Vraiment désolée pour le temps d'attente X( Mais un grand merci à ceux qui aurant reviewer ou favoriter/follower cette fic ! Contente qu'elle vous plaise.

Merci à mon béta: Kieran Elddir :)

Bonne lecture

*Fourchelangue

..

Des Surprises inattendues II

Localisation: Poudlart

Suite à sa discussion avec Dumbledore, Marcaunon avait interrogé son fidèle serviteur sur les méthodes qu'il avait employé pour s'occuper de son ancien professeur de potion. Il ne pouvait que s'émerveiller du fait que Mort – cet accro du travail – ait pris un jour de congé pour tout arranger pour lui. Et même si aucune réponse ne lui avait été donnée au final, il décida de ne pas se montrer trop regardant.

Lui et son fils étaient maintenant en train d'admirer les impressionnantes portes de l'école, tandis qu'une légère impatience flottait dans l'air.

« Souviens-toi de bien te comporter, d'accord ? » Le jeune homme aux yeux écarlates se tourna vers l'enfant qu'il portait sur ses hanches. « Et de bien parler, les murs ont des oreilles ici. »

L'enfant aux yeux rubis hocha la tête puis la reposa sur l'épaule de Marcaunon. Ils attendaient le directeur, mais le plus âgé avait de plus en plus de mal à garder ses remarques pour lui.

Le vieux fou ne savait-il donc pas que le temps, c'est de l'argent ? – surtout le sien?

Tout à coup, Marcaunon tourna la tête en direction de l'importante source de magie blanche qu'il senti apparaître. Ses yeux se heurtèrent à de l'orange éclatant et du rose fluorescent. Il siffla tout bas et n'eut même pas besoin de regarder son fils qui abritait son visage dans le manteau de Marcaunon pour savoir que ces couleurs lui étaient tout aussi insupportables.

Le jeune homme sourit, les yeux fermés, au vieillard excentrique et pria intérieurement qu'il serait capable de le convaincre de changer – voire même brûler – sa garde-robe dans un futur proche. Il ne voudrait pas que les rétines de son fils et les siennes finissent carbonisées par ce que le vieil homme appelait des vêtements.

« Marcaunon, mon garçon! Pardonne ce vieil homme pour son retard. Hagrid – tu te souviens de lui, n'est-ce pas? – devait comprendre que… élever de dangereuses créatures n'est pas une chose acceptable. Il a presque été empoisonné par l'une de ses bêtes! » le salua le directeur, ses yeux bleus pétillants.

« Aucun problème, Albus. Nous étions occupés à admirer Poudlard. Hagrid va bien, j'espère? » demanda-t-il d'un air inquiet.

Dumpodour balaya ses concerne d'un geste de la main et avec un grand sourire.

« Aucun souci, ce n'est pas un serpent à trois têtes qui aura raison de notre grand ami. Maintenant, mettons-nous en route! »

Il haussa un sourcil et du cacher son amusement en imaginant le demi-géant donner un câlin à une vipère ou en la berçant comme un bébé.

Peut-être qu'il devrait présenter son petit Chaos à quelques… animaux de Hagrid.

Quand on les emmena dans le château, Marcaunon ne put s'empêcher de sourire. Son premier chez-lui lui avait tellement manqué. En chuchotant, il indiqua à son fils où se trouvaient les passages secrets, fit des commentaires sur les portraits ou sur les statues du château. Evidemment, Dumbledore ne put s'empêcher d'y ajouter son grain de sel, mais Marc laissa l'affront passer.

Le trio atteignit bientôt les donjons. Ils s'arrêtèrent devant le portrait d'un homme pâle aux cheveux noirs et aux yeux émeraudes qui portait un serpent aux mêmes coloris autour de ses épaules. La créature leur siffla quelques insultes et Marchosias laissa échapper un rire cristallin quand le serpent se mit à insulter le directeur.

