonna un message de remerciements.

- Alstir.

Le loup sauta sur ses pattes et avança vers elle.

- Pourrais-tu déposer ça discrètement dans le bureau du professeur Rogue, s'il te plaît ? Dit-elle en accrochant le parchemin à son oreille.

Alstir hocha la tête et attendit que l'enfant aille lui ouvrir la porte de la salle commune avant de filer sans bruit dans les couloirs. Rosalie le regarda s'éloigner, son esprit était toujours préoccupé par l'étrange comportement de son maître des potions.

Le reste des vacances se déroula tranquillement, entrecoupé de lectures, de devoirs et de sorties dans le parc accompagnée de son ami. Rose profitait de chaque instant, s'émerveillant des simples petites choses de la vie quotidienne. Mais le jour de la rentrée arriva un peu trop vite. Elle retrouva tout de même avec une immense joie Lucie, qui d'après les marques de bronzage sur son visage, était allée au ski. Les deux adolescentes se racontèrent leurs péripéties pendant le repas et partirent se coucher.