Toute petite note avant de passer au chapitre. On a dépassé la barre des 100 reviews. J'avoue que je n'en attendais pas autant alors un immense merci, ça me fait très plaisir

Rating M et il n'est pas là pour faire joli

Le titre n'est pas du tout un clin d'œil à une autre de mes fics. Pas du tout !


Tu es à moi

(suite de Tentative)

La Roseraie, Côte d'Azur, 6 juillet 1995

– Drago, souffla tout bas Blaise alors qu'ils étaient sur la plage pleine de monde sous un soleil de plomb.

Son meilleur ami, petit ami et amant se tourna vers lui, intrigué qu'il lui parle si bas, lui qui, d'ordinaire ne faisait attention à son volume sonore que lorsqu'il abordait le sujet de leur couple.

– J'ai envie que... de rentrer et que tu me fasses l'amour.

Comme en cet instant. Drago l'observa longuement. Faire l'amour. Ils n'avaient encore pas franchi le pas. Jusque là, ils n'avaient fait que quelques expérimentations. Surtout Blaise sur le popotin de son compagnon. Que ce dernier lui propose une telle chose, qu'ils inversent était assez surprenant.

Hochant la tête parce que, malgré tout, il en avait envie aussi, Drago se leva et rassembla ses affaires, imité par Blaise. Quelques minutes plus tard, ils étaient de retour au manoir situé à moins d'une centaine de mètres de la plage. Narcissa parut surprise de les voir rentrer aussi tôt, néanmoins elle ne dit rien. C'était les vacances, ils avaient le droit de faire ce qu'ils désiraient.

Les garçons montèrent dans la chambre qu'ils partageaient et déposèrent leur fardeau dans un coin.

Le cœur battant rapidement dans leur poitrine, ils se retrouvèrent sur le lit, encore habillés de leur short et du polo qu'ils avaient enfilés le matin en se levant.

– Attends, murmura Blaise alors qu'ils allaient s'embrasser. Attends. J'ai... faut pas qu'on oublie...

Drago le fixa tout en se mordant la lèvre. Il avait chaud mais ce n'était pas la chaleur de ce jour d'été qui le rendait ainsi. C'était l'excitation de ce qu'ils allaient faire. La peur était présente. Peur de mal faire, de faire mal, que ce ne soit pas aussi plaisant que dans les magazines... C'était à lui que revenait l'insigne honneur de déflorer son amant – lui-même en prime mais ce détail lui échappa complètement. Il était un peu angoissé.

Blaise se leva de son lit et fouilla un instant dans l'armoire. Il se redressa et se tourna vers Drago. Dans sa main se trouvait une bouteille en plastique et une petite boîte cartonnée.

– Qu'est-ce que c'est ?

– Des trucs que j'ai achetés hier. Du lubrifiant et des préservatifs. Il paraît que c'est important.

– Père parle de sorts, souffla Drago qui se rappelait aisément du cours sur les relations sexuelles entre filles et garçons et toutes les étapes à ne pas oublier s'il ne voulait pas que sa partenaire tombe enceinte et ou soit malade.

Il avait failli rire et dire qu'un bébé ne risquait pas de lui arriver. Mais cela aurait engendré beaucoup de trop de questions et Drago n'était pas prêt à y répondre. Alors il s'était contenté de hocher gentiment la tête.

– Je sais mais je ne savais pas si c'était les mêmes sorts qu'on utilisait pour les filles et pour les garçons.

Ils prirent conscience de leur ignorance en la matière. Était-ce surprenant ? Personne ne pouvait leur expliquer ce qu'ils voulaient savoir. Ils étaient donc obligés de tâtonner et de découvrir par eux-mêmes. Ils étaient les cobayes de leurs propres expériences.

– J'ai acheté ça dans un magasin moldu. Une « phramacie » qu'ils appellent ça.

– C'est quoi ? murmura Drago qui ignorait plus les us et coutumes du monde moldu que le sexe en lui-même.

Il se méfiait d'ailleurs beaucoup des moldus.

– C'est comme une boutique d'apothicaire. Ils vendent des médicaments. J'ai demandé au monsieur et il m'a conseillé ça.

– Tu lui as dit que c'était pour nous ?

Si quelqu'un découvrait leur secret, ils étaient morts tous les deux.

– Mais non. Il a pensé que c'était pour moi et ma copine.

Autant dire qu'il n'en avait mené pas large. Heureusement qu'il n'y avait eu personne dans la boutique.

