Helloooo…Joyeuses fêtes et bonne année ! Hélas ! C'est également la période du blocus et des examens, raison pour laquelle la parution des chapitres est un peu ralentie… Enfin, voici quand même de quoi vous mettre sous la dent pour les fêtes,
Contente de savoir que le dernier chapitre a bien fait rire certain d'entre vous ! Vous savoir heureux m'a rendu heureuse ! (Oh ! Je vais me faire pleurer !)
Bonne lecture
*Fourchelangue
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Poudlard III et…
Décembre 1958
Location: Poudlard
4ème année
« Bienvenu! Ave et Mia m'ont beaucoup parlé de toi. » Le salua Mme. Abbott tandis que Marcaunon sortait de la cheminée.
« Merci pour l'invitation, Mme. Abbott. » Il lui sourit et posa un baisé sur le dos de sa main par galanterie.
Elle rougit d'embarras, ce qui indiquait qu'elle ne devait pas être des plus habituées à l'étiquette des Sang-purs. Peut-être était-ce une Sang-de-bourbe qui avait épousé l'héritier de la famille Abbott? Les jumelles étaient donc la première génération de sang-purs.
« S'il-te-plait, appelle moi Jane. Mme. Abbott me donne l'impression d'être si vieille. Suis-moi; Je vais te montrer leur chambre. »
Il acquiesça et la suivit, tout en mémorisant l'agencement du manoir. Ce n'était pas aussi grand que le Manoir Malfoy, mais il était d'une taille plus que décente pour une famille de sang-pure blanche, en comparaison avec celui des Weasleys.
Justement, maintenant qu'il y pensait, il s'était toujours demandé quels sorts maintenaient le Terrier debout, et si l'habitat s'écroulerait sur lui-même si l'on en retirait ne serait-ce qu'un seul.
Il complimenta son hôte sur l'entretien du manoir, ce qui lui valut un 'Merci' entre quelques bégayements. Les jumelles tenaient beaucoup de leur mère, surtout la façon dont elles rougissaient quand elles recevaient des compliments.
Il sortit de ses pensées lorsque Mme. Abbott toqua à une porte peinte en rose. Pas n'importe quel type de rose; un rose fluo. Il regarda sa guide d'un air pouvant à peu près être traduit par 'Je suis supposé entrer là-dedans?'
Elle lui lança un regard 'Bien sûr'. Il prit une profonde inspiration et ouvrit prudemment la porte, comme si une créature se tenait de l'autre côté, prête à se jeter sur lui s'il se montrait trop brusque envers les occupants de la pièce.
Il se rappela soudainement avoir joué à un jeu nommé « Ju-on »* auparavant. Chaque fois qu'il ouvrait une satanée porte, une main ensanglantée en surgissait et tentait de l'attraper, ce à quoi il n'avait jamais pu retenir un cri de surprise et des mots…contestablement acceptables. Enfin, maintenir une image respectable était loin d'être sa première priorité quand il participait à ce jeu.
Juste quand il ouvrit entièrement la porte, une main surgit de l'ombre et saisit fermement son poignet. Il cria d'une façon plutôt féminine, – ce qu'il nierait dans le futur – et commença à agiter son poignet avec force tout en demandant, d'un air affolé, qu'on lui donne un couteau pour sectionner celui de son agresseur, au grand amusement, et à l'horreur, de Mme. Abbott.
« Marc! Marcaunon! Relax, c'est juste moi! » Mia rassura rapidement l'adolescent aux yeux rouges pris d'une crise hystérique.
Marcaunon aurait juré que son âme avait quitté son corps lors d'un court instant, tant il avait eu peur.
« Eh… Qui aurait cru que Marc était un tel froussard! » ria Hill tandis que Ave tapotait le dos de Marcaunon pour le réconforter.
Il n'aurait pas été effrayé s'il ne s'était pas souvenu de ce maudit jeu, d'abord! Tout ça à cause de cette maudite porte rose fluo! Franchement, qui peint sa porte avec du rose, de toute façon!? S'il devenait Premier Ministre un jour, il forcerait tout le monde à installer des portes coulissantes qui ne pourraient s'ouvrir qu'avec une baguette.
« Ok ça suffit les gars! Vous ne pensez pas qu'il est déjà assez pâle comme ça!? » les gronda Sprout.
Après seulement quatre ans à Poudlard, il avait considérablemnt changé. Il s'adoucissait avec l'âge, mais au moins il était sûr de ne plus être susceptible de réduire quelqu'un en morceau si cette personne le surprenait pas derrière.
