Helli hello. Contente de voir que cette fanfic et son ton plaisent à tant d'entre vous
Pour prévenir, les chapitres sur l'enfance (ou le chapitre 1 dans sa forme originale) sont surtout là pour bien poser le caractère de Marc/Harry et son rôle de Maitre de la Mort. Après celui-ci, vous en aurez encore deux, puis viendra l'arc de Poudlard.
Bonne lecture
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Chapitre 3 : L'enfance (II)
Octobre 1948
Location: Orphelinat de Wool
"Maître, puisque votre main est maintenant assez grande pour écrire – bien que quelques tremblements persistent, je vais vous enseigner le travail qui incombe au Maître de la Mort." Déclara Mort l'air sérieux derrière son maître.
"Par Morgane!" s'écria-t-il en posant une main sur sa poitrine afin de se calmer. "Vas-tu cesser d'apparaître n'imp– attend… "travail"?"
"Oui, travail. "Maître de la Mort" est plus qu'un titre."
"Qui l'aurait crût." Répondit-il sèchement. "Et quel rapport y a-t-il entre être le MdlM et savoir tenir un stylo ?"
Mort resta silencieux. Il sortit simplement un tas de papiers jaunis – le symbole des reliques imprimé en leur milieu et le mot « confidentiel » au sommet – de son manteau (Marcaunon en venait à se demander combien de poches il avait) et les plaça sur son petit espace de travail. Si on pouvait vraiment appeler cette vieille table miteuse pour enfant ainsi.
Il était maintenant assez grand, selon Mme. Cole, pour avoir sa propre chambre. La chambre-dite était juste assez spacieuse pour y placer un lit simple, une petite table et une chaise en bois, ainsi qu'une armoire.
"Asseyez-vous s'il-vous-plait, Maître." Dit Mort en indiquant la chaise.
Il s'assit et Mort vint se placer derrière lui. Ses longs doigts posèrent une bouteille d'encre verte, un stylo à plume et un mince carnet vert sur la table devant lui, frôlant au passage la haut de tête de Marcaunon.
"Ce carnet contient toute les informations relatives au remplissage de ces papiers. Pourquoi ne pas les parcourir une à une?"
"Mais c'est Halloween…?"
"Maintenant serait l'idéal, Maître."
Il hocha la tête et ouvrit le carnet avec reluctance. C'était supposé être un jour de congé! Le jour durant lequel les êtres magiques rechargeaient leur énergie.
-Guide du Maître de la Mort-
Ce carnet est d'une importance cruciale pour le nouveau Maître de la Mort. Il contient toutes les informations nécessaires un peu comme un guide pour aider les professeurs à noter les examens de leurs élèves.
(Marcaunon leva les yeux vers Mort en levant un sourcil avant de retourner son attention sur le carnet.)
Concernant les fiches mortelles (les papiers), ce carnet vous indiquera combien de points soustraire ou additionner au "test" d'une vie. Il est hautement recommandé de demander à Mort une fiche mortelle déjà complète avant de commencer à travailler. Mais tout d'abord, intéressons-nous au système de points.
Il est important, avant de juger une âme en lui ajoutant ou soustrayant des points, de lire l'histoire de leur vie et les raisons derrières leurs bonnes actions ou leurs pêchés.
Premièrement, toute âme dispose de 25 points au début de sa vie.
Pour passer de l'autre côté, au Paradis comme l'appelle certains, une âme doit atteindre au minimum 100 points. Le Royaume Spirituel est là où se trouve l'équipe Un. Si les âmes désirent se réincarner, elles auront besoin de la permission du Marshal et ensuite du Maître de la Mort ou de Mort lui-même.
("J'ai des équipes assignées à chaque pays. Equipe Un est responsable des âmes qui n'ont pas commis beaucoup de péchés dans le Royaume Spirituel. Equipe deux est postée dans le Royaume Astral, là où les âmes attendent leur renaissance. Equipe Trois se situe dans le Royaume de Néant, là où les âmes rejetées vont. L'équipe Quatre est dans le Royaume Central, où errent les âmes qui attendent leur jugement. Equipe cinq se trouve ici, dans le Royaume Terrestre; leur travail est similaire aux effaceurs de mémoire du Ministère. Et finalement, équipe Six aussi est postée dans le Royaume Terrestre; ils collectent les âmes et les amènent à l'équipe Quatre. Des questions, Maître?"
