Merci pour vos reviews et à ceux qui ont "favoriter" ou "follower" cette histoire! ^^

Chapitre révisé par Silxnake!

Bonne lecture.

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Chapitre 19: Tu-sais-qui et sortie scolaire

Avril 1967

Localisation: Manoir Serpentard

Assit près de la cheminée et un verre de whisky Pur Feu à la main, Voldemort observait les flammes vacillantes, perdu dans ses pensées.

Son visage était dénué de toute émotion. Son immobilité était telle qu'on aurait pu le prendre pour une statue – une statue très belle et très réaliste.

Avec une élégance sans pareille, il porta le verre à ses lèvres – des lèvres que de nombreuses personnes auraient aimé embrasser – et bu une gorgée, savourant la brûlure provoquée par la boisson alcoolisée.

Abraxas semblait gérer sa carrière politique sans difficulté. Voldemort avait donc ordonné à son ancien camarade blond de charmer les membres du Magenmagot pour en convaincre un maximum de se joindre à leur cause, et lui avait demandé de l'introduire dans le monde politique. Il y avait plusieurs projets que Voldemort souhaitait faire passer – comme la construction d'un orphelinat magique, pour commencer.

Il comptait jouer sur les deux tableaux – politicien et Seigneur des Ténèbres.

Si le blond échouait à compléter ses tâches, Voldemort en ferait un exemple. Oh! Rien de trop sévère... Abraxas ne perdrait qu'un membre ou deux, étant donné que son héritier était encore trop jeune pour prendre sa place sur l'échiquier politique.

La famille Malfoy à l'esprit, Voldemort fit une grimace. Vevila, la matriarche Malfoy, l'agaçait de plus en plus. Chaque fois qu'il convoquait ses plus proches serviteurs, elle le reluquait l'entièreté de la réunion. Il trouvait ça perturbant. Même après plusieurs crucios, son manque de respect serait toujours présent tout comme ses regards lubriques.

Il avait envisagé d'envahir et de détruire son esprit, mais elle lui était encore utile – en tant que Maitresse de Potion et agent infiltré. Ses compétences n'avaient rien d'exceptionnelles, mais elles surpassaient tout de même celles de ses autres serviteurs. Ses propres compétences en potion n'étaient en aucun cas inférieures à celle de la dame Malfoy, au contraire, mais il n'avait pas le temps de préparer des potions toute la journée en cas de futures blessures. Il fit une note mentale de demander à Vevila une liste des meilleurs Maîtres Potions lors de leur prochaine rencontre.

Lorsqu'il pencha la tête, des mèches sombres vinrent encadrer son visage. De ses longs doigts, il remit les mèches en place, les faisant glisser derrière ses oreilles. Un sourire naquit sur ses lèvres lorsqu'il songea à ses alliés non-humains.

L'excitation des détraqueurs étaient anormale. Il avait visité Azkaban quelques semaines plus tôt pour s'entretenir avec leur meneur, et ce faisant avait reçu la plus étrange des nouvelles – Maître nous crée de nouvelles sœurs et de nouveaux frères. Cependant, tant que ces voleurs d'âmes respectaient leur part du marché (en lui offrant leur aide en échange des âmes de ses ennemis), il avait décidé de ne pas s'en soucier (tout en restant sur ses gardes). Il s'agissait probablement d'une affaire propre aux détraqueurs.

Les loups-garous, en revanche, lui donnaient la migraine. À chaque visite, il devait affirmer sa domination sur ces chiens géants qui essayaient constamment de le convaincre de devenir un loup-garou. Ils énuméraient ainsi tous les avantages et laissaient consciemment de côté le fait qu'il deviendrait une bête enragée à chaque pleine lune, sans oublier la douleur des transformations. Fenrir ne faisait jamais rien, si ce n'était laisser échapper un rire gras en assistant aux efforts vains de ses sous-fifres – l'Alpha lui avait dit qu'il n'interviendrait que si l'un de ses loups attaquait Voldemort, et vice versa évidemment.

