Attention : dans mon autre fic, on m'a signalé que je n'avais pas traduis le nom de Voldemort. En effet, j'ai gardé le nom de Tom Marvolo Riddle plutot que Tom Elvis Jedusor... c'était par inattention. Donc, j'y ai réfléchi pour cette fic et... non, décidément, je ne m'y fait vraiment pas. Ayant découvert et lu les HP en anglais, j'identifierai toujours le jeune voldi avec le premier nom (que je trouve d'ailleurs beaucoup plus classe). C'est un choix que j'assumerai. J'espère que cela ne vous dérangera pas trop, même si ce nom ne sera pas souvent utilisé dans cette fic étant donné que Marc/Harry va le rebaptiser, mais je préférais vous prévenir à l'avance.

Bonne lecture

*Fourchelangue

..

Poudlard IV

1959

Localisation: Orphelinat de Wool

4ème-5ème année

Le son familier d'une chouette toquant à la fenêtre se fit entendre et la personne emmitouflée dans la couette épaisse grogna. Une touffe de cheveux noirs en bataille apparue tout d'abord, suivie d'un visage, puis de bras qui abaissèrent la couverture.

Marcaunon grogna à nouveau lorsqu'il fut aveuglé par la lumière éclatante du jour. Il était beaucoup trop tôt – d'après lui – pour se réveiller alors qu'il n'y avait pas école. Il se tourna vers la chouette et lui lança un regard noir quand celle-ci attaqua avec une nouvelle vigueur, et sans aucune pitié, la vitre. Si celle-ci se brisait, il était certain que Mme. Cole piquerait une crise.

« J'arriveeeeuuuu…stupide piaf. » Marmonna-t-il avant de se glisser maladroitement hors de son lit.

Il ouvrit la fenêtre et décrocha la lettre accrochée à la patte de l'oiseau.

Mr. M. Gaunt

Chambre 27

Orphelinat de Wool

L'emblème de Poudlard était dessus. Marcaunon l'ouvrit avec précaution

Cher Mr. Gaunt;

Nous avons le plaisir de vous annoncer que vous avez été choisi pour assumer le rôle du préfet de cinquième année des Poufsouffle. Vos résultats scolaires démontrent votre capacité de réflexion et votre calme dans les situations problématiques, une habilité à guider vos compagnons, et la persévérance si appréciée chez les poufsouffles.

Nous sommes convaincus que vous resterez un modèle pour vos camarades et n'aurez aucun problème à assumer la responsabilité qui vous aura été confiée. Vous trouverez ci-joint votre badge de préfet, que vous devrez porter à tout moment.

Toutes mes félicitations.

Bien sincèrement,

Herbert Beery

Responsable de la maison de Poufsouffle

Il retourna l'enveloppe et un badge en tomba. Il sourit et poussa la chouette dehors. Celle-ci hulula pour marquer son mécontentement mais s'envola. Il semblerait que son jeu d'élève modèle avait porté ses fruits au final.

Il caressa son ventre maintenant légèrement arrondi, ce à quoi le foetus répondit par quelques coups bien placés. Il sourit d'un air tendre et rigola. Depuis qu'il lui avait inséré son âme, le petit être en lui envoyait des coups chaque fois qu'il passait sa main sur son ventre.

Apparemment, IL devenait plutôt impatient, cloîtré dans cet espace confiné. Marcaunon avait presque pitié de LUI, d'être conscient alors qu'il n'était pas encore né. Mort prétendait que c'était un malencontreux accident. Il n'ne croyait pas un mot. Mort de faisait jamais d'erreur. L'Entité devait être plus rancunière qu'il ne l'avait pensé, et faisait payer à Riddle le coup des horcruxes.

1960

Localisation: Poudlard

5ème année

Il était le seul confortablement installé dans le grand Hall, temporairement transformé en salle d'examen. Ses six compagnons étaient assis en rang en face de lui, mais il pouvait clairement voir leur stress par leur posture crispée.

Les élèves des autres maisons, également disposés en rang, laissaient aussi apercevoir leur nervosité; certains mordillaient leur plume, d'autres tapaient du pieds. Il secoua la tête doucement et attendit que sa feuille apparaisse.