« Bon, bon. Désolé pour ça. T'es si calme d'habitude, c'est difficile de te faire perdre ton sang-froid. Cest pas une excuse pour t'effrayer à ce point… Mais qui aurait cru que tu avais peur des fantômes! Je veux dire, il y en a plein à Poudlard! » S'exclama Hill.
« …J'ai participé à un jeu d'horreur une fois. En plus d'esprits prêts à t'attraper le bras dès que tu ouvrais une porte, il y en avait aussi qui rampaient sur le sol et sur les murs.» Murmura Marcaunon. Il s'assit entre les jumelles… juste au cas où.
« Ça semble assez effrayant… » dit McQuillen. « Q-Quel était l-le nom du jeu? »
Ju maudit On.
« Je ne m'en souviens pas. Je n'y ai joué qu'une seule fois. »
Il ne s'adoucissait pas, il se ramollissait! Maudits jeux d'horreurs et leurs attaques surprises. Maintenant il faudrait attendre longtemps avant qu'il n'ose rouvrir une porte manuellement à Poudlard. Le château était déjà assez angoissant en soi, surtout pendant la nuit… Comment allait-il faire maintenant pour ses escapades nocturnes!? Surtout, il éviterait l'entrée de la Chambre des Secret! Qui sait ce qui pouvait se glisser dans ces sombres tunnels… Brrrrrr.
1959
Location: Poudlard
4ème année, allant sur ses 15 ans
Il était en train de boire son chocolat chaud adoré, savourant le goût sucré, quand il fut grossièrement expulsé de son siège. Ceci causant le relâchement de ses doigts, causant l'ouverture de sa main, et résultant avec son poignet tordu dans un drôle d'angle quand il tomba dessus. Façon plus simple de décrire ce regrettable accident: il renversa sa boisson adorée, se brûlant au passage, et se cassa le poignet.
« Ah.. » Une voix derrière lui s'éleva en surprise. « Euh, ça va? C-C'était pas fait exprès, je le jure! »
Marcaunon se leva lentement et se tourna vers son interlocuteur. Celui-ci était un étudiant de Gryffondor, à en juger par sa cravate, semblant être à peu près du même âge physique que lui. Il haussa un sourcil et lança un regard vers son poignet cassé et sa boisson gâchée.
« J-Je vais te rembourser ta boisson! E-Est-ce que…c-c'est cassé? » bégaya le garçon tout en cherchant son porte-monnaie.
« Ça va. Puis-je savoir comment tu arrives à pousser par accident une personne assise – sur un long et large banc – dans un espace très vaste et peu peuplé? » Lui demanda-t-il poliment en tentant de garder un sourire sur son visage.
"Tentant" était le mot clé. Il devait plutôt avoir l'air d'être constipé ou sur le point de commettre un homicide.
« Eh bien.. euh… Tu vooiiis.. Euh mes amis… et moi on voulait … on-on se demandait si tu voulais te joindre à nous? » Il rit d'un air gêné tout en se frottant la nuque. Son visage était complétement rouge quand il posa les yeux sur Marcaunon.
Il en eu des frissons.
Il résista à l'envie d'étrangler le garçon. Poudlard n'offrait pas de chocolat chaud et l'unique maudite occasion qu'il avait de profiter de ce plaisir chocolaté était pendant les sorties à Près-Au-Lard. L'UNIQUE.
« J'adorerais, » Le garçon sourit. « Mais je dois me rendre chez Madame Isabelle pour qu'elle arrange mon os. »
Le garçon eut l'air déçu.
« Ah… Je suis désolé! Je-Je courais à toute allure et je n'ai pas pu m'arrêter. Euh… désolé! »
« Non non. Ça nous arrive à tous d'être maladroit de temps en temps. » Marcaunon secoua sa main intacte. « Je devrais y aller. »
« La semaine prochaine alors ? »
« Désolé, mais mes amis et moi avons déjà prévu… »
« Et la semaine suivante? » intervint le jeune lion, les yeux pleins d'espoir.
« Ne. M'interrompt. Plus. Jamais. » Il insista bien sur chaque mot tout en haussant légèrement la pression de son aura magique.
Le jeune lion donna l'impression d'être sur le point de s'évanouir, mais redressa ses épaules et fit preuve de courage – ou de stupidité – en ouvrant à nouveau la bouche.
« Désolé mon pote! C'est la façon de parler chez les Gryffondors. Hahahaha… » Il n'était pas SON POTE!
