Désolée pour le "location" des chapitres précédents... j'y fait bien attention maintenant grâce à vous ! :)

Voici le dernier chapitre de l'arche "Poudlard", bien que l'école ne sera pas beaucoup mentionnée. On se concentre surtout sur le nouvel arrivant, j'ai nommé... (roulement de tambour) : Marchiosas Gaunt, AKA Tom Riddle.

Enjoy !

Fourchelang

...

Poudlard V

Mars 1961

Localisation: Dormus Mortem

Quelques mois s'étaient écoulés depuis que Tom Marvolo Riddle, maintenant connu sous le nom de Marchosias, était venu au monde. Il préférait nettement son nouveau son nouveau nom d'ailleurs.

Il frissonna en se souvenant du temps passé dans le ventre de sa mère … de son père… L'endroit était si sombre, si humide et si restreint qu'il avait développé une légère claustrophobie. Outre cette nouvelle faiblesse, son géniteur était un objet d'émerveillement. Comment un homme pouvait-il tomber enceint? Severus avait-il inventé une potion qui rendait un tel miracle possible avant qu'il ne meurt?

Il crut, au début, que son père était l'individu encapuchonné, mais se rendit compte qu'il était complétement dans l'erreur quand l'homme appela sa mère « Maître ». Sa mère était-il un seigneur des ténèbres?

Etait-ce celui qui avait succédé à Voldemort après sa chute (la sienne donc)?

En se basant sur l'apparence juvénile de sa mère et le fait qu'il étudiait encore à Poudlard– lieu où son géniteur se trouvait en ce moment-même – Marchosias parvint à la conclusion qu'il était un enfant hors mariage. Il espérait sincèrement que sa mère actuelle n'avait pas drogué son père avec une potion d'amour. Si c'était le cas, il devrait les tuer.

Il lui restait encore à découvrir son nom de famille (et son deuxième prénom), mais il supposait que ce serait celui de son père. L'identité de l'homme encapuchonné restait également un mystère. Argh! Il détestait être dans l'ignorance, surtout à propos de quelque chose d'aussi important et personnel que la totalité de son nom.

Ce n'était pas comme si on le négligeait, mais l'homme encapuchonné se comportait bizarrement avec lui. Il avait donc beaucoup de temps pour s'interroger, réfléchir au comment et pourquoi de sa venue en ce monde. Il se souvenait clairement de sa vie passé, jusqu'à sa mort (il ne pouvait jamais retenir une grimace quand il se remémorait ce moment précis) aux mains du morveux Potter, et refusait toujours d'accepter que quelqu'un si jeune ait pu être la cause de sa démise.

Penser à Potter ravivait toujours sa colère, et il avait honte d'admettre qu'alors, il ne parvenait jamais à retenir des larmes de rages. Maudit corps de bébé!

Peut-être s'était-il réincarné, mais puisque son âme n'avait pas été pas complète au moment de son trépas, il avait gardé tout les souvenirs de sa vie antérieure. Aussi étrange et simple fut-elle, il fut surpris de parvenir si vite à une théorie à peu près acceptable.

Ce n'est qu'après quelques semaines qu'il eut connaissance de la date exacte, et cela ne fit qu'embrouiller d'avantage sa situation. Il avait aperçu un calendrier quand l'homme mystère l'avait emmené dans le bureau de sa mère, à la demande de ce dernier qui avait estimé qu'il pouvait très bien s'occuper de la paperasserie tout en le nourrissant.

Il était en 1961. Il se demandait s'il avait remonté le temps, ou s'il se trouvait dans une toute autre dimension. Les théories étaient innombrables. Il fit une note mentale de mener une recherche sur les univers parallèles et sur le voyage temporel. Puis grogna quand il sentit son estomac gronder. Où était donc son gardien?

