Voici les années à Poudlard ! Les premières passeront vite, il y aura beaucoup d'ellipses, mais j'espère que vous aimerez
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Poudlard I
1er Septembre 1955
Location: Poudlard
Première année
La cérémonie continua ainsi; appeler un nom, annoncer la Maison, et bien sûr – les applaudissements. Oh il allait devoir créer un sort pour se protéger les oreilles à moins qu'il ne veuille finir avec une migraine du tonnerre. Marcaunon pouvait voir que les plus âgés (de sixième et septième année) s'ennuyaient et avaient faim, bien que la maison des serpents soit plus subtile avec son langage corporel et ses expressions.
Dans la dimension originale de Marcaunon, la plupart des Lions (un peu hypocrite de sa part puisqu'il en était un également) et Blaireaux (et maintenant le voilà un hybride lionaireau) pensaient que Serpentard n'accueillait que les sorciers et sorcières maléfiques. Des menteurs, tricheurs, prêts à profiter de vous à la moindre occasion. Bon, ce n'était pas totalement faux, mais les adultes ne devraient pas juger des enfants de onze ans. Ce n'étaient que des enfants qui n'avaient même pas encore bien élaboré leur façade. Il faudrait attendre au moins leur quatrième année avant qu'ils ne maîtrisent le visage neutre et inexpressif que les grands serpentards affichaient généralement.
Encore une fois, il perdait le fil de ses pensées.
Ses yeux scannèrent la haute table. Il reconnut Horace Slughorn du premier coup d'oeil; ses cheveux blonds lui donnaient l'air beaucoup plus jeune (ils commençaient à grisailler, mais ils étaient encore sur sa tête!) et son bidon était déjà présent. D'apparence, il pouvait se faire passer pour un Serpentard de bas étage, gagnant à ce que les autres le sous-estiment pendant qu'il s'attelait à les examiner. La joie sur son visage quand il entendit le nom Gaunt ne passa pas inaperçue par Marcaunon, qui attendait avec impatience de pouvoir discuter avec le Maître de Potions attitré.
À ses côtés se tenait Armando Dippet. Si ses souvenirs étaient exacts le directeur avait 318 ans, et décéderait l'année suivante. Ce qui serait suivi par l'ascension de Bumblebee à ce poste.
Enfin venait Filius Flitwick. Le demi-goblin semblait être au début de sa vingtaine, et probablement novice dans le domaine de l'enseignement. Même s'il était encore jeune, la compétence de Flitwick en duel n'était pas à sous-estimer. Marcaunon s'était toujours demandé pourquoi Dumbshite n'avait jamais recruté Flitwick dans son Ordre des Dindes Grillées. Il fit une note mentale de mettre Flitwick de son côté. Comme dit le proverbe, on ne peut jamais avoir trop d'alliés.
Il passa encore une fois la table en revue pour être sûr de n'avoir manqué personne – ce qu'il n'avait pas fait. Les autres professeurs lui étaient inconnus et il aurait parié que Voldemort avait déjà maudit le poste de professeur de Défense contre les forces du mal. D'ailleurs, peut-être se distrairait-il chaque année en précipitant le départ déjà hâtif du candidat. Peut-être même qu'il pourrait offrir au Basilique un professeur ou deux en gage de paix! N'était-ce pas excitant?
Le Choixpeau avait enfin fini – à la grande joie des étudiants affamés – et Dippet se leva pour son discours de bienvenue. Tellement mieux que celui de Dumbafork. Au moins il ne terminait pas avec du blablatage insensé. Le directeur fit claque ses mains ridées et tout le monde s'exclama (les premières années de surprise) quand la nourriture apparut.
"Salut, je m'appelle Pomona Sprout. Poudlard est merveilleux, n'est-ce pas?" se présenta une fille avec un léger embonpoint, des yeux et des cheveux bruns, des joues rosées et un sourire éclatant au groupe des nouveaux Poufsouffles.
Il était tout à fait d'accord avec elle, Poudlard était un endroit merveilleux.
"Merveilleux? C'est incroyable! Et je suis Arnold Walker, au fait. Je ne savais pas que la magie existait avant que je ne reçoive la lettre du Professor Dumbledore." Répondit le garçon assis à côté d'elle, un sourire sur le visage et un verre de jus de citrouille à la main. Ses cheveux blonds formaient en tas désordonné tandis que ses yeux bleus brillaient d'excitation. Il rappelait un peu à Marcaunon un Parasite qu'il avait torturé il y a longtemps.
