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Disclaimer de l'auteur : je ne possède pas Harry Potter, et aucun bénéfice n'est généré par la publication de cette fic.
Note de la traductrice : Mea Culpa... Au chapitre précédent, je vous avais promis qu'en raison du confinement, mon travail allait être plus rapide. Je n'avais simplement pas pensé que, puisque les auteurs que j'aime ont eux aussi plus de temps pour leurs œuvres, je me retrouverai alors dans le paradis des lecteurs, chaque jour pendant des heures !
En conséquence, je préfère ne plus donner de pronostic sur ma vitesse...
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Farwey m'a demandé, en Guest : « Coucou merci pour la trad. J'aimerais simplement savoir s'il était possible que tu sautes une ligne quand un paragraphe est fini pour que ça soit plus aérer et agréable à lire. Sinon ca fait un peu fouillis :3 (pas que tu reviennes juste a la ligne) »
Le gros problème est que Vaneria Potter écrit des paragraphes assez conséquents, même en tenant compte du fait que l'anglais permet de dire beaucoup d'idées en peu de mots. En français, cela donne déjà des paragraphes vraiment très volumineux, mais que je ne veux pas couper en plusieurs paragraphes bien distincts, pour ne pas trop trahir l'écriture de l'auteur.
Mais en plus, Vaneria Potter écrit en phrases très longues, où les idées s'imbriquent les unes à l'intérieur des autres. C'est un vrai casse-tête à traduire, pour que le lecteur français ne perde pas le fil, dans le très grand nombre de mots français nécessaires.
J'ai donc résolu tous ces problèmes :
- en coupant les phrases, et en y mettant plusieurs virgules ;
- mais aussi en divisant un gros paragraphe en plusieurs sous-paragraphes, accolés les uns aux autres, où chaque sous-paragraphe est une idée différente ;
- et donc : toutes les idées, qui étaient déjà dans un même gros paragraphe anglais, se retrouvent dans de petits sous-paragraphes français, distincts mais liés les uns aux autres.
Pour vous donner une idée, voici un paragraphe originel du chapitre 3, écrit en un seul bloc bien compact :
Petunia brought herself and her own young son, introduced him as the finest boy in the world, (Particularly inadvisable when talking to new mothers, who tend to reserve that title for their own children) and set him down, handing him one of Harry's toys without even asking. She didn't bother to apologize when Dudley knocked over a table holding the urn containing her sister's ashes, a family portrait and a new picture of herself and Harry (luckily, a stack of cushions that had been a gift that she was still trying to decide what to do with softened the fall) as he made a beeline for the sweet jar on the kitchen table, nor did she make any effort to deal with the epic tantrum when the boy encountered the child-proof doors. She did, however, look on the verge of protesting when Natasja firmly placed Dudley in the play-pen, handed him a plush puppy, and picked Harry up, but thankfully refrained.
Voici la traduction, plus volumineuse, en français automatique de Google Traduction :
Pétunia s'est amenée avec son propre jeune fils, l'a présenté comme le meilleur garçon du monde (particulièrement déconseillé lorsque l'on parle à de nouvelles mères, qui ont tendance à réserver ce titre à leurs propres enfants) et l'a déposé, lui tendant l'un des jouets de Harry sans même demander. Elle ne prit pas la peine de s'excuser quand Dudley renversa une table contenant l'urne contenant les cendres de sa sœur, un portrait de famille et une nouvelle photo d'elle et d'Harry (heureusement, une pile de coussins qui avait été un cadeau qu'elle essayait toujours de faire) décider quoi faire avec adouci l'automne) alors qu'il se dirigeait vers le pot sucré sur la table de la cuisine, et elle ne fit aucun effort pour faire face à la crise de colère épique lorsque le garçon rencontra les portes à l'épreuve des enfants. Elle semblait cependant sur le point de protester lorsque Natasja plaça fermement Dudley dans le parc, lui tendit un chiot en peluche et prit Harry, mais heureusement s'abstint.
Et voici comment j'ai agencé la traduction française (après l'avoir un peu remaniée) : en plusieurs sous-paragraphes, avec les différentes idées bien séparées, mais restées ensemble :
Pétunia s'était amenée avec son propre jeune fils, l'avait présenté comme le meilleur garçon du monde (ce qui est particulièrement déconseillé lorsque l'on parle à de nouvelles mères, qui ont tendance à réserver ce titre à leurs propres enfants), et l'avait déposé, en lui tendant l'un des jouets d'Harry, sans même demander.