« Ecoute. Mon poignet commence vraiment à me faire souffrir… alors si tu veux bien m'excuser… » Il se dirigea rapidement vers une ruelle vide, et transplana une ruelle plus loin.
Il frappe sa tête contre le mur pendant cinq bonnes minutes avant de remettre son os en place et de nettoyer sa robe. Juste au moment où il s'apprêtait à transplaner à nouveau, une main enserra son avant-bras, l'arrêtant dans son élan.
Il se tourna, prêt à évacuer sa frustration sur l'inconscient, mais se figea de surprise.
« …Qu'est-ce que tu fais dans un endroit pareil, Mort? » Siffla-t-il doucement à l'individu encapuchonné.
« N'est-ce pas l'opportunité idéale de LE ramener en ce monde? » Mort relâcha son bras mais resta dans son espace personnel. L'être n'avait aucun scrupule à entrer dans la bulle personnelle des gens.
« Q-Quoi? Tu es fou ou quoi!? Par Merlin, je n'ai que quinze ans. » Il retira ses lunettes et entreprit de se frotter l'arête du nez en signe d'exaspération. Pourquoi était-ce si difficile de déguster tranquillement sa boisson préférée?
Mort l'ignora et claqua des doigts. Sa robe scolaire fut remplacée par un modèle rouge foncé plus élégant, avec des rayures noires et des chaussures apparurent à ses pieds auparavant déchaussés, à son plus grand chagrin. Les changements effrayèrent ses papillons qui s'éloignèrent un peu.
« Qu'est-ce que tu fais Nom de…? » Il grinça des dents.
« Le bar est juste un peu plus loin. » Déclara Mort tout en poussant son maître en direction du lieu mentionné.
Marcaunon lu l'insigne à l'entré; Saoulcier. Qui avait donc nommé cet endroit? Les sorciers n'avaient vraiment aucun gout en ce qui concernait les noms des magasins, ou des livres, ou des écoles, ou… de n'importe quoi en fait.
Il soupira et voulu remettre ses lunettes en place, mais Mort les lui prit des mains. L'entité lui lança un regard 'ces-lunettes-sont-affreuses' auquel il répondu en tirant la langue, gravement insulté. Il soupira – ça lui arrivait souvent ces derniers temps – encore une fois et entra dans le bar la tête haute.
D'après les apparences, la plupart des occupants étaient des sang-purs. Il observa son entourage avant de se diriger vers un tabouret vide devant le bar.
« Que puis-je vous servir, monsieur? » demanda poliment le barman.
« Le plus fort de ce que vous avez, XXL. » Le barman haussa un sourcil élégant mais alla tout de même préparer sa commande.
Il s'appuya contre le contoir et serra fermement sa baguette en main. Juste au moment où il s'apprêtait à jeter un sort pour trouver un sorcier assez puissant, un homme avec des cheveux châtains en désordre et des yeux noisette vint s'assoir à côté de lui. Il était plutôt bien formé et semblait être dans la trentaine, mais avec les sorciers, l'âge était toujours difficile à estimer avec certitude. Ils vieillissaient plus lentement que les Parasites. Surtout s'ils étaient puissants.
L'homme passa commande et se tourna vers Marcaunon.
« Tu n'es pas trop jeune pour consommer de l'alcool ? » Dit l'homme, sa voix d'un profond baryton.
Marcaunon haussa un sourcil et prit une gorgée assez longue de son verre pour que cela réponde à la question.
« L'apparence d'un sorcier n'est pas toujours fidèle à son âge réel. » Dit-il doucement.
« Une bonne génétique et Magie t'ont gâté dans ce cas. » L'homme but une gorgée avant de continuer. « Puis-je connaitre ton nom? »
« La politesse ne veut-elle pas que quelqu'un se présente en premier avant de demander le nom de quelqu'un d'autre? »
L'homme rit doucement et sourit d'un air séduisant à Marcaunon.
« Pardonne mes effroyables manières. Tu peux m'appeler Charlie. »
« Enchanté. Et tu peux m'appeler Markos. » Charlie prit la main de Marcaunon pour placer un léger baiser sur son dos
« En…chanté, en effet. » Il offrit un sourire en coin à Marcaunon mais ne lâcha pas sa main. « Tu viens souvent par ici? »
Il sourit poliment tout en tentant de libérer sa main de la poigne de l'homme. Celle-ci ne céda pas.
Par Merlin!