« Tu pourras changer le mot de passe plus tard, mais pour l'instant; Potions. »

Ils entrèrent dans une pièce de taille modeste dont les murs étaient peints en vert et en noir. Elle était déjà fournie et donnait accès à trois pièces adjacentes, à en juger par les trois portes qu'ils pouvaient voir. Le directeur expliqua que la porte noire menait à un laboratoire de potion, la verte à sa chambres, et la brune à son bureau personnel. Après avoir installé son fils dans un fauteuil près de la cheminée, il se mit à examiner la décoration de plus près – remarquant ainsi au-dessus de la même cheminée un plan de Poudlard qui montrait en détail l'agencement des donjons.

Il passa la porte verte pour et déposa leurs valises dans la chambre, se promettant à lui-même de les défaire plus tard.

Il referma la porte et se dirigea vers la cheminée à côté de laquelle Albus offrait ses plus beaux sourires à l'enfant qui se tortillait sur ses genoux. Il grimaça et lança au garçon un regard désolé.

« Cet endroit te plaît ? »

« Beaucoup, merci. »

Marchosias sauta des genoux du vieillard avec soulagement et agita ses petits bras dodus vers Marcaunon. Ce dernier ramassa l'enfant, le positionnant sur sa hanche.

Peu de temps après, ils se mirent en route pour rejoindre le grand hall afin d'y prendre leur repas. Sur le chemin, ils passèrent par sa future salle de classe et par la salle commune des Serpentards.

OOOO

Dans le hall, les étudiants chuchotaient entre eux. Les plus âgés avaient reconnu Marcaunon et partageaient quelques récits à son propos avec leurs cadets. Le directeur, déjà attablé, lui avait réservé une place à sa gauche et lui fit signe d'approcher.

Marcaunon s'assit et installa son fils sur ses genoux. Le directeur fit bientôt la présentation du nouvel enseignant et expliqua que Marchosias resterait avec lui, étant donné qu'il était un père célibataire.

Quelques professeurs lui jetèrent des regards plein de mépris. Ils devaient probablement penser qu'il avait mis une pauvre fille enceinte.

Dumbles l'informa des taches qui lui seraient attribuées (concocter des potions pour l'infirmerie notamment), expliqua pourquoi il serait le responsable de la maison de Serpentard (selon la tradition, ce poste revenait au Maître de Potion) et que s'il voulait, il pouvait amener Marchosias aux cours. Mais seulement si Marchosias restait loin des chaudrons bouillant, des ingrédients dangereux, et cetera. Une remarque complétement inutile: son fils ne serait pas assez stupide pour mettre sa propre vie en danger, son instinct de survie était bien trop développé pour cela.

Dès que le directeur en eu fini avec ses annonces, le banquet apparut. Les professeurs discutèrent calmement, principalement à propos de son insouciance et immaturité pour avoir eu un fils si tôt. Marcaunon dû serrer les dents pour retenir sa magie qui menaçait de se déchaîner quand l'un d'entre eux traita Marchosias de bâtard.

« Je suis contente de vous revoir, Mr. Gaunt. » Dit McGonagall. Ses yeux s'adoucirent lorsqu'elle les regarda.

« Le sentiment est réciproque, Professeur McGonagall. »

« Je vous en prie, appelez-moi Minerva. Nous sommes collègues à présent, n'est-ce pas? »

« Alors ce sera Marcaunon pour vous, Minerva. »

« Pour moi aussi, Marcaunon. Si tu es d'accord? » Une petite voix s'éleva, et Marc se tourna vers le demi-gobelin.

« Bien sûr, Filius. Puis-je vous présenter mon fils, Marchosias? Dis bonjours aux professeurs mon chéri. »

« Salutations. » Dit distraitement Marchosias occupé à essayer de rassembler quelques pois sur sa cuillère.