Il entendit la cheminée rugir et supposa que son gardien venait juste de revenir de son lieu de travail. On ouvra doucement la porte de sa pouponnière. Ses yeux se posèrent sur la silhouette délicate de sa mère Il portait son uniforme scolaire, mais ce qui surprit Marchosias fut la couleur de sa cravate, signe de son appartenance à la maison Poufsouffle… un blaireau ?! Il savait parfaitement que sa mère ne se souciait pas le moins du monde des gens, étant donné que sa première idée pour résoudre un problème était généralement de se débarrasser du dit-problème.

Tuer en d'autres mots.

En quelques sortes, il était plutôt content d'être lié à quelqu'un qui ne condamnait pas un acte si radical. Mais comment sa mère avait-il donc atterrit chez Poufsouffle ?

Marchosias n'avait vécu qu'une semaine complète en sa compagnie, mais il était déjà très attaché à sa mère. Le contraire eut été difficile, quand il était baigné d'amour. Un amour qu'il avait désiré plus que tout si longtemps auparavant, durant sa première enfance et son adolescence.

« Ah. Tu es réveillé. » En plus, sa mère lui parlait toujours comme s'il était un adulte. Parfois, il en venait à se demander si Marcaunon savait qu'il le comprenait. Il se demandait aussi si sa mère pouvait parler Fourchelang quand il percevait les légers sifflements accompagnant ses mots. Il aurait trouvé cela hautement excitant s'il n'était pas dans le corps d'un bébé. « Je ne trouvais pas ton gardien par procuration… donc je pensais qu'il t'avait emmené en ballade ou quelque chose du style… »

Il vit l'air environnant sa mère crépiter tant sa force magique s'agitait, à son grand émerveillement. Il avait toujours apprécié la puissance à sa juste valeur. À en juger par celle de sa mère, il pouvait prédire que son nouveau corps serait aussi capable que l'ancien, si pas plus.

« Mais en fait, cet idiot a laissé mon petit garçon adoré tout seul. Dans une maison pleine d'inconnue. Livré à lui-même. » Sa mère l'ignorait, mais il savait déjà que ces inconnus n'étaient autres que des prisonniers moldus que l'homme encapuchonné avait trainés ici. Il avait même eut le plaisir d'observer l'homme mystère mener l'un d'entre eux par une laisse, comme s'il s'agissait d'un chien, jusqu'aux donjons.

L'ambiance se détendit soudainement quand sa mère laissa échapper un soupir. « Enfin tant pis. Mort a toujours été un peu étrange. »

Mort? Son gardien portait le même nom que la mort? Même pour lui, c'était effrayant. Il détestait la mort de tout son être et ferait tout ce qui était en ses pouvoirs pour s'éloigner de tout ce qui se rapportait à l'idée-même de celle-ci.

« J'ai une semaine de vacances. Je peux peut-être te conter une histoire pour passer le temps, non ? » Sa mère le prit dans ses bras et le serra contre sa poitrine. « Allons dans mon bureau, petit Chaos. »

Il aimait bien son surnom – sauf pour le « petit ». S'il choisissait à nouveau de devenir un seigneur des ténèbres, il se ferait appeler Lord Chaos. N'était-ce pas juste délicieusement maléfique? Mais avant d'en arriver là, il devrait découvrir si Voldemort existait déjà ou si sa naissance avait été retardée. Oh, et tuer Harry Potter dès que ce morveux verrait le jour. Cette fois-ci, il étranglerait l'enfant à mains nues.

Ils atteignirent le bureau de sa mère et s'installèrent sur un trône construit à partir d'épées. L'ouvrage était impressionnant, les armes réellement forgées par des gobelins. Mort s'asseyait toujours dans ce siège pour s'occuper de la paperasserie et le prenait souvent sur ses genoux, il avait donc eut l'occasion d'étudier attentivement les épées. Il se demandait vaguement quelle occupation demandait tant de travail à sa mère et à son gardien. Au quotidien qui plus est.

« Hmmm… pourquoi pas à propos de l'école de maman? » Généralement, la plupart des gens racontaient à leurs enfants comment leurs parents s'étaient rencontrés. Ou des anecdotes sur leur parent disparu. Que sa mère ne le fasse pas laissait à penser qu'il y avait anguille sous roche.

