Avant de commencer, je tenais à vous souhaiter une très bonne année 2016, plein de bonnes choses et surtout que vous soyez heureux. C'est ma résolution de cette année et autant dire que pour l'instant, je le suis ^^
Ensuite, désolée de ne pas avoir publié la semaine dernière alors que c'était prévu. Pourquoi ce silence? Non, je n'ai pas oublié. Je pensais que je pourrais mais avec les fêtes, les allées et retours en voiture, la famille qui débarque, l'adorable neveu (celui qui fait niéoum, non non, je l'avais pas inventé, bah j'ai pas eu trop de temps pour la publication. Et puis dimanche est arrivé et je me suis dit "tant pis, ça sera pour samedi prochain"
Merci pour votre présence, vos reviews toujours aussi adorables
Passage court et dédicace à Jenny-chana
Colère
Cottage Zabini, 17 juin 1985
Un hurlement de rage résonna dans la maison. Claudia regarda stoïquement son fils unique et préféré, la prunelle de ses yeux, l'amour de sa vie mettre à sac sa chambre.
Elle croisa les bras sur sa robe rose fuchsia et haussa un sourcil alors que Blaise criait tout en jetant un de ses livres préférés sur sa collection de peluches. Bien évidemment, toutes tombèrent de l'étagère et le livre finit sa course par terre, ouvert.
Blaise ne s'arrêta pas là. Il prit sa chaise qu'il poussa sur le sol, puis s'attaqua à son lit. Ses draps se retrouvèrent sur le petit bureau déjà enfoui sous un tas de papiers et de crayons. Au moment où il voulut s'en prendre à sa caisse de petits personnages, la porte de sa chambre s'ouvrit dans un fracas qui le fit bondir comme il fit sursauter Claudia.
– Par l'Enfer, commença Brodius, le beau-père de l'enfant, avant de voir sa femme. Il se passe quoi ici ? !
Claudia observa un instant son fils qui les regardait tous les deux, l'air de se demander s'il devait ou non continuer. Elle sentait que Blaise était toujours en colère. Cela se voyait dans ses yeux qui brillaient de rage non contenue. Il n'avait pas terminé.
Le pire était que sa mère n'avait pas envie de le forcer à se calmer. Elle avait bien compris avec les années qu'il fallait le laisser évacuer sa rage et ensuite ils pouvaient discuter.
– Blaise, fit Claudia en désignant l'enfant haletant, transpirant, qui tenait encore une caisse entre ses mains, n'a pas eu ce qu'il désirait. Et donc il nous gratifie d'une belle crise de colère.
– T'avais pas le droit de dire non, cria le petit garçon.
Il renversa sa caisse qui se déversa au milieu du foutoir dans un bruit assez atroce.
– Je suis ta mère, jeune homme.
Nouveau cri. Blaise flanqua un coup de pied dans ses figurines dont l'une vola près de sa mère qui eut le réflexe de se déporter légèrement pour éviter de se la prendre en pleine figure.
– Tu as fini ? demanda-t-elle calmement.
Elle pouvait sentir le regard ahuri de son mari et son désir d'intervenir. Mais elle savait que Brodius ne ferait rien. Pas comme son prédécesseur qui avait osé lever la main sur Blaise. La seule chose qu'il pourrait tenter, c'était crier sur le petit garçon de cinq ans qui devait l'interrompre dans ce qu'il appelait son processus créatif. C'était après tout ce qu'il désirait faire en entrant dans la chambre telle une furie.
– Non ! brailla l'enfant.
Le contenu de son étagère se retrouva avec le fatras par terre.
– Claudia, chérie, intervint Brodius.
– Je gère.
– Je me doute que tu gères, mais ses hurlements m'empêchent de me concentrer sur mon prochain livre.
– Je. Gère, Brodius.
Il y avait une chose que Claudia détestait, c'était qu'on s'immisce dans sa relation avec son fils, qu'on la pousse à agir autrement. Elle était la seule à savoir comment agissait Blaise, la seule à savoir que, lors de colères, s'énerver contre lui alors qu'il avait encore tant de rage à évacuer ne l'aiderait pas, au contraire.
Brodius serra les dents mais ne dit rien. Il ne pouvait rien dire. Dans l'éducation de Blaise, Claudia prenait toutes les décisions et son mari se devait de les suivre.
– Blaise, chéri, fit-elle tout doucement alors que l'enfant s'était arrêté. Tu as fini ?
– Je sais pas, répliqua le petit garçon boudeur. Pourquoi tu dis non ? ! À chaque fois que je veux quelque chose, tu dis non !
– Oh, dit Claudia sans bouger de sa place, feintant la surprise. Je dis non tout le temps ?
– Tu veux pas que j'ai de chat ! pleura Blaise. Drago, il en a eu un et pas moi !
Drago. Son adorable enfant chéri n'avait que ce mot à la bouche. Drago.
Claudia ne savait pas lequel des deux était le meneur. En tout cas depuis qu'ils se fréquentaient, Blaise parlait beaucoup de lui et l'imitait autant que faire se peut.
– Blaise chéri, qui s'occupe du chat de Drago ? C'est lui ?
– Non, c'est un elfe. Desby pourrait lui aussi s'en occuper du chat, répondit Blaise avec de grands yeux tout innocents.
– Sauf que cela ne fonctionne pas ainsi dans cette maison, Blaise. Si tu veux un chat, tu me montres que tu peux, toi, t'en occuper. Et au vu des sept poissons qui sont morts parce que tu ne les as pas nourris, je pense qu'un chat, c'est encore un peu tôt.
– Mais...
Cette fois ce n'était plus de la colère qui fit briller les yeux du petit enfant, c'étaient des larmes.
– Chéri, mon amour, quand tu seras plus grand, tu pourras en avoir un, murmura Claudia en le prenant dans ses bras pour le couvrir de baisers.
– C'est quand que je serai grand. Je suis grand. J'ai cinq ans !
– Lorsque tu rentreras à Poudlard.
– C'est dans longtemps, pleurnicha Blaise.
Sa mère le berça tendrement pendant de longues minutes et puis quand il se fut calmé, elle le reposa sur le sol avant de se diriger vers la porte.
– Mon amour, avant de descendre, tu ranges ta chambre et sans l'aide de Desby, fit-elle en se tournant vers lui avec un léger sourire quand le visage de son fils se décomposa.
FIN
Dites-moi, seriez-vous ou non d'accord pour que j'écrive une vignette sur la mort de Blaise et Drago? 'Fin un truc du genre. J'ai envie d'en faire une, voire deux