« Eh bien… Quel petit garçon intelligent. Il te ressemble beaucoup, Marcaunon. »

« Merci Filius. Marchosias aime beaucoup lire, alors qui sait, il finira peut-être dans ta Maison plus tard. »

« Oh ! Je l'attendrai! Un futur corbeau, hm? »

Marcaunon rigola devant l'excitation du demi-gobelin tandis que celui-ci interrogeait Chaos sur les livres qu'il aimait lire.

« Si ce n'est pas trop indiscret… qu'en est-il de sa mère? » demanda McGonagall tout bas, comme si elle ne voulait pas que l'enfant l'entende. Une vaine tentative: Marchosias pencha discrètement la tête dans leur direction – une mauvaise habitude dont il devrait se débarasser. Il pouvait voir que ce n'était que de la curiosité, mais il ne put retenir une grimace quand il se souvint que Charlie avait tenté de lui effacer la mémoire après leurs… exercices.

Le visage de Marchosias s'assombrit lorsqu'il remarqua la grimace de Marcaunon.

« Elle est en vie. Mais elle… ne veut pas de lui. »

« Désolée. Je ne voulais pas faire ressortir de mauvais souvenirs… »

Marcaunon secoua la tête et sourit à la femme. Ils continuèrent à discuter en finissant de manger, et il vit comment les autres, en dehors de McGonagall et Flitwick, le fixaient. Leur jalousie et leur dégoût étaient presque palpables.

« Albus? »

« Oui mon garçon? » le vieil homme haussa un sourcil.

« Est-ce possible d'installer une chaise haute à mes côtés pour les prochains repas? Ainsi qu'une cuillère ne plastique? »

"Certainement. J'en informerai les elfes. »

Marcaunon remercia le directeur en passant une main dans les cheveux de son fils. Maintenant qu'il avait son job de rêve – et un siège de premier choix pour assister à la future bataille entre Dumbledork et Voldemort – il était plus que satisfait.

Localisation: Poudlard, classe de Potion.

Marchosias était assis sur le bureau de sa mère dans sa salle de classe, attendant que les étudiants finissent leur petit-déjeuner avant de venir. Il leva les yeux du grimoire de sa mère quand il entendit les portes claquer.

Les voix aiguës des enfants de onze ans résonnaient dans le couloir et ils firent bientôt irruption dans la pièce avant d'aller s'asseoir. Finalement, ils remarquèrent le bambin assis sur le bureau de leur professeur qui était en train de les observer de ses yeux rubis.

Il avait demandé une fois pourquoi ses yeux étaient rouges, mais Marcaunon lui avait simplement répondu que c'était la faute de ses gènes.

Il remarqua que la classe était donnée à des élèves de toutes les maisons. Peut-être que le nombre de première années étaient trop bas que pour les séparer en groupe de deux maisons. Agacé par leurs papotages stupides, il ferma le grimoire; un grand silence suivit la détonation provoquée par plusieurs centaines de pages se heurtant au bois du meuble.

« Il sewait pwoductif de liwe la paze cinq en attendant. »

La majorité de la classe ne put retenir des exclamations tant il était mignon, tandis que les autres lui jetèrent des regards dédaigneux. Il n'apprécia ni l'un ni l'autre. Alors qu'il était sur le point de les insulter copieusement, il se souvint que Marcaunon lui avait recommandé d'agir selon son âge – et la plupart des enfants n'avaient pas un vocabulaire digne d'un dictionnaire.

Parfois il se demandait si Marcaunon ne savait rien sur le compte des enfants, ou si c'était juste qu'il n'en avait rien à faire que Marchosias agisse comme un adulte.

Il les ignora, préférant retourner à sa lecture. Il ne se rendit pas compte que l'imposant grimoire le rapetissait encore plus, accentuant ainsi son adorabilité.

La porte s'ouvrit brusquement et il dû se retenir de lever les yeux au ciel quand sa mère entra, une longue cape noire flottant derrière lui. Il pouvait voir que tout le monde avait les yeux fixés sur Marcaunon. Il ne pouvait pas leur en vouloir : sa mère avait une prestance qui attirait toujours l'attention, même s'il ne disait pas un mot.