Elle ne prit pas la peine de s'excuser quand Dudley renversa une table où se trouvait l'urne contenant les cendres de la sœur de Natasja, avec un portrait de sa famille et une nouvelle photo d'elle-même avec Harry*, alors qu'il se dirigeait vers le pot de sucreries sur la table de la cuisine.
(* Heureusement, la chute avait été adoucie par une pile de coussins qui avait été un cadeau, et dont Natasja essayait encore de décider quoi faire.)
Pétunia ne fit pas le moindre effort non plus pour faire face à la crise de colère épique, lorsque son garçon rencontra les portes à l'épreuve des enfants. Elle sembla cependant sur le point de protester lorsque Natasja plaça fermement Dudley dans le parc, lui tendit un chiot en peluche et prit Harry, mais heureusement elle s'en abstint.
Et maintenant, je vous souhaite une bonne lecture du nouveau chapitre !
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CHAPITRE QUATRE
Les choses se passaient assez paisiblement (aussi paisiblement que possible, avec un enfant de deux ans insatiablement curieux), et Harry approchait de son troisième anniversaire.
Natasja savait que cela ne pouvait pas durer. Elle se demanda très sérieusement si l'immixtion ou l'attaque de quelqu'un, pendant la quinzaine entourant l'anniversaire d'Harry, était une sorte de rituel. En effet, quelque chose semblait toujours se produire [durant cette période].
L'année précédente avait vu la première tentative de Dumbledore, qui avait essayé d'enlever Harry pour une raison complètement idiote.
En cet instant même, c'était une sorcière arrivée par hasard, qui s'était montrée offensée lorsque Natasja lui avait ordonnée de « sortir de ma maison, avant que je vous botte le dos jusqu'au Pôle Nord », et qui s'était présentée comme une célèbre tueuse en série et partisane du Seigneur des Ténèbres, qui tuerait son bébé avec plaisir, juste pour donner une leçon à Natasja.
La tentative de meurtre n'avait pas fonctionné comme la sorcière s'y était probablement attendue. Depuis ses deux succès précédents, Natasja avait mis un point d'honneur à trouver comment utiliser des objets du quotidien comme armes.
En conséquence, une sorcière non-habituée à des victimes non-magiques qui se défendent, se retrouva face à une mère énervée entourée par une pièce entière d'armes potentielles.
Ce fut la sorcière qui perdit.
Elle esquiva un couperet à viande, puis se redressa, pour plonger sur le côté afin d'éviter un grattoir à barbecue qui visait sa gorge. « Hé, fais gaffe, petite... Aaah ! »
La sorcière ne fut pas assez rapide pour éviter la fourchette à rôtir qui cloua sa main de baguette au mur, ou le couteau à pain qui manqua à peine sa tête.
La plaque à pâtisserie n'était pas aussi efficace qu'une casserole ou une poêle, et elle nécessita quelques coups supplémentaires [sur la tête], mais comme la fourchette à rôtir avait temporairement fait tomber la baguette, cela fonctionna.
Malheureusement, le DJM était à la recherche de la signature magique de la Sorcière-Tueuse, et comme elle avait réussi à lancer un sort...
Un sort qui, lorsque Natasja s'était baissée, avait brisé le pot de romarin sur le rebord de la fenêtre, ce qui l'avait fait tomber comme une tonne de briques. Plus exactement, une tonne de briques qui aurait oublié de tomber pendant environ une heure...
Mais à ce moment-là, Henry avait déjà discrètement cassé la baguette, et confisqué tous les éléments qui avaient servi à secourir. Et de toute façon, la Station s'occupait déjà de l'affaire.
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Pour une raison quelconque, le DJM n'avait pas cru Henry lorsqu'il avait insisté : oui, une sorcière, en haut de la liste des "Personnes les plus recherchées" du Ministère, avait en fait été démolie par plusieurs ustensiles de cuisine bien ciblés.
Quand il refusa de changer son histoire, la redoutable Directrice du Département, Mme Amélia Bones, décida de venir interroger elle-même la Sorcière, pour connaître sa version des événements. Comme c'était son jour de congé, elle fut obligée d'emmener sa nièce avec elle.