« Quand Dumbiedork vint me rendre visite à l'orphelinat, en 1955, j'étais plutôt sceptique quand il déclara être un professeur – Je veux dire, franchement, qui porte des vêtements aussi colorés et de si mauvais goût? Je croyais qu'il allait m'emmener dans une maison de fous. Il s'expliqua et répondit patiemment à toutes mes questions. J'étais fou de joie de savoir que la magie était réelle."

Oui, il se souvenait bien de la venue du professeur de métamorphose. Même s'il détestait ce vieillard sénile, il respectait Albus pour son pouvoir.

Si seulement Albus n'était pas un simplet amoureux-des-moldus, comme sa joyeuse bande de Weasley. Cette famille était déjà conséquente, mais si vous en tuiez un, deux autres apparaissaient pour le remplacer. Ils n'avaient pas de fin. Comme des fourmis. Maudits insectes.

« Dès le premier regard, j'eu le coup de foudre pour Poudlard. Elle était magnifique, et je suis fier de pouvoir la considérer comme mon premier foyer. » Les lèvres de sa mère s'étirèrent lorsqu'il évoqua ce souvenir.« Je suis sûr qu'elle te plaira, à toi aussi. »

Marchosias se renfrogna presque quand il vit Marcaunon sourire. Il devrait s'assurer d'éloigner tout amant potentiel qui approcherait sa mère – oh, il aimait tellement faire pleurer les hommes adultes.

Marcaunon était à lui, et personne ne viendrait se mettre entre eux.

De nouveau, il se demanda de quelle Ténébreuse famille il était issu… Il leva la tête vers son géniteur et plissa les yeux. Peut-être décèlerait-il la présence du sang des Black ou des Lestrange dans les traits de sa mère – les deux familles étaient plutôt célèbres pour les sorciers fous qu'elles engendraient, comme Marcaunon.

Ce qu'il vit le mit presque en état de choc. Sa mère était une réplique quasi-parfaite de sa version adolescente. Certes, sa mère avait une touche plus féminine, mais ils auraient facilement pût passer pour des jumeaux. Comment était-ce possible ? Il était certain d'être le dernier descendant des Gaunt.

Peut-être était-ce réellement un univers parallèle… Il devait impérativement découvrir leur nom de famille! À l'instant, plus que tout, il aurait souhaité pouvoir parler. Hélas, il ne pouvait que gargouiller de frustration. Il détestait vraiment être un bébé. Il était beaucoup trop dépendant, et qu'il ait besoin qu'on change ses langes était le summum de l'humiliation.

Il se jura qu'une fois adulte, il mènerait des recherches et tenterait d'inventer un lange enchanté qui ferait disparaitre les déchets corporels par magie.

« Est-ce que tu as faim, mon petit trésor? L'heure de ton repas est déjà passée… » Marcaunon se leva et se dirigea vers la cuisine. « Je vais pendre Mort par les oreilles. Il veut que mon pauvre fils meurt de faim ou quoi? »

Marchosias entendit les grognements de sa mère et sourit. Damn! Il avait encore du mal à contrôler son corps.

Son gardien n'avait jamais oublié de le nourrir ou de le changer. Il ne savait pas si toutes les mères étaient comme ça, mais Marcaunon était définitivement exclu de sa liste 'je-hais-toute-l'humanité'. Et peut-être Mort aussi, même si Marchosias détestait son nom.

Décember 1961

Localisation: Dormus Mortem

7ème année (18 ans)

« Zéro. »

Marcaunon leva les yeux des papiers avec lesquels il était occupé quand Mort fit irruption dans son bureau, portant un Chaos l'air tout curieux dans ses bras. Son fils avait bien grandi pendant son absence. Il se demandait si Chaos avait déjà commencer à parler.

Il prit note que Mort avait mis les gants qui lui permettaient de toucher les choses sans que celles-ci ne pourrissent…

Heureusement.

Mort lui avait autrefois expliqué pourquoi l'Entité quittait rarement son royaume.

