Rispondere all'ospite : Era stato scritto sul biglietto : in caso di problemi. L'identità del lupo è rivelata in questo capitolo !

Je ne vous dis rien sur ce qu'il se passe dans ce chapitre mais certains auront enfin la réponse à la question qui m'a souvent été posée !

Je vous souhaite une excellente lecture et je suis impatiente d'avoir vos réactions !

Chapitre 11 : La vérité.

Le mois de janvier fut calme, ennuyeux et routinier. Néanmoins février arriva, armé de problèmes. Un soir, alors que Rose lisait tranquillement près du lac en caressant paresseusement la fourrure d'Alstir, le professeur McGonagall la héla depuis le perron du château.

- Oh non… Chuchota-t-elle. Je vais avoir des ennuis…

Le loup grogna dans la direction de la directrice des Gryffondor tandis Rosalie rassemblait ses affaires éparpillées autour d'eux. Refermant son sac à dos, elle déposa un baiser sur le nez de son ami et fila. Le professeur la fixait sévèrement et lui demanda sèchement de la suivre.

Résultat de la soirée, une retenue la semaine suivante en compagnie de Malfoy, Potter, Weasley et Granger. Fantastique. Il ne manquait plus que ça.

A onze heures tapantes la nuit de la détention, Rose se rendit dans le hall d'entrée où Rusard attendait, les bajoues frémissantes. Malfoy était déjà là et toisa dédaigneusement sa camarade. Le trio fit son apparition peu après. Le concierge les conduisit au-dehors, une lampe à la main. Il leur fit traverser le parc en râlant sur le fait que les punitions corporelles étaient interdîtes et que cela manquait grandement. La lune brillait mais les nuages qui la masquaient par moment les plongeaient dans l'obscurité. Plus loin on apercevait les fenêtres allumées de la cabane de Hagrid. Ils entendirent alors une voix crier :

- C'est vous Rusard ? Dépêchez-vous j'ai hâte de commencer !

Rosalie sourit, une punition qui consistait à aider Hagrid la ravit. Elle aimait le travail au grand air, de jour comme de nuit.

- Vous pensez peut-être que vous allez passer un bon moment avec ce fainéant ? Détrompez-vous jeunes gens. C'est dans la forêt interdite que vous allez et ça m'étonnerait que vous soyez encore entiers quand vous en ressortirez. Grinça Rusard.

- La forêt interdite ?! S'exclama Drago qui avait à présent une teinte à rendre jaloux les morts.

Hagrid surgit soudain de l'obscurité, son chien Crocdur sur les talons. Il avait à la main une grande arbalète et un carquois rempli de flèches en bandoulière.

- C'est pas trop tôt. Dit-il. Ça va Harry, Ron, Hermione ?

- A votre place je ne serai pas trop aimable avec eux. Rétorqua Rusard avec froideur. Ils sont ici pour être punis.

Il retourna au château, éclairé par sa lampe qui se balançait de gauche à droite dans la pénombre. Le garde-chasse les amena à la lisière de la forêt, leva sa lanterne et montra un étroit sentier qui serpentait parmi les gros arbres noirs. Une petite brise agitait leurs cheveux alors qu'ils contemplaient le bois qui paraissait très effrayant à cette heure avancée de la nuit. Les arbres projetaient des formes bizarres et terrifiantes autour d'eux, un hibou hululait quelque part et des bruits d'animaux s'élevaient dans les airs.

- Regardez. Dit Hagrid. Vous voyez cette chose argentée qui brille par terre ? C'est du sang de licorne qui a été gravement blessée par je ne sais quoi. C'est la deuxième fois cette semaine. J'en ai trouvé une morte mercredi dernier. On va essayer de retrouver cette malheureuse bestiole. Il faudra peut-être mettre fin à ses souffrances.

- Et que se passe-t-il si le je-ne-sais-quoi qui a blessé la licorne nous trouve ? Demanda Malfoy sans parvenir à dissimuler la terreur qui altérait sa voix.

- Tant que tu seras avec moi et Crocdur, rien de ce qui vit dans cette forêt ne pourra te faire de mal. Assura Hagrid. Ne vous écartez pas du chemin. Nous allons de suite nous séparer en deux groupes et suivre les traces dans des directions différentes. Il y a du sang un peu partout, elle a dû errer dans tous les sens depuis la nuit dernière.

- Je veux Crocdur avec moi. Dit précipitamment Drago en regardant les longues dents du chien et à ce moment Rose regretta de ne pas être accompagnée d'Alstir.

- D'accord mais je te préviens c'est un trouillard. Répondit le garde-chasse. Alors Hermione et Ron avec moi. Harry, Drago et Rosalie avec Crocdur. Faîtes bien attention.