Cette action avait été accueillie par un cri indigné « Est-ce que nous ressemblons à une garderie ? » venu des constables de garde, qui n'aimaient déjà pas avoir le DJM chez eux.
Malheureusement, la Directrice ne semblait pas se soucier des inconvénients d'une enfant de trois ans qui courait dans les pieds de tout le monde*, dans un bâtiment qui contenait un arsenal, et une Criminelle à l'occasion.
(* Harry était l'exception à cette règle, car il choisissait un policier au hasard pour la journée, en général Henry, et il restait près de lui, donc sans poser aucun problème.)
Heureusement, Natasja n'allait nulle part ce jour-là, et après un rapide coup de fil soulagé, Harry passa la journée avec la petite Mlle Susan Bones.
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Natasja était légèrement réticente à l'idée de prendre Susan, après les événements de la matinée, mais elle avait accepté afin d'en terminer avec tout ça. Malheureusement, cela ne se produisit pas.
Après avoir administré à la Sorcière une sorte de potion de vérité, et obtenu le même compte-rendu que celui d'Henry, la Directrice avait eu une idée qui avait convaincu Natasja, comme preuve supplémentaire, que la plupart des gens magiques n'étaient que des idiots.
Plutôt que d'accepter que : oui, il était possible pour une Moldue de se défendre avec rien de plus que le contenu de sa cuisine, spécialement lorsque c'était la dernière chose à laquelle son agresseur s'attendait... Malgré les récits d'Henry sur les "chaudrons auto-brasseurs"(*) et autres, et que Natasja était la tutrice d'un enfant magique...
Malgré tout cela, la Directrice avait décidé qu'Henry devait avoir enchanté les outils moldus. Et elle avait fait venir quelqu'un du Service des détournements de l'artisanat moldu pour vérifier ces objets, et pour décider quel devait être le montant de l'amende que devrait payer Henry.
[(*) Note de la traductrice : Je l'avoue, je ne comprends pas de quoi parle Vaneria Potter avec ces "self-stirring cauldrons", que j'ai traduits en "chaudrons auto-brasseurs"...]
Natasja aurait probablement été bien plus gentille s'ils avaient pris la peine de lui demander, ou de la prévenir à l'avance qu'ils venaient. Ou si la personne qu'ils avaient envoyée, M. Weasley, n'avait pas jeté un coup d'œil et déclaré « Mais vous êtes une Moldue ! », sur le ton ravi de voir une exposition particulièrement rare et fascinante dans un zoo.
Il avait ensuite passé près d'une heure à la cuisiner sur la fonction d'articles parfaitement ordinaires. Comme le sirop pour la toux (honnêtement : il était écrit "sirop pour la toux" sur l'étiquette, cela ne le rendait-il pas évident ?), le téléphone et son ordinateur.
Elle pouvait comprendre pour l'ordinateur, car ce n'était pas exactement un objet ménager. Mais beaucoup des marquages de Natasja devaient aller dans une base de données électronique, et elle ne voulait pas laisser Harry seul pendant des heures, pendant qu'elle serait au travail tous les jours pour utiliser l'ordinateur de là-bas.
Malgré cela, les questions constantes sur le fonctionnement de la plupart de ses biens électriques (est-ce qu'elle ressemblait au réparateur local ?)... Ainsi que les commentaires tels que : « Les Moldus sont si pittoresques, je ne sais tout simplement pas comment vous vous débrouillez sans la Magie » ; sans compter : « Bien sûr, une potion de Pimentine serait mieux, mais je suppose que vous faites du mieux que vous pouvez »...
(Bien que, de l'avis de Natasja, un bref voyage chez le pharmacien local, et des instructions écrites, étaient bien meilleurs que les heures nécessaires à préparer une potion de Pimentine, et en essayant de mesurer à l'œil la quantité à utiliser.)
Tous ces désagréments avaient commencé très vite à lui taper sur les nerfs !
Serrant les dents à l'attitude condescendante (et commençant à mieux comprendre pourquoi Henry avait quitté le monde sorcier dès que possible), Natasja avait enduré cet "homme" pendant encore une heure, avant de craquer lorsqu'il essaya de démonter une lampe pour voir comment ça fonctionnait.