"Un né-moldu? Moi aussi j'en suis un! Ma famille et moi avons été agréablement surpris quand le Professor est venu et qu'il nous a annoncé qu'il y avait un monde magique caché juste sous notre nez. Toi aussi, Sprout? Oh je m'appelle Connor Hill, mais Conner c'est bien." Dit un garçon aux cheveux noirs et lisses. Et comme on pouvait s'y attendre, il était tout sourire. Par Merlin, il avait oublié que la Maison des blaireaux était constituée en grande parti de sang-de-bourbes optimistes. Ils étaient chanceux qu'il se refreine de faire couler du sang magique, contrairement à Voldi.
"Je t'en prie, appelle moi Pomona. Je suis une Sang-pur. Ma famille est sortie dans Poufsouffle depuis des générations." Répondit Sprout. Ce qui expliquait pourquoi elle y serait à la tête quand elle serait plus grande … Ou peut-être que le poste de professeur d'herbologie était automatiquement accompagné de ce rôle. Juste comme tous les Maîtres Potions de Poudlard semblaient être à la tête de Serpentard, ou les professeurs de transfiguration à la tête des Lions, remarqua-t-il.
"On doit tout le temps porter ces chapeaux? Je suis Christopher Davies, né-moldu. Appelez-moi Chris." Demanda un autre garçon. Ses cheveux châtains tombaient sur le côté, laissant une vue bien nette sur ses yeux sombres qui étaient fixés sur les chapeaux avec exaspération.
"Non, maman m'a dit que les chapeaux n'étaient que pour les occasions spéciales; comme la fête de bienvenue. Voici ma petite soeur Maria, et je suis la jumelle la plus éblouissante et la plus attractive, Ave. Notre famille – Les Abbots – a été présente dans toutes les Maisons, sauf Serpentard." Répondit l'une des jumelles. Les deux étaient parfaitement identiques, et seule une personne capable de percevoir les signatures magiques pouvait les différencier. Ce qui était le cas de Marcaunon.
Elles avaient des cheveux blond foncés, pareilles à ceux de l'Abbott qu'il avait connu. Les deux affichaient le même sourire.
"Je vais denier le fait que ma chère soeur soit la plus attractive, appelez-moi Mia. Le nom Maria me donne l'impression d'avoir fait une bêtise!" enchaina l'autre jumelle.
"Vous vous ressemblez tellement… Oh mais dieu merci. Je ne pense pas que j'aurais pu m'habituer à porter un chapeau pointu tout le temps." Soupira joyeusement Davies en prenant une cuillère de pommes de terre.
Qu'est-ce qui n'allait pas avec ces chapeaux!? Ces maudits sang-de-bourbes, déjà à imposer leurs traditions et croyances aux êtres magiques – contredisant tout. N'ont-ils jamais lu la Bible ou Histoire de la Magie!? Tout le monde sait que nos pouvoirs nous avaient été octroyés par la déesse Hécate.
Et maintenant ils se plaignent à propos de nos usages vestimentaires. Et quoi après ça ? Forcer les familles Noires à détruire leur manoir pour construire une ribambelle de petites bâtisses? Faire paraître les elfes de maisons comme maléfiques juste parce que 99% des sorciers ne maîtriseraient jamais la magie sans baguette? Oh attendez! Ils l'avaient déjà fait dans sa dimension originale.
Marcaunon grimaça intérieurement en constatant à quel point le Ministère avait sombré. Ils devraient enseigner aux sang-de-bourbes notre histoire, pas se plier à leurs coutumes ! À cause de ce genre de personnes, des Seigneurs des Ténèbres apparaissaient et des gens souffraient.
"J'ai entendu qu'il n'y a que des sorciers et sorcières noirs chez les Serpentards. C'est vrai ou se sont juste des rumeurs ? Risa Edeson, mais Risa suffit. Je suis une sang-mêlée." Demanda une fille assise à côté de Marcaunon en toute curiosité. Elle avait des cheveux bruns foncés qui descendaient jusqu'à son menton, et des yeux sombres brillants.
Ouiiii Serpentard est une usine à mages noirs alors que Poufsouffle produit de splendides jardiniers. Notez le sarcasme.