Les persuader de se joindre à lui n'avait pas été compliqué. Ils requéraient simplement un territoire qui leur appartiendrait où ils pourraient faire comme bon leur semblerait (une sorte de réserve, lors de leur transformation), et de pouvoir arpenter les rues sans que quelqu'un ne tente de les attaquer ou de les tuer (en soi, leur attribuer un statut légal). Ils souhaitaient aussi que leurs jeunes (avec magie) soient autorisés à Poudlard, ce qui ne le dérangeait pas à la condition qu'ils soient enfermés durant la pleine lune. Avec réluctance, ils avaient accepté sa condition.

Rien qu'en pensant à ces idiots, il sentait un mal de tête arriver. Il termina son verre, espérant se changer les idées. Lorsqu'il reposa le verre, celui-ci fut instantanément rempli. Dresser les elfes de maison avait été amusant, malheureusement, son succès signifiait qu'ils ne faisaient plus d'erreur et qu'il ne pouvait plus les punir. A sa grande déception.

Il écarta immédiatement toute pensée concernant les géants. Sérieusement… ces grands dadais le suivraient même si Voldemort leur offrait la montagne qu'ils possédaient déjà en échange de leur aide. Lorsqu'il aurait le monde magique, tenir sa promesse ne serait pas difficile. Tout le monde savait que les géants faisaient d'excellents boucliers humains avec leur peau épaisse et leur taille. En plus, ses adversaires n'oseraient jamais jeter le sort de la mort. Il rit tout bas en imaginant la détresse des sorciers blancs sur le champ de bataille.

Il huma et laissa son esprit dérivé vers ses alliés les plus sanguinaires, les vampires. Des années durant, il avait courtisé ces suceurs de sang – raison pour laquelle il avait dû rester en Albanie tout ce temps. Mais il avait finalement réussi, et, cerise sur le gâteau, avait appris de nombreuses choses sur la magie, noire ou blanche. Après d'innombrables débats et discussions, finissant souvent en bain de sang, les vampires avaient finalement accepté de se servir de banques de sang – version sorcière, bien entendu. Construire une banque de sang et ordonner que toute sorcière et sorcier fasse un don hebdomadaire serait amplement suffisant pour subvenir à leurs besoins.

Les créatures de la nuit ne requéraient pas du sang au quotidien pour survivre, contrairement à ce que croyaient les sangs-de-bourbes. Elles aimaient juste la sensation que le liquide écarlate leur procurait. Ces bêtes à sang froid cherchaient de la chaleur, comme les reptiles – malheureusement, un bain de soleil était hors de question à moins qu'ils ne veuillent finir en cendres. Il ne leur restait donc plus que le sang.

Ses derniers, mais pas les moindres, alliés non-humains étaient les Gobelins. Marchander avec eux avait été relativement simple (à sa grande surprise), étant donné qu'il savait dès le début ce que ces créatures désiraient. La liberté.

Voldemort les autoriserait à gérer leur banque en toute indépendance, contrairement au régime instauré par le Ministère et les sorciers blancs – ceux qui associaient le mal avec les non-humains.

Seulement quelques jours plus tôt, il avait réuni tous les représentants de ses alliés non-humains. Il avait ouvert le débat en leur faisant part de ses plans pour le monde sorcier – pas tous, évidemment. Tout le monde s'était mis d'accord (après quelques regards menaçants et des menaces de mort) et ils ne tarderaient pas à passer à l'action – des attaques futures étaient déjà prévues.

Tout son travail, cette dernière année, avait eu pour but de gagner le titre de Seigneur des Ténèbres. Etant aussi ambitieux que ses ancêtres, il avait déjà élaboré des plans pour les années à venir. Sa priorité serait de gagner davantage d'alliés humains (il avait déjà rallié quelques personnes à sa cause lors de ses voyages, mais ce n'était pas encore suffisant).

Son sourire se fit carnassier et il éclata de rire. La guerre s'abattrait bientôt sur le monde sorcier, et lorsqu'elle viendrait, nombreux craindront le nom de Lord Voldemort.

Avril 1967

Localisation: Poudlard, Grande Salle

Marcaunon observait son fils depuis sa cachette au sein des ombres, quelque peu interloqué par la… bonne humeur apparente de ce dernier.

Habituellement, Marchosias râlait pour un rien, et souvent Marcaunon ignorait la cause de sa mauvaise humeur. Mais à présent, il semblait… enjoué – il n'y avait pas d'autres mots pour ce phénomène (il sautillait sur son siège, nom de Salazar!). C'était bizarre! Trop bizarre, et Marcaunon ne désirait qu'une chose: que ça s'arrête (ou qu'il puisse l'arrêter).