Il passa une main sur son ventre maintenant bien rond (couvert par des couches et des couches de glamour apposées par Mort-même) et espérait que Mort lui ferait au moins un massage des pieds ou des chevilles plus tard. Ses pieds le faisaient atrocement souffrir. Comment Molly Weasley avait-elle supporté la maternité sept fois de suites, il ne le saurait jamais.

Son respect pour la gente féminine avait triplé depuis son calvaire. Que Hécate les bénisse.

Une autorité des Examens Magiques annonça le début des B.U. avant que le parchemin n'apparaisse par magie – littéralement – sur leurs bureaux. Il décela un sort anti-triche sur la plume qu'on lui avait donnée, sur son bureau, sur sa chaise, et sur les parchemins. Seraient-ils un peu suspicieux…?

Il parcouru les questions avant d'y répondre sans s'arrêter et sans hésitation. Il avait développé une mémoire photographique à force de travailler sur les papiers de Mort. Un surveillant remarqua son écriture continue et vint se placer derrière lui afin de vérifier qu'il ne trichait pas.

Il ignora le fonctionnaire et continua. En dix minutes, il avait fini et posait sa plume. Le surveillant ne tenta même pas de cacher son air effaré quand il lui remit les parchemins. Il vit, en quittant le hall, qu'il le lisait déjà.

La majorité des serdaigles étaient dans le déni et il savait, sans même regarder dans leurs esprits, qu'ils pensaient qu'il avait écrit des réponses au hasard. Il ferma la porte derrière lui et se dirigea vers les dortoirs. Mort serait obligé de masser ses pieds, point à la ligne. Il n'en pouvait plus.

Les deux semaines continues de .BU. se déroulèrent de la même façon dix minutes pour la théorie était tout ce dont il avait besoin, et la pratique ne lui posait pas non plus grand problème.

1960

Localisation: Orphelinat de Wool

5ème-6ème année

À nouveau, le son singulier d'un claquement de bec contre la fenêtre se fit entendre. Ses hormones lui donnaient l'impression d'être sur une montagne russe émotionnelle, et il n'hésita pas à ouvrir violement la fenêtre et à attirer le piaf à l'intérieur à l'aide de sa magie. L'oiseau émit un son aigu, de peur, mais il n'y prêta guère attention.

Il détacha et voulu prendre la lettre avec une tentacule magique. Juste au moment où la lettre lui parvint, sa magie déferla sur l'oiseau. Ce qui résulta en une explosion de confetti… ou pas.

L'oiseau explosa comme un ballon de baudruche, son sang allant s'étaler sur les murs, la fenêtre, la porte, son armoire et son lit. Marcaunon lui-même n'évita d'être aspergé que grâce au bouclier magique qu'il portait en permanence. Il maudit ses hormones en folie pour l'effet qu'elles avaient sur son contrôle. Même Mort avait décidé de rester loin (très loin) de lui quand il avait commencé à éclater en sanglots et à pleurer à tout moment, sans aucune raison.

Sans oublier ces maudites envies soudaines. Une fois, il avait demandé à Mort de lui amener une glace au fromage. Ça n'aurait pas été si terrible s'il n'avait pas ressenti le besoin d'y ajouter du saumon et des pêches. Il n'avait même pas prit la peine de se demander si ses papilles gustatives pourraient supporter une telle explosion de saveurs, se contentant de savourer ce dont il avait rêvé toute la journée.

Il lut la lettre qu'il tenait en main.

Mr. M. Gaunt

Chambre 27

Orphelinat de Wool

Il l'ouvrit en fronçant des sourcils. Ces stupides lettres ne cessaient de lui rappeler qu'il séjournait encore dans ce maudit orphelinat. Maudite lettre. Maudite école. Qu'ils aillent tous en enfer.