Marcaunon organisa ses pensées et ces nouvelles informations avant d'agiter la tête et de continuer à lire.)
Pour avoir une chance de renaître, un minimum de 700 points sera requis. Les enfants ayant moins de cinq ans seront automatiquement transférés dans le Royaume Astral puisqu'ils font office d'exception à cette règle, où équipe Deux prendra leur cas en charge.
Tandis que les plus chanceux atteindront un total positif, il y a d'autres âmes moins méritantes. Une fois que les points d'une âme passent dans le négatif (à partir de -1), elle sera déplacée vers le Royaume du Néant. Elle y sera punie par l'équipe Trois, et une fois que le Marshal ou l'Equipe estiment qu'elle aura été proprement disciplinée; elle sera transférée vers le Royaume Astral. Mais avant qu'elles ne puissent renaître, le Maître de la Mort (vous), devra donner son autorisation.
Si les points d'une âme n'atteignent pas le nombre nécessaire pour passer dans le Royaume Spirituel, mais sont néanmoins positifs, le Maître de la Mort pourra décider si cette âme particulière devra être placée dans le Royaume Spirituel ou le Royaume du Néant. C'est à cet endroit que la biographie revête toute son importance, et si des incertitudes persistent, le Maître de la Mort pourra faire passer un entretien à l'âme à la fin duquel il prendra une décision.
-Page suivante-
Bienfaits
Sacrifier sa vie pour un étranger: +8
Sacrifier sa vie pour un ami: +7
Sacrifier sa vie pour un membre de sa famille: +6
Sacrifier sa vie par devoir: +4
Sacrifier sa vie pour combler une dette: +4
Sacrifier sa vie parce que l'on le leur a ordonné: +2
Sacrifier sa vie par accident: +1
Sacrifier sa vie pour toute raison autre que celles mentionnées ci-dessus: choix libre du nombre de points à additionner
Sauver un étranger au risqué de sa propre vie: +3
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(Et cela continuait ainsi une bonne centaine de page, à l'effroi grandissant de Marcaunon. "Je devrai toutes les mémoriser plus tard, n'est-ce pas?" "Oui Maître."
"Par la barbe de Merlin…")
-Une centaine de pages plus tard-
Péchés
Avoir commis un génocide: -10
Avoir commis un génocide dans l'intention de sauver quelqu'un: -9
Avoir commis un génocide suite à des ordres: -8
Avoir commis un génocide sous pression interne: -8
Avoir commis un génocide en ayant été forcé: -6
Avoir commis un génocide par accident: -5
Avoir commis un génocide dans l'intention de sauver les autres: -4
Avoir commis un génocide pour toute autre raison que celles mentionnées ci-dessus: libre choix dans la déduction des points
S'être suicidé: -9
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-Passe à la fin-
Comme vous l'aurez peut-être remarqué, il y a plus de péchés à commettre que de bienfaits, et plus de points à déduire qu'à attribuer. L'acte de tuer vient généralement avec une grande soustraction de points.
Il est hautement recommandé de mémoriser tous les points mentionnés ci-dessus puisqu'il est peu probable que le Maître de la Mort ne désire passer son temps à feuilleter des pages pour retrouver un seul péché
(Bref, ça craint d'être toi).
Après avoir ajouté ou enlevé des points sur base des actions d'une âme (vous retrouverez les actions concernées dans la colonne de droite), indiquez dans quel royaume elle doit être transférée et signez votre décision. La signature DOIT correspondre, et NE PEUT PAS ETRE MODIFIEE à quelque moment que ce soit. Soyez sur de remplir les bons endroits des fiches mortelles.
Bonne chance (Vous en aurez besoin),
Le carnet pratique
PS. Si une fiche concerne un humain âgé de cinq ans ou plus jeune; passez outre, signez, et passez au suivant. Ces âmes sont l'exception dans le système, même si elles sont coupables de meurtre ou de suicide.