– Tu veux toujours ? murmura Blaise.

– Oui, souffla Drago.

Son amant ferma la porte à clef en veillant à de pas faire de bruit puis il retourna sur le lit. Drago tendit la main pour récupérer le butin et regarder ce qui était censé faciliter leur première fois. Il ouvrit la boîte et sortit les petits sachets carrés.

Sa théorie concernant ces emballages restait inexistante, alors la pratique...

Une chance qu'il y ait une notice d'utilisation. Mais avant qu'il n'ait le temps de la lire, il sentit que Blaise lui retirait le tout des mains pour l'embrasser et l'étendre sur le lit. Drago oublia tout ce qui n'était pas cette bouche sur la sienne et ce corps allongé sur le sien.

Le désir monta lentement. Entre eux, la preuve de leur excitation se manifesta, dure, presque douloureuse ainsi comprimée.

– Dray, murmura Blaise contre sa bouche, prends-moi maintenant. J'en ai envie.

Il n'avait cessé d'y penser toute la journée. Il avait un peu peur de ce qui suivrait, cependant cela n'atténuait pas le brasier qui brûlait dans ses veines et qui l'embrasait. Et de ce qu'il pouvait sentir, il n'était pas le seul. Il put d'ailleurs lire la lueur fiévreuse dans le regard de Drago, teintée d'une légère angoisse.

– J'ai peur de te faire mal.

Blaise aurait aimé dire que tout allait bien se passer, sauf qu'il n'en était pas certain lui-même.

Pour seule réponse, il s'étendit près de Drago et le regarda, le souffle court, la bouche sèche. Le blond se redressa et dévora le corps étendu des yeux, se délectant des formes qu'il devinait sous le short et le polo.

Ils ne portaient pas la tenue sorcière, préférant celles moldues, plus adéquates pour la plage et pour se fondre dans le décor car ils fréquentaient les sans pouvoirs. (1) Drago finit par s'asseoir à califourchon sur les jambes de Blaise et faire sauter le bouton de son short puis de baisser la braguette. Il entendit son amant siffler quand il pressa involontairement son érection. Il le débarrassa ensuite du vêtement encombrant, se délectant de la vision parfaite du sous-vêtement qui ne parvenait pas à cacher le renflement épais. La seconde pièce de tissu rejoignit la première. Blaise l'aida pour le haut qui suivit le même trajet à travers la chambre. Il se rallongea sur le matelas, sa tête sur l'oreiller.

Drago passa ses mains sur la peau chaude de Blaise qui frissonna.

– Tu fais quoi ?

– Je ne sais pas, avoua le jeune Malefoy. J'ai envie de prendre mon temps. J'ai lu quelque part – dans le livre que son père lui avait donné quelques mois auparavant juste après son petit cours sur les relations sexuelles – qu'avant l'acte, il y avait des préliminaires, que ça passe aussi par là de faire l'amour. C'est ce que tu veux, non ? Qu'on fasse l'amour. Sinon, ça s'appelle de la baise et... je n'ai pas envie de baiser avec toi.

Blaise lui prit les mains et les serra. Il lui caressa ensuite les flancs. Drago se plia en deux et vint embrasser délicatement les lèvres pleines de son amant, descendit pour venir butiner la ligne de la mâchoire encore légèrement arrondie, se plongea dans le creux du cou, respira à pleins poumons l'odeur unique de son petit ami, lécha la peau et sourit contre elle en entendant un gloussement.

– Tu me chatouilles, souffla Blaise.

Ne répondant pas, Drago continua ses attentions et bécota avec tendresse le torse sur lequel étaient dressés trois poils sombres qui se détachaient sur la peau caramel. Trois de plus que lui. Il mordilla un téton quand sa bouche passa par là. Sous lui, Blaise sursauta et son souffle s'accéléra. Un gémissement s'échappa de ses lèvres.

Lorsque la petite pointe se dressa, Drago passa à l'autre, laissant dans son sillage une traînée brûlante. Son seul souci était de se concentrer entièrement sur son petit ami. Son propre plaisir passait après le reste, même s'il était douloureusement comprimé dans ses vêtements.

Le jeune homme descendit plus bas encore pour arriver jusqu'au pubis et la hampe brûlante qu'il prit dans sa main.

– Drago...

Blaise aurait voulu dire qu'il se sentait sur le point de venir. Il n'en eut pas le temps. Il se tendit et serra les dents pendant qu'il jouissait.