Poudlard, Ecole de Sorcellerie

RESULTAT DES TESTS DE SORCELLERIE ELEMENTAIRE

Notes de réussite:

Optimal [O]

Effort Exceptionnel [E]

Acceptable [A]

Notes d'échec:

Piètres [P]

Désolant [D]

Troll [T]

Marcaunon Seirios Gaunt a réussi les BUSE portant sur les matières suivantes:

Anciennes Runes – O

Arithmancie – O

Astronomie – O

Soin des créatures magiques – O

Sortilèges – O

Défense contre les forces du mal – O

Divination – Non suivi

Botanique – O

Histoire de la magie – O

Etudes moldues – Non-suivi

Potions – O

Métamorphose – O

Directeur: Albus Percival Wulfric Brian Dumbledore

(Ordre de Merlin de première catégorie, Grand Sorc, Chf Warlock.

Il rangea les résultats de ses BUSEs dans sa valise et s'étira. Il était satisfait de ses prestations, et toute note inférieure eut été une terrible humiliation. Bon, il était temps d'aller déjeuner… mais d'abord, un petit nettoyage de ses quartiers s'avérait nécessaire.

1er Septembre 1960

Localisation: Gare de King Cross Voie 9¾

6ème année

Le jour de quitter cet horrible orphelinat était enfin venu. Marcaunon, avec ses bagages miniatures dans sa poche, Mort sous sa forme de Black Mamba enroulé autour de lui sous ses robes, et ses papillons dans les cheveux, s'avançait vers le Poudlard Express.

Il faisait de son mieux pour afficher une démarche aussi élégante que d'habitude, mais ses chevilles gonflées lui rendaient la tâche difficile. Il aurait été tentant de simplement se dandiner jusqu'au train, mais son égo le lui interdisait.

Il aurait souhaité accoucher au terme de neuf mois, mais hélas, une grossesse masculine prenait plus de temps. Sa petite astuce, de flotter à un millimètre du sol, était inutilisable étant donné le peu de contrôle qu'il avait sur sa magie. Par exemple, s'il s'aventurait à essayer de jeter le sort Lumos, il y avait de fortes chances qu'il ne parvienne qu'à aveugler tous ceux autour de lui. Et il n'allait pas prendre le risque de se faire exploser juste pour apaiser ses maudites chevilles.

Son respect pour les femmes avait vraiment augmenté, elles se trouvaient presque au sommet de sa liste "à respecter". Si jamais il devenait Premier Ministre, il créerait une loi qui obligerait les gens à traiter les femmes enceintes comme des déesses.

Heureusement, il était arrivé en avance. La plupart des wagons étaient vides, il put donc se diriger vers le plus proche. Juste au moment où il s'asseyait – ses chevilles en pleuraient de joie – la porte s'ouvrit, à sa grande exaspération; C'était l'attrapeur de troisième année de jadis – maintenant un septième année, et capitaine.

« Gaunt. » Le capitaine fronça les sourcils.

« Snuggerud. À quoi dois-je ce déplaisir? » dit-il avec une grimace. Contrairement à ses camarades de chambré, le capitaine s'était toujours méfié de Marcaunon.

« Tu es dans le mauvais wagon. C'est le mien celui-ci. »

« Peut-être est-ce toi qui es dans l'erreur. Je n'ai pas vu ton nom sur la porte, ni sur aucun de ces sièges. »

« Je m'assois ici depuis ma première. Ne pense pas que tu sois assez spécial pour que l'on te laisse voler impunément le compartiment de quelqu'un d'autre.»

« Ecoutes, tu pourrais être né dans ce compartiment-même, je n'en aurais toujours rien à faire.»

Snuggerud lui lança un regard noir, mais Marcaunon resta impassible. Le capitaine fit un pas menaçant en avant mais s'arrêta quand ils entendirent des voix qui se rapprochaient.

« Là, là! J'ai trouvé Marc, les gars! » Il reconnut la voix de son camarade, Risa Edeson.

Elle s'avança vers lui, avec autant de grâce que ses bagages encombrantes le lui permettaient. Elle poussa le capitaine, sans aucune considération, et vint s'assoir à côté de lui. Leurs autres compagnons Poufsouffle les rejoignirent rapidement.

« Qu'est-ce que Snuggerud fait ici? » demanda Walker en s'asseyant.

« Aucune idée. Il était sur le point de s'en aller, n'est-ce pas? » Marcaunon sourit à la personne concernée.

