Merci à Cybele pour ta review. Je suis contente que tu aies aimé la vignette précédente. J'espère avoir répondu à chacun d'entre vous.
Voilà une nouvelle vignette dédicacée pour Comiceses dont l'idée était : Je te propose une crise de jalousie de la part de Drago, mais pas dans le genre "tu passes tout ton temps avec elle/lui tu m'abandonnes ouin ouin ..." c'est pas trop son genre plutôt une qui se fait ressentir par des piques acérées envers Blaise et l'autre personne. J'espère que ça te plaira
Note, j'ai changé le rating de la fic de K à T
Rating T
Jalousie
Idée de Comiceses
Poudlard, 3 octobre 1994
Il fait beau dehors. Beau et chaud pour un samedi d'octobre. Tu aurais voulu aller étudier dans le parc uniquement avec Blaise. Ces dernières semaines, tu n'as pas réussi à l'avoir pour toi ne serait-ce que cinq minutes. Vous vous êtes mis d'accord sur le fait que vous deviez rester discrets, que personne ne devait savoir ce que vous faisiez dans le secret du lit de ton petit ami, sauf que tu aimerais parfois pouvoir l'embrasser devant tout le monde.
C'est surtout aujourd'hui que cette envie se fait ressentir. Aujourd'hui alors que vous êtes tous dehors à profiter des rayons bienfaiteurs du soleil. Malgré ta couleur de peau, tu aimes le soleil, tu aimes sentir sa chaleur te réchauffer presque aussi sûrement que tu adores quand le corps de Blaise se colle contre le tien.
Vous auriez dû être tous les deux. Juste vous deux et en cet instant, vous auriez pu vous bécoter à votre guise sous ce gros arbre. Sauf qu'une parole malheureuse de ta part a fait que tous les Cinquième Année de ta maison ont trouvé l'idée d'étudier dans le parc absolument géniale. Résultat, tu as droit à la bande qui roucoule, râle, te demande des explications toutes les deux secondes, minaude. Les trois seuls que tu tolères en ce moment sont Théodore qui lit tranquillement, Grégory dont c'est apparemment l'heure de la sieste et ton chéri plongé dans la récitation mentale de ses sorts.
Tu ne peux empêcher ton regard de se poser sur lui. Ça ne dure qu'une fraction de secondes à chaque fois et en général, afin de passer inaperçu, tu fixes les autres avant de retourner à l'écriture de ton devoir. Enfin, tu essaies de rédiger l'essai de potions qui est à rendre pour la semaine prochaine. À chaque fois, ton esprit est accaparé par Blaise et par le fait que, comme un idiot, tu dois subir la présence des autres.
Il est beau sous ce rayon de soleil et visiblement, tu n'es pas le seul à le trouver à ton goût. C'est aussi le cas de Daphné.
Tu appréciais cette fille avant aujourd'hui. Elle était même ton amie.
Malheureusement pour toi, elle a décidé de jeter son dévolu sur ton chéri, ton amoureux, ton petit copain et ça fait une heure qu'elle bavasse, lui touche la cuisse, lui fourre son décolleté sous le nez.
La jalousie te ronge, tes poings te démangent de l'attraper et de lui fracasser le crâne contre cet arbre en hurlant que Blaise est à toi.
Sauf que tu ne feras rien, tu ne bougeras pas, tu te tairas. Blaise et toi, c'est secret. Personne n'a à être au courant. Alors tu supportes tant bien que mal cette gourde draguer ce qui est à toi et tu tentes de ne pas refréner ta jalousie sur ta plume. Encore une fois.
– Blaise, fait justement Daphné en caressant la cuisse que tu es le seul à avoir vue à découvert.
Elle ose le toucher et il ne dit rien. Tu te demandes s'il s'en rend compte et qu'il s'en moque ou alors s'il ne sent rien du tout. Tu le vois marmonner toujours ses formules qu'il tente d'apprendre par cœur.
– Blaise ?
Pourquoi tu es assis si loin de lui ? Tu aurais pu accaparer son attention et empêcher cette garce de s'approprier ton petit ami ! La vérité est que tu n'as pas vraiment eu le choix, Pansy a décidé de s'installer près de toi et Milicent a besoin d'aide.
– Blaise ? répète Daphné.