"C'est vrai. Le tout premier mage noir de notre histoire était Salazar Serpentard lui-même. Il paraît que leur salle commune est remplie de livres noirs et d'artefacts tout aussi dangereux. Suzzie McQuillen en passant. Sang-pure." Confirma une fille avec des cheveux bruns clairs bouclés d'un air sérieux, rapidement ruiné par un sourire. Les règles indiquaient clairement que les étudiants n'étaient pas autorisés amener un objet noir à l'école, et c'était même illégal. De plus, Salazar n'était pas le tout premier magicien noir, par Merlin!
Il n'en pouvait plus!
De la magie c'est de la magie; Noire, blanche ou grise. L'école devrait leur apprendre les trois, et non pas répandre des préjugés dessus. Noir n'était pas synonyme de maléfique. Tout comme ce qui était blanc n'était pas toujours bénin. Et ceux qui étaient gris n'étaient pas nécessairement neutres ou légèrement mauvais.
Il n'y a ni Bien ni Mal, juste la Magie.
Mais peu importe à quel point il voulait les corriger, il ne le ferait pas… Encore. Il libérerait lentement et subtilement les enfants de l'influence du Ministère et leur apprendrait la vraie histoire de la magie.
Encore une fois, il avait été distrait et maintenant ils le regardaient tous; attendant qu'il se présente. Il leur sourit poliment. Une heure n'était même pas passé et ses muscles faciaux le faisaient déjà souffrir. IL espérait d'ailleurs ne pas avoir l'air constipé.
"Enchanté de vous rencontrer, je suis Marcaunon Gaunt. Je suis sûr que nous serons bon amis."
"Marh-cauw-naun?" demanda Davies, semblant assez surpris. Il savait d'avance que les sang-de-bourbes trouveraient ce nom plutôt étrange.
"Marcaunon." Corrigea-t-il patiemment. "C'est une tradition familiale de donner aux enfants des noms … uniques commençant par la lettre M."
"Qu'est-ce que ça veut dire, en fait? Sans vouloir être grossier!" dit rapidement Walker, soucieux d'avoir offensé Marcaunon.
"Conquérant."
"Ça vient de quelle langue? Ça ne me dit rien…"
Avant que Marcaunon ne puisse répondre, Ave l'interrompit d'un clairement de gorge
"Wow… est-ce que ta famille est hum… pleine de sorciers et de sorcières noires? J-Je veux dire que seules les familles noires comme les Blacks nomme leurs enfants d'après … des constellations."
"En effet on est assez… Noir. Mais rassures-toi, je ne suis pas comme eux. Ma famille et moi n'entretenons pas exactement une relation des plus amicale." Après tout son père ignorait tout de son existence et il y avait de fortes chances que sa mère l'ait déjà oublié. "Et j'ai été sorti chez Poufsouffle."
Ils se relaxèrent et parlèrent en mangeant, ne le laissant pas de côté. Il n'avait pas envie d'être rejeté et se forçait donc à sourire pour atteindre ses objectifs sociaux. Il se demanda un moment s'il existait un sort pour afficher un sourire sans faire d'effort.
Comme ce que l'on disait sur cette Maison, Poufsouffle était remplie de personnes amicales, optimistes – et des restes.
Tout cet amour et ces douceurs firent presque vomir Marc. Il avait perdu son appétit, déjà petit, par peur d'attraper le diabète.
"Tu as remarqué que tu avais quelques insectes dans tes cheveux, Gaunt?" Noooon, il n'avait pas vu les papillons virevoltant autour de lui durant tout le voyage, et ce depuis l'orphelinat.
"Oui. Les papillons m'aiment bien." Répondit-t-il quand même.
"Vraiment!? C'est trop cool! T'as fait quoi ? Mis de la bouffe pour papillons dans tes cheveux?" Pourquoi se donnait-il seulement la peine de répondre, il ne le saurait jamais.
"Les papillons ne mangent pas, ils boivent. À la place de leur bouche, ils ont un long tube dont ils se servent comme une paille, et se posent d'habitude sur les fleurs pour en boire le nectar."
"Donc t'as mis du nectar dans tes cheveux?"
"Walker! Arrêtes de poser de telles questions à Gaunt! Tu l'embarrasses!" le sermonna Sprout tandis que Walker lançait un regard désolé à Marcaunon.
Il n'était pas du tout embarrassé! Ses cheveux étaient propres de tout nectar, merci beaucoup!