Snuggerus lui lança un regard maintenant meurtrier avant de partir, sans oublier toutefois de bien claquer la porte derrière lui. Ils sursautèrent au bruit retentissant, mais n'y prêtèrent pas plus d'attention; ils étaient habitués à sa mauvaise humeur quand Marcaunon était dans le coin.

« Devines quoi!? Pomona a été choisie comme préfète.» annonça gaiement Mia. Sprout rougit et les remercia quand ils la félicitèrent.

« Je paris que Marc est le préfet male des Poufsouffle.» Ajouta sa jumelle sur le même ton.

Ils se tournèrent tous vers lui et il acquiesça. Ils le félicitèrent et demandèrent à voir ses résultats.

Il sortit le parchemin et le donna à Walker.

« Q-q-q-quoi! Par la barbe de Merlin! » s'exclama Walker.

« Hmm? Qu'est-ce qui ne va pas? » demanda McQuillen, confus.

Walker ignora sa question et fit passer le parchemin. Les yeux de McQuillen faillirent sortir de leurs orbites avant que l'une des jumelles ne s'empare du parchemin. Elles hoquetèrent de surprise, et bientôt tout son petit groupe eut pris connaissance de ses notes.

« Comment, par la testicule gauche de Merlin, as-tu réussi à obtenir dix Os!? » s'écrièrent les jumelles d'une même voix.

Il haussa les épaules. Il aurait été vraiment frustré si une Je-sais-tout bouclée y parvenait et pas lui.

Ils échangèrent leurs propres notes pendant qu'il observait le paysage par la fenêtre.

Sprout l'informa ensuite qu'on les attendait dans le compartiment des préfets pour les briefer sur leur tâche, et décida de l'y trainer. Ses pauvres chevilles souffraient à nouveau, et il grogna.

« Par Merlin, Marc, tu as pris du poids? » lui demanda l'adolescente potelée en le tirant dans le couloir.

« … Tu me trouve gros!? » s'écria-t-il. « Je ne suis pas gros! Je suis un garçon en plein développement! Ce n'est que du muscle je te dis, du muscle! Par contre toi… » Oh, maudites hormones! «Désolé, je suis juste fatigué.»

Elle lui lança un regard inquiet, et légèrement irrité, mais accepta son excuse pathétique.

Il devrait annoncer à l'équipe de Quidditch qu'il ne jouerait pas cette année. Comment pourrait-il voler dans de telles conditions? Il semblerait que les blaireaux devraient se montrer un peu plus féroce vu qu'il ne serait pas là pour mettre leurs opposants hors-jeu.

OOOO

Marcaunon remuait et roulait dans son lit, tentant en vain de trouver une position confortable.

Après une bonne demi-heure, il abandonna et se rendit dans la salle commune. Il s'installa dans son vieux fauteuil taupe préféré près de la cheminée et soupira.

Perdu dans ses pensées, Il sursauta quand quelqu'un vint s'asseoir sur le fauteuil voisin. Ils s'observèrent avant que Marcaunon ne décide de briser le silence.

« Pourquoi tu n'es pas au lit? »

« Je n'arrivais pas à dormir. J'ai pensé que me relaxer dans la salle commune me ferait du bien. Et toi?»

Marcaunon ignora la question, s'attelant plutôt à étudier l'adolescent.

Son visage était entouré d'épais cheveux blond, descendant jusqu'à son menton, et il avait les yeux bruns. Ses traits aristocratiques se retrouvaient chez de nombreux enfants sang-purs: des pommettes hautes, un visage angulaire, et un nez droit. Assez beau, mais pas au niveau des Malfoy ou des Black.

Marcaunon parcouru son carnet mental afin de retrouver le nom de son ainé, mais ne parvint qu'à dénicher son nom de famille. Il n'était pas fier de s'avouer que c'était à cause de la présence très faible du garçon qu'il l'avait oublié.

Estimant qu'il serait impoli de garder le silence plus longtemps, Marcaunon sourit lentement. Un sourire à peine visible, mais un sourire quand même.

« Un peu d'agitation. Je suis sûr que ça me passera. Aimerais-tu boire quelque chose, Macmillan? »

Le blond pencha sa tête sur le côté, curieux, mais acquiesça avec un sourire confus.

