J'avoue que dans l'œuvre originale, ce chapitre est beaucoup plus long. Ne voulant pas vous faire trop attendre, j'ai décidé de le publier en plusieurs fois. Le texte d'origine n'en est cependant nullement modifié, rassurez-vous.
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Chapitre 2 : L'enfance (partie 1)
Le 31 juillet 1944
Location: Orphelinat de Wools
Un serpent doté d'yeux brillants d'une intelligence inhabituelle, pareils à deux émeraudes, se cachait dans l'ombre en observant une femme vêtue d'un uniforme gris et terne, qui était agenouillée et observait attentivement un panier en osier, entouré d'une nuée de papillon à l'entrée du bâtiment. Elle inspira brusquement lorsqu'elle se rendit compte qu'un bébé reposait à l'intérieur. Tandis qu'elle se retournait pour héler son employeuse, le serpent se glissa dans l'ouverture partielle de la porte, aussi rapide que l'éclair, et se dissimula derrière la première chose qu'il rencontra.
Des bruits de pas se firent bientôt entendre et l'animal sortit sa tête de derrière un pot de fleur, hors du champ de vision des deux femelles mortelles. Elles discutèrent de longues minutes avant de se mettre finalement d'accord pour garder le bébé.
Mort aurait préféré que son maître ne grandisse pas dans un endroit pareil, mais il n'avait pas le choix. Harry avait exigé des origines solides et valables, même si c'était parmi les moldus. Son maître avait ensuite ronchonner pendant une bonne demi-heure – se plaignant du manque de sens pratique du monde magique qui n'avait pas l'idée de construire un orphelinat magique – pour relâcher un peu du stress accumulé à l'idée de devoir vivre avec cette espèce qu'il détestait tellement.
« La lettre dit qu'il s'appelle Marcaunon S. Gaunt. » Déclara Femme numéro un en lisant la lettre qui venait avec le bébé.
« À ton avis, le S. est là pour quoi? Et qui, sain d'esprit, n'aurait jamais l'idée d'appeler leur enfant Marcaunon? Qu'est-ce que ça veut dire d'abord? » demanda Femme numéro deux, l'air plutôt agacé.
Elles décidèrent de laisser les choses telles quelles et de laisser le choix au garçon une fois qu'il serait plus grand. Le serpent agita la tête à cette démonstration d'irresponsabilité mais opina que cela valait mieux que de choisir un nom quelconque qui déplairait à son maître. Il savait que son maître serait déçu lorsqu'il se rendrait compte qu'il avait oublié de noté son deuxième prénom.
La deuxième femme, Mme. Cole, indiqua à son employée de placer le nouveau-né dans l'une des nurseries tout en retournant dans le coin sombre quelconque d'où elle venait. Le serpent suivit et se glissa dans la pièce avant que la porte ne se ferme, pour être témoin du transfert pour le moins brutal de son maître du panier à un landau. Il siffla de mécontentement mais resta à l'abri des regards.
Une fois que la femme eut quitté la pièce, un brouillard enveloppa le serpent, et un personnage vêtu d'un long manteau noir en sortit. Il s'avança vers le plus récent résident de l'orphelinat de Wools et prit le bébé contre sa poitrine; cherchant la moindre blessure qu'il aurait pu acquérir lors du transfert.
Une fois certain que son maître ne souffrait de rien, il dissipa le sort de sommeil qu'il avait placé pour des raisons pratiques. Le nouveau-né ouvrit rapidement les yeux, le regard légèrement hagard. L'être chuchota des mots dans une langue inconnue à l'espèce humaine, berçant le bébé et améliorant sa vision et sa clarté d'esprit.
« Maître, le voyage fut un succès et votre corps et en parfait condition de marche. Rien ne fait défaut. » Rapporta l'individu, aussi connu sous le nom de Mort, à son maître en plaçant des touches aussi légères qu'une plume sur ses joues.
Le bébé concerné donna un hochement de tête quelque peu saccadé, et pleurnicha lorsque ses muscles refusèrent de coopérer. Mort gloussa et continua à bercer l'enfant, promettant de veiller sur son maître lorsqu'ils seraient seuls.
Après cette assurance, le bébé se rendormit rapidement, toujours dans les bras de son fidèle serviteur.