Marcaunon se tenait devant sa classe, les mains dans le dos et le menton levé. Il avait plus l'apparence d'un sang-pur que d'un maître de potion.

« Mon nom est Marcaunon Gaunt, et l'enfant assis sur mon bureau est mon fils, Marchosias Gaunt. Pour certaines raisons qui ne vous regardent aucunement, il m'accompagnera à chaque leçon… » Sa mère observa ses élèves et leur sourit d'un air sombre. « Inutile de sortir vos baguettes, il n'y aura ni incantation, ni sorts futiles à ce cours. »

Quelques-uns hésitèrent, mais décidèrent de garder leurs baguettes quand le sourire de Marcaunon se fit plus doux.

Cependant, sa mère avait d'autres sourires en stock, plus dangereux, qu'il utilisait souvent quand Marchosias se montrait trop têtu. Effet garanti, surtout sans ses affreuses lunettes roses qui cachaient habituellement ses yeux d'une beauté sans pareille, et néanmoins d'un rouge écarlate sinistre.

Peut-être qu'il devrait jeter ces horreurs aux toilettes pour empêcher Marcaunon de les porter une bonne fois pour toutes.

« J'ai parfaitement conscience que vous avez déjà été… instruits par votre ancien professeur, Horace Slughorn. Mais j'ai différentes méthodes. Nous recommencerons du début, et je peux vous assurer que personne ne restera à la traîne. » déclara Marcaunon tandis que certains corbeaux commençaient déjà à se plaindre. Un regard suffit pour les faire taire.

« Je tiens pour sûr que beaucoup d'entre vous préféreraient jouer avec des baguettes plutôt que préparer des potions… étant donné que seules les préparations les plus compliquées requièrent l'intervention de la Magie. Il est donc compréhensible que la plupart d'entre vous n'apprécient pas l'art subtil qu'est la préparation de potions. Cependant… pour les rares… qui possèdent les prédispositions nécessaires… » Sa voix se fit plus dure, et la majorité des étudiants retinrent leur souffle. Certains frissonnèrent même devant l'expression passionnée qu'affichait sa mère. « Je pourrais vous apprendre à mettre la gloire en bouteille… »

Marchosias vit sa mère croiser les bras et s'accouder sur son bureau, juste à côté de lui, complètement relaxé. Les enfants attendaient qu'il continu avec impatience. Un revirement à cent-quatre-vingt degrés de l'expression d'ennui qu'ils affichaient avant que le cours ne commence.

« Je pourrais vous apprendre à distiller la grandeur, et même à enfermer la mort dans un flacon. » Les yeux écarlates brillèrent et Marchosias pouvait déjà entendre certaines filles laisser échapper des soupirs amoureux, avec lesquels il était si familier quand sa mère l'emmenait en promenade. Voir des enfants de onze ans avoir une telle réaction était assez étrange. « Mais à nouveau… Est-ce que quelqu'un pourrait avoir l'obligeance de la réveiller? Oui, la fille là-bas dans le fond. »

Le sourire était maintenant sinistre et malveillant. Marchosias ne put retenir un frisson.

La quasi-totalité de la classe se tourna vers la fille de Serpentard qui baillait et se frottait les yeux, comme si elle venait de se réveiller d'une sieste. Sa voisine de table lui donna un coup de coude, ce qui réveilla complètement l'enfant.

« Miss…? » demanda lentement Marcaunon en la fixant.

« Black. Bellatrix Black. » Déclara boucles brunes d'un air hautain, comme si son nom était ce qu'il y avait de plus important dans le monde.

Marchosias l'examina avec intérêt. Il se souvenait très bien de la sorcière folle qu'il avait prise sous son aile autrefois. Il avait maintenant l'opportunité de voir comment elle était devenue l'une de ses meilleurs duellistes.

