Merci à Cybele pour ta review. J'espère avoir répondu à tout le monde.

Voilà la suite de "Jalousie"

À tout à l'heure en fin de vignette pour une petite note

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(suite de Jalousie)

Poudlard, 3 octobre 1994

Blaise remontait les couloirs de l'école, assez remonté contre le crétin qui lui servait de petit ami. Il ne comprenait pas cette réaction excessive à son encontre et celle de Daphné. La pauvre avait été directement visée.

Et ces insinuations sans fondements, cette verve... Blaise était à la fois perdu et en colère. Lui et Drago allaient devoir avoir une longue conversation.

Restait encore à trouver l'abruti en question.

Une chose était certaine, Blaise allait devoir passer beaucoup de temps avec Drago pour arriver à le trouver plus rapidement. Cela faisait une heure qu'il crapahutait dans ce château trop grand sans le moindre signe du blondinet. Une heure qu'il fouillait tous les endroits qu'ils connaissaient tous les deux : dortoir, bibliothèque, salle commune, salles de classe autorisées, volière, tour d'astronomie, tour nord, terrain de Quidditch. Il n'avait pas réussi à mettre la main dessus.

Lorsque l'heure du dîner sonna, Blaise rejoignit la Grande Salle et fut presque triste de constater que Drago était là, au milieu des Sixième Année. Il souriait et faisait de grands gestes, signes qu'il était bien.

Normalement, c'était avec Blaise qu'il agissait de la sorte.

Une boule se forma dans la poitrine du grand brun, de même qu'un pincement au cœur le fit grimacer.

Jalousie. C'était ce sentiment qui l'étreignait et le dévorait en cet instant. La jalousie de voir son petit ami s'amuser avec d'autres. Peut-être même que son voisin le draguait et qu'il n'y était pas insensible.

Déterminé à ne pas montrer que cela l'affectait bien plus qu'il ne pourrait l'avouer, Blaise remonta la table et vint s'installer entre Théodore et un étudiant de dernière année.

Ils auraient donc cette conversation ce soir. Zabini pouvait prédire que Drago ne viendrait pas se coucher dans son lit, avec lui, qu'il dormirait seul. Il ne savait pas ce qui l'attendait. Au lieu de manger, Blaise se concentra sur ce qu'il allait dire à cette andouille de Malefoy. Il n'entendit pas Daphné assise juste en face insulter copieusement leur camarade ni Pansy vitupérer contre elle.

À vingt-deux heures, il monta se coucher, prit une douche et attendit Drago assis sur son lit, rideaux grands ouverts, livre à la main. Son imbécile d'amoureux ne pouvait pas le rater, sauf s'il décidait soudainement de ne pas le voir.

Ça ne loupa pas. Quand Drago entra dans le dortoir, il fit tout son possible pour ne pas regarder dans la direction de Blaise qui lui, ne le lâchait pas des yeux. Voyant une issue lorsque Malefoy prit ses affaires dans sa malle pour ensuite aller se doucher, Zabini se leva et s'approcha. Il eut juste le temps de se glisser à sa suite dans la salle de bains avant que la porte ne se referme dans son dos.

– Dégage ! cria Drago, les yeux plissés.

– Je croyais qu'un Malefoy ne hurlait pas ?

– Je ne hurlais pas, j'exprimais mon mécontentement de façon vive ! N'importe quel débile saurait faire la différence ! Maintenant tire-toi !

– Non, répliqua Blaise en s'adossant contre un mur, non loin de la porte.

– Oh si. Je n'ai pas envie de te voir et encore moins de te parler !

– Oh mince, c'est ballot ! C'est quoi ton problème ? Pourquoi tu as réagi comme ça tout à l'heure ?

– Fous le camp ! beugla Drago.

Habitué aux crises Malefoy, Blaise ne broncha pas. Par contre, il n'était pas certain de mériter cet éclat. Ils en avaient eu des disputes et en auraient beaucoup. Sauf que la lueur blessée qu'il put lire dans le regard de son petit ami, c'était la première fois qu'il la voyait.

– Dray, murmura Blaise.

– Tu n'es qu'un connard !