Les yeux émeraude de Mort s'adoucirent et il remit son maître au physique juvénile dans le landau (avec reluctance, il faut dire), pour ensuite disparaitre sans un mot de plus.
Il ne restait qu'un papillon azur pour veiller sur le nouveau-né endormit.
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Décembre 1945
Location: Orphelinat de Wools
L'orphelinat était animé, rempli de cris et de rires d'enfants, tous excités par les décorations colorées et étincelantes dans la pièce. Ils étaient rassemblés tous ensembles, les plus jeunes et les plus âgés, autour d'un grand arbre de noël. Les gardiennes affichaient de larges sourires tandis qu'elles empilaient des cadeaux sous le sapin, à la grande joie des enfants.
Dans le coin le plus sombre de la pièce, un très jeune enfant était calmement assis avec un air solennel sur son visage, son aura criant presque « restez loin de moi ». Beaucoup de gardiennes se méfiaient du petit garçon; il était anormalement silencieux et quelques papillons aux ailes blanches étaient constamment présents sur ses frêles épaules où dans le nid d'oiseau qui lui servait de cheveux.
Il ne pleurait jamais de faim, et ses langes n'avaient jamais besoin d'être changés. Elles l'ignoraient, mais le petit garçon avait un serviteur qui attendait à tous ses besoins.
Les autres orphelins l'évitaient comme la peste, sachant qu'il n'était pas un bébé commun. Ils croyaient qu'il était maudit. Pas un seul enfant n'échappait à sa colère quand il le dérangeait. D'un autre côté, les gardiennes le délaissèrent après plusieurs semaines de langes propres de la moindre souillure.
La plupart du temps, on ne prononçait pas le nom du garçon. Parlant de lui, les adultes utilisaient l'appellation 'gamin, alors que les enfants le traitaient de monstre. Il n'accordait aucune attention aux noms dégradants. Il se souvient d'une époque où il croyait que son nom était Monstre. Ce n'est qu'à ses cinq ans qu'il avait pris pleinement conscience que son prénom était Harry, et onze ans quand il apprit que son nom de famille était Potter, et en lisant plus loin, découvrit que son nom complet était Harry James Potter. Suite à la découverte de son nom dans un livre, un LIVRE, il fut d'une humeur massacrante durant plusieurs jours.
Le nom du garçon était maintenant Marcaunon, et il n'était pas un bébé heureux. Être forcé de participer à une célébration des Parasites n'était pas dans sa liste "à faire". Il aurait préféré célébrer Yule avec son serviteur (bien que Mort n'y accorde pas d'importance) et ignorer cette fête si pompeuse où des gamins avec la morve au nez couraient partout et criaient à s'en exploser les poumons. Il aurait souhaité que ce soit dans le sens littéral.
« Allons les enfants, calmez-vous et chantons quelques chants de noël! » pipa l'une des gardiennes, son visage ridé par des marques de vieilles et de rires tandis que les enfants poussaient des exclamations de joie.
Marcaunon fut sévèrement traumatisé lorsqu'ils chantèrent. Il eut l'impression que ses tympans allaient exploser à l'écoute de ces voix jointes qui semblaient sourdes à la musique et aux accords. Il résista au besoin urgent de recouvrir brutalement ses oreilles et se força à se détourner du bruit.
« Quelle belle chanson les enfants! » Pas vraiment, non. Même les morts se retourneraient dans leur tombe à entendre ça. « Maintenant faites une file pour recevoir vos cadeaux. »
Les enfants se pressèrent et se poussèrent brutalement les uns les autres et Marcaunon fut content de se retrouver seul dans le coin qu'il avait déclaré comme sien. Pas question d'être malmené pour un cadeau qui se révèlerait surement être un jouet ou un vêtement d'occasion.
Tandis qu'il était occupé à analyser les enfants émettant des arc-en-ciel de joie, il manqua la régente, Mme. Cole, qui s'avança vers lui avec une mine renfrogné sur son visage déjà déplaisant, que même la chirurgie plastique ne pouvait sauver.