PPS. Les âmes ayant accumulé plus de 500 points négatifs seront maudites et resteront avec le Maître de la Mort jusqu'à mesure exceptionnelle.
PPPS. L'usage de la magie n'est pas autorisé.
-Fin du livre-
"Oh Salazar, mes points seraient au-deçà de moins 700." Murmura Marcaunon en fermant le carnet.
"Ne craignez rien, Maître. Vous ne saurez finir dans aucun autre royaume que le mien."
"Je ne sais pas si c'est censé me rassurer ou non, mais laisse tomber. J'ai une question."
"Oui Maître?"
"Les âmes ne sont-elles pas censées être vieilles et recyclées? Pourquoi ne pas compter l'âge d'une âme?"
"La plupart le sont. Mais avec l'avancée technologique et magique des humains, elles commettent plus de péchés et finissent dans le royaume du Néant. L'équilibre serait brisé si de nouvelles âmes n'étaient pas créées. Nous ne comptons pas l'âge total des âmes, mais l'âge qu'elles ont atteint quand elles habitaient leur réceptacle."
"Qui crée les nouvelles âmes?"
"Le Créateur."
"Il y a d'autres… êtres omnipotents?"
"En effet."
"Pourquoi fait-on une exception pour les enfants de bas âge?"
"Ils n'ont pas conscience du bien ou du mal."
"… Je vois… et maintenant?"
"Je vous ait placé une fiche complétée sur le sommet de la pile."
Marcaunon prit la fiche en main – la fiche mortelle – et l'inspecta. Il y avait une photo de la personne, sa date et son heure de décès, et la raison de sa mort sur une face. De l'autre côté étaient indiqué de façon – heureusement – organisée les péchés et les bienfaits commis de même que les détails de sa vie.
"Ces papiers reprennent le nom, la photo, biographie, péchés et bienfaits commis, date, heure et raison de leur mort." Mort indiqua chaque partie du doigt. "Si vous avez des questions, n'hésitez pas à demander."
Il baissa la tête et parcouru les documents. Il s'arrêta à la signature de Mort.
"Mort?"
"Oui Maître ?"
"Pourquoi dois-je me charger de cette administration alors que tu t'en occupes depuis…, des millénaires ?"
"Je sortirais récolter les âmes avec les autre minions. Après que vous ayez signé ces papiers, je les transmettrais à l'équipe Quatre."
"Mais pourquoi ne continue-tu pas ton travail actuel ?"demanda-t-il en boudant et en faisant la moue, bien qu'il le dénie plus tard.
"Cela diminuerait ma charge de travail si vous m'aidiez avec quelques formalités administratives."
"Quelques ?"
"Oui, quelques. Après le fauchage, l'équipe du Marshal s'occupera de mettre sur papier toutes les informations relatives à l'âme. Ils vous le passeront ensuite afin que vous apposiez votre signature."
Il soupira.
"Je suis supposé signer avec mon nom complet ou…"
Mort prit la plume et la trempa dans la bouteille d'encre, avant d'écrire sur une feuille quelconque.
"Votre signature devrait être à peu près similaire à ceci. Le nom d'abord, suivi de la signature et du titre."
Et waouh, la signature de Mort était propre et nette, bien que quelque peu vieux jeu. Qui écrit comme ça de toute façon? Bon, Tom Riddle le fait, c'en était certain.
"Ne vous souciez pas des irrégularités de votre signature, vous n'avez que quatre ans après tout. Et soyez sur de l'apposer au bas de la première page. Ce sont des papiers anti-magie, vous ne pourrez donc pas la copier et la coller sur les autres fiches." Ceci expliquait le troisième post scriptum.
"Je vois." Il le remercia, ordonna les fiches et les rangea dans une farde. "Je vais en essayer une maintenant." Mort huma son accord et se pencha au-dessus de son épaule pour observer le travail de son Maître.