« Dites-moi Miss Black… Peut-être êtes-vous venue à Poudlard dotée d'une habilité si incroyable que vous pensez pouvoir répondre à mes questions… même sans me prêter attention? » demanda doucement Marcaunon, un sourire innocent aux livres.

« Allez-y. » répondit-elle en levant le menton. « …Professeur. »

« Qu'obtiendrais-je si je mélangeais de la poudre de racine d'asphodèle à une infusion d'orties séchées?"

Marchosias faillit éclater de rire. Si sa mémoire eidétique était exacte, c'était de la matière de sixième année.

Les élèves affichaient tous un air hébété. Même les corbeaux avaient perdu de leur superbe et n'avaient pas assez confiance en eux pour tenter de répondre à cette colle. Bella secoua la tête en fronçant les sourcils.

« Vous ne savez pas? Eh bien, essayons encore une fois. Où… Miss Black, iriez-vous me chercher un bézoard si je vous en demandais? » Si Bella avait eu la bonne idée d'ouvrir son livre avant le cours, elle saurait que la réponse y était inscrite noir sur blanc, page cinq.

Encore une fois, la jeune fille secoua la tête, ses joues rougies par la colère. Marchosias se demanda si c'était à cause de sa fierté et de sa supposée supériorité qu'elle avait été capturée et enfermée à Azkaban pendant treize longues années.

Au cours des quatre années de sa nouvelle vie, il avait appris que le sang ne faisait pas tout grâce à sa mère. Il avait d'abord été dans le déni, mais ensuite il avait bien dû reconnaître que les plus puissants sorciers étaient tous de sang-mêlé. Albus Dumbledore (même s'il ne l'admettrait jamais à voix haute), Harry Potter… Et lui-même, Tom Riddle.

Marcaunon lui avait même donné un livre dans lequel il était prouvé que du nouveau sang était nécessaire et qu'il valait mieux que les sang-purs cessent de baiser leurs cousins/sœurs/frères (selon les mots de sa mère, pas les siens). Marchosias revint à l'instant présent quand Marcaunon posa une nouvelle question à Bella.

« Et quelle est la différence entre la potion Tue-loup et celle de l'Aconit napel? » Ce sont les mêmes potions. Apparemment, ses talents de duelliste avaient été acquis grâce à la pratique, et non à la théorie.

De nouveau, elle secoua la tête. Son visage avait pris une teinte pourpre, lui donnant l'air d'être sur le point d'exploser. À en juger par le sourire sadique – mais caché – de sa mère, il savait exactement ce qui allait se produire après ses prochains mots.

« Dommage. Apparemment le sang n'est pas tout… n'est-ce pas… Miss Black? » Le ton qu'utilisa Marcaunon en prononçant le mot Black était tellement railleur que Marchosias dû de nouveau se retenir d'éclater de rire.

« Tu oses!? » s'écria-t-elle. « Espèce de sale…! Je n'ai aucune leçon à recevoir d'un sang-de-bourbe assez stupide pour mettre une fille enceinte. Elle a probablement abandonné son fils parce qu'il n'était qu'une vulgaire erreur. Tout le monde sait que c'est un bâtard. » S'il ne se sentait pas d'humeur aussi meurtrière, il aurait été amusé qu'une fillette de onze ans sache ce qu'un bâtard voulait dire.

Il se fit violence pour ne pas relâcher toute sa colère sur elle sur l'instant. Avant que sa mère ne puisse rétorquer (Il pouvait voir la furie qui brûlait dans ses yeux), il sauta du bureau et se dirigea vers la jeune et si stupide Bella. Il prit un tabouret avec lui, ne se préoccupant pas des grincements sur le sol qui agressèrent les oreilles des élèves, le plaça devant le bureau de la fillette et monta dessus.

Il lui jeta un regard noir.