« Gamin! » L'enfant en question tourna la tête vers la source du cri et força la haine dans ses yeux à fader pour ne plus transparaitre. « Es-tu sourd gamin!? Lève-toi et fais la file pour ton cadeau. Bien que tu ne le mérites absolument pas. »
Mme. Cole attrapa dans une grippe vicieuse son bras fragile – forçant les papillons à s'éloigner – et commença à le trainer vers les autres enfants. Il dut se retenir de lui lancer un sort sectionnant.
Marcaunon ne prit plus la peine de dissimuler son regard meurtrier lorsqu'il fut pratiquement jeter vers les autres. La foule se sépara, effrayée par les regards que se lançaient enfant et adulte, n'osant pas émettre le moindre bruit, de peur que les deux êtres ne détournent leur colère sur une pauvre âme.
Elle s'empara d'une boîte emballée quelconque et la lui mit en main, avant de s'éloigner avec une grimace sur le visage. Marcaunon retourna simplement dans son coin après avoir reçu son présent.
Après quelques minutes de silence chargé, les autres enfants se remirent en ligne et continuèrent comme si rien ne s'était passé. L'enfant aux yeux écarlates s'attela à déballer l'objet. Il avait vu juste; la boite ne contenait qu'un jouet de seconde main. L'aspect positif à en retirer était qu'il s'agissait d'un serpent.
Le petit enfant l'observa un moment et décida qu'au final il aimait son nouveau jouet. C'était une peluche albinos, avec de beaux yeux rubis et quelques écailles dessinées le long de son corps. Néanmoins, il devrait le laver avant de dormir avec.
Août 1946
Location: Orphelinat de Wools
Le son des cloches résonna dans tous l'édifice, indiquant qu'une famille était arrivée pour adopter un enfant. Les enfants coururent avec excitation vers la pièce d'adoption tandis que les pré-pubères et les adolescents marchaient d'un pas plus mesuré.
Un petit enfant, n'ayant pas vu plus de deux hivers, pouvait être vu déambulant vers la pièce, une grimace à peine dissimulée sur son visage. Ses muscles étaient encore en train de se développer et il détestait marcher. Il avait l'impression de ressembler à un pingouin.
Depuis qu'il avait réappris à communiquer, il n'avait cessé de se plaindre à propos de l'injustice de la vie. Mort disait que c'était du pleurnichage, mais il déniait ceci vigoureusement. Pleurnicher était en dessous de lui.
Dans la pièce, il n'y avait pas un, mais deux couples à la recherche d'un nouveau membre pour leur famille. Ils délaissèrent rapidement les adolescents, voulant un enfant qu'ils pourraient encore câliner.
Les adolescents haussèrent les épaules, résolus, et sortirent de la pièce, certains plus déçus que d'autres.
"Jeremy, regarde! Cette fille est si mignonne!" Roucoula l'une des femmes lorsqu'une petite fille entra dans la pièce.
"Je pensais que tu désirais un garçon, ma douce Charlotte?" Demanda son mari d'un ton amusé tandis qu'elle souffla et frappa son bras gentiment.
La fillette concernée gloussa et afficha ses meilleurs yeux de chiot abandonné. L'enfant aux yeux écarlates sourit intérieurement, sachant que cette fille était en fait l'une des harceleuses de l'orphelinat. On pouvait toujours la voir un bâton à la main, l'usant pour frapper des enfants plus jeunes qu'elle. Il ne pouvait s'empêcher de reconnaitre Dudley en elle, et cela ne faisait qu'alimenter sa haine.
Une fois, elle avait tenté de le frapper avec ce stupide bâton. Lui, bien sûr, ne toléra pas cet acte et lui cassa le poignet dans une chute "accidentelle". Elle n'y vit que de la malchance et continua à le harceler. Malheureusement pour la fillette, il n'était pas du genre à pardonner, adultes ou enfants. Raison pour laquelle le bras gauche de la fille était actuellement dans un plâtre.
Tandis que le premier couple s'attardait avec la harceleuse, le second s'avança et observa les enfants d'un regard critique.
D'après ses observations, la femme devait probablement travailler dans le domaine de l'enseignement. Peut-être dans un jardin d'enfants. L'homme travaillait dans un bureau, à en juger par son costume. Il venait probablement tout droit du boulot, ne s'étant arrêté que pour prendre sa femme avant de venir ici.
Quand ils vinrent au niveau de Marcaunon, l'un deux fit un mouvement pour le toucher.