« Du lait chaud…? »

« Whisper. »

Un pop se fit entendre, surprenant l'ainé. Ils se tournèrent tout deux vers l'elf de maison.

« Pourrais-tu nous apporter deux verres de lait chaud, s'il-te-plait? » demanda poliment Marcaunon.

L'elf, Whisper, les fixa de ses grands yeux globuleux – se demandant peut-être pourquoi ils étaient encore réveillés passé minuit – et hocha la tête. Un « pop » et elle disparut, retournant seulement quelques secondes plus tard avec deux verres de lait. Ceux-ci flottèrent jusque dans leur main.

« Jeune Maître Marcaunon désire-t-il autre chose? » demanda l'elf

« Ce sera tout, merci. » La créature émit un petit bruit et rougit lorsque Marcaunon lui offrit un sourire éclatant, et disparu.

« On peut appeler les elfs de maison? » chuchota Macmillan tout bas, plus pour lui-même, l'air ébahi.

« Techniquement non. »

« Hein? » Marcaunon grimaça intérieurement. Il se prétendait de sang-pur? Qu'il dise au moins "Pardon" ou quelque chose d'autre que cette pathétique exclamation.

« Tu dois fournir un rapport avant de leur demander quoi que ce soit. »

« Vraiment? Je ne savais pas. »

« La plupart des habitants de ce château ignorent que ce sont les elfs de maison qui sont en charge de la cuisine. »

Ils burent tranquillement leur boisson et continuèrent à bavarder. Le sourire de ne disparut jamais, et le garçon fit preuve d'un débit de parole impressionnant. Peu de temps après, Macmillan se retira, disant qu'il était fatigué. Ils se souhaitèrent bonne nuit et Marcaunon regarda le garçon s'en aller.

« Whisper. »

L'Elf apparut, s'inclina et lui demanda s'il avait besoin de quoi que ce soit.

« S'il-te-plait, apportes moi un bocal de cornichons, un bol de chocolat fondu, de fromage et de sauce épicée. »

Whisper lui lança un regard étonné mais fit ce qu'il lui était demandé. Il le remercia avant de tremper un cornichon dans chacun des bols et de le déguster. Ses envies devenaient de plus en plus étranges.

31 Décembre 1960

Localisation: Dormus Mortem

6ème année

Marcaunon était confortablement installé sur son trône, qui ressemblait étrangement à celui de « Game of Throne ». Pour être honnête, il avait spécifiquement demandé une copie parfaite de ce modèle.

Il sifflotait tout en signant quelques papiers restant de Mort. Vraiment, la paperasserie aurait raison de lui un jour. Alors qu'il réfléchissait à de nouvelles techniques de tortures à expérimenter sur son serviteur, il se tendit lorsqu'il sentit ses abdominaux se contracter et sa poche des eaux se rompre. Il sentit un liquide s'écouler le long de ses cuisses et de ses jambes, et ne put retenir une grimace de douleur.

Il tendit un doigt, sur lequel vint se percher un papillon, et il chuchota à la créature. Celle-ci disparut dans un petit éclat de lumière bleue.

Il grogna et tenta de se lever, seulement pour retomber lourdement sur son trône. La pièce se rafraichit soudainement, et Mort apparut, vêtu de son habituel manteau noir.

« Maître, vous m'avez fait mander »" L'entité s'inclina.

« Ou-oui. Je pense que le travail a commencé. »

« … Nous n'avons pas réfléchi à comment nous ferions sortir le bébé… n'est-ce pas? »

« Non espèce d'idiot! Pourquoi ces stupides questions!? » Il serra les dents et compta jusqu'à dix pour se calmer. Ce n'était pas la faute de Mort s'il était d'humeur massacrante.

Mort comprenait son inquiétude et secoua la tête quand Marcaunon lui lança un regard désolé.

Il prit le plus petit mâle dans ses bras et l'emmena dans sa chambre. Il plaça son maître sur le lit et l'aida à se déshabiller.