Cela prit plus de temps que ce que Marcaunon pensait. Il dût avoir recours au carnet pour toutes les actions commises par l'âme et écrire les points exacts. S'il faisait une erreur, Mort la lui indiquait et il devrait à nouveau parcourir le carnet pour les points corrects. Mort était sévère et refusait de lui dire directement les points à attribuer pour chaque action.
Avoir besoin de trente-sept minutes, cinquante-trois secondes et sept millisecondes pour compléter une seule fiche n'était pas quelque chose dont il était fier.
"Un... temps acceptable, mais peut-être vaudrait-il mieux réessayer une fois que Maître aura mémorisé tout ce qu'il y a dans le carnet ?" demanda sèchement Mort.
Marcaunon s'affaissa dans son siège de fatigue.
"Je suis d'accord." Chuchota-t-il, épuisé.
Juin 1949
Location: Orphelinat de Wool
Le temps est un concept complexe. Parfois il ralentit ou accélère, en fonction de la personne concernée.
Marcaunon apprit cela à ses dépens en attendant qu'une année s'écoule. Depuis qu'il avait été enfermé dans l'orphelinat avec au moins un membre du personnel pour le tenir à l'oeil, il avait commencé à regarder le mur pour passer le temps – pas un hobby très productif, il devait le reconnaître.
Une fois, il avait demandé à Mort de lui amener un livre sur quoique ce soit… ce qui s'avéra être la mort -oh surprise-; son chien de garde avait pâli et lui avait dit qu'il ne devait pas lire des histoires pareilles, confisquant ensuite son livre.
Il ne fut évidemment pas très amusé par cela, mais, ne voulant pas se mettre son officier de probation sur le dos – au prix de pourrir à l'intérieur de cet endroit jusqu'à ses onze ans – donna la livre et reprit son activité d'observation murale.
L'expérience lui avait appris que cela s'appliquait à tous les livres qu'il lisait. Certes, il s'intéressait à des sujets pour le moins morbides, mais il était un vieil homme centenaire! Toutes les histoires d'enfant à propos de princes venant à la rescousse de leur princesse enfermée dans une tour ou bravant un dragon l'ennuyaient à mourir. Il aurait préféré en affronter un vrai plutôt que de lire le récit d'un gars avec le complexe du héros allant au secours d'un sac à viande inutile avant qu'ils ne tombent amoureux et pondent une ribambelle de bébés. Frissonnement interne là.
Après s'être rendu compte que les ouvrages sur la mort ou la torture n'étaient pas autorisés, il avait demandé à Mort de lui faire passer quelques livres sur la nécromancie. Il avait toujours été fasciné par le sujet.
Ça ne se déroula pas comme prévu.
Son officier de probation lut le titre et se mit en tête qu'il voulait réveiller les morts. Ce n'était pas loin de la vérité, mais il n'était qu'un Parasite. Il ne savait rien du monde magique. Ceci confirma la théorie de Marcaunon selon laquelle le personnel avait de sérieux préjugés le concernant. L'autre confirmation fut qu'il vit un autre adolescent lire son livre sans qu'aucune remarque ne lui soit adressée.
Blasphème!
Malgré sa frustration, il avait demandé à Mort de lui amener le contre des Trois frères. C'était la version conte de fée du monde magique. Comme prévu, ceci aussi lui fut confisqué. Ceci ne présageait rien de bon pour lui et il avait passé des heures à se frapper la tête avec l'un de ces bâtons crasseux dont son cousin était si friand. La raison de son autopunition était qu'il avait oublié qu'il était possible de changer la couverture d'un livre grâce à la magie.
Cependant, le personnel prit également le livre déguisé. Ceci confirma l'autre théorie de Marcaunon selon laquelle ils ne voulaient pas le laisser lire quoi que ce soit et courir le risque qu'il devienne plus intelligent que les autres enfants de l'orphelinat – bien qu'il le soit déjà.
La conclusion de cette semaine fut qu'il n'était pas autorisé à lire quoi que ce soit nécessitant plus de deux neurones. Seuls les livres assurant sa dégradation cérébrale comme Blanche-Neige lui restaient entre les mains, pour une journée tout au plus, avant d'être eux aussi confisqués. La faute aux idées insensée selon lesquelles il voudrait préparer des pommes empoisonnées.