« Non. J'en avais juste entendu parler. Il parait que cet établissement est un endroit idéal pour trouver de quoi se divertir. »
« En effet. Moi-même, je viens souvent ici pour profiter des nombreux divertissements. »
« Oh? Et de quelle sorte de divertissement… profites-tu ? »
Charlie prit son verre et en but une longue gorgée.
« Aimerais-tu vraiment le découvrir? »
« Tu pratique ton hobby avec tous ceux que tu rencontres dans ce bar? »
« Seulement avec ceux qui en valent la peine. » L'homme observa son corps. Marcaunon frissonna de dégout mais Charlie sembla se méprendre et commença à masser la main de Marcaunon. Celui-ci se sentit soudainement étrangement mal dans sa peau.
Leur conversation – du flirte d'un côté – continua encore une bonne heure pendant laquelle Marcaunon but l'équivalent de l'abreuvoir d'un éléphant. Il se fatiguait des allusions peu subtiles de l'homme. Une fois bien au chaud dans son lit à Poudlard, il comptait bien tuer Mort…même si cela pourrait s'avérer assez compliqué.
Charlie fit un signe au barman, et reçut une clé avant de le mener à l'étage. La pièce était de taille moyenne, avec une salle de bain adjacente et un lit de taille…extra large. La chambre était peinte dans les couleurs de Gryffondor, et il se demanda si elle avait été décorée spécialement pour Charlie – il avait deviné assez facilement que l'homme était un Gryffondor – ou si toutes les chambres étaient colorées de rouges éclatant et d'or brillant.
Il s'excusa et entra dans la salle de bain. Comme il s'y attendait, Mort l'y attendait.
« Je suis agréablement surprise de constater que mon Maître sait comment se trouver un partenaire de couche. » Dit-il d'un air mi moqueur, mi solennel. « Ils grandissent si vite. »
« … Ne sois pas si stupidement sentimental... Je ne pense pas en être capable. » Il s'appuya contre la porte, glissa au sol et prit son visage entre ses mains.
« Vous le pouvez, Maître. Vous-même étiez un Gryffondor autrefois. »
Il se leva, tremblant, avec l'aide de son serviteur.
« Mort… Le choixpeau voulait m'envoyer chez Serpentard… »
« Eh bien, vous avez tout de même fini chez Gryffondor. Alors rassemblez ce qu'il vous reste de bravoure et allez-y. »
Il lança un regard étrange à Mort.
« Mort? »
« Oui Maître? »
« Le sol tremble. »
« Le sol est parfaitement stable, contrairement à vos jambes. »
« Je ne peux pas faire ça! C'est trop! Je sens… non, je ne m'évanouirais pas! C'est .. eurgh! Je vais vomir… »
« Reprenez-vous, Maître, cette expérience ne devra pas être répétée si vous n'en ressentez pas l'envie. » La voix de Mort était étonnement douce.
« Tu n'es pas celui qui va avoir le morceau de viande de quelqu'un planté au fond de ton cul, Mort! » cria-t-il, au bord de l'hystérie. Il se couvrit les yeux avec ses paumes, complétement angoissé. « Je n'ai jamais essayé de trouver du plaisir dans quoi que ce soit de nature sexuelle auparavant… après ce qu'il s'est passé dans les laboratoires. »
Autant pour garder son calme. Il n'avait plus eu aucune relation sexuelle depuis des siècles. Ces scientifiques s'étaient assuré qu'il ne le voudrait pas. Même sa main n'avait plus eu aucun contact avec son membre. La seule idée d'être… pénétré l'emplissait d'effroi.
« Si l'organe sexuelle d'un mortel entrait dans mon corps, l'objet en question tomberait – littéralement – mais si vous voulez vraiment que je… »
« Non, ça va! Je ne veux pas, et n'ai surtout pas besoin de visualiser cette scène, merci beaucoup. »
Mort soupira et secoua la tête.
« Si vous avez terminé votre crise, j'ai encore du travail qui m'attend. Les mortels ne vont pas cesser de mourir juste parce que je prends une courte pause. Si vous voulez bien m'excuser, Maître… »
« T-tu t'en vas!? Tu ne peux pas me laisser seul ici! » Marcaunon attrapa la manche de Mort; comme un enfant s'agrippant aux jupes de sa mère.
« Au contraire, Je ne souhaite pas … assister à votre copulation. »
« Pas besoin d'être aussi direct. Laisses tomber. »
Il eut un moment de silence avant que Mort ne manifeste un son d'impatience.