« On n'y a … vraiment pas… assez réfléchi… hein? » Réussi à formuler Marcaunon alors qu'une nouvelle vague de douleur l'assaillait.

« J'ai bien peur que non, Maître. Et je suis loin d'être un expert dans l'art de donner la vie.»

« Un de tes minions … a pas de l'expérience… dans ce domaine? »

« … Ils n'ont pas d'appareil reproducteur. »

« Et merde! » Il gémit de douleur tout en lançant un regard noir à Mort. « Fais quelque chose! Ça fait un mal de chien! Oh mon dieu! Comment font les femmes!? C'est de la folie je te dis. »

Mort recouvrit son Maître avec quelques couvertures avant de disparaitre. Les papillons qui entouraient le lit avaient presque l'air nerveux, tant ils battaient vite des ailes, attendant le retour de Mort.

Ils n'eurent pas à attendre bien longtemps avant que Mort ne réapparaisse avec une femme soignante complétement affolée à son bras – bien sûr l'être s'était assuré qu'il n'y ait pas de contact direct entre eux, de peau à peau, ce qui n'aurait eu pour seul résultat que d'arracher l'âme du médecin.

Marcaunon grogna et recouvrit son visage. Il transpirait et voulait que l'on fasse sortir ce fichu bébé de son ventre. « Je n'en peux plus! Faites-le sortir! »

Le médecin remarqua le ventre rond et large et tenta de se libérer de la poigne de Mort.

Passant complètement outre le fait qu'elle avait été quasiment enlevée, elle courut vers Marcaunon. Une femme de médecine pure et dure.

« Q-quoi..? Mais enfin, aucun homme n'a jamais accouché ! » cria le médecin, choquée. Toutefois, elle se reprit rapidement et jeta quelques sorts diagnostiquant sur le ventre.

Elle sortit une valise miniature de sa poche et en sortit l'équipement et les potions nécessaires en cas de césarienne.

« Argh! C'est pas vrai… Allez, soit un peu patient maudit bébé… » cria-t-il lorsqu'une autre contraction le fit souffrir. « Petit démon, j'vous dis! Il va en baver une fois dehors! Ah! »

Mort fut rapidement à ses côtés et lui pris la main. Il essuya la sueur qui s'accumulait sur le front de son maitre pendant que la femme médecin cherchait un moyen de faire sortir le bébé sans mettre la vie de la mère (ou était-ce du père ?) en danger.

« Et bien? » demanda Mort lorsque son maître renforça sa prise sur ses doigts.

« J-Je… je dois l'ouvrir. Je ne vois pas d'autre solution, il n'a pas de vagin… »

Marcaunon la coupa en criant.

« Alors fais-le! Juste, finissons-en à la fin! » Une lampe explosa lorsqu'il perdit le contrôle de sa magie, à la grande horreur de la femme. Elle savait que seules les femmes dotées d'une immense puissance magique pouvait utiliser ou montrait des cas de magie accidentelle pendant la mise à bas. Elle se demanda, brièvement, si l'individu encapuchonné était le père de l'enfant.

« P-puis-je savoir quel âge vous avez? » s'enquit-elle soudainement, tout à coup plus concentrée sur le visage de son patient. Il grogna et lui lança un regard meurtrier.

Elle recula lorsqu'elle vit ses yeux pourpres briller de colère.

« Etes-vous sérieusement en train de retarder ma… la libération de ce petit diable juste pour me demander mon âge…? »

Marcaunon grinça des dents, contenant difficilement sa fureur.

« B-bien sûr que non, m-monsieur! Mais je vais devoir vous endormir… »

« Non. Vous pouvez anesthésier l'endroit où vous pratiquerez l'incision. Mais rien d'autre. » Intervint-il et la pressa à agir lorsqu'il LE sentit se débattre pour sortir. Impatient petit monstre.

Le médecin se mit à lancer sort après sort, puis il la vit enfoncer le scalpel. Cela prit plus longtemps que ce à quoi il s'attendait, mais elle parvint à extirper le bébé dégoulinant de sang et de fluide… étrange, tout en évitant qu'il ne se vide de son sang.