La forêt était noire et silencieuse. Un peu plus loin ils atteignirent une bifurcation. Le premier groupe prit le chemin de droite et le deuxième celui de gauche. Ils avancèrent sans bruit, les yeux rivés vers le sol. De temps à autre, un rayon de lune traversait les feuillages et faisait briller une tâche de sang argenté sur les feuilles mortes.

Rosalie triturait son gallion enchanté en observant furtivement les alentours. Ils marchèrent pendant plus d'une heure. La forêt était de plus en plus épaisse à mesure qu'ils progressaient et le sentier devint presque impraticable. Les tâches de sang de licorne étaient de plus en plus abondantes. Il y en avait sur les racines d'un arbre comme si la malheureuse créature s'était débattue, folle de douleur.

Harry leur fit soudain signe de s'arrêter. Dans une clairière, quelque chose de blanc et brillant gisait sur le sol. Ils s'approchèrent prudemment. C'était bien la licorne. Elle respirait encore mais très faiblement. Au bord de la pâture, un buisson frémit, figeant les trois adolescents sur place. Puis une silhouette encapuchonnée sortit de l'ombre et rampa dans l'herbe.

Rose frotta énergiquement la pièce qu'elle tenait dans sa main en priant que quelqu'un vienne les aider.

La silhouette s'arrêta devant la licorne, pencha la tête sur son flanc déchiré et commença à boire son sang. Malfoy laissa échapper un hurlement et prit aussitôt la fuite suivi par Crocdur. Rosalie resta pétrifiée en fixant la chose au capuchon se redresser et darder son regard sur les deux jeunes gens. Du sang de licorne lui coulait sur la poitrine. La créature se releva d'un bond et se précipita vers eux. La fillette ferma les yeux en tenant fermement le gallion, espérant que son professeur de potions vienne les secourir. Harry, lui, reculait en titubant, se tenant le crâne de ses deux mains.

Quand soudain un énorme loup bondit de nulle part, se plaçant entre la sombre silhouette et les enfants. Babines retroussées, oreilles plaquées contre sa tête, poils hérissés, l'animal grondait dangereusement, claquant ses mâchoires, cherchant à intimider son adversaire qui avait reculé sous le coup de la surprise. Le loup gratta le sol de sa patte prêt à attaquer au moindre signe de rébellion. La chose prit la fuite, laissant une licorne à moitié morte dans son sillage, un loup en colère et deux adolescents terrifiés.

Rose fixait Alstir en serrant le poing, tout était enfin clair. Le loup lança un coup d'œil dans leur direction avant de s'avancer vers la licorne. Il fit alors quelque chose d'étrange. Il posa son nez sur le chanfrein de la créature mystique et ferma un instant les yeux, puis il planta ses crocs dans la gorge de l'animal blessé qui eut un dernier soubresaut et rendit l'âme. Alstir se détacha du cadavre et se tourna vers les enfants, ses prunelles les sondant à la recherche d'une blessure.

Hagrid fit alors irruption, braquant son arbalète sur le sauveur de Harry et Rose qui gronda, découvrant ses dents, à la vue de l'arme braquée sur lui.

- NON ! Hurla Rose, protégeant le loup de son corps. Ne lui faîtes pas de mal ! Il nous a sauvés la vie ! S'il vous plaît ne lui faîtes pas de mal…

- C'est vrai Hagrid. Enchérit Harry.

Le garde-chasse baissa son arbalète pendant que Rose se décalait lentement. Hagrid scruta suspicieusement la bête noire qui était à présent assise à côté de la petite fille.

- Que s'est-il passé ? Demanda Hagrid sans lâcher Alstir des yeux tandis qu'Harry lui relatait brièvement les évènements.

Il avait déjà vu l'animal rôder dans la forêt, il n'avait pas confiance en lui, les bêtes du bois étaient toutes imprévisibles et sauvages. Détachant enfin le regard d'Alstir, Hagrid leur ordonna de le suivre pour rentrer au château, laissant l'ami de Rose seul, assis au milieu de la forêt sans qu'il n'ait reçu le moindre remerciement. Une fois dans son lit bien au chaud, Rose repensa à la soirée des plus révélatrices.

Le lendemain, on était samedi, il faisait froid et humide, et Rosalie trouva refuge à la bibliothèque pour faire ses devoirs et lire un peu. Cependant ses pensées ne cessaient de la tourmenter.

Le soir vint, apportant avec lui toute la vérité. La Serpentard était assise dehors, attendant que le loup n'arrive. Celui-ci pointa le bout de son nez quelques minutes plus tard.

- Bonsoir professeur Rogue. Déclara-t-elle froidement sans prendre la peine de lever les yeux de son livre.