Tout ce que Mort touchait pourrissait ou périssait littéralement en un instant. Pour résumer l'extrêmement longue explication qui lui avait été donnée, Mort émettait bien trop de « magie de la mort », ce qui accélérait le vieillissement des cellules au point de leur dégénérescence, ou aspirait la vie du corps des êtres vivants. En théorie, Mort pouvait prendre l'énergie vitale d'une personne, pour l'implanter ensuite dans une autre enveloppe charnelle s'il le désirait. Mais puisqu'il n'y voyait pas vraiment l'intérêt et qu'il était trop paresseux, il n'avait jamais tenté de mettre cette capacité en pratique.

« Hmm? » émit-il distraitement.

« Un énorme, horrible, zéro. » Répéta lentement l'être.

« Hmm.. » Marcaunon continuait à signer les fiches de mort, l'esprit ailleurs. Ce serait bientôt l'anniversaire de Chaos… Qu'est-ce qu'il pourrait bien lui offrir?

« Maître! »

« Ouiii? » Il haussa un sourcil.

« Qu'est-ce que c'est que ça!? » Brusquement, il posa un parchemin devant lui, sur ses documents.

Il examina le parchemin et éclaira Mort.

« Un de mes test. »

« Et pourriez-vous m'expliquer POURQUOI vous avez eu ZERO pour une matière aussi simple? Est-ce que la matière grise que vous appelez cervelle a-t-elle fini par perdre toutes ses cellules!? Votre intelligence, à propos de laquelle vous ne cessez de nous rabâcher les oreilles, a-t-elle fini par faire ses bagages, lassée de votre égo!? » Il remarqua que son fils lui lançait un regard désapprobateur, et sentit son sourcil s'arquer. Voyons ! Ce n'était même pas ses ASPIC!

« Bien sûr que non. Je suis juste trop fatigué et paresseux que pour me donner la peine de jouer au petit génie. »

« … Ceci est inacceptable, Maître! »

« Je suis une personne occupée, Mort. Avec ces gens qui tombent comme des mouches toutes les secondes, la paperasserie augmente, et par conséquent je manque de sommeil. En plus, comment étais-je sensé savoir qu'ils donneraient un test surprise juste après mon retour, sur une matière étudiée quand j'étais mort aux yeux du monde? » Oui, il devait l'avouer, faire des jeux de mots sur la mort était un de ses petits plaisirs coupables.

« Alors arrêtez de retarder l'inévitable. La paperasserie ne disparaitra pas juste parce que vous prétextez ne pas la voir! »

« Je ne retarde pas les choses. Je les prolonge juste... »

« C'est la même chose, Maître! »

Marcaunon soupira. Il arracha son fils aux bras de Mort et posa un doux baiser sur les sourcils froncés de l'enfant.

Son petit Chaos était juste adorable!

« Maître… même si vous êtes trop paresseux que pour montrer votre génie – comme vous le dites si bien – vous devriez au moins faire un effort pour réussir; même le minimum requis! Obtenir un zéro en Anciennes Runes alors que vous avez inventé tant de sorts se basant dessus… »

« En fait, je suis plus du type pratique que théorique. »

« …Je n'accepterai pas un maître qui échoue à ses examens à cause de fichus papiers. Organisez votre temps comme il se doit! »

« Alors peut-être que tu devrais arrêter de me les envoyer quand je suis à l'école. »

Mort massa ses tempes et laissa échapper un soupir. Il se retourna et quitta la pièce, son manteau volant derrière lui, d'une façon très similaire à celle de l'un de ses anciens professeurs de Potion. Il n'avouerait jamais à Mort qu'il le trouvait trop mignon quand il piquait ses crises. Peut-être qu'il devrait détruire le fiches de mort à l'occasion, pour voir comment réagirait l'Entité.

Il sourit et agita la main, fermant la porte de son bureau par magie.

« Parfois, je plains Mort. Même moi je ne me supporterai pas. » Chuchota-t-il tout bas, ne remarquant pas que le bébé dans ses bras hochait discrètement la tête pour marquer son accord; les yeux rubis plein de sympathie fixés sur la porte par laquelle Mort venait de sortir.