"On se posait…" commença Mia.
"…la question depuis…" continua Ave.
"…le voyage en barque…" dirent-elles à l'unisson en se tournant vers lui.
"Pourquoi t'as pas de chaussures?" demandèrent-elles d'une même voix. "Est-ce que Poudlard l'autorise seulement? Le directeur ne va rien te dire si tu n'es pas chaussé convenablement?"
"Aucune règle n'indique clairement que les étudiants doivent porter des chaussures couvertes. Le directeur est un homme occupé. Terminons notre repas avant que la nourriture ne disparaisse." Répondit-il et à ceci, et le groupe se hâta de se goinfrer.
Dès qu'ils eurent fini de manger, les assiettes disparurent. Les préfets de cinquième indiquèrent aux petits de première de les suivre et ils s'en furent. Il regrettait un peu d'avoir demandé au choixpeau de le placer chez les Poufsouffle.
L'entrée de la salle commune surprit Marcaunon. Malgré la carte des Maraudeurs, il n'avait jamais eu aucune raison de chercher le trou des blaireaux. C'était juste derrière les cuisines. Ils devaient jouer le rythme d'un chant à l'hommage d'Helga Poufsouffle sur un tonneau – pour qu'un tunnel se révèle. Les préfets expliquèrent qu'il y avait un système de sécurité pour prévenir l'intrusion des non-Poufsouffle ou si quelqu'un tapait sur le mauvais tonneau, ou jouait faux. Ce système consistait en une bouteille de vinaigre déversée sur la tête de l'intrus. Ils insistèrent sur l'importance de garder cela secret des autres maisons, et firent une démonstration aux premières années.
Ils s'avancèrent dans un tunnel sinistre, et les filles ne purent s'empêcher de se cramponner aux garçons (Marc s'était placé stratégiquement, se servant de l'un de ses compagnon comme rempart le protégeant des êtres de l'autres sexe) au grand amusement des deux préfets. Quand ils parvinrent dans la salle commune, les premières années avaient les yeux grands ouverts et la mâchoire tombante – sauf Marcaunon bien sûr, bien qu'il fasse semblant d'être impressionné.
La pièce était accueillante et chaleureuse, cette impression encore accentuée par les rayons du soleil qui traversaient la fenêtre. Si Marcaunon avait été un chat, il se serait prélassé sur le tapis, ronronnant et ventre à l'air. Des plantes décoraient la pièce; lui conférant une certaine vivacité.
Certaines plantes dansaient et chantaient, à la grande surprise des nouveaux.
Au milieu du salon se trouvait une cheminée, des sofas, fauteuils et coussins dispersés au hasard.
On leur présenta le professeur à la tête de la maison, Herbert Beery, avant d'être dirigés vers leurs dortoirs. Les garçons partageaient une chambre – pareille à celles des Gryffondor – et Marcaunon choisit le lit le plus éloigné. Merci Merlin, les lits étaient munis de rideaux; le dortoir était bien trop ensoleillé à son goût, trop vif (comme ses occupants).
Pendant que ses camarades de chambre discutaient entre eux, il s'attela à défaire sa valise. Il plaça sa pile de livre, loisirs ou scolaires, sur sa table de nuit, son matériel de potion et ses ingrédients à l'intérieure de ladite table de nuit (en appliquant un petit sort de sécurité). Après avoir fini cela, il se mit (discrètement) à équiper son lit d'armes qu'il sortit de sa valise. Qui sait, peut-être l'un de ses camarades était un tueur en devenir.
Il plaça son coffre sous son lit et protégea l'espace entier, le rendant presque plus sécurisé que Poudlard-même. La faute à sa paranoïa et à ses maudits Parasites qui avaient l'habitude stupide – et des tendances suicidaire – de débarquer en pleine nuit et de lancer des bombes sur sa maisonnette.
Les autres étudiants suivirent son exemples et s'installèrent, pour finalement aller se coucher bien plus tôt qu'il ne pensait. Certes, le voyage jusque Poudlard était long et fatiguant. Il se déshabilla et enfila un pantalon de pyjama, vérifia que ses glamours étaient bien en place et se mit au lit. Couché sur le dos, il ferma les yeux et fit le vide dans son esprit.
