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Disclaimer de l'auteur : je ne possède pas Harry Potter. C'est probablement évident pour tous ceux qui me lisent, mais les "mods" [les modérateurs ?] du site insistent.
Notes de la traductrice : Bonjour à tous mes lecteurs et lectrices ! J'espère que votre vie actuelle est devenue simplement laborieuse à endurer ; et que vous tous, et les personnes que vous aimez, vous vous en tirerez bien...
Pour ma part, après quelques remous plus ou moins rocambolesques, j'ai maintenant plus de temps pour me consacrer à mon plaisir : traduire cette histoire que j'aime tant, pour pouvoir la partager avec vous tous ! Vous pouvez donc vous attendre à voir plus rapidement en ligne les prochains chapitres.
Et pour commencer : je remercie Persoil qui, suite à ma question à la fin du chapitre précédent, m'a écrit en "Guest" qu'à son avis : « Je ne suis pas sûre, mais je crois que le "flame" renvoie à un propos particulièrement blessant et injuste, ou injustifié. Je ne vois pas d'équivalent français... Peut-être un "clash" ? »
Merci à toi pour cette mise au point !
Et bonne lecture à vous tous !
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CHAPITRE TROIS
Pétunia Dursley était connue de tous les habitants dans un rayon de dix kilomètres, y compris d'Henry et de la plupart des constables de la station de police, comme étant une horrible commère. Donc, Natasja était honnêtement surprise qu'il ait fallu à Pétunia Dursley un si long délai (un peu plus de six mois) pour penser à s'inviter chez elle.
La plupart des autos-invités apportaient au moins une casserole d'un bon plat, ou assimilé, en guise de "Bienvenue-dans-le-quartier-voici-quelque-chose-pour-le-dîner-donc-vous-n'avez-pas-d'excuse-convenable-pour-vous-débarrasser-de-nous-pendant-que-nous-vous-soutirons-l'histoire-de-votre-vie".
Mais pas cette "bonne femme".
Pétunia s'était amenée avec son propre jeune fils, l'avait présenté comme le meilleur garçon du monde (ce qui est particulièrement déconseillé lorsque l'on parle à de nouvelles mères, qui ont tendance à réserver ce titre à leurs propres enfants), et l'avait déposé, en lui tendant l'un des jouets d'Harry, sans même demander [la permission].
Elle ne prit pas la peine de s'excuser quand Dudley renversa une table, alors qu'il se dirigeait vers le pot de sucreries sur la table de la cuisine. C'était pourtant la table où se trouvait l'urne contenant les cendres de la sœur de Natasja, avec un portrait de sa famille, et une nouvelle photo d'elle-même avec Harry.
Heureusement, la chute avait été adoucie par une pile de coussins qui avaient été offerts en cadeau, et dont Natasja essayait encore de décider quoi faire.
Pétunia ne fit pas le moindre effort non plus pour faire face à la crise de colère épique, lorsque son garçon rencontra les portes à l'épreuve des enfants. Elle sembla cependant sur le point de protester lorsque Natasja plaça fermement Dudley dans le parc, lui tendit un chiot en peluche et prit Harry, mais heureusement la "bonne femme" s'en abstint.
Seulement cinq minutes de visite non-sollicitée, et Natasja essayait déjà de trouver une raison de les expulser...
Le sentiment s'intensifia lorsque Pétunia s'assit, prit la propre tasse de thé de Natasja, plutôt que d'attendre que Natasja lui en verse une nouvelle, et commença à parler de sa mauvaise opinion sur les mères célibataires, les étrangers, et les femmes de n'importe quelle profession autre que celle de mère à la maison et femme au foyer.
Natasja se demanda si Mme Dursley avait remarqué que son hôtesse était affublée de ces trois tares. Mais elle serra les dents, et ramena la conversation à des sujets plus sûrs, tels que les dernières modes, et la qualité de l'éducation dans les écoles actuelles.
Pétunia rappelait à Natasja l'une de ses tantes, de son ancienne vie : supportable au téléphone (où elle ne pouvait pas vous voir faire autre chose, comme rouler vos yeux et l'ignorer en grande partie pendant qu'elle parlait), et supportable aussi à la condition que ce soit à très petites doses, et tant que vous évitiez certains sujets.
Natasja savait très bien pour quelle raison ses cousins préféraient passer la majeure partie de la journée de Noël avec leurs beaux-parents...
Cependant, même de petites doses de Mme Dursley épuisaient rapidement n'importe quelle personne, et Natasja fut forcée de "se souvenir" d'un rendez-vous chez le médecin, pour s'assurer qu'Harry ne souffrait d'aucun effet durable datant d'avant son adoption.
Elle ne mentionna pas les détails : d'une part, parce qu'elle ne voulait pas que cela se répande dans tout le quartier ; et d'autre part, parce que les généralités vagues étaient tellement plus efficaces que les descriptions exactes...
Comme prévu, cela s'avéra être une bonne chose : la simple allusion, que son précieux "Dudlinouchet" pourrait être exposé à quelque chose, fit sortir Mme Dursley par la porte comme un bouchon de champagne. Sans aucun "merci", mais Natasja n'était pas sur le point de s'en plaindre.
Après tout : Pétunia était enfin partie et, on pouvait l'espérer, elle ne reviendrait pas avant un moment. Donc, Natasja ne risquait pas de la rappeler pour quelque chose d'aussi simple qu'un "au revoir" qui avait manqué.