Il fit un pas rapide en arrière pour éviter un contact indésirable avec le membre corporel. Le propriétaire de la main s'en étonna avant de sourire chaleureusement.
"Ne t'inquiète pas, petit garçon. Je souhaite juste écarter cette mèche de cheveux."
Elle s'avança de nouveau, et il se forçat à rester impassible. La femme fit glisser ses mèches qui lui servaient de rideau derrières son oreille et l'observa d'un air contemplatif. Son époux et elle eurent une conversation silencieuse avant de hocher leurs têtes.
"Qu'en penses-tu mon chéri? Il est certain qu'il grandira en un beau jeune homme." Il était peu profond de sa part de désirer un enfant juste parce qu'il deviendrait beau une fois adulte.
L'enfant aux yeux écarlates savait que son physique était son point fort, et l'utilisait habituellement à son avantage. Toutefois, il ne savait pas exactement qu'est-ce qui le rendait si attractif aux yeux des autres. Il avait de long cheveux désordonnés (« désordonnés » était un euphémisme en fait) qui lui atteignaient les épaules et qui couvraient habituellement ses yeux de biche de teinte écarlate, entourés de cils longs et sombres. Un nez droit, des pommettes hautes encore entourée de la rondeur des bébés, des lèvres courbées et roses, un menton pointu, et une teinte de peau plutôt pâle. Dans l'ensemble, ses traits étaient assez androgynes.
Il savait aussi qu'une fois qu'il aurait sa pousser de croissance aux alentours de ses seize ans, son apparence se ferait plus masculine. Patience était la clé.
"Beau? Magnifique, plutôt! Je pense qu'il sera un bourreau des coeurs quand il sera plus âgé." Répondit son mari avec un petit sourire. "Quel est ton nom, jeune homme?"
À l'instant où il ouvrit sa bouche pour répondre, l'enfant à côté de lui fit un effort dramatique pour paraître plus mignon, appelant sur lui l'attention à l'aide de son anglais peu maîtrisé. Ceci détourna l'attention du couple qui gloussa à l'agitation de l'enfant. Beurk.
Marcaunon ferma sa bouche, soulagé de na pas avoir à parler à de dégoutants Parasites.
Tandis qu'ils étaient occupés, le premier couple arriva et la femme – Charlotte? – retira impoliment ses lunettes de son visage. Tout son corps se figea au toupet du Parasite.
Comment osait cette… cette complète perte d'oxygène qui aurait été plus utile en tant que fertilisant prendre ce qui lui appartenait sans son autorisation!?
"Chéri! Regarde cet enfant! Quel magnifique… garçon. Ou est-ce une fille?" Souri la femme d'un air enfantin à son mari tout en agitant ses verres de vue adorés. "Et tu ne devrais pas porter une chose si affreuse! Cela gâche ton visage d'ange!"
Cette imbécile avait le toupet de voler ses lunettes, le pointer du doigt, le traiter d'asexué, et agiter les lunettes tout en les critiquant!? Comment osait-elle !
"Allons allons, petit coeur. Tu ne devrais pas–" Son mari n'eut pas le temps de finir car l'une des gardiennes cria et reprit rapidement les lunettes à la femme.
La gardienne redonna (ou plutôt lui jeta au visage) son objet à l'enfant avant de réprimander les adultes et de les prévenir de la possessivité des enfants à l'avis de leurs maigres possessions, qu'ils feraient mieux de ne rien prendre de force – surtout de la main des orphelins. La gardienne ne cessait de lui jeter des regards nerveux tandis qu'il nettoyait lentement les verres recouverts d'empreintes pour finalement les remettre sur son nez.
Ah, quel soulagement. Il s'était habitué à regarder le monde derrière des verres teintés, et l'éclat de tout ce qui l'entourait rendait ses rétines douloureuses. Les employées de l'orphelinat s'étaient d'abord demandé d'où venaient ses lunettes, mais ils ajoutèrent cela en fin de compte aux étrangetés qui l'entouraient. Mme. Cole avait plutôt tendance à croire qu'il les avait volées, mais il ne se souciait pas le moins du monde de ses opinions et pensées.