Juin 1962

Localisation: Poudlard

7ème année

Les élèves de septième année étaient tous assis dans le grand hall, l'air était beaucoup plus lourd que lors de leurs B.U.S.E.. Certains mordillaient leur plume, tentant de se remémorer la matière du cours, tandis que d'autres étaient extrêmement calmes, semblant sur le point de s'évanouir. Personne ne faisait le moindre bruit, à l'exception de quelques grognements de frustration ou de désespoir occasionnels.

Marcaunon dissimulait un sourire derrière sa main. Alors que les autres attendaient les administrateurs, lui ne pensait qu'à son foyer. C'était les dernières formalités avant qu'ils ne puissent retourner chez eux, et la seule chose à laquelle il aspirait était de pouvoir prendre son fils dans ses bras.

D'après ce que lui avaient relayé les papillons, son petit Chaos avait dit ses premiers mots. Ils refusaient de partager avec lui la nature exacte de ses mots, mais cela n'entachait en rien sa joie. Il avait l'espoir que ça avait été « Maman » ou quelque chose du genre, mais ne se faisait pas trop d'illusion.

Il savait que sa scolarité le retenait loin de son fils, et que si Chaos avait été un bébé normal, il aurait déjà oublié Marcaunon.

Les doubles portes s'ouvrirent, et la plupart des étudiants sursautèrent. Les administrateurs s'avancèrent et se mirent à jeter des sorts d'anti-triche autour d'eux. Il pouvait presque goûter sur sa langue la nervosité qui emplissait l'air.

Quelques minutes passèrent avant que les administrateurs ne fassent un geste de leur baguette, et des parchemins apparurent devant eux. C'était le signal de départ Marcaunon examina ce qu'il avait devant lui.

Les questions étaient plutôt difficiles pour un élève normal, mais pour lui c'était aussi facile que d'arracher une sucette à un bébé

Il se saisit de sa plume et se mit à écrire les réponses, rapidement. Il voulait voir son fils – ainsi que Mort, mais il ne l'admettrait jamais – dès que possible. Comme pour ses B.U.S.E, on vint se placer derrière lui lorsqu'on remarqua qu'il ne semblait avoir aucun problème, comme s'il avait les réponses juste devant lui.

Il posa sa plume après quelques minutes et parcourut une dernière fois le parchemin pour vérifier s'il n'avait fait aucune erreur, s'il n'y avait aucune faute d'inattention.

Après cela, il tendit son examen à l'administrateur qui se tenait derrière lui et se leva. De nombreuses têtes se tournèrent en sa direction, mais il les ignora et sortit en sautillant pour rejoindre son dortoir.

Temps d'attraper ses valises et de rentrer à la maison.

Août 1962

Localisation: Donjons sous Dormus Mortem

Gradué

« Je veux une glace. » Déclara soudainement Marcaunon qui regardait Mort tourmenter l'un des prisonniers avec sa faux. Dans ses bras se trouvait un jeune enfant en train de mordiller une tétine enchantée pour rester agréablement fraîche.

« J'étais pourtant certain que vos envies saugrenues avaient cessé depuis que votre morveux était apparu en ce monde. » Répliqua l'Entité sans se retourner, même quand le dit-morveux émit un bruit de protestation.

« Ça fait une éternité que je n'ai pas eu de crème-glacée. » Marcaunon tourna les talons et se dirigea vers la sortie. Les prisonniers derrière lui supplièrent pour qu'il les libère, mais comme d'habitude, furent totalement ignorés.

Mort le suivit, tout en veillant à ce que les portes des cellules soient bien fermées. « Allons chez Florian Fortarôme. »

Mort soupira et prit son apparence de Black Mamba, causant un choc à Chaos. Ils n'avaient encore jamais quitté la maison étant donné que Marcaunon était bien trop occupé par la paperasserie, et Mort par le fauchage.

Mort se glissa sur les épaules de son maître et posa sa tête sur celle de Chaos.