"Pouw votwe infowmation… Miss Black. » Siffla-t-il, oubliant qu'il n'était pas un Seigneur des ténèbres, mais juste un enfant de quatre ans. « L'asphodèle et les owties séchées sewvent à pwépawer une potion sédative si puissante qu'elle est aussi connue sous le nom de la Goutte du Mowt Vivant. Un bezoaw est une piewe extwète de l'estomac d'une chevwe qui pouwait vous sauver des poisons les plus létaux. Même si je doute que vous soyez assez intelligente pouw weconnaitwe les pwemiers signes d'un empoisonnement. »

Il ne remarqua pas la fierté qui apparut dans les yeux de sa mère ni l'air stupéfait des étudiants.

« Quant aux potions Tue-loup et Aconit napel, ce sont les mêmes plantes, aussi connues sous le nom de Aconit. » Finit-il, avant de descendre du tabouret. « Oh ! Et insulter un autwe sang-puwe? Stupide gamine. » Du moins, il espérait qu'il était un sang-pure, vu qu'il ne connaissait pas l'identité de son géniteur. Néanmoins, il ne pensait pas que Marcaunon aurait un jour des relations intimes avec un moldu – ou un parasite, selon le dictionnaire de sa mère- de son propre chef.

Bella cria et se lança au-dessus de la table, ses mains dirigées vers son cou, ce qui le fit reculer. Son enfant intérieur voulait pleurer et appeler sa mère tandis que sa partie adulte considérait avec mépris cette action téméraire.

Avant qu'elle ne puisse l'atteindre, elle fut projetée sur sa chaise et réduite au silence sans même un mot. Il entendit sa mère bouger et s'avancer vers lui. Il le prit dans ses bras et alla le placer sur son bureau, avant de se retourner vers sa classe.

« Eh bien…Pourquoi n'êtes-vous pas en train de prendre note? » Tous les élèves réagirent en même temps, tandis que Marcaunon observait Bella d'un air mauvais. Sa mère était furieuse, et son sourire parvenait à peine à masque l'aura meurtrière qu'il dégageait.

Il aurait aimé être plus âgé pour pouvoir rendre cette chienne folle à coup d'endoloris. Même s'il était exceptionnellement doué pour la magie sans baguette, il n'avait pas encore une maîtrise suffisante de ses pouvoirs pour lancer des Impardonnables sans baguette à son âge.

« Et quant aux serpentards… cinquante points seront déduis à votre maison suite au manque de respect de votre camarade… et à sa… tentative d'assaut. »

Les serpentards lancèrent des regards noirs à Bella sans pour autant cesser d'écrire ce que Marchosias avait expliqué plus tôt. Le tableau fut bientôt recouvert de l'écriture familière de sa mère, qui avait consigné des règles à suivre à tout moment à son cour.

Dès que les élèves posèrent leurs plumes, Marcaunon commença à expliquer les attributs de certains ingrédients, l'utilité de ces ingrédients, et comment préparer une potion étape par étape.

Il dut rabattre le claquet à quelques Corbeaux qui tentèrent de corriger les explications de Marcaunon, sous prétexte que le livre disait autre chose. Même si sa mère pouvait faire preuve d'une patience impressionnante avec lui ou Mort, il n'en allait pas de même quand ses méthodes étaient remises en question juste parce qu'elles n'étaient pas inscrites dans un manuel scolaire.

Marchosias grimaça. Il n'arrivait toujours pas à comprendre comment sa mère avait pu atterrir chez Poufsouffle. Il était clairement un Serpentard.

Localisation: Poudlard, bureau de Marcaunon

« Mort? » chuchota Marcaunon sans quitter des yeux les documents qui se trouvaient sur son bureau.

« Vous m'avez appelé, Maître? » répondit l'Entité d'un air nonchalant en apparaissant sans son manteau. Il portait un costume noir de Parasite (chemise et jeans). Marcaunon eut besoin d'un moment pour se remettre de cette vision ... son serviteur était à tomber par terre.