On entendit ensuite des petites respirations affolées, preuve qu'Il était en train de dégager ses poumons. La femme examina le bébé dans ses bras et émit un étrange son du fond de sa gorge.

« Pourquoi ne pleure-t-il pas…? » chuchota-t-elle tout bas, mais tous ceux présents dans la pièce l'entendirent. Comme si Tom Riddle allait pleurer, même en bébé !

Marcaunon pouvait voir que le nouveau-né tentait d'éclaircir sa vision, encore floue.

Il fit un signe de la tête à Mort, et l'entité L'enveloppa de sa magie. La vue maintenant plus opérationnelle, le bébé put examiner la scène qui se déroulait autour de lui La césarienne de Marcaunon était en train de guérir, et Mort réconfortait son maître en lui murmurant quelque chose à l'oreille.

« Voilà! C'est fait… Maintenant nous devons l'enregistr… »

Mort l'interrompit en lui faisant perdre conscience.

« Tu aurais pu attendre qu'elle ait quitté la pièce. » Murmura Marcaunon tout bas, tandis qu'il berçait son fils dans ses bras.

Le nouveau-né avait les yeux grands ouverts, comme s'il n'arrivait pas à croire qu'il était enfin libre.

« Pardonnez-moi, Maitre. » Il s'inclina en signe d'excuse, et Marcaunon dû se retenir de masser ses tempes douloureuses, à moins qu'il ne veuille laisser tomber son fils.

Un des papillons se posa sur la femme inconsciente et les deux disparurent dans la seconde suivante. Sous peu, le médecin ne garderait aucun souvenir de leur rencontre.

« Oublie. Bon, maintenant… j'espère que tu as préparé tous les documents administratifs requis lors d'une naissance à domicile? »

Le bébé se tourna pour regarder sa mère (ou père) lorsque Marc parla. Ce dernier sentit son enfant s'agiter et lui offrit un sourire plein de tendresse.

« Bonjour petit bonhomme. » Chuchota-t-il doucement. Le bébé gazouilla une réponse, et il ne put retenir un petit rire.

Etait-ce là ce que les mères ressentaient lorsqu'elles posaient les yeux sur leurs enfants? Bonheur, fierté, ce besoin de les protéger…? Marcaunon avait peur de blesser une chose si fragile, il était vraiment terrifié à l'idée de le laisser tomber ou de lui briser le cou par accident. Son petit garçon était frêle, doux, fripé et rosé… mais il était la perfection incarnée aux yeux de Marcaunon. Certes, peut-être n'était-il pas des plus objectifs.

« Oui Maître. Tout est dans votre bureau. »

« Bien. Tu devras aussi envoyer une lettre à Poudlard pour les prévenir que je ne pourrais pas venir aux cours, pendant au moins une semaine. »

« Ce sera fait, Maître. »

« Et… comment suis-je censé prendre soin de mon petit chéri alors qu'il me reste encore une année scolaire? »

Il pencha la tête et fronça les sourcils. « Est-ce que l'un de tes minions sait comment prendre soin des nouveau-nés? »

« Pour cela, ils sont pire que moi, Maître. »

« … Par Merlin. Je n'ai pas d'autre choix que de le laisser en tes bons soins, n'est-ce pas…? » Marcaunon posa un baiser sur la joue potelée de son petit trésor. Par Morgane, Il était vraiment adorable, avec ses rondeurs de bébé!

« La confiance que vous placez en moi me laisse bouche-bée. »

« Oh, ça va, tais-toi. Mon petit Chaos n'est-il pas magnifique? »

« Chaos…? »

« Tu n'espérais quand même pas que je l'appelle pas son nom complet, Marchosias, tout le temps, non? »

« Alors pourquoi lui avoir donné un nom si long? » demanda l'Entité.

Marcaunon sourit. « Tradition familiale. »

« Ah oui… et pour répondre à votre question, il est tout fripé et bizarrement coloré. »

Marcaunon regarda Mort froidement alors que le récemment nommé Marchosias émit un gargarisme et quelques sons insensés pour manifester son outrage à l'insulte accidentelle qui lui avait été faite.

...

Impression ? avis ? Commentaires ?

J'espère que vous avez aimé ce chapitre,

à bientôt