– Désolé, chuchota-t-il, honteux d'avoir été si rapide alors qu'ils n'avaient encore rien fait.

Drago sourit, ses épaules tressautant étrangement. Il se retenait de façon évidente de rire.

– Bon, bah je n'ai plus qu'à recommencer, fit-il.

– Ton truc là, c'était juste trop bon. Dray, j'ai envie que tu sois en moi. S'il te plaît.

– D'accord, répondit Drago.

Il se hâta de se déshabiller et reprit sa place sur les jambes de Blaise qui lui tendit la petite boîte cartonnée. Malefoy s'en saisit et récupéra un des emballages puis la notice.

– Ok, fit-il la gorge soudain sèche. On fait quoi maintenant ?

– Je ne sais pas, bredouilla Blaise.

Le mot préparation s'imposa à eux. Mais aucun ne savait réellement comment procéder. Malefoy ressentait encore cette légère brûlure quand Zabini avait glissé une phalange dans son intimité. Les deux étaient certains que cette zone pouvait s'étirer pour faire passer plus qu'un bout de doigt. Ils avaient en tête le visage de cet homme pris par son « compagnon ». Visage au bord de l'extase.

Drago s'installa près de son amant qui écarta les cuisses. Après tout, tout se passait entre ses jambes.

– Ok, je vais... utiliser ce... lubrifiant et essayer de... voir.

Il était rouge, ne sachant vraiment pas quoi faire de ses mains ni du reste. Il se trouvait ridicule avec son érection alors que Blaise n'arborait rien de plus qu'un sexe qui avait perdu de la vigueur après son éjaculation.

– Vas-y.

Pour ce qu'ils en savaient, l'anus était un muscle et tous les muscles pouvaient être détendus s'ils étaient correctement manipulés. Drago l'avait appris en pratiquant le Quidditch.

Il versa dans sa main une généreuse dose de gel, comme était préconisé sur le flacon, et s'en enduisit un doigt.

– Prêt ?

– Oui.

Avec précaution, il inséra son doigt dans l'intimité de Blaise qui se crispa légèrement.

– Tu dois être détendu sinon, je vais forcer et ça va te faire mal.

– C'est pas super agréable.

– Ça fait mal ? s'inquiéta Drago.

Le brun grimaça, tentant de déterminer ce qu'il ressentait réellement. À part une légère douleur, il ne percevait pas grand chose de très désagréable. Mais ce n'était pas non plus plaisant. La présence de ce doigt entre ses fesses était assez étrange.

– Non. Mais je ne vois pas ce que les gens trouvent dans...

Il se tendit soudain. Le doigt s'était mis à bouger. Lentement, tout doucement, toutefois le mouvement était parfaitement perceptible. Blaise ne savait pas si c'était le frottement ou lui, en tout cas le plaisir remontait.

– Oh. C'est... je crois que finalement... je vois.

– C'est bon ? s'enquit Drago.

– Oh Merlin. J'te jure que c'est pas mauvais.

Drago regarda son doigt qui allait et venait sans se presser puis son sexe toujours dressé. Le second était bien plus gros que le premier. Il sentait qu'en pénétrant Blaise, il lui ferait mal. Alors, comme mu par un instinct, il retira sa main et lubrifia un autre doigt.

– Merde, tu fais quoi ?

– J'en vais en mettre un deuxième. Il faut bien étirer et là, tu l'es pas trop. Je suis plus gros que ça.

Blaise considéra la question puis hocha la tête. À l'intrusion des deux, il grogna. Si le premier était relativement bien passé, le deuxième était beaucoup plus douloureux. Il se sentait étiré inconfortablement et ne put s'empêcher de resserrer ses chairs.

– Ça fait mal, Dray, pleurnicha presque Blaise, dont le corps s'était irrémédiablement crispé.

Drago ne bougea plus. Il sentait que s'il essayait de retirer ses doigts, il ferait plus de mal que de bien.

De longues minutes plus tard, les chairs se détendirent un peu. Malefoy en profita pour faire de doux mouvements de va et vient. Blaise avait fermé les yeux. Son visage n'exprimait pas de douleur, juste de la concentration.

– Ça va ?

– Ouais, c'est juste...

– C'est bon ?

– C'est bizarre. Je ne peux même pas décrire ce que ça fait. Mains continue.