La lampe était une antiquité peinte à la main du Japon du milieu du XIXème siècle, un cadeau de départ de son père. Et Natasja préparait une collation d'après-midi pour Harry et Susan, elle était donc trop loin pour faire quoi que ce soit lorsque l'ampoule s'alluma, et qu'il la laissa tomber de surprise.
Résistant à peine à l'envie de hurler, elle mit rapidement les morceaux brisés de côté, avant que M. Weasley ne puisse les faire disparaître (et parce qu'elle avait l'espoir qu'Henry puisse tout réparer plus tard). Natasja se retint de lui dire de terminer son enquête, ou de sortir de sa maison.
Elle commença à fantasmer sur l'utilisation du tisonnier comme démonstration de défense non-magique, lorsque M. Weasley lui dit qu'il n'était pas nécessaire d'être impolie sur quelques questions inoffensives, et qu'il commença à fouiner dans sa cuisine à la place.
Comme Natasja savait pertinemment qu'on avait dit à cet "homme" qu'elle n'avait utilisé que des couteaux, une plaque à pâtisserie et une fourchette à rôtir, qu'il avait inspectés et nettoyés avec quelques vagues de sa baguette, elle doutait qu'il ait vraiment besoin d'examiner le bouchon et le cordon de son grille-pain dans les moindres détails.
La main de Natasja commençait à se diriger vers un couteau à découper lorsque Mme Bones arriva pour récupérer Susan. La Directrice aperçut la lueur presque homicide dans ses yeux, et demanda pourquoi une simple enquête avait pris près de cinq heures.
Si Mme Bones n'avait pas été responsable en premier lieu d'avoir envoyé cet "homme" ici, la forçant à garder un œil à la fois sur lui et sur deux enfants de moins de quatre ans, Natasja l'aurait certainement embrassée.
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Henry fut surpris quand il arriva ce soir-là, juste au moment où Natasja avait fini de donner un bain à Harry et de le mettre en pyjama, lorsqu'un simple « Comment s'est passée ta journée ? » réussit à faire fondre sa petite-amie en larmes.
En temps ordinaires, Natasja était très calme et composée. Mais cela signifiait que, dans les rares occasions où elle était conduite au-delà de sa limite, l'aide dont elle avait besoin ne pouvait se suffire de quelques mouchoirs, ni d'une tasse de thé apaisant.
« Nous avons été attaqués, et au lieu de pouvoir simplement m'asseoir et câliner Harry pendant quelques heures, je me suis fait larguer avec une autre enfant, qui a commencé par pleurer parce que les jouets ne bougeaient pas, et avec un connard condescendant, qui était plus intéressé à démanteler ma maison qu'à faire son travail !
Il a brisé le vase de papa, il s'est presque électrocuté dans je ne sais combien d'occasions différentes, et j'ai dû passer plus de temps à m'assurer qu'il ne se tuait pas accidentellement, plutôt qu'à garder un œil sur les enfants !
La moitié du temps, il ne savait même pas les bons noms, et il est censé être la principale autorité ? »
Harry était absorbé par son petit train, mais il leva les yeux en entendant sa mère pleurer, et il courut pour grimper sur le canapé, et la serrer dans ses bras. Natasja l'installa sur ses genoux, tenant son fils adoptif contre elle pendant qu'elle tentait de se contrôler, et qu'Henry tentait d'évaluer les dégâts.
Ce n'était pas bon. Arthur Weasley avait toujours été obsédé par les Moldus, c'était pour cela qu'il avait accepté ce poste peu rémunérateur dans les détournements de l'artisanat moldu, plutôt que la position beaucoup plus avantageuse dans la sous-section Enquête du DJM.
Pourtant, Henry aurait pensé que l'homme aurait la décence de limiter son intérêt à sa propre maison et aux livres de référence d'études des Moldus, plutôt que de saccager pratiquement le domicile d'une femme moldue...
Repérant la pelle à poussière avec les débris de la lampe, Henry la répara rapidement, puis redevint une oreille sympathique.
« Je veux dire, le fait que je ne sois pas magique ne lui donne pas le droit de me traiter comme si je venais d'une ancienne communauté, qui aurait à peine maîtrisé l'utilisation de la communication ou du feu dans la cuisine !
C'était comme si j'étais une réfugiée d'un pays pauvre, comme si je parlais à peine anglais et qu'il me disait "vous vous débrouillez le mieux possible, je suppose" !