« Eh bien? »
« Uhm… c'est… juste que… »
« Oui? »
« Il ne va pas m'éventrer afin de serrer mon rectum pour intensifier son plaisir, si? » dit-il rapidement. « Ou me couper les deux bras pour s'assurer que je sois impuissant, et qu'il puisse insérer toute sorte d'objet dans…? Ou… »
« Non Maître. Il n'est pas Eux. Il ne fera rien de plus que de vous mettre encein…te. »
« Alors… je ressentirai du… plaisir? » Marcaunon détestait la faiblesse de sa voix.
« Cela dépend du talent de votre partenaire… ou du manque de celui-ci. »
« De mon partenaire? Je pensais que tu n'avais jamais… »
« Biensur que je l'ai fait, mais pas avec ce corps. Enfin, je m'éloigne du sujet… »
« Ah ! Tu viens de piquer ma curiosité. »
« Vous ressentirez du Plaisir ou de la douleur selon l'expérience de votre partenaire, ses connaissances, son âge et peut-être sa taille. » Continua Mort comme si son maître ne l'avait jamais interrompu.
« Pardon? » Il cligna des yeux.
« Par exemple, la personne que vous avez choisi est assez jeune et, je suppose, plutôt hétérosexuel. »
« Mais tu n'en es pas sûr… »
« En fait, je puis assurer avec certitude que l'homme qui vous attend dans la pièce voisine est hétérosexuel. Vous serez le premier homme avec qui il aura une expérience. Il y a donc une forte probabilité que vous ressentiez un certain inconfort. »
« Je devrais peut-être attendre un an ou deux de plus et… »
« Vous avez connu pire. »
"Je le sais, d'accord! Mais je n'ai même pas passé mes quinze ans! Youhou, mineur, juste ici!"
« Techniquement, vous avez 177 ans, mais bon. Maître, tôt ou tard vous devrez faire face à vos peurs. Pas toutes à la fois, mais une par une. »
« Pourquoi c'est moi qui dois porter le fœtus, en plus !? » Etre celui qui pénétrait était mieux qu'être celui pénétré. Même s'il n'avait jamais eu l'occasion d'insérer son membre dans qui que ce soit, il estimait qu'être celui en charge valait mieux que de subir l'intrusion.
Attendez… est-ce que cela voulait dire qu'il était encore puceau à 177 ans? Wow.
« Nous en avons déjà parlé, Maître. » Mort semblait légèrement exaspéré.
« Alors explique moi tout cela à nouveau s'il-te-plait, parce que mon cerveau n'a rien enregistré. »
« … vous devez porter le bébé parce que une fois le corps créé, vous devrez être celui qui lui insufflera son âme. Et puisqu'une pièce de la même âme vous a accompagnée pendant dix-sept ans, elle vous fera assez confiance pour être placée dans un corps qui partage votre sang. »
« J'ai quelques doutes, mais très bien! Néanmoins tu devras rester avec moi et me supporter moralement! »
« Comme je vous l'ai déjà dit, je ne souhaite pas assister à la conception de mon future filleul. »
Sur ce, il disparut sans un mot de plus.
« Traître! » cria-t-il et se mit à ruminer avant de se souvenir de l'homme de l'autre côté de la porte, qui devait déjà avoir patienté quinze bonnes minutes.
Il entra dans la chambre et fut surpris de voir Charlie, debout et l'air hagard. Mort avait dû s'attendre à ce qu'il soit nerveux (euphémisme), et ait besoin de temps pour se préparer mentalement. L'entité avait donc plongé son futur partenaire dans une trance. Plutôt pratique comme petit tour.
Charlie sortit de son mode veille, et l'observa. Marc lui offrit un sourire forcé en retour.
Il fut bientôt attiré contre une poitrine ferme et on l'embrassa fougueusement sur les lèvres. Marcaunon résista à son envie de vomir et ouvrit la bouche pour en dégager l'entrée. Tandis qu'une langue s'attelait à explorer tous les recoins de sa cavité buccale, Charlie le poussa en arrière et il tomba sur le lit.
Un corps fut bientôt au-dessus de lui et des mains commencèrent à le caresser, ce à quoi il ne put réprimer un frisson de dégoût, ce qui sembla encourager encore davantage l'homme au-dessus de lui. Marcaunon pouvait sentir le membre dur et long de l'homme entre ses cuisses, et dû serrer les poings pour se retenir de pousser son partenaire hors du lit.