Les frottements semblèrent faire de nouveau monter son désir. Le côté bizarre fut remplacé doucement par quelque chose de bon.

Le souffle de Blaise s'accéléra soudain quand Drago accéléra légèrement, sa bouche ouverte laissait passer une respiration presque saccadée. Il découvrait des sensations inconnues, très plaisantes et probablement meilleures que la masturbation.

– Oh Merlin continue.

Drago le regarda se tortiller et nota que sa verge avait repris une certaine vigueur entre ses cuisses. Sa propre main éprouva une envie brutale de venir caresser cet organe tout en fouillant les fesses de son amant.

Le combiné des deux fit sursauter Blaise. Ses cuisses s'écartèrent encore un peu et ses mains agrippèrent les draps.

– Oh bon sang, Dray... gémit-il. Pitié.

– Tu... tu veux que j'arrête ?

Les iris sombres de Blaise le foudroyèrent un instant.

– Fais ça et je te jure que...

Ses yeux se révulsèrent soudain, sa bouche laissa échapper un gargouillis et son souffle se bloqua complètement.

– Blaise ?

– Recommence !

Drago ne savait pas trop ce qu'il faisait. En tout cas, une chose était certaine, Blaise était proche de l'extase.

– Viens, maintenant, supplia son amant en pleurant presque.

Ses doigts se retirèrent du fourreau étroit. Presque frénétique, il s'empara du petit emballage carré aux couleurs criardes et tenta de le déchirer. Sans succès, ce qui eut pour cause de le frustrer. Un gloussement l'interrompit. Blaise s'était redressé péniblement sur le matelas. Des gouttes de sueur avaient perlé sur son sternum, ses tempes et collaient légèrement ses cheveux à son front. Ses joues étaient rosées.

– Tu y arrives ?

– Non, ce truc c'est de la m... C'est juste impossible à ouvrir.

À deux ils finirent par extirper le petit bout de latex qu'ils regardèrent l'air intrigué. Drago déplia la notice malgré son besoin presque frénétique de s'enfoncer en Blaise. Il avait même envie de tout envoyer en l'air et d'oublier le préservatif. À quoi cela pouvait-il bien servir d'ailleurs ?

– C'est vraiment utile ?

– Il paraît que ça protège des maladies et que ça empêche d'avoir des enfants.

La première partie de la réponse était crédible. La seconde était risible. Ce n'était pas eux qui allaient avoir des enfants.

– Ça se met comment ?

Blaise lui prit la notice des mains et la lut.

– Étape 1 : ouvrez délicatement l'emballage individuel et sortez le préservatif. Attention aux objets coupants (ongles, bijoux... ) pour éviter d'endommager le préservatif. Vérifiez toujours que la partie à dérouler se trouve à l'extérieur.

Les deux garçons regardèrent le bout de latex.

– Lis la suite, proposa Drago.

– Étape 2 : pincez avec les doigts le réservoir du préservatif afin d'en chasser l'air (un excès d'air emprisonné dans le réservoir pourrait causer sa déchirure)

– On dirait qu'on fait une potion, râla Drago en s'exécutant. Tournez dans le sens des aiguilles d'une montre sinon la potion risque d'exploser.

Ils pouffèrent.

– Étape 3...

– Y en a combien ?

– 4. Étape 3 : Placez le préservatif sur le bout du pénis en érection et déroulez-le sur toute sa longueur tout en maintenant le réservoir. Si le préservatif ne se déroule pas, c'est qu'il est peut-être posé à l'envers. Il faut le jeter et en prendre un autre car du sperme peut déjà se trouver dessus.

Pendant que Drago essayait, Blaise l'observait avec attention.

– C'est quoi la dernière ? souffla Drago.

– C'est pour après qu'on l'ait fait. Après éjaculation et avant la fin de l'érection, vous devez vous retirer en maintenant le préservatif à la base, afin d'éviter de le perdre ou de laisser échapper du sperme.

Ils se regardèrent, légèrement dégoûtés par la crudité des mots.

– Prêt ? demanda Blaise néanmoins.

– Je crois. Plus qu'à mettre du... truc dessus et... ça va aller ?

– Je crois. Tu en as toujours envie ?

– Et toi ?

Ils hochèrent la tête de concert. Ce n'était pas ce court intermède de prise de tête qui avait fait redescendre la pression. Drago badigeonna sa verge couverte de latex de lubrifiant et vint s'agenouiller entre les cuisses ouvertes de Blaise. Il souffla un bon coup, de même que son amant.