L'enfant caressa le serpent du bout de ses doigts rondouillets. Sans avertissement, Marcaunon transplana en silence entre deux pas, pour apparaitre juste devant le Chaudron Baveur et continuer à marcher comme si tout cela était tout à fait normal.

De nombreux occupants du bar le fixèrent, étonnés, avant de prendre un air horrifié quand ils remarquèrent le serpent enroulé autour de ses épaules et de son cou. Il était facile de reconnaître un black mamba, le venin mortel de cette espèce l'avait rendue célèbre, il était donc tout à fait compréhensible que les personnes autour de lui fassent un pas en arrière quand il les approchait.

Les verres roses de ses lunettes brillèrent lorsqu'un rayon de soleil leur passa dessus tandis qu'il sortait du bar, et s'avançait sur le Chemin de traverse.

Il prit la direction de son cher marchand de glace. Mort se régalait des caresses de son fils et si un serpent avait pu ronronner, il serait aussi bruyant qu'un moteur tournant à plein régime. Le fait que Mort pouvait toucher d'autres êtres vivants sous sa forme de serpent l'étonnait encore.

« Excusez-moi! » Il se tourna, et jeta un regard interrogateur à l'inconnu qui l'avait abordé.

« Qu'y a-t-il? » Cette personne ne lui était peut-être pas si inconnue que ça. Il avait l'impression de l'avoir déjà vue, mais ne parvenait pas à se rappeler où et en quelles circonstances.

« Mar- Mr. Gaunt! Je ne vous avais pas reconnu. Comment allez-vous? » Cet homme le connaissait?

« Je vais bien, je vous remercie. Et vous? »

« Ça va, ça va. En plein travail comme vous pouvez le voir. »

« Travail? Ah vous êtes un auror! Vous êtes parvenu à réaliser votre rêve, alors? » Marcaunon feignit de rigoler tandis que l'homme rougissait.

« V-vous vous en souvenez! »

« Mais bien sûr. Difficile de l'oublier. » Maintenant s'il pouvait se souvenir de l'identité de cette personne, se serait mieux.

« Haha… ouais, j'avais tendance à le crier à haute voix dans les couloirs. »

« Et est-ce que votre travail répond à vos attentes? »

« Oh ça Oui! Et vous, Mr. Gaunt? L'un de mes amis, qui s'occupe de surveiller les ASPIC, m'a dit que vous les aviez passées en un instant. »

« Eh bien, j'attends toujours les résultats. »

« Comptez-vous travailler au Ministère ensuite? Vous y recevriez un accueil chaleureux. »

« Nous verrons. Je ne sais pas encore quelle carrière choisir… »

« Je pourrai vous en recommander quelques-unes! Ce serait avec plaisir. » L'homme sourit d'un air idiot en regardant Marcaunon.

« Je pourrais vous envoyer cela par hibou. »

« Je vous en serais très reconnaissant. Merci beaucoup. »

« Oh aucun problème… tout ce que vous voudrez… » Il murmura les derniers mots.

« Ce fut un vrai plaisir de vous revoir, mais je dois m'excuser. J'ai un engagement à respecter. » Dit Marcaunon en lui souriant.

« Bien sûr. Désolé de vous avoir retenu. » L'homme s'inclina.

L'inconnu agita la main et rejoignit son coéquipier pour reprendre leur patrouille. Marcaunon se retourna et se dirigea rapidement vers sa destination initiale. Il n'accorda pas plus d'importance que ça à cette rencontre, et entra dans le café.

Il ne remarqua pas le regard hostile que Marchosias lançait à l'étranger.

OOOO

« Pourquoi ce visage si rouge, Sean? » demanda l'Auror plus expérimenté à son junior.

Le junior rougit davantage, si c'était encore possible, avant de répondre avec un sourire timide.

« J'avais le béguin pour lui quand j'étais à Poudlard. Comme la majorité des élèves, en fait. »

« Vu la couleur de tes joues, c'est encore le cas… L'as-tu averti? »

« Hein? À propos de quoi? »

Le plus âgé faillit lui donner une claque.

« … Le serpent. Tu devais l'avertir du danger qu'il représentait pour la population. »

« AH! J'ai oublié! »

« Clairement. » Répondit sèchement l'autre.