Néanmoins, il disposait tout de même d'une heure dans la matinée pour lire son petit carnet vert avant d'être mis de force par son garde hors de la chambre. Il ne voulait pas perdre son sommeil réparateur en lisant toute la nuit.
La seconde chose qu'il tenta – et à laquelle il échoua – fut de se distraire avec des jouets. Il s'avéra que se parler à soi-même en utilisant différentes voix selon l'objet en main était plutôt abrutissant. Cependant la véritable raison de son échec n'était pas l'inhibition de ses cellules cérébrales – n'importe quoi valait mieux que d'observer bêtement des murs gris après tout – mais plutôt l'usage de fourchelangue lorsqu'il jouait avec des figurines serpentines. Ceci donna presque une crise cardiaque au personnel et aux autres enfants, bien qu'il ne s'en soucie guère. Pour cette erreur de jugement, il ne lui resta plus qu'un jouet en forme de serpent (la peluche reçue à noël). La conséquence de tout ceci fut évidemment un autre jour d'observation murale.
Marcaunon avait toujours été têtu. Il n'était pas du style à abandonner juste comme ça. Non, il trouverait une autre occupation avant la fin du mois, ou sinon tous ses efforts auront été en vain.
Il s'essaya à différentes activités. L'une d'entre elles fut de donner un coup de main dans les cuisines. La cuisinière fut d'abord suspicieuse, mais après quelques arguments bien placés elle accepta son aide. Il était assez persuasif quand il en avait besoin. Toutefois, lors du premier jour de travail, il confondit – par accident- des produits chimiques pour des aliments.
Ce n'était pas sa faute si la dame les mettait les uns à côté des autres, dans des récipients parfaitement identiques. Les enfants furent chanceux ce jour-là que la cuisinière décide de goûter la nourriture.
Elle trembla sur le sol pour une bonne minute avant qu'une assistante (un membre quelconque du personnel) eut l'idée d'appeler une ambulance. Depuis ce jour, la cuisine lui était interdite. Il fut forcé de fixer le mur pendant trois jours tandis que les autres lui lançaient des regards mauvais; comme si il avait eu pour plan d'empoisonner la cuisinière. S'il devait empoisonner quelqu'un, ce ne serait pas la personne qui les nourrissait. Ils durent se contenter de nourriture en boîte pendant une semaine avant qu'une autre cuisinière ne soit engagée – l'ancienne avait démissionné après avoir crié à l'enfant démoniaque et avoir juré de ne manger que de la nourriture faite maison jusqu'à la fin de sa vie.
Son projet suivant fut d'aider avec les tâches qui n'étaient pas liées à la consommation; comme le nettoyage. Qu'est-ce qui pourrait mal tourner avec le nettoyage? Quand il vivait avec les membres de sa famille, il en avait eu la charge depuis tout petit. Il fit une note mentale de tuer les Dursley une fois que son cousin serait capable de comprendre la notion de torture – ceci prendrait un certain temps puisque le baleineau avait le cerveau d'un verre de terre, mais Marcaunon était patient.
Retour au nettoyage; ça tourna très mal. Il pensait que la plupart des détergents avaient une odeur affreuse. On ne pouvait pas l'en blâmer après toute ces années de nettoyage à la magie. À l'horreur des gens vivant dans l'orphelinat, il avait confondu un liquide inflammable pour une solution nettoyante. De nouveau, les deux étaient dans deux bouteilles parfaitement identiques et l'une à côté de l'autre.
Lorsqu'il eut fini d'asperger tout le sol de l'orphelinat du dit-liquide, un groupe de passants eut la bonne idée de jeter un mégot de cigarette par la fenêtre juste pour donner une petite frayeur. Ils s'enfuirent dès qu'ils virent les flammes consommer le plancher à une rapidité alarmante.
Tandis qu'il sifflotait tout en pensant à l'efficacité du sang de dragon pour nettoyer un four, les autres enfants et adultes criaient à s'en exploser les poumons.