Marcaunon s'attaqua au travail nocturne qu'était l'organisation des nouvelles informations, des nouveaux souvenirs. Il les enfermait dans des orbes qu'il plaçait ensuite sur une étagère de son paysage psychique – étrangement semblable au hall des Prophéties. Il renforça ses défenses psychiques pour éviter une crise de cauchemar et succomba au sommeil.
OOOO
Marcaunon étalait du beurre sur son croissant tout en humant ou agitant la tête aux moments opportuns pour signifier à ses camardes qu'il prêtait attention à leurs propos.
"On commence par quoi?" demanda Walker après avoir mordu dans son bacon. Marcaunon plissa le nez de dégoût lorsqu'il vit la graisse qui s'en écoulait. Comment pouvait-on manger quelque chose d'aussi gras dès le matin, il ne le saurait jamais.
Il se tourna vers le garçon avant de répondre en haussant légèrement le bord des lèvres.
"Le premier cours c'est botanique, avec le professeur Beery, suivit d'une pause de quinze minutes, puis potion avec professeur Slughorn. On a les deux cours en commun avec Serpentard. Ensuite il y a le diner, et temps libre jusque trois heures et demie. L'après-midi commence avec les leçons de vol de Madame Hawk sur le terrain – toutes maisons mélangées. À minuit il y aura cours d'astronomie, donc je vous recommande à tous de faire au moins une sieste d'une heure quand possible."
Le groupe de premières années le regardait les yeux grands ouverts.
"On a les même horaire?" demanda Ave.
"Ouiii" répondit-il.
"Eh ben, je crois qu'on aura pas besoin de nos papiers avec Marc parmi nous." S'exclama Davies tandis que les autres rigolaient.
Marc. Il ne leur avait donné d'aucune façon l'autorisation de l'appeler ainsi – ou même d'utiliser son prénom en fait. Il dut se retenir de leur lancer des Crucio jusqu'à ce qu'ils en perdent connaissance. À la place, il sourit timidement et se frotta le nez
"Il parait que Professeur Dumbledore favorise sa propre maison." Chuchota McQuillen au groupe.
"On ne devrait pas le juger sur base de rumeurs." La sermonna Marcaunon en cachant sa grimace derrière son verre. Devoir défendre ce vieux salaud, franchement, où allait-on ?
"Tu as raison… Il y a transfiguration demain, non?"
"ouiiii."
"S'il favorise les lions, on saura que l'on peut se fier aux rumeurs dans une certaine mesure." Dit Walker.
"Hmm… Je peux te poser une question, Marc?" demanda Mia en penchant la tête.
"Tu l'as déjà fait, mais ne te gènes surtout pas."
Elle sourit en s'adressant à lui.
"C'est quoi ta langue natale? Je veux dire, j'ai jamais entendu un accent comme le tien auparavant. C'est assez… agréable à l'oreille." Elle rougit lorsque les autres rigolèrent à ses propos, à sa grande confusion.
Il leva un sourcil. Pourquoi rougissait-elle? Ce n'était qu'une question.
"Effectivement, l'anglais n'est pas ma langue maternelle si c'est ce que tu voulais savoir. Il ne nous reste plus que quinze minutes avant le début des cours. Si nous nous mettions en route ?"
"Ah! Tu as raison. On devrait y aller, au cas où on se perd sur le chemin." S'exclama Sprout en se levant.
"Hey Ave, ai-je raison de penser que notre cher Mr. Gaunt a déjà mémorisé les plans du château?" demanda Mia.
"Eh bien mon adorable soeur Mia, je me disais la même chose. Mais pourquoi ne pas lui demander confirmation?" répondit Ave d'un même ton.
Tout le groupe se tourna vers lui, à son grand amusement. Les enfants magiques étaient tellement attachants. Parfois.
"Votre supposition est correcte."
"Comment? Tu étais avec nous tout le temps, et on n'a pas encore eu le temps de partir en exploration!" demandèrent les jumelles d'une même voix.
"Il y a une carte affichée à côté des portes du grand Hall. Je l'ai mémorisé pendant la distribution des premières années." C'était la vérité – pas complète, mais la vérité. Il y avait effectivement une carte affichée à l'extérieur du grand Hall, et il avait vraiment mémorisé tous les chemins pendant qu'il patientait que s'achève la distribution des premières. Cela s'était juste passé dans une différente dimension.
"Que-quoi!? T'as retenu le plan de tout le château!? Des sept étages!?" chuchota Sprout – bruyamment – incrédule.