Au moins Charlie n'était pas un adepte du SM.
[Scène de sexe supprimée*]
OOOO
Charlie repris rapidement ses esprits et grogna de satisfaction en étirant ses muscles. Il profita un moment de cette sensation de béatitude, avant de se souvenir de la réservation qu'il avait faite dans un restaurant chic pour sa femme et lui à l'occasion de leur anniversaire de mariage.
Il regarda l'heure, jura à voix basse et se mit à la recherche de ses vêtements.
L'homme aux yeux noisette jeta un coup d'oeil à son coup d'un soir, et ne put s'empêcher d'être fasciné par la vision qui s'offrait à lui. Le jeune homme avait un visage magnifique, et était entouré d'une aura d'innocence irrésistible quand il dormait. Son corps était petit et délicat, mais fermement musclé. Charlie pouvait estimer la taille du jeune homme à plus ou moins 165cm. Assez petit pour quelqu'un qu'il pensait être au début de sa vingtaine.
Ses cheveux étaient étalés sur le cousin comme un halo autour de son visage, quelques mèches noires reposaient sur des joues rosées suite à leurs activités, et les lèvres irrésistibles du jeune homme étaient légèrement entrouvertes. Sans oublier la pâleur de la peau de son partenaire. Il avait été facile de marqué cette poitrine et ce coup d'albâtre.
Il ressenti le besoin d'embrasser et de continuer à profiter de son compagnon nocturne, mais il y résista.
Charlie secoua la tête et grogna en sentant son membre se durcir à nouveau quand il se souvint de la délicieuse sensation qu'il avait éprouvé une fois profondément enfoncé dans le délectable derrière du jeune homme. Il termina rapidement de s'habiller et vérifia que rien sur lui ne pourrait révéler son infidélité.
Puis il prit sa baguette et la pointa vers la tête du jeune homme.
« Tu étais un bon coup, mais ma femme me tuera si elle découvre notre petite aventure. Pas de rancune, d'accord? Oubliette. »
L'homme rangea sa baguette et se pencha pour voler un dernier baisé (il ne pouvait pas y résister!) au jeune homme avant de transplaner.
OOOO
Lorsque Marcaunon se réveilla, son arrière-train le faisait souffrir et il dû chercher dans ses souvenirs pour trouver une explication. Il s'assit brusquement, cria de douleur et retomba dans le lit, pour ensuite se souvenir de ce qu'il s'était passé dans ce même lit et grogner
Il ferma les yeux et commença à ordonner mentalement sa mémoire, remarquant ce faisant une anomalie dans celle-ci. Il inspecta l'anomalie un instant et serra ses dents de rage. Quel toupet cet homme, d'oser tenter d'effacer sa mémoire! Il hésitait toutefois entre déception et satisfaction face au fait que le sort n'ait pas fonctionné.
Non, en fait, il était bien content d'avoir ses souvenirs intacts. Il en profiterait pour faire chanter cet homme et menacer sa famille s'il le recroisait un jour. Nah!
Il expulsa la magie étrangère et reprit la tâche de caser tous les souvenirs de cette nuit dans une boite et de la cacher dans les tréfonds de son esprit. Après un immense effort de concentration, il ouvrit les yeux et constata que sa vision était quelque peu brouillée par des larmes.
Marcaunon n'essaya même pas de les retenir, tout comme il n'essaya pas d'étouffer les sanglots qui lui échappèrent.
Il était dégouté de lui-même. Il se sentait sale. Il avait l'impression d'avoir bafoué toutes ses convictions. Ne voulant pas tomber plus profondément dans la dépression, il réorienta la direction de ses pensées...
« … Attend un peu… Comment je vais faire à l'école si je suis enceint(e)…? » L'adolescent aux yeux écarlates prit une poignée de cheveux en main et tira dessus. Comment avait-il pu passer à côté d'un aussi gros détail!?
…
Mini Voldi ne va plus tarder à apparaître… Ah ! ah !
J'espère que vous avez aimé comme toujours, n'hésitez pas à m'envoyer vos appréciations, vos avis, ou à me poser des questions si nécessaire (précisez si vous voulez une réponse en PM ou commune au début du prochain chapitre)
See you soon !
* « Ju on » est l'équivalent de « Grudge », je ne sais pas si vous avez vu le film, mais âmes sensibles s'abstenir.
*Scène sex enlevée par l'auteur original dans la version révisée et postée sur AO3 (si vous voulez, elle se trouve sur la version présente sur Fanfiction)