« … Qu'est-ce que tu portes? »

« N'est-ce pas évident? »

« Je veux dire… Pourquoi par Merlin portes-tu ces vêtements? »

« Je faisais une promenade dans le parc. Les weekends sont fait pour se relaxer, non? »

« … Laisse tomber. Je ne t'ai pas fait appeler pour discuter de ta garde-robe, mais de ceci. »

Il pointa les parchemins et lança un regard interrogateur à Mort. L'être en prit un, le parcouru rapidement et haussa un sourcil en se tournant vers Marcaunon. Ces yeux couleur Avada Kedavra brillaient de curiosité.

« Je ne vois rien qui cloche avec ces documents. »

« Eh bien… Certes… Mais je me demandais pourquoi il n'y avait qu'une seule fiche pour des jumeaux, même si leurs morts ont différentes dates. Les documents indiquent que celle-ci, Alice, est décédée il y a neuf ans, tandis que le décès de sa sœur ne remonte qu'à quelques heures. Pourquoi la fiche d'Alice n'arrive-t-elle que maintenant ? »

« Ah. Comme vous le savez, Maître, les fiches de la mort sont là pour vous aider à décider où envoyer les âmes…? »

« Ouiiii… ? »

« Est-ce une question ou une affirmation? »

« Une affirmation voyons ! »

« Si vous le dites, Maître. Les jumeaux sont des horcruxes naturels. »

« … Pardon? Je crois que mon ouïe se dégrade avec l'âge… j'ai cru t'entendre dire que les jumeaux étaient des horcruxes naturels. »

« Vous avez bien entendu », confirma Mort, « mais puisque vous aborder la question de votre ouïe… »

« J'ai compris! Parfois, je me demande vraiment pourquoi insulter ton propre maître te procure tant de plaisir. »

« Devrais-je continuer avec mon explication ? »

« Ce serait trop aimable. Donc, qu'est-ce qu'un horcruxe naturel? »

"Tout d'abord, laissez-moi vous parler des jumeaux. Ils sont en fait une seule et même âme dotée de deux enveloppes charnelles. L'âme se scinde en deux parties égales, qui incorporent leur corps respectifs quand ceux-ci sont formés dans le ventre de leur génitrice. Pour répondre à votre question; jumeaux, triplés, ou tout enfants venant du même utérus, partageront toujours une même âme, ce qui explique pourquoi vous ne recevez qu'une seule fiche, même si l'un décède avant l'autre. »

« Donc… si le jumeau A venait à mourir avant jumeau B, son âme serait encore sur terre? Mais est-ce que cela veut dire que grâce à jumeau B, jumeau A pourrait revenir à la vie? Pourtant, je n'ai jamais entendu parler de jumeaux immortels. »

« C'est pourquoi nous appelons ceci des horcruxes naturels. Ils peuvent encore mourir d'une blessure ou de vieillesse, et ils ne peuvent pas contrôler leur esprit jusqu'à ce que leur deuxième moitié les rejoigne de l'autre côté »

« Ça veut dire que jumeau A ne peut pas ramener jumeau B à la vie? »

« Exactement. Étant donné que créer un horcruxe requiert d'utiliser la magie de l'âme, quelqu'un devra utiliser un rituel. Celui-ci empêchera que le corps ne succombe à des causes naturelles, et donne au sorcier un certain contrôle sur son esprit. La personne qui aura réalisé ce rituel aura le pouvoir de posséder un autre corps, ou d'en créer un nouveau à partir de rien. »

« Ah ! Je comprends. Pour faire simple, un horcruxe naturel est une âme séparée en plusieurs parties, en fonction du nombre d'enfants dans l'utérus de la mère, mais ceux-ci ne seront pas capable de ressusciter leur frère ou sœur si celui ou celle-ci meurt, tandis qu'un horcruxe créer suite à un rituel est … eh bien, le type de horcruxes que Voldy avait pour assurer son immortalité. »