"Pourquoi ne pas jeter un coup d'oeil aux autres ? Celui-ci est une source de problèmes…" chuchota-t-elle au couple d'une voix inquiète.
Tandis qu'ils furent (de force) dirigés vers d'autres enfants, Marcaunon fit appel à sa magie et plaça une malédiction sur la donzelle qui l'avait traité d'asexué. Il n'était pas dénué de sexe, mais assurément un mâle humain, merci beaucoup. Sa magie ne tarda pas à répondre, fidèle comme un chien, et le premier accident eut lieu dans les secondes suivantes.
La femme trébucha sur une boîte à jouets et se cogna la tête – assez fort pour préciser – contre le mur, y laissant une bosse par la même occasion. Les enfants et le personnel lui adressèrent des regards effrayés, sachant qu'il était à l'origine de tous les petits accidents survenus depuis son arrivée. Ce qui n'était pas exactement le cas. Il n'était responsable que dans nonante-cinq pourcent des situations.
Les adultes aidèrent rapidement la donzelle à se redresser. Elle leur dit de ne pas s'inquiéter tout en tenant son front ensanglanté, mais les gardiennes continuèrent à s'affairer autour d'elle; et l'une d'entre elles alla même chercher une trousse de premiers secours.
Après que l'on eut traité sa petite blessure, ils continuèrent à examiner les enfants.
Bientôt, trois enfants furent choisis au total. Et malheureusement il en faisait partie.
Tandis qu'ils étaient dirigés vers le bureau de Mme Coles, Charlotte sentit comme une force la pousser et perdit l'équilibre juste au moment où ils arrivaient au sommet des escaliers. Elle cria et une seconde avant de tomber, elle vit l'enfant qu'elle voulait lui sourire d'un air dément, ses yeux rouges brillants derrières les verres rosés. Elle eut soudainement horriblement peur de l'enfant - non, ce n'était pas un enfant. Un démon.
Le son des os se brisant les fit tous pâlir, à l'exception de Marcaunon.
On appela rapidement des médecins et Mme. Cole informa les autres adultes que leurs plans se verraient ajournés pour le moment. Marcaunon se vit interdire toute autre session d'adoption, et fut puni même sans la présence d'éléments qui l'aurait pointé indéniablement comme coupable. Il fut intensément satisfait de cette conclusion.
Quelques jours plus tard, il entendit l'une des gardiennes dire que Charlotte était décédée suite à une hémorragie interne sur le chemin de l'hôpital car ils n'avaient pu y parvenir à temps. Embouteillages selon eux. Il ne put s'empêcher de sourire à cette nouvelle.
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Juillet 1947
Location: Orphelinat de Wools
[Attention: Maltraitance et légère torture. Pas indispensable à lire~]
Mme. Cole était occupée à boire son whisky adoré tout en essayant d'oublier ses problèmes. Elle était tendue et bouleversée par les souvenirs d'un garçon similaire qui, autrefois, résidait dans le même orphelinat et la même chambre que l'occupant actuel de la chambre 27.
Elle les avait d'abord niés, mais les signes étaient difficiles à ignorer. Ce garçon ressemblait exagérément au jeune adulte qu'elle avait connu. On aurait pu les prendre pour des jumeaux (si ce n'était pour leur différence d'âge), et elle ne pouvait supporter de regarder l'enfant que grâce à la présence de ses lunettes teintées.
De plus, tandis que Tom – ce nom ne manquait jamais de la faire frissonner – était un garçon ordonné qui faisait de son apparence sa priorité numéro un, Marcaunon refusait de porter des chaussures ou de dompter cette crinière qu'il appelait chevelure. Il avait des lanières enroulées autour de ses orteils et qui remontaient – tel des serpents – jusqu'à ses chevilles. L'une des gardiennes lui avaient appris que cela servait à la base plus de décoration que de protection. Elle n'avait jamais compris comment il parvenait à garder la plante de ses pieds propre de toutes traces d'herbe ou de boue.
En dépit de son apparence, Marcaunon Gaunt ne lui rappelait que trop Tom Riddle de par sa personnalité et son attitude (bien que Marcaunon soit plus silencieux).
Il avait démontré que tout comme Tom, il pouvait blesser les autres enfants, et avait marqué son point en causant la mort d'un adulte. En fait il était pire que ce que Tom était enfant.