D'ailleurs, vraiment : "Au revoir" était probablement l'expression préférée de tout le monde, quand elle était sur les lèvres de Mme Dursley...
Natasja attendit jusqu'à ce que la porte claque derrière eux, heureuse que le rendez-vous médical d'Harry ait eu lieu la veille*. Puis, elle mit son petit garçon au lit pour la sieste, et elle partit à la recherche d'aspirine.
(* Rendez-vous médical pour s'assurer qu'Harry était en bonne santé, et complètement remis de son traumatisme et de son exposition au froid.)
Quelque chose lui disait qu'une voisine grossière, trop opiniâtre, curieuse et bavarde, n'était pas une raison suffisante pour demander une ordonnance d'interdiction. Peu importait si la plupart des Bobbies [flics] étaient d'accord avec vous, ou sinon la plupart des autres voisins l'auraient essayé depuis des années...
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Harry avait été beaucoup plus intéressé par le papier d'emballage, sur ses cadeaux d'anniversaire, que par les cadeaux eux-mêmes. Mais ensuite, il avait passé des jours à trimballer son nouveau dragon en peluche, ensorcelé pour rugir chaque fois qu'Harry criait "Charge!" ["Chargez !"]
Natasja savait que laisser le "Sargent" ["commissaire" de la Station ?] venir quand il n'était pas en service, pour boire le thé avec elle, et pour raconter à Harry des histoires pour la sieste, était une mauvaise idée.
Et pourtant, l'homme mûr avait un don pour raconter des histoires aux tout-petits. Malheureusement, tous ses récits semblaient être des rapports, à peine masqués, de divers incidents liés au travail policier.
Henry avait été assez intelligent pour se ranger du côté de sa nouvelle petite-amie et ne pas en rire. Mais les autres constables de la Station, particulièrement ceux qui avaient des enfants et qui avaient vécu la même chose, pensaient que c'était hystériquement drôle.
Natasja supposait qu'elle devrait être reconnaissante que, malgré les meilleurs efforts de la Station, la première phrase d'Harry ait été "Mama, no naptime!" ["Maman, pas de sieste !"], et non "Freeze, Police!" ["Police, plus un geste !"]
Exprimer cette opinion à Henry, quand "More 'Cots, please" ["Plus 'bricots, 'te-plaît"]** et "Drop your weapons!" ["Lâchez vos armes !"] furent respectivement la deuxième et la troisième phrases d'Harry, avait provoqué des hurlements de rire, et leur premier baiser...
(** Ironiquement très similaire à certaines des premières phrases de Natasja, quand elle avait refusé de manger beaucoup en dehors des abricots...)
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Bien sûr, tout n'était pas amusant et semi-paisible. Dumbledore avait apparemment décidé qu'un délai suffisant s'était écoulé depuis la tentative de kidnapping de Rogue, et il avait choisi de réessayer en personne.
Heureusement ou malheureusement, cela dépend de qui le commenterait, il ne s'en sortit pas mieux que son laquais. Président-Sorcier ou non, certaines voies de la douleur* sont tout simplement impossibles à ignorer.
(* Généralement enseignées comme ce qu'une fille doit toujours savoir sur la légitime défense.)
De plus, il était très difficile de lancer des sorts, lorsqu'un gros rouleau à pâtisserie en marbre venait de casser votre bras de baguette(*). C'était bien pour cela que Natasja l'avait acheté, en supplément du simple rouleau en bois qu'elle utilisait pour cuisiner.
[(*) Note de la traductrice : Non-non-non, pour une fois Vaneria Potter ne pouvait pas prévoir le double-sens : les mots anglais d'origine "to broke your wand arm" ne permettent pas la même contrepèterie qu'en français...]
Dumbledore avait répondu [à cette initiative] avec l'utilisation inventive de certains mots que Natasja connaissaient déjà, et qui la firent couvrir les oreilles d'Harry.
Henry souriait un peu trop largement en ramenant un Dumbledore boiteux vers la Station, ce qui incita le vieux sorcier à ajouter plusieurs mots que Natasja n'avait jamais entendu auparavant, mais qu'elle allait certainement garder à l'esprit.
Elle imaginait joyeusement Dumbledore expliquer tout ceci à la personne à qui il demanderait de lui réparer son bras cassé... D'autant plus que le médecin de la Station l'avait certainement déjà mis dans un plâtre !
L'incident, s'ajoutant à la période qu'ils avaient passé à sortir ensemble, semblait apparemment suffisant pour qu'Henry lui confirme qu'elle était une déesse, et le type de femme avec qui il voulait passer le reste de sa vie.
Comme Natasja et Harry s'adaptaient toujours à leur nouvelle vie, et comme Henry et elle ne sortaient ensemble que depuis quelques mois, elle lui répondit de lui poser la question à nouveau dans un an.
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Note de l'auteur : Nouveau chapitre terminé ! Les reviews, questions et critiques constructives sont très appréciées.
Merci, Nat
Note de la traductrice : Comme vous avez pu le constater, j'ai conservé les mots anglais pour les premières phrases d'Harry. En effet, ces mots très courts me paraissent plus adéquats que leurs équivalents français pour le discours d'un tout-petit, sans rien perdre du sens que voulait leur donner Vaneria Potter.
Bonne continuation à vous tous et à vos familles !
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