Ses yeux écarlates suivirent les lèvres de son fils lorsque celles-ci se tendirent vers le haut pour former ce qui ressemblait à un sourire satisfait, avant qu'un masque d'ennui ne vienne dissimuler cette expression.

Terrifiant! Marcaunon frissonna.

Quoique l'enfant prépare, ça ne pouvait être rien de bon.

Il se mordit la lèvre inférieure lorsque la possibilité que son fils soit devenu un amoureux des Parasites lui vint à l'esprit – il y avait 0.01%, de chances, mais qui sait!?

« Marctre. » Siffla son petit et fidèle compagnon, son museau écailleux frôlant sa joue de façon affectueuse. « Qu'esssst ccce qui vous dérangeainsssi? Mon venin pourrait-il vous aider? »

« Je ne penssse pas que Chaosss appréccccierait d'être mordu, mon cher. » Marcaunon sourit à Suki avant de déposer un baiser sur la tête triangulaire du serpent.

« Petit Maître fait de nouveau le difficccile? »

« Pas du tout, mon mignon. » Il caressa les écailles sombres de son ami sans quitter son fils de vue. « Il me rend juste… un peu nerveux. » Marcaunon était inquiet par le changement d'attitude de son fils.

Et s'il tombait amoureux d'une sang-de-bourbe à l'école des Parasites…? Il avait 77 ans, ce serait donc de la pédophilie – ce que Marcaunon n'accepterait jamais, même si son enfant était mini-mort!

Avant qu'il ne puisse continuer avec ce train de pensée (qui se dirigeait dans la mauvaise direction), McGonagall le remarqua et le traina jusqu'à la grande table pour qu'il y prenne son petit déjeuner. Il ne lui en tint pas rigueur car il était mort de faim.

Suki avait reprit son rôle d'écharpe, à son grand amusement.

Leurs petits compagnons détestaient les êtres humains, à l'exception de Marcaunon et Marchosias (Mort leur foutait la trouille, comme à la plupart des animaux).

« Que faisais-tu caché dans l'ombre, Marcaunon? » Elle le regarda d'un air désapprobateur tandis qu'ils prenaient place à côté de leurs collègues.

« Je n'étais pas caché. » Rétorqua-t-il, mais elle l'ignora.

« Une jeune fille aurait-elle attiré ton regard? Ou un jeune garçon? »

« Aucun des deux, Minerva. » Il fit une pause en considérant sa question. "Et pourquoi un garçon? »

« La majorité des femmes préfère que leur amoureux ne soit pas plus joli qu'elles. » Il faillit recracher la bouchée qu'il venait d'avaler. Encore ces blagues sur son physique. Il n'était tout de même pas si laid… n'est-ce pas…?

Il grogna alors que ses collègues riaient tout bas. Elle continua à le taquiner à propos de son apparence, jusqu'à ce que Marchosias s'éclaircisse la gorge pour lui demander une signature. Une signature pour une sortie scolaire. Il jeta à son fils un regard ahuri, ses yeux élargis par la surprise.

En temps normal, Marchosias était le premier à se débarrasser de ce genre de papier –histoire d'éviter de devoir prendre part aux activités organisées par l'école. Il paraissait inconcevable qu'un psychopathe et sociopathe comme Marchosias puisse désirer se rendre à une excursion durant laquelle il serait entouré de morveux.

« S'il-te-plait, dis-moi qu'il s'agit d'un poisson d'avril. » Dit-il d'une voix faible.

En guise de réponse, il eut droit à un sourcil levé. Marchosias ne prit même pas la peine de répondre à sa mère. Il plaça simplement la feuille de papier devant lui et lui indiqua l'espace vide où il devait apposer sa signature. Sans y penser, par pur réflexe (conséquence de ses années d'expérience avec la paperasserie), Marcaunon signa et retint de justesse un cri d'horreur.

Avant qu'il ne puisse effacer sa signature, un petit garçon au sourire arrogant lui arracha la feuille – oooooh, le petit diable. Marcaunon plissa les yeux derrière ses lunettes roses. Il découvrirait le fin mot de l'histoire, aussi vrai qu'il s'appelait Marcaunon Seirios Gaunt.