Elle se souvint qu'alors qu'elle et le personnel avait emmené les enfants à la messe pour le service hebdomadaire du dimanche, Le prêtre avait défendu l'enfant aux cheveux en bataille de revenir dans le futur. Des rumeurs lui étaient parvenues selon lesquelles le prêtre le voyait comme une engeance du Diable.
Elle avait une fois tentée de banner le malin qui habitait Tom Riddle, mais cela n'avait pas fonctionné comme espéré. Le garçon en était juste devenu plus froid et plus méfiant que jamais. Mais Mme. Cole était une croyante profonde, et elle pensait que Marcaunon était un démon réel, et pas seulement possédé par l'un d'eux. Elle était également une femme déterminée.
Quelques jours plus tôt, elle avait tenté d'emmener à nouveau l'enfant à l'église, mais il avait refusé et rit à ses convictions religieuses; ceci la rendit suspicieuse. Alors qu'elle était en train de faire un tour dans le jardin, elle l'entendit parler dans une langue diabolique, composée de sifflements. Ce fait-même la fit trembler de frayeur, et augmenta grandement ses soupçons le concernant. C'était un signe de possession.
La femme avait déjà fait appel à une équipe constituée de 10 exorcistes pour éradiquer le démon du nom de Marcaunon, et elle ne s'arrêterait à rien pour voir ce monstre partir de son orphelinat.
Ils avaient promis d'arriver le lendemain à midi avec leur équipement et lui avaient conseillé d'éloigner les autres enfants pour la durée de l'exorcisme, en les emmenant au parc par exemple. Bien sûr, elle avait accepté de bon coeur.
Maintenant, elle n'avait plus qu'à attendre que demain arrive. Ce faisant, elle boirait pour oublier ses soucis.
OOOO
Marcaunon se débattit lorsque l'homme déversa le contenu d'une nouvelle bouteille dans sa gorge, encore une fois. Il ne comprenait pas ce qui se passait. À peine quelques minutes plus tôt, il dormait dans son lit, épuisé par sa session d'entrainement magique nocturne, quand tout à coup un groupe d'hommes vêtus de noir et portant des croix lui étaient tombés dessus et l'avait mené brusquement sur une table en métal munie de lanières.
Ceci avait fait ressurgir des souvenirs non-désiré et longtemps enfouis de sa captivité dans son univers d'origine et l'avait plongé dans une crise presque hystérique. Mauvais mouvement de sa part.
Ils l'avaient attaché. Réalité et souvenirs s'étaient superposés. Les hommes en noirs firent progressivement place à des Parasites portant des vestes blanches de laboratoire, leurs visages recouverts de masques verts et des scalpels dans leurs mains gantées. Il cria de panique, terrifié à l'idée qu'ils puissent à nouveau l'ouvrir. Il ne voulait plus être leur rat de laboratoire. Il avait crû cette « vie » derrière lui.
"Non non non non! S'il vous plait arrêtez! Pitié… Pitié pitié!"
"Un démon plaidant pour pitié? Tu n'en mérite, et nous n'en offrirons aucune!"
Ceci dit, les scientifiques continuèrent à déverser de l'eau (toute simple?) dans le fond de sa gorge pour le faire taire.
Des objets se mirent bientôt à voler dans tous les sens lorsque sa magie tenta de lui venir en aide. Son corps trembla de frayeur tandis que tout ce qu'il pouvait voir se limitait à des vestes blanches et des objets tranchants l'approcher. Ils lui crièrent dessus, lui ordonnant de quitter cette terre et de retourner là d'où il venait.
Retourner où? Pourquoi criaient-ils? Il était confus et terrifié. L'enfant au fond de lui l'incitait à pleurer et à appeler son protecteur. Mais depuis quand avait-il quelqu'un pour le protéger?
Tout le monde l'avait trahit – l'avait quitté.
Les hommes ne remarquèrent pas le magnifique papillon aux ailes translucides dans la pièce qui se transforma en une boule de lumière bleue avant de transparaître.
Quelques un le frappèrent et le molestèrent avec leurs croix, tandis que les autres lui jetaient du sel et de l'eau tout en marmonnant des choses inintelligibles. Il les supplia d'arrêter – en dépit de son orgueil – criant en larme qu'il était humain tout comme eux.