Il haussa des épaules avec une fausse timidité et les guida vers la serre. Quelques nouveaux Serpentards avaient entendu leur conversation pas si privée et les suivaient en gardant une distance respectable, sans que les Poufsouffle ne s'en rendent compte. Marcaunon ressentit le besoin de lever les yeux au ciel à leur inattention.
À l'aide de quelques raccourcis, ils furent les premiers à arriver, suivis de près par les étudiants de Serpentard. Les étudiants concernés le regardaient avec un éclat calculateur dans leurs yeux et même sans utiliser la legilimencie il pouvait deviner ce qu'ils pensaient. Il semblerait que son petit groupe serait suivit de près si les deux maisons partageaient d'autres cours dans le futur.
Pile une minute avant que la cloche ne sonne; Professeur Beery entra et leur indiqua de prendre position dans la classe/serre.
"Bonjour les enfants! Vous pouvez m'appeler Professeur Beery. Je vous enseignerai à tous le délicat sujet qu'est la botanique –" Il écouta d'une oreille distraite pendant que le Professeur expliquait ce qu'il attendait d'eux dans la serre et les mesures de sécurités.
Ils revêtirent bientôt leurs tabliers de jardinage et leurs gants. Des cache-oreilles posés autour de leurs cous tandis que le professeur les introduisait aux Mandragores. Après une demi-heure d'explications et les avoir averti de vérifier que leurs cache-oreilles étaient bien en place, les étudiants commencèrent à déraciner les plantes. Ou plutôt essayèrent
Il était confus, pensant qu'on ne leur enseignerait ce sujet que durant leur deuxième année, mais passa rapidement au-dessus de sa surprise. Tandis qu'il travaillait, son esprit s'égara à nouveau. Il repensa à toutes les manières d'utiliser des Mandragores.
Il pourrait déverser un tank complet de Mandragores dans une ville ou un village. Leur cri serait fatal à toute personne l'entendant sans protection. Les Parasites ne savaient rien de ces plantes et avant même qu'ils ne puissent réagir, ils tomberaient raides morts suite à l'exposition prolongée à ce bruit.
Par Merlin, s'il ne pouvait pas convaincre les banshees de crier sur les Parasites, il devrait planter et faire pousser ces plantes lui-même. Il avait déjà planifié de construire une serre dans le jardin, une fois installé au manoir de Mort. Peut-être que Mort l'aiderait à surveiller leur croissance pendant qu'il était à Poudlard ?
… Ce serait intéressant de voir s si ces plantes survivraient au contact de Mort... ou si elles allaient muter.
Après la fin du cours, avant laquelle quelques étudiants ne manquèrent pas de renverser et casser leurs pots, ils mangèrent un bout et se dirigèrent vers les dongeons. Comme il s'y attendait, les Serpentards les suivaient. Le prenaient-ils pour un guide pratique?
Au moment où ils s'asseyaient, Slughorn entra avec un sourire joyeux plaqué sur ses traits rondouillards. Il se présenta et demanda aux élèves de se mettre en binôme avec quelqu'un de l' autre maison; à l'horreur des Seprentards.
La journée continua dans une certaine torpeur, et au final ils se retrouvèrent tous dans leur lit respectif. Il massa ses joues afin de sentir ses muscles faciaux tendus revenir à la vie.
Ces derniers lui criaient leur rage à être traités comme ils l'avaient été tout au long de la journée. Sourire était la pire torture qu'il n'ait jamais eu le plaisir d'expérimenter. Plusieurs décennies sans bouger ces muscles pour autres chose que manger et parler – en ignorant les courts instants durant lesquels il avait souri de satisfaction – aurait le même effet sur n'importe qui. Que Morgane prenne ses lèvres en pitié.
"Crampes faciales?" demanda son compagnon reptilien d'un air amusé.
Marcaunon grogna et enfonça son visage dans les coussins, manquant au passage les regards amusés que partageait son serviteur avec l'un des papillons qui entouraient son lit.
….
Voici tout pour la première année, le prochain chapitre commencera directement à la deuxième.
Je m'excuse à l'avance, mais cette période de l'année est plutôt chargée, aussi les prochains chapitres prendront plus de temps à paraitre, et probablement à des intervalles irréguliers.
Vos commentaires sont, comme toujours, bienvenus et très appréciés (source de motivation à dire vrai)
À bientôt