OOOO

« Bonjour monsieur. Quelle saveur? » demanda le jeune homme derrière le comptoir, tout sourire.

« Je voudrai un grand pot chocolat-noisette s'il-vous-plait. »

Marcaunon se tourna vers son fils. « Et pour toi, petit prince? »

L'enfant sortit la tétine de sa bouche pour répondre.

« ahéé. »

« Un petit pot de glace au café s'il-vous-plait. »

Avant que le jeune homme n'argumente que le café était une saveur trop amère pour les papilles gustatives d'un jeune enfant, il plaça l'argent juste sur le comptoir et alla s'installer à l'une des tables libres. Il savait que son fils abhorrait de tout son être les aliments trop sucrés.

Il se souvint tendrement de l'adorable façon dont Chaos avait froncé les sourcils après avoir bu une gorgée du chocolat chaud de Marcaunon. Il avait omis de le prévenir que sa boisson contenait sûrement plus de sucre que de chocolat même.

« Oh! Mort, est-ce que tu veux aussi un peu de glace? » chuchota-t-il au serpent.

« Non, mais merci de demander, Maître. » Répondit l'Entité en l'enserrant plus pour garder de la chaleur.

« Je me demande si… Petit prince, est-ce que tu me comprends? »

L'enfant, les yeux grands comme des soucoupes, hocha la tête et commença à émettre quelques sifflements, comme pour tester s'il pouvait parler Fourchelang à son jeune âge (Marcaunon ignorait que Chaos avait enfin découvert pourquoi l'accent de sa mère était si séducteur, et qu'il voulait lui aussi acquérir un tel accent, qui se révélerait être un outil de manipulation bien avantageux). Marcaunon sourit devant cette tentative, mais leva les yeux quand une chouette du Ministère vint déposer une lettre sur leur table.

Il ouvrit la lettre et la chouette prit son envol sans s'attarder. Au-même moment, deux pots de crème glacée apparurent sur la table.

Il installa son fils dans une chaise haute juste à côté de lui, et plaça le petit pot et une cuillère en plastique sur la tablette qui y était accrochée. Chaos se saisit de la cuillère, les doigts tremblants, et s'attaqua à sa glace.

Marcaunon sourit tendrement devant l'indépendance de son fils et se mit à lire la lettre tout en gardant un œil sur sa progéniture.

Autorité des examens de sorcellerie

Ministère de la magie, Département de l'éducation

Jennifer Banks, Examinateur en chef

ACCUMULATION DE SORCELLERIE PARTICULIEREMENT INTENSIVE ET CONTRAIGNANTE

Notes de réussite

Optimal (O)

Effort exceptionnel (E)

Acceptable (A)

Notes d'échec

Piètre (P)

Désolant (D)

Troll (T)

Marcaunon Seirios Gaunt obtient les A.S.P.I.C suivantes:

Anciennes Runes – O

Arithmancie – O

Alchimie – O

Soin des Créatures Magiques – O

Sortilèges – O

Défense contre le Forces du Mal – O

Botanique – O

Histoire de la Magie – O

Potions – O

Métamorphose – O

« Alors, comment sont vos résultats? »

« Comme je m'y attendais. », répondit Marcaunon en prenant une bonne cuillère de crème-glacée, laissant échapper un petit bruit de plaisir lorsque la délicieuse saveur se répandit sur son palais.

...

Dooonc :

Non, pas d'inceste dans cette fic, la relation de Marc et Chaos est purement parent-enfant. (lequel sera lequel, c'est une autre histoire).

Oui, il y a un déjà un Voldemort dans cette dimension.

... il me semble que c'était tout ce qui pouvait être un peu trouble, mais si vous avez des questions n'hésitez pas :), tout comme pour vos reviews.

à bientôt

(P.S. : si ce n'est pas déjà fait, n'hésitez pas à jeter un oeil à ma fanfic originale "Summer's Tale" et à me faire part de votre opinion ^^ ... de la pub ? nooooon...)