Merci à Amista pour tes deux reviews. Quant aux autres, j'espère avoir répondu à tout le monde et je pense que j'ai dû faire deux fois des réponses. Oui, je suis une auteur à l'ouest. Pour tout dire, je ne sais même plus ce que je dois faire, si j'ai des rendez-vous ou pas... à l'ouest je vous dis. Je cours partout comme une dingue et je dois penser à des milliards de trucs, donc si je vous ai répondu 2 fois... m'en veuillez pas

J'espère que cette vignette vous plaira. Dédicace à Jenny-chana


Dans le noir

Idée de Jenny-chana

Dortoir des Serpentard, 1er septembre 1991

Maman, je voudrais que tu sois là. J'ai peur ici. Pourquoi tu tenais tellement à ce que j'aille à Poudlard ? Parce que papa et toi y étiez ? Sauf que je n'ai pas ma place dans cette maison, moi. Ici, il fait froid, les grands sont aussi glaciaux que la banquise.

Un pour tous, tous pour un, c'était grosso modo ce qu'il nous a dit le préfet. Sauf que c'est un peu chacun pour soi.

En tout cas, je n'aime pas Crabbe et Goyle. Ce sont deux grosses brutes qui aiment jouer des poings pour obtenir ce qu'ils veulent. Ils m'ont carrément repoussé ces crétins. Ce qui me fait mal c'est que Drago n'a rien dit ou fait pour m'aider. Il m'a simplement regardé être mis de côté. Je voulais juste dormir à côté de lui moi.

Maintenant, il a ce petit sourire qui n'annonce rien de bon.

Et Nott, il a l'air renfermé. Il s'est installé et n'a pas dit un mot.

Maman, je veux rentrer à la maison. S'il te plaît, viens me chercher. Ici, il n'y a pas la petite lumière que tu mets chaque soir même si je te dis que je suis trop grand pour l'avoir. Tu ne viens pas me border quand je dors et ton parfum n'est pas là. Tu ne seras pas là à me chanter une berceuse quand je ferai un cauchemar.

Ici, je suis tout seul, livré à moi-même, dans une maison qui ne me plaît pas. Je veux rentrer.

0o0

Blaise enterra son nez dans son oreiller pour étouffer au maximum ses reniflements.

Pendant des années, il avait été heureux à l'idée d'aller à Poudlard. Avec Drago, ils avaient envisagé milles et une possibilités et maintenant, ce soir, il regrettait d'avoir pris ce train. Il aurait mieux fait d'être malade.

Un bruissement le força presque à s'arrêter de respirer et donc de pleurer.

Lorsque son matelas s'affaissa, il ne bougea pas. Son cœur tambourinait dans sa poitrine. Il avait peur que ce soit un grand ou un autre de son dortoir qui vienne lui faire une farce de mauvais goût comme lui avait dit et redit son beau-père numéro quatre pour l'effrayer.

– Blaise ? murmura une voix qui le fit respirer à nouveau.

C'était Drago. Son ami s'était souvenu de lui. Blaise en était soulagé. Il aurait dû et voulu lui faire la tête, sauf qu'il était tellement content de le savoir près de lui.

– Tu dors ?

– Non, répondit la voix rauque du jeune Zabini en sortant la tête de son oreiller.

Drago était là, assis sur le bord de son lit, dans son pyjama gris. Il avait l'air tout petit, frêle, fragile. Loin de l'image de cet enfant capricieux qu'il avait donnée tout à l'heure.

– Je peux dormir avec toi ? J'ai peur tout seul dans mon lit. Et mes voisins ronflent.

– Tu étais content de les avoir comme voisins, répliqua Blaise sans pouvoir se retenir.

Malgré le peu de lumière dans le dortoir, Zabini pouvait voir le visage déconfit de son meilleur ami et amoureux depuis... des années.

– Père voulait qu'ils soient là et qu'ils me... secondent.

– Te seconder ? ricana Blaise qui trouvait cette idée surprenante et stupide. En quoi ? Tu as besoin d'être protégé ? Ton papa a peur que tu te fasses taper dessus ?

– Non, il dit que c'est important d'avoir des suiveurs. Moi, je n'en veux pas.

– Mais tu les laisses faire ce qu'ils veulent. Comme le lit. Je voulais dormir à côté de toi et... Et tu as souri. Tu avais l'air content de ce choix.

Sans attendre son avis, Drago se glissa à côté de Blaise et se pelotonna contre lui.

– Je ne suis pas content. Père m'a rappelé que je devais montrer qui sont les Malefoy.

– Ça veut dire quoi ? voulut savoir Blaise, suspicieux.

Il n'était pas certain d'aimer la suite.

– Tu le sais très bien, Blaise. Je dois être un dirigeant. Même si ça ne me plaît pas, je dois me montrer plus important que les autres, quitte à être... désagréable.

– Y compris avec moi ? murmura son voisin.

Blaise ne voulait pas être mis de côté. Toute son enfance était peuplée d'une amitié forte avec Drago. Ils étaient amoureux l'un de l'autre. Le fait de voir le jeune Malefoy sous ce nouveau jour n'était pas pour lui plaire.

Drago se tourna vers lui.

– Non. Pas avec toi. Parce que toi, tu es mon chéri. Les autres ne doivent pas savoir. Parce que ce n'est pas correct.

C'était ce qu'ils se répétaient souvent depuis des années. Ils acceptaient le fait que les adultes refusent qu'ils puissent s'aimer. Pour les « grands », ce n'était qu'une amourette stupide d'enfants qui ne connaissaient pas grand chose à la vie. Mais aucun des deux n'avait envie de tout arrêter. Ils avaient trouvé en l'autre l'ami, le frère, l'amoureux. Alors ils s'étaient faits la promesse que rien ne serait révélé tant qu'ils ne seraient pas capables de se débrouiller par eux-mêmes.

– Sauf qu'on est à Poudlard et que... ça sera difficile de rester tous les deux comme quand on se voyait. Il y aura toujours les autres. Et maintenant, il y aura ces deux crétins.

– Vincent et Grégory ? Tu ne les aimes pas trop.

– Je n'aime pas leurs manières. Ils ont failli me faire tomber pour m'éloigner de toi. Je voulais juste dormir à tes côtés.

– Je suis désolé pour ça. Mais tu pourras toujours venir dans mon lit si tu veux. J'ai peur, tu sais.

Blaise garda pour lui que Drago venait de répéter ce qu'il avait dit la même chose en se glissant sous les draps.

– Blaise, tu m'aimes toujours ?

– Oui. Quand tu n'es pas ce petit idiot que tu as été tout à l'heure. Pourquoi ?

– Je peux rester là ?

– Oui.

– Tu me fais un bisou ?

Blaise se pencha vers Drago et déposa un baiser sur les lèvres fines de son meilleur ami. Il sentit ce dernier se coller contre lui puis ferma les yeux. Il sourit en entendant le doux bruit de succion qui prouvait que le blondinet venait de s'endormir, le pouce dans la bouche.

Drago avait beau être un Malefoy, un dirigeant, il avait onze ans et suçait encore son pouce.


Vàlà, il perd en crédibilité le petit Drago.

Je n'ai pas pu avancer sur les vignettes, j'en suis toujours à 19 mais quand j'aurai le temps, Inspiration ET Motivation penchées dessus, je pourrai en écrire d'autres. J'ai vos idées et j'ai les miennes