– Tu vas devoir lever tes jambes.

Blaise les posa sur les épaules de Drago qui, son sexe en main, pénétra doucement la petite entrée plissée.

– Punaise ! siffla Zabini, les yeux écarquillés. C'est plus gros que deux doigts. Bouge plus. Pitié, ne bouge plus.

Il se retenait de crier de douleur. Il avait l'impression d'une douleur sans nom qui lui coupait le souffle et allait le déchirer de part en part. Des larmes perlaient.

La main de Drago vint serrer la sienne, fort tandis que l'autre s'empara de son désir presque flasque.

– Ça va aller, murmura Drago, autant pour lui que pour Blaise.

Il massa la hampe ramollie sans bouger entre les chairs brûlantes et douloureusement serrées autour de son gland et du petit centimètre qu'il avait réussi à faire entrer.

Très lentement, après un temps qui sembla s'étirer à l'infini, Drago sentit la pression diminuer. Il poussa un peu, attentif au moindre changement d'expression sur le visage de son amoureux. Si Blaise était toujours grimaçant, il ne pleurait plus.

Une fois au fond, enfoncé jusqu'à la garde, Drago s'immobilisa. Il aurait désiré pilonner avec ardeur Blaise. Sauf qu'il sentait que ce dernier n'était pas le moins du monde prêt à subir cela. De son côté, il était presque au paradis. L'antre l'accueillait, l'étroit fourreau épousait les formes de son sexe avec perfection. Comme si c'était sa place.

C'était meilleur qu'une main.

– Vas-y, bouge.

Le premier va et vient arracha à Blaise un gémissement et à Drago un soupir de plaisir. Le second, additionné à la main qui allait au même rythme, laissait entrevoir le début d'un certain plaisir pour Blaise. Sauf que la douleur n'était pas partie. Elle s'était installée et chaque mouvement la ranimait un peu.

Ce n'était pas aussi bon que cela semblait dans les magazines. Plaisant mais loin de lui apporter autant de satisfaction qu'une partie de masturbation à deux.

Et puis, comme avec ses doigts, Drago tapa un point magique qui fit oublier à Blaise toute douleur.

– Encore.

Drago s'échina à aller frapper encore et encore ce fameux point. Il le rata assez souvent, tout comme il sortit plusieurs fois du fourreau de chair. Cependant il s'en moquait. Son cœur battait à tout rompre dans sa poitrine, son corps était en nage, ses bras tremblaient, sa main sur la hampe de Blaise allait de plus en plus vite. Il voulait que ce moment dure à tout jamais sauf qu'il n'était pas loin de la rupture. Son amant dodelinait de la tête, les yeux entrouverts. Des gémissements s'échappaient de sa bouche. Il avait plaqué une main sur ses lèvres pour s'empêcher de faire trop de bruit.

Et puis, sans le moindre signe avant coureur, les chairs autour de sa verge se resserrèrent brutalement. Drago ne put se retenir de jouir dans le bout de latex pendant que Blaise faisait de même sur son ventre caramel, les yeux révulsés.

À bout de force, Drago se laissa tomber sur son amant, le souffle saccadé.

– Tu... tu devrais l'enlever, anhéla Blaise, la voix rauque.

Malgré son désir de rester là, contre son amoureux, Drago se redressa, perdant la chaleur autour de son sexe et le débarrassa de sa gaine. Il fit un nœud et le jeta dans la corbeille avant de mettre plusieurs mouchoirs en papier dessus. Il rejoignit Blaise qui lui ouvrit les bras.

Le couple s'embrassa à perdre haleine.

Ils étaient bien.

– Tu es maintenant à moi, souffla Blaise.

Drago sourit. Ce sentiment d'appartenance à Blaise lui plaisait beaucoup.

– Il faudra que tu me marques alors.

– Avec plaisir.


FIN

(1) Pas crédible ? Mais ce n'est pas parce que les Malefoy sont pro sorciers sang-pur que Blaise et Drago sont obligés de s'entourer exclusivement de sorciers. D'autant que Lucius n'est pas là et Narcissa reste dans le manoir, alors Blaise et Drago font bien ce qu'ils veulent.


Vàlà, ils l'ont fait

Dans 15 jours, il y aura une autre vignette, pour l'instant, j'en ai 23 mais j'ai bon espoir d'en faire d'autres