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Cours d'éducation sexuelle

Poudlard, 4 septembre 1994

Terrence Pucey (1) était un Serpentard de Septième Année dont le principal amusement était de dévergonder les petits jeunes. Depuis sa Cinquième Année, il organisait des soirées qu'il intitulait cours d'éducation sexuelle.

Ce n'était rien de bien méchant. Il savait que les petits Serpentard issus des familles de Sang-Pur étaient assez pudiques et ne connaissaient pas grand chose à propos de la sexualité. Leur parler de certaines choses de la vie leur permettait de ne pas faire de bêtises dans le futur.

Terrence se considérait comme étant un professeur et il prenait ses cours avec beaucoup d'intérêt.

Ce soir, il avait réuni les petits Quatrième Années, les garçons. Il préférait parler avec les garçons, les filles chouinaient pour un rien et il voulait éviter de les effrayer en leur apprenant des choses sur elles.

– Messieurs, dit-il de sa voix professorale dans le dortoir des dernière années alors que les jeunes étaient répartis sur un lit. Ce soir, vous allez apprendre certaines choses que vous ignorez. Tout ce qui sera dit ici ne devra pas en sortir.

Les petits Quatrième Année se regardèrent, inquiets.

– Si l'un de vous est trop trouillard pour rester, qu'il parte. Mais il risque fort de passer les quatre prochaines années à devoir raser les murs.

– Tu n'as aucun droit de nous forcer à rester ici, répliqua froidement Malefoy avec son regard acier.

Terrence ne l'appréciait pas beaucoup lui. Le fils de Lucius Malefoy, mangemort reconnu innocent, était doué en tout et avait une arrogance hors norme. S'en prendre à lui, c'était de risquer de mettre ses années d'étude en péril. Parce que tout le monde savait que Lucius Malefoy ne faisait pas dans la dentelle.

– Dis-toi que c'est histoire de te coucher moins bête ce soir. Rien que ton père ne trouverait répréhensible, rassure-toi. Si personne ne veut sortir...

Aucun des Quatrième Année ne bougea.

– Bien, ce soir vous allez apprendre ce que vous ignorez normalement. Le corps féminin.

Sur ces mots, il tira de sa table de chevet un magazine qu'il gardait précieusement depuis sa Troisième Année. Ce magazine lui avait beaucoup appris. Il l'ouvrit au milieu pour dévoiler une femme très bien faite de sa personne, maquillée outrageusement et installée dans une pose qui ne laissait aucune place à l'imagination. Elle était nue, assise de face, cuisses ouvertes et genoux pliés afin de dévoiler son intimité.

Terrence regarda les garçons assis sur le lit. Aucun ne semblait vraiment intéressé par ce qu'ils voyaient. Crabbe et Goyle faisaient une bataille de pouce, Nott avait fermé les yeux, Zabini était verdâtre – si une telle couleur était possible avec sa couleur de peau – et Malefoy était plus intrigué par ses doigts que le reste.

Déprimant et pathétique. En général, les garçons étaient fascinés par ce qu'ils avaient sous les yeux. C'était à peine s'ils ne bavaient pas. Cette promotion était lamentable. Que des enfants frigides. Aucun ne trouverait la moindre fille. Ils allaient devoir se contenter des épouses trouvées par leurs parents.

– C'est quoi ? fit Nott d'une voix lente en désignant une page par terre.

Dessus se trouvait une femme dont seuls le buste et le visage apparaissaient. Elle était à peine plus vêtue que l'autre. Un bout de tissu recouvrait sa poitrine généreuse.

– C'est une fille, Théodore.

– Une femme, reprit Nott l'air de dire qu'il n'était pas demeuré. Mais c'est quoi ce qu'elle a sur la poitrine ?

– Ah, ça ?

Le gamin n'était pas intéressé par le vagin d'une femme mais sa poitrine et plus exactement ce qui la recouvrait l'émoustillait apparemment. Il fallait dire que dans le monde sorcier, ce genre de sous-vêtement n'existait pas et que ça ne couvrait pas grand chose, laissant place à l'imagination.

– C'est un soutient gorge.

Bizarrement, il eut cinq regards intrigués. Ces enfants n'étaient peut-être pas si frigides que cela.

– Un quoi ? interrogea Zabini.

– Un soutient gorge. C'est ce truc, expliqua Terrence en montrant le bout de tissu en dentelle. Les moldues en portent. Certaines en portent même qui donnent à leur poitrine un peu plus de rondeur pour celles qui n'ont pas grand chose, qui leur donne de beaux melons alors qu'elles n'ont que des petites prunes. Un wonderbra®. Un attrape nigaud si vous voulez mon avis.

Il continua son cours sur ce fameux attrape nigaud puisque ça intéressait vaguement les adolescents, ignorant que dans le lot des garçons de Quatrième Année de la maison Serpentard, deux d'entre eux étaient totalement hermétiques à la féminité et qu'ils auraient été plus intéressés si Terrence avait montré un homme et ses attributs.

(1) C'est mon mien! Je le rappelle


FIN

Voilà, fini pour celui-là... je suis dubitative, ça rendait pas comme je voulais mais bon... Ils ont l'air passionnés ces petits

À dans 15 jours mes petits