Drago renifla. Deux grosses larmes se mirent à rouler le long de ses joues pâles, serrant le cœur de Blaise. L'avait-il fait souffrir avec Daphné ?

– En quoi ? Je ne comprends pas. Si j'ai fait quelque chose qui t'a déplu...

– Ça fait combien de temps que tu mates les filles ?

Toute l'éducation Zabini et les années à côtoyer un Malefoy s'envolèrent dans la seconde tant Blaise était abasourdi par la question.

– Hein ? Je... quoi ?

– Daphné, ça fait combien de temps que tu as envie de te la taper ?

– Je répète, hein ?

Il avait très mal entendu ou alors Drago était plus cinglé qu'il ne le pensait. Lui, être attiré par des filles ? Par Daphné ?

Un affreux doute effleura l'esprit de Blaise.

– Ne me dis pas que tu as cru que j'étais intéressé par Daphné.

Drago croisa les bras, furieux.

– Toi et moi ne sommes pas officiellement ensemble. Tu peux faire ce que tu veux, je m'en fiche.

– Tu t'en fiches ? C'est une belle démonstration que tu viens de nous faire. Sois honnête, tu as cru que... Mais Drago, réfléchis deux secondes...

– Tu as fourré ta tête entre ses miches ! Tu voulais que je pense quoi ?

– Elle me les fichait sous le nez ! Tu voulais que je fasse quoi ? rétorqua Blaise.

Ce n'était pas comme s'il avait eu le choix de regarder la poitrine inexistante de Daphné. Elle était à hauteur de ses yeux. Il avait eu un aperçu horrifiant du soutien-gorge pigeonnant de Greengrass et cela l'avait conforté dans le fait qu'il était attiré par les garçons blonds au caractère épouvantable.

– Que tu n'ailles pas loucher !

– Drago, soupira Blaise, fatigué. Daphné n'a pas de seins, juste deux petits abricots qu'elle cache dans un truc, tu sais, ces soutifs moldus qui donnent l'impression d'avoir deux gros melons alors qu'on a rien du tout ? Celui dans le magasine de Terrence.

Terrence Pucey (2), Serpentard de Septième Année, leur avait montré à eux, pauvres Quatrième Année, un magasine composé exclusivement de femmes peu vêtues. C'était il y avait un mois (3). Blaise avait cru vomir.

– Des wonderbra®, marmonna Drago. Tu as donc regardé.

– Toi et moi savons que c'est du faux. Si tu veux tout savoir, j'ai cru que j'allais vomir.

– Tu aurais pu, j'aurais au moins su que ça ne te faisait rien.

– Mais ça ne me fait rien ! Ce n'est pas elle ni même ses nichons qui m'attirent. C'est toi ! Ça fait neuf ans que tu m'attires. Neuf ans que je suis amoureux de toi ! Je sais depuis neuf ans que les seins n'ont aucun effet sur moi, que ce soient les gros ou les petits. Rien !

Drago resta là, les bras ballants. Blaise pouvait lire dans son regard qu'il était un peu perdu.

– C'est toi que j'ai envie de regarder, de... déshabiller... de caresser, d'embrasser. Si tu ne l'as pas encore compris, je ne sais pas comment te le faire rentrer dans le crâne. Même si tu es un abruti, un crétin, un idiot fini, une triple buse au cerveau atrophié, c'est avec toi que j'ai envie de sortir.

Le blondinet soupira et se rapprocha pour venir l'embrasser sur la bouche.

– J'ai eu peur qu'elle t'intéresse finalement plus que moi.

– Ça, ça ne risque pas d'arriver.

Ce fut Blaise qui l'embrassa ensuite.

– Au fait, Dray, la prochaine fois que je vois Pansy te faire du gringue, je te jure que je la tue.

(1) andouille, imbécile

(2) Non ce n'est pas une erreur. J'ai décidé qu'Adrian Pucey aurait un frère

(3) si quelqu'un la veut, je la ferai peut-être


Vàlà, fini!

La prochaine vignette sera postée dans 15 jours. Parce qu'à partir de samedi prochain, je posterai une Drarry en alternance avec les vignettes