Je suis une fille correctement élevée dans une famille décente, pas une imbécile qui sait à peine comment fonctionner dans la vie de tous les jours ! Je... je... »
Elle éclata en nouveaux sanglots, et Henry grimaça alors qu'il la serrait dans ses bras, résolu à dire à Mme Creevey une version hautement révisée des événements dès demain matin.
Les Creevey avaient parfois une attitude similaire, parce que M. Creevey était laitier dans un quartier où la plupart des familles se vantaient d'être des comptables, des hommes d'affaires, ou autres. Natasja pourrait avoir une bonne conversation, avec une amie qui comprendrait.
Parfois, Henry n'était pas sûr de qui était le pire.
Il y avait les Sang-Purs Bigots, qui traitaient les Nés-de-Moldus comme des citoyens de seconde classe, et les Moldus encore plus bas, et c'était déjà assez grave.
Et puis, il y avait le genre pro-Moldu "progressif". Alors qu'Henry supposait que la plupart d'entre eux avaient de bonnes intentions, leur attitude condescendante faisait probablement plus de dégâts que n'importe quelle quantité d'insultes ou de propagande anti-Moldus.
Arthur Weasley, en particulier, avait l'habitude de traiter les Moldus comme de petits enfants adorables, pas encore assez vieux pour comprendre ce qui se passait autour d'eux.
Il y avait une raison pour laquelle, bien qu'il soit le chef du Service des détournements de l'artisanat moldu*, il n'était plus autorisé à remettre des rapports aux autorités moldues.
(* Et cela malgré l'opinion de longue date de toute personne ayant des antécédents moldus réels : qu'il devrait être remplacé par un Né-de-Moldus ou un Sang-Mêlé, qui saurait réellement de quoi il parlait.)
Honnêtement, Henry soupçonnait parfois que, si Arthur était si bon pour désenchanter les objets moldus, c'était parce qu'il jouait avec eux pendant son temps libre, ce qui était vraiment le comble de l'hypocrisie.
En fait... « Je sais ce que tu veux dire. Weasley a une sorte de personnalité amicale, mais des compétences sociales très limitées, et une tendance à causer des problèmes par des malentendus. Il est le chef de son Service parce que personne d'autre ne voulait du travail. Et s'il y avait eu un autre choix, ou si quelqu'un ne lui avait pas rendu service, il aurait probablement été limogé après les arrestations accidentelles. »
Cela attira complètement l'attention de Natasja. « Arrestations accidentelles ? »
Et encore une autre personne que M. Weasley avait suffisamment offensée, pour qu'elle soit heureuse à la pensée d'un malheur qui lui arriverait. Quelqu'un devrait s'asseoir et discuter avec lui à ce sujet, ou peut-être un mot calme à Mme Bones...
Henry avait été l'un des enquêteurs lors des incidents en question, et il ne réussirait probablement jamais à l'oublier.
« Certains gros bonnets du Ministère avaient décidé que les directions et services avaient besoin d'un cours intensif, dans tout ce qu'ils étaient censés faire. Arthur n'était pas dans le monde moldu depuis plus d'une demi-heure, qu'il a été arrêté pour avoir accosté [agressivement] un simple citoyen, pour empiètement dans des biens publics susceptible de causer des perturbations publiques, et pour harcèlement délibéré à motifs racistes. »
Natasja cligna des yeux, les essuyant et jetant le mouchoir dans la poubelle. « Comment cela s'est-il produit, au nom de tous les saints ? »
Henry avait passé trois heures à essayer d'obtenir les déclarations de huit Moldus très offensés, ainsi que le rapport des policiers non-avertis-de-la-magie qui étaient sur les lieux, qui pensaient que les mots "moldus", "félé tone" et "électrikité" étaient une sorte de code, et qui avaient été à quelques secondes d'alerter le MI5(*).
Un sort de silence discret, tout en mettant Arthur dans le pétrin pour avoir refusé de répondre aux questions et "avoir manqué de respect à un officier de justice" en ne disant que des mots, fut probablement la seule chose qui avait réussi à l'empêcher de violer entièrement le Statut du Secret.