Avril 1967

Localisation: Londres, Aquarium

Marcaunon fit une imitation très convaincante d'un poisson hors de l'eau, avant de se frotter les yeux, et de rejouer au poisson. Il n'en croyait pas ses yeux. Ses muscles faciaux se figèrent un instant alors qu'il observait le garçon qui était une version rapetissée et non-graisseuse de Severus Snape.

Il inspira profondément, retint sa respiration dix seconds et expira. Marcaunon répéta le processus quelques fois (en vain) avant que ses genoux ne flanchent. Il dû s'appuyer contre la colonne à côté de lui pour ne pas tomber. Ses jambes tremblaient.

La sensation de ses ongles s'enfonçant dans ses palmes le ramena à la réalité. Par chance, il n'était pas dans le champ de vision des camarades de classe de Marchosias. Ses mains tremblèrent lorsqu'il recouvrit sa bouche pour contenir l'exclamation qui faillit lui échapper. Mini-Snape était adorable –ses joues avaient encore la rondeur de l'enfance, et ses yeux étaient aussi larges que ceux d'une biche. Qui aurait pu croire que les yeux de Snape étaient aussi larges avant qu'il ne prenne l'habitude de les plisser par irritation?

Eh bien, des années d'enseignement, en compagnie d'imbéciles pouvaient avoir cet effet.

Il huma. Son visage se fendit ensuite en un large sourire. Enfin, il afficha une expression d'ennui –similaire à celle de Marchosias– et sautilla jusqu'au petit groupe de quatre dont faisait partie son fils.

Les deux fillettes lui tournaient le dos, aussi, il ne put les reconnaître – mais, heureusement, il sentait leur magie. Enfin, celle de la rousse. La blonde était probablement une cracmolle.

Marchosias fut le premier à l'apercevoir, et Marcaunon retint difficilement un rire.

Son fils, si stoïque d'habitude, le regarda d'un air ahuri. Snape jeta un coup d'oeil curieux à Marchosias. Il essaya ensuite de se tourner en direction de Marcaunon.

Emphase sur "Essaya".

Marchosias tourna les talons et entraina les trois autres à sa suite, tentant de ne pas avoir l'air de fuir - ah pardon, d'entreprendre une retraite stratégique. Son fils ne "fuie" jamais, après tout.

En dépit de ses efforts, leurs jambes étaient plus courtes que les siennes et en seulement quelques pas, il se trouva directement devant mini-Snape. Il sourit gentiment (bizarrement) au garçon aux cheveux noirs qui, alarmé, recula d'un pas.

« Bonjour. » Le salua-t-il, son sourire s'élargissant davantage lorsqu'il aperçut l'expression de Marchosias du coin de l'oeil. « Quel charmant petit garçon… Chaos, serait-ce ton petit a… »

"Quelle… bonne surprise, père. » L'interrompit brutalement Marchosias, affichant le même sourire que Marcaunon. « Toutefois, j'aurai préféré que tu sois assis derrière ton bureau, à t'occuper de ton interminable paperasserie plutôt qu'ici, pour être honnête. »

« Ah ! Mais Marchosias, il n'y a plus rien sur mon bureau. » Ses yeux brillaient derrière ses lunettes roses. «Ayant soudainement ressenti le besoin de prendre l'air, j'ai décidé de sortir pour une petite promenade. Et quelle surprise! Me rendre par hasard au même endroit que mon adorable fils! »

« En effet… que hasard que tu aies décidé de visiter l'aquarium, juste aujourd'hui. »

« J'avais juste besoin d'un changement de… ah, décor. »

Ils sourirent tous les deux quelques minutes, jusqu'à ce qu'un certain Severus Snape ne décide de les interrompre.

« C'est ton père, Marchosias? » En entendant la voix d'enfant de Snape, il se tourna vers le garçon et sourit. Mignon à croquer!

« En effet, je suis le père de Marchosias, Marcaunon Gaunt. Tu peux m'appeler Marcaunon ou Marc, pour faire court. » Il tendit sa main à Snape, qui la serra poliment.