Tu devrais être soulagé de voir qu'il n'y a aucune réaction de la part de Blaise.
Ta plume, la seconde depuis le début de cette après-midi, se casse entre tes doigts alors que la main de Daphné vient se poser sur la joue de Blaise. C'est sa tête que tu aurais voulu éclater entre tes doigts, tu es certain que le bruit aurait été très réconfortant.
– Oui ?
Et cet abruti qui paraît si innocent. Non, tu ne peux pas croire qu'il ne voit pas que Daphné essaie de lui fourrer encore son décolleté dans le visage ou alors essaie-t-elle d'enfouir le visage de Blaise entre ses seins, tu ne sais pas très bien et à dire vrai, tu t'en moques éperdument.
Elle jubile, la garce. Elle a enfin l'attention qu'elle veut.
– Je me disais... la semaine prochaine... il y a une sortie à Pré-Au-Lard et... j'aurais voulu savoir si tu voulais venir avec moi ?
Sa voix est tellement mièvre que tu as envie de lui vomir dessus. Tu ne supportes pas sa façon de se comporter, à la fois innocente et aguicheuse.
– Eh bien, je ne sais pas, bredouille Blaise le regard fixé sur la poitrine de Daphné.
C'est la fin du monde. La fin de ton monde. Tu sens ton sang déserter ton visage. Tu aimerais mourir ou avoir pu massacrer cette pétasse quand tu en avais l'occasion rien que pour ne plus voir ce spectacle répugnant.
Il la regarde, il mate ses seins. Ainsi donc le corps d'une femme l'attire. Peut-être même plus que celui d'un homme, plus que le tien.
L'envie de vomir reprend le dessus. Celle de tuer aussi. Cette fois, tu penses au meurtre de Blaise. La longue souffrance des tortures te semble une excellente idée.
– Tu en penses quoi ?
– Oh pitié, on est vraiment obligé d'assister à ça ? ne peux-tu t'empêcher de dire.
Tout cela te répugne.
L'avantage, c'est que tu as attiré l'attention de tout le monde et que Daphné est toute rouge. Pour un peu tu en aurais ri. Blaise se contente de te regarder étrangement. Il n'a pas compris.
– Tu es jaloux Drago, siffle Daphné.
Jaloux oui, ça ne fait aucun doute.
– Non, ricanes-tu. Jaloux de quoi ? C'est juste à vomir.
Comme si ça ne t'atteignait pas, tu te replonges dans ton essai qui n'avance toujours pas et qui est plein d'encre. Tans pis, ce sera un brouillon, tu le recopieras au propre plus tard, quand tu seras moins énervé.
– Alors Blaise ?
Cette voix niaise te donne des frissons d'horreur. Pourquoi Blaise ne lui dit pas qu'il n'est pas intéressé ?
– Pourquoi nous n'irions pas tous ensemble ? propose Théo.
Tu aimes ce garçon ! Il est discret, réservé mais il sait quand il faut parler.
– Non, réplique Daphné. Je peux te parler en privé ? fait-elle à Blaise.
– Va donc la faire taire, ça nous fera des vacances !
– Je peux savoir ce qui te prend ? s'étonne ton petit ami.
– Ça fait une heure qu'elle me prend la tête. Voilà ce que j'ai réussi à faire ! J'ai cassé deux plumes à cause de ses « oh Blaise » !
Ton imitation est probablement meilleure que l'originale et tu t'en félicites. Ton excuse est elle aussi sans conteste excellente. Le pire c'est que c'est la stricte vérité, Daphné t'énerve depuis une heure. En plus de draguer ton copain.
Pour preuve, tu montres ton torchon.
– Un peu plus et elle va nous mouiller sa culotte. Donc, par égard pour les autres et nous épargner ce spectacle...
Tu ne termines pas ta phrase mais tu es content d'avoir l'aval de Théo qui hoche la tête.
– En fait, je pense que c'est moi qui vais partir. Au moins j'aurais moins de risque de tomber sur vous deux en train de roucouler.
Tu espères que cela n'arrivera jamais. Cependant tu ne peux être certain de rien.
À suivre
non, ce n'est pas une blague, cette vignette a une suite qui sera postée... samedi prochain
Alors? Verdict?