[(*) Note de la traductrice : Le Security Service ("Service de la sûreté"), communément dénommé MI5 (pour Military Intelligence, section 5), est le service de renseignement responsable de la sécurité intérieure du Royaume-Uni. Il est chargé principalement de produire des renseignements sur les actes de terrorisme, l'espionnage, et la prolifération d'armes de destruction massive. (Wikipedia)]
En conséquence, le souvenir d'Henry de l'incident (et des deux jours de maux de tête dont il avait souffert par la suite) était très clair.
« Il y avait quelques modes bizarres en cours à l'époque, et Arthur "ne pouvait pas penser à la meilleure façon de se présenter", alors il a juste attrapé une passante au hasard par le bras. Elle n'a pas apprécié, lui a donné un coup de pied dans le tibia, et a couru vers un constable. »
Natasja commençait à se faire une idée de comment cela allait finir, et elle retint un sourire, trouvant très difficile d'être sympathique.
« Et "l'empiètement dans des biens publics", c'était pour avoir essayé de démonter une bouche d'incendie ou quelque chose du genre, je suppose ? »
Henry sourit, soulagé qu'elle ne pleure plus. « Oui. Devant des témoins, aussi.
Ensuite, il est allé vers un groupe de touristes orientaux et indiens, il s'est adressé à eux comme étant des Moldus, et il a commencé à les interroger un peu comme tu l'as décrit plus tôt. Ils ont apprécié encore moins que toi les questions et l'attitude condescendante, et il n'a fait qu'empirer les choses en les suivant quand ils ont essayé de s'éloigner. »
Natasja poussa un soupir, et s'appuya contre lui. « Merci pour ça, j'avais bien besoin de rire. Comment ça va, de ton côté ? »
Henry haussa les épaules. « Shacklebolt leur a rappelé son rapport sur Rogue et la poêle, et sur Dumbledore et le rouleau à pâtisserie, ce qui nous a donné un peu de crédibilité. Ensuite, Mme Bones est revenue avec la nouvelle que rien n'était enchanté, donc il n'y avait rien à me faire payer.
Je pense que quelques-uns d'entre eux étaient déçus, car ils essayaient d'attraper la femme depuis des mois. Et il n'y a aucun moyen que cela reste secret pour toujours, surtout lorsque la Station dépose une plainte au sujet du DJM, pour avoir remué des vagues pour rien. »
De l'avis de Natasja, l'embarras semi-public leur aurait bien servi. Mais elle s'abstint de le dire, voulant simplement passer à autre chose.
Henry fit une pause, puis il sortit quelque chose de sa poche. « Ce n'est probablement pas le meilleur moment, mais je planifie cette date depuis des semaines, même si mes plans ont été jetés en enfer.
Il y a un an, tu m'avais demandé d'attendre, et tu insistes toujours qu'il n'y a jamais de moment absolument parfait pour quoi que ce soit.
Alors, je te demande encore : veux-tu m'épouser ? »
Le discours original de proposition d'Henry était beaucoup plus fleuri, et la Station entière s'était endormie ou avait ri quand il essayait de s'entraîner. Enfin, le Sargent lui avait donné quelques conseils tranquilles, en lui disant de parler simplement du fond du cœur, et que les mots viendraient.
Apparemment, c'était un bon conseil, car Natasja lui sourit et l'embrassa, renonçant à sa réponse habituelle. « Oui. »
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Note de l'auteur : Pour clarifier : je ne fais de bashing sur personne, mais un lecteur a voulu savoir ce qui se passerait si Arthur Weasley devait réellement opérer dans le monde moldu sans l'aide d'Oublietteurs. Revenez sur ses différentes interactions avec les Moldus, et dites-moi si cela n'aurait pas été un désastre du début à la fin.
Harry a donc rencontré quelqu'un du monde sorcier, et le chapitre suivant devrait réellement faire bouger les choses. Comme toujours, la critique constructive est appréciée, mais les "flammes" sont laissées pour compte.
Consultez également mon autre histoire à chapitres sur Harry Potter : "The Dursley Witch" [c'est-à-dire "La sorcière Dursley"].
Merci. Nat
Note de la traductrice : "The Dursley Witch" n'a pas été traduite en français, pour autant que je sache.
Pour ma part, à la place de Natasja, je n'aurais même pas attendu que cet "homme" Weasley commence à péter quoi que ce soit : à la première question condescendante, je lui aurais fait une démonstration grandeur nature de la façon dont je venais de maîtriser la terrible Sorcière-Tueuse qui faisait trembler tous les sorciers d'Angleterre...
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