Les pompiers reçurent rapidement un appel anonyme – des coupables il supposait – et s'hâtèrent vers l'orphelinat, déjà à moitié recouvert de flammes. Ils réussirent à éteindre le feu, mais un enfant malchanceux était resté à l'intérieur et se retrouva avec des brûlures de second degré.
Mme. Cole découvrit la cause de l'incendie quand les pompiers lui firent remarquer que le sol du premier étage avait été recouverts d'un liquide inflammable appelé alcool. Comme prévu, elle accusa Marcaunon mais la police était sceptique et jugeait qu'il était peu raisonnable de s'en prendre à un si jeune garçon. Mme. Cole piqua une crise et l'enferma dans la salle de jeu pour une semaine entière. Les joies de l'observation murale, encore une fois, l'attendaient. Il aurait parié toute sa fortune que le propriétaire de cet alcool était la personne en crise.
À nouveau, il se demanda pourquoi une bouteille (géante) d'alcool – consommable – se trouvait juste à côté d'un détergent – non consommable – dans un placard.
Il finit par se frapper la tête contre le mur pendant une bonne heure avant de retourner jeter des éclairs au même mur qu'il avait eu le plaisir d'admirer tout au long du mois.
Donc pour l'instant, il devrait supporter ce spectacle grisâtre un peu plus longtemps avant que son cerveau ne vienne avec un autre plan génial pour passer le temps. Il avait besoin de repos. Il devrait barrer de la liste tous les plans concernant de l'aide ou de la bonne volonté.
Qui aurait crût que le dicton "La route des enfers est pavée de bonnes intentions" était en fait si juste ?
Avril 1950
Location: Orphelinat de Wool
Le poisson d'avril. La plus horrible fête inventée par les Parasites. Marcaunon pouvait encore se souvenir des blagues que lui avaient faites deux jumeaux roux maléfiques même si leurs noms avaient depuis longtemps été oubliés. Il se souvenait juste qu'on les appelait les jumeaux Weasley ou quelque chose du genre.
Il se souvenait qu'autrefois, quand son esprit était seulement embué par un peu de folie, il avait fait fuir tous ses soi-disant amis qui criaient qu'il était un Seigneur des Ténèbres en devenir. Par Merlin, c'était juste une blague.
Il avait construit une cabane de jardin assez grande pour y ranger tout son matériel de farceur, et après en journée entière de travail – Merci Merlin pour la magie qui rendait tout plus facile et plus rapide – avait commencé à peindre les murs d'un magnifique ton vert émeraude, et le toit en brun foncé. Ça ressemblait un peu à une maison des bois, mais en ville.
Il prit quelques jours de congés le lendemain pour élaborer sa meilleure farce. Il tua quelques animaux– s'excusant de tout son coeur avant de les poignarder – et les avait vidés de leur sang en les pendant au plafond, au-dessus d'un sceau sur lequel il avait jeté un sort de conservation.
Bien sûr, il existait des sorts pour faire sortir le sang plus vite, mais il avait été occupé par d'autres choses.
Il s'était assuré que tout le matériel nécessaire à la fabrication de golems était présent avant de commencer. Il eut besoin de dix bonnes heures pour créer ses golems, avant qu'il ne se retire pour la nuit.
Le jour suivant, il avait peint les golems et figé leur expression en une d'horreur totale. Il manquait des membres à certains d'entre eux, et d'autres étaient troués ou coupés. Il avait ensuite déversé tout le sang d'animal sur le sol froid en pierre, et jeté un sort de préservation dessus.
Lentement, il avait déplacé et positionné les golems pour qu'ils gisent brisés, pendus au plafond, ou enchainés au mur. Au final, cela ressemblait à une chambre de torture parfaite, avec des prisonniers à l'intérieur.
Il eut besoin de davantage de temps pour appliquer du sang d'animal sur les blessures des golems afin de les rendre plus réalistes. Après que tout soit en position, il déversa un liquide inconnu qui répandit une odeur nauséabonde de chaire en putréfaction dans toute la cabane. Il entoura une nouvelle fois tout l'édifice d'un sort de préservation avant d'en sortir. Il avait d'autres choses à aller chercher.