Bien sûr, ils n'en firent cas.
Ils déchirèrent ses vêtements, le déshabillèrent pour qu'il ne soit plus que vêtu de son habit de naissance, et dessinèrent des symboles sur son torse avec un poignard en argent. Il avait acquis une forte résistance à la douleur, et la seule raison de ses cris fut l'anxiété, pas les blessures.
Pourquoi toujours lui? Juste parce qu'il était le dernier sorcier qui restait sur Terre ne justifiait pas qu'ils lui fassent cela. Son immortalité ne le rendait pas moins humain. Juste parce que son sang pouvait guérir n'importe quelle maladie ne signifiait pas qu'ils pouvaient l'utiliser comme banque de sang. Il ne désirait que sa liberté, pourquoi ne pouvaient-ils lui accorder cela ? D'être laissé tranquille.
Les Parasites craignaient ce qu'ils ne pouvaient pas comprendre, et à cause de cette peur, ils avaient annihilé les êtres magiques.
Il perdait du sang et son esprit le transporta à un temps où ils l'en vidaient jusqu'à ce qu'il ne soit plus qu'os.
Juste au moment où les scientifiques (exorcistes) étaient prêts à plonger un scalpel (poignard) dans sa poitrine, la pièce devint soudainement affreusement froide. Ils en frissonnèrent tous et arrêtèrent leurs activités. La part adulte du cerveau de Marcaunon analysa cette sensation identique à celle ressentie face à un détraqueur. La part enfant criait à sa pat adulte de la fermer et de chercher de l'aide.
« Vous osez faire pleurer et saigner mon maître … » se fit entendre une voix douce et néanmoins glaciale dans la pièce.
« Il est sorti! »
« Continuez les prières! »
« Dépêchez-vous! »
« Disparaît, Démon! »
Ils ne tardèrent pas à reprendre leur tâche. Mais personne ne pouvait chasser la mort si ce n'était son maître.
Tout à coup la tête d'un exorciste vola, colorant le plancher et le mur de son sang impur.
Le son des grognements de Marcaunon attira l'attention de Mort, et il se figea. Il tourna la tête vers son maître et l'homme le plus proche de lui.
Les bras de l'homme firent arrachés par une force inconnue et il eut juste le temps de crier avant que sa langue ne subisse le même sort, suivie de ses yeux. Son corps fut bientôt parsemé de trous. Son coeur fut le dernier à être extirpé puis écrasé.
L'un des huit hommes restant tenta de se précipiter vers la porte, mais comme prévu celle-ci était bloquée. Le corps de l'homme fut tranché en deux, de la tête jusqu'à l'entre-jambe; teintant la porte et les zones l'environnant de son sang et de ses organes.
Les cris s'intensifièrent et deux hommes se dirigèrent vers la fenêtre. Cette dernière s'avéra incassable.
Mort apparat derrière eux et écrasa leurs crâne à main nue. Leur matière grise alla s'étaler sur les verres. Le spectacle aurait dégouté n'importe qui.
Les yeux écarlates de Marcaunon se voilèrent tandis que son esprit continuait à se battre, ne sachant plus faire la différence entre ses cauchemars et la réalité.
Il restait cinq hommes positionnés dos à dos, chantant tous inutilement. L'un d'entre eux fut tiré par la cheville vers Mort. L'homme perdit le contrôle de sa vessie tant il était effrayé.
Mort se pinça le nez, dégouté de voir un adulte se salir lui-même et décida de l'émasculer en punition. Les autres, occupés à l'observer avec horreur, flanchèrent lorsque leur collègue eut ses parties intimes arrachées et pulvérisées.
L'homme fut laissé à mourir d'hémorragie tandis que Mort s'avança vers les autres. Ils reculèrent dans un coin mais l'in d'entre eux fut soudainement soulevé par une force invisible. Son corps commença à se torde en arrière lentement et une minute plus tard, sa colonne se brisa et il resta tordu sur le sol juste avant que sa tête n'explose.