« Oui. C'est la raison pour laquelle les jumeaux ont souvent une connexion mentale; ils peuvent communiquer mentalement et sentir ce que l'autre ressent. Je suis sûr que vous voyez très bien de quoi je veux parler, Maître, puisque vous aviez vous-même une connexion mentale avec Tom Riddle… Est-elle toujours présente? »

« Il se trouve que oui. Aurais-tu oublié que l'âme de Tom m'a tenu compagnie pendant dix-sept ans? Une petite portion de son âme a fusionné avec la mienne, et si notre lien avait été plus ancien, Tom et moi aurions… »

« En effet… je vous ai vu pleurer dans votre sommeil de nombreuses nuits après avoir tué votre âme-sœur, Maître. Votre deuil mit plus d'un siècle avant de disparaître, et encore... Il était le seul dont vous vous souveniez clairement. »

« Cette conversation est déprimante… Même si je sais qu'il y a deux Tom Riddle dans cet univers (Dumbledore aurait une crise cardiaque s'il le savait)… En plus l'un d'eux sait que l'ai tué. Si Tom… Non, Marchosias venait à découvrir que… s'il devait jamais me regarder avec des yeux remplis de haine, je ne pense pas que je pourrais le supporter. »

« Maître… »

« Regarde-moi maintenant, Mort. L'amour m'a rendu faible. Depuis l'arrivée de Chaos, j'ai montré plus d'émotions que ce que j'aurais voulu. Un jour, il me quittera. Un jour, il mourra. Je… le seul fait de penser à ça… » Marcaunon se mit à sangloter, mais ça lui était égal. S'il y existait une personne qui ne le jugerait jamais pour montrer ses faiblesses, c'était bien Mort.

Mort le prit dans ses bras et Marcaunon pressa son visage contre le torse de l'Entité. Ses bras s'enroulèrent autour de la taille de Mort tandis que celui-ci passait répétitivement une main dans ses cheveux.

« Chhhh… Tout ira bien, Maître. Je ne peux pas permettre à votre fils de m'échapper indéfiniment, mais je peux étendre se durée de vie. »

« Mais l'équilibre… »

« Nicolas Flamel a vu son six-centième printemps grâce à sa Maudite pierre. Je crois que si une autre personne réalisait ce miracle, cela n'aurait pas trop d'importance. »

« Il ne mourra pas de vieillesse…? »

« Jamais, Maître. Mais une blessure mortelle le tuera. »

« Je le protégerai. »

"Tout comme moi, Maître. Je ne serais peut-être pas d'une grande aide à cause de ma nature même, et je ne peux pas risquer de trop perturber l'équilibre, mais je veillerai sur lui comme j'ai veillé sur vous."

Marcaunon laisse échapper un petit rire et leva la tête pour plonger dans les magnifiques yeux verts, posant son menton sur la poitrine ferme de l'entité. Parfois, il détestait vraiment ne pas atteindre l'épaule de Mort.

« Laissons ce sujet sur le côté. Faire une dépression à mon âge est horriblement gênant. »

« Si c'est ce que vous souhaitez, Maître. En tout cas, maintenant vous savez pourquoi les jumeaux n'ont qu'une seule fiche, peu importent leurs dates de décès. »

« Ouais… Tu dois retourner travailler? » Il s'éloigna à contrecœur de l'Entité et se redressa.

« Oui. Si vous n'avez plus besoin de moi? » demanda Mort en essuyant les larmes qui avaient coulé le long des joues de son maître.

Marcaunon hocha la tête et Mort disparut. Il sourit d'un air doux quand des papillons vinrent se poser sur sa personne, et chuchota à la pièce vide.

« Merci, Mort… mon plus précieux compagnon. »

...

Review ?

J'aimerai pouvoir vous dire que le prochain chapitre arrivera plus vite que celui-ci, malheureusement je ne peut rien promettre pour l'instant... même mes autres fic ont du retard à cause de la montaghe de travail... désolée !