On put voir le jour suivant Harry Potter dans un magasin de potion sur le Chemin de Travers. Il avait besoin de quelques concoction pour sa blague, et était sûr de trouver les ingrédients ici. Il passa une heure à ramasser tout le nécessaire.
Ensuite, il retourna dans sa cabane et éparpilla le tout n'importe comment. Il était temps que sa farce commence, et il était juste dans les temps; le premier Avril!
Il invita ses amis qui patientèrent devant la cabane de jardin. Quelques-uns étaient très excités car il leur avait conté avoir découvert cet endroit plein de vieil choses. La groupe consistait en une famille de roux, minus leurs parents, une femme aux cheveux indomptables, un homme aux cheveux noirs et encore un autre dont il ne parvenait pas à se souvenir. C'était il y a longtemps.
En ouvrant les portes, il entendit un petit cri derrière lui mais ne se retourna pas.
L'intérieur de la cabane était plein de corps mutilés, les murs et le plancher trempaient dans du sang, des carcasses d'animaux et d'humains pendaient au plafond; laissant encore tomber quelques gouttes de sang dans un sceau occasionnellement. Mais ce qui donnait le plus froid dans le dos était l'air horrifié sur les visages si familiers.
Harry s'était ensuite retourné et avait crié : "Poisson d'Avril !" mais ce qu'il vit le rendit confus. Ses amis étaient pales et certains semblaient même malades. Ils fixaient tous le visage de leurs maris/femmes creusé dans les "corps" dont la bouche était grande ouverte et les yeux écarquillés par l'horreur et la peur.
Quelques-uns ne purent s'empêcher de vomir devant la vision macabre qui leur était présentée et l'odeur qui s'en dégageait. La plus jeune rousse se rua à l'intérieur de peur que son mari ne soit réellement torturé, mais se rendit compte en l'atteignant que les cadavres étaient faux, n'avaient rien d'humain.
Ils fuirent tous dans les seconds suivantes, laissant un Sauveur surprise derrière eux, leurs chaussures recouvertes de bile et de nourriture non-digérée. Le lendemain, ils se présentèrent tous chez lui et réclamèrent une explication; ce qu'ils obtinrent fut un 'C'était ma blague pour le poisson d'Avril'. Ceci les remplit d'effroi et ils se mirent à lui crier dessus, à le traiter de psychopathe avant de partir.
Il avait été blessé et s'était senti trahi par leurs accusations erronées et leurs actes, et était rentré dans une dépression pour une bonne semaine avant qu'ils ne reviennent s'excuser. Il avait été aveugle et n'avait pas remarqué le sourire force plutôt évident qu'ils affichaient tous. S'il avait fait attention, il aurait vu le dégoût, la haine, la furie, la peur, et la terreur que contenaient leurs yeux. Hélas, ce ne fut guère le cas. Il en paya le prix par après.
Il secoua la tête pour se débarrasser de ces souvenirs désagréables et lança un cafard très réaliste vers une fillette de sept ans; il atterrit juste dans ses cheveux. Pensant qu'il était vrai, elle cria d'horreur et se roula sur le sol comme une psychotique. Il gloussa de joie – déniant que ceci ressemblait énormément au rire d'un maniaque – en observant le spectacle devant lui; des enfants criaient et tentaient de l'aider tandis que le personnel s'éloignait de la fille, dégouté à l'idée de toucher l'insecte répugnant qui se trouvait dans ses cheveux.
Peut-être qu'il s'habituera au premier Avril au final. Après tout, il avait toujours été un farceur dans l'âme. Il ne pouvait pas nier le sang de Maraudeur qui coulait dans ses veines.
….
… il est vrai que sa blague laissait à désirer…
Merci d'avoir lu, et si vous avez aimé n'hésitez pas à laisser un commentaire (même en français) ici et sur le fanfic de l'auteure originale (même titre d'histoire, de Genderless). Ça lui fera plaisir.
Au chapitre prochain. Kyuss