Au même moment, l'un des trois restant fut déchiré en deux, la partie supérieure de son corps encore vivante tandis que celle du bas gisait vainement au sol. Il criant lorsqu'il sentit ses organes internes petit à petit glisser de son enveloppe charnelle, et mourut d'une mort lente et douloureuse jusqu'à ce que les veines reliant son cœur cédèrent et laissèrent l'appendice tombé au sol, rapidement suivi de son corps.
« M-m-m-m-monstre. » Balbutia l'un des deux hommes restant.
La peau de l'autre commença à tomber d'elle-même et il cria lorsque du sang fut déversé sur ses blessures. Après que sa peau soit répandue sur le sol, ses veines furent lentement prélevées tandis qu'il se tordait sur le planché recouvert de sang. Ses muscles, son gras et ses organes subirent le même sort; ne laissant au final plus qu'un squelette rouge.
« Je te verrai bientôt dans mon royaume. » Dit finalement Mort au dernier homme vivant.
Mort sortit sa faux et le décapita en un mouvement net et élégant.
Il s'avança vers son maître d'un pas pressé et néanmoins composé, et sortit le poignard de sa poitrine. À ceci son maître toussa du sang avant de poser son regard voilé sur son serviteur.
« Pardonnez mon retard, Maître. » Murmura-t-il tout en commençant à soigner le corps fragile qu'il tenait dans ses bras.
Toutes les blessures disparurent, mais pas les symboles incrustés dans sa peau. Encore une cicatrice de plus pour le pauvre garçon. Mort étendit le glamour de son maître afin de les en recouvrir – il avait perdu le compte total de marques que cette magie dissimulait – et enveloppa son maître dans une couverture.
Il embrassa l'enfant dans ses bras comme il le faisait habituellement la nuit et reçu une faible embrasse en retour.
« Pardonnez-moi » murmura-t-il à nouveau.
« I-il n'… n'y a… ri-rien… à… pa-pardonner… » Répondit doucement Marcaunon en fermant les yeux.
« O-Où ? »
« L'orphelinat. Vous êtes libre Maître. Je ne permettrai plus à personne de vous blesser. Plus jamais. Je le promets – et la Mort tient toujours ses promesses. » Chuchota-t-il.
« Dormez. Je vais monter la garde. » Les paupières à moitié fermées de Marcaunon se firent plus lourdes. Il faisait confiance à Mort pour le protéger, et cette dernière pensée à l'esprit, il tomba dans les bras de Morphée. Avant qu'il ne perde conscience, néanmoins, il vi tune lumière bleue flotter au-dessus de l'épaule de Mort.
OOOO
Mme. Cole regretta d'avoir fait appel à des exorcistes professionnels dans son orphelinat. La pièce qu'ils avaient utilisée pour leur piètre tentative avait été mise sous scellé. L'odeur du sang qui l'imprégnait refusait de s'en aller. L'une de ses employées avait senti une étrange odeur de décomposition et était entrée pour voir, pour aussitôt s'évanouir à la vision de ce qui avait dû être un massacre.
On avait appelé la police pour s'occuper de l'affaire et ils étaient encore à la recherche du meurtrier, mais elle savait qui était le responsable; le démon. L'affaire fut considérée comme un rituel de secte, dû aux étranges symboles triangulaires dessinés dans la pièce et sur les corps.
Après que l'on ait déplacé les corps et les…restes, elle avait aperçu le petit diable dans son coin habituel serrant dans ses bras cette affreuse peluche de serpent – ses yeux brillants comme des rubis. Il souriait.
D'un sourire éclatant; comme s'il avait gagné à la loterie.
Son sang se glaça à l'idée qu'un petit enfant pouvait tuer ces hommes adultes et en sortir intact. C'était bel et bien un monstre.
[Avertissement: Fin.]
…..
Voilà. On ne plaisante pas avec le maître de la Mort.
Pour vous rassurez, il n'y a pas tellement de scènes aussi violente (juste quelques unes en plus) et cette fanfic n'est pas toujours aussi…saignante.
Autre info pour vous rassurer, l'auteur ne s'attarde pas trop sur l'enfance et les années à Poudlard de Harry (ou Marc), même si elles sont bien construites et ne sont pas compressées. Aussi vous n'avez pas à craindre 10 chapitre sur un enfant de 6 ou 8 ans.
J'attend vos avis et commentaires sur l'histoire ou l'écriture avec plaisir,
À bientôt )