« Enchanté, monsieur. Je suis Severus Snape, un camarade de votre fils. »

« Ça alors, quel jeune homme bien élevé. » Il s'agenouilla devant Snape et sourit d'un air amusé. « Chaos devrait en prendre de la graine. »

« … Marchosias est déjà très poli, monsieur. » Néanmoins, Snape avait les joues rouges.

Marcaunon eut soudainement envie d'enlacer le future Maître de Potion, tant il le trouvait adorable – personne n'avait le droit d'être aussi adorable.

Pourquoi Chaos ne pouvait-il pas se comporter de la même façon? Il grimaça intérieurement en pensant à l'attitude habituelle de son fils – qui passait son temps à lire, manger, lire et… lire.

Comme s'il lisait dans ses pensées, Marchosias s'éclaircit la voix et jeta un regard d'avertissement à Marcaunon avant de sourire aux deux petites filles qui se trouvaient derrière lui.

« Père, laisse-moi te présenter Lily… » Marcaunon se tourna vers elles « …et Petunia Evans. »

Son sourire se figea. Ce fut comme si le temps s'était arrêté tandis qu'il fixait le démon qui avait fait de son enfance un enfer – cette maudite maltraiteuse d'enfant. Il les vit le saluer, leurs lèvres bouger, mais ses oreilles refusaient de coopérer. La petite blonde devant lui fut remplacée par l'image d'une Petunia grimaçante, tenant une poêle en main comme si elle était prête à le frapper à tout instant.

("Monstre! Si seulement tu étais mort en même temps que ma salope de soeur!

"S-S'il-te-plait tante Pétunia… J'ai f-… ç-ça fait trois jours que je n'ai pas man…"

"Alors rend toi utilise et va mourir de faim ailleurs, garçon!"

"Tante…"

"JE NE SUIS PAS TA TANTE! JE N'ACCEPTERAI PAS DE MONSTRE DANS MA FAMILLE!"

"M-m-mais…"

"VERNON! PREND LA CEINTURE, LE MONSTRE FAIT ENCORE QUELQUE CHOSE DE BIZARRE!"

"N-non! C'est pas vrai! Je n'ai rien fais! Je…")

OOOOO

Marchosias cligna des yeux, immobile en voyant sa mère se figer lorsqu'il aperçut le cheval à deux pattes– elle n'était tout de même pas si laide… si? D'accord, peut-être qu'elle l'était.

Ses yeux semblaient voir plus loin que la fille, comme s'il y avait quelqu'un d'autre en face de lui.

Marchosias croisa les bras lorsqu'il sentit le froid l'envahir. Il vit le gel apparaître sur la vitre devant laquelle ils se trouvaient. Tous les visiteurs qui les entouraient semblaient être paniqués par ce soudain refroidissement. Certains couraient dans tous les sens.

Les lumières clignotèrent quelques fois avant que de s'éteindre complètement, les plongeant dans l'obscurité. Tout à coup, ce fut comme si toute la joie de vivre (il n'en avait pas tellement, donc cela ne l'affecta pas autant que les autres visiteurs et ses trois futurs minions) avait disparue du monde.

Les moldus autour d'eux commencèrent à s'évanouir les uns après les autres, tandis que d'autres criaient et pleuraient de désespoir – comme s'ils étaient soudainement pris d'une crise de dépression.

Tout d'abord, Marchosias cru qu'ils avaient à faire à des détraqueurs, mais ces créatures ne s'éloignaient jamais d'Azkaban, à moins que le ministère ne le leur ordonne (ou lui… enfin, l'autre lui). Tout à coup, il eut un déclic et se tourna vers sa mère.

Le sol sous les pieds de Marcaunon était gelé. Marchosias ressenti quelque chose qui s'apparentait à de la peur quand il aperçut l'éclat pourpre dans les yeux de sa mère. C'étaient les yeux d'une bête enragée, débordée d'une colère incontrôlable. Quelqu'un qui était prêt à abandonner toute raison pour assouvir ses pulsions meurtrière. Marchosias craignait ce phénomène plus que quiconque car c'était un phénomène qu'il avait bien connut, au cours de sa vie en tant que Voldemort.

Il se souvint avoir regardé dans un miroir – et avoir croisé exactement le même regard. Il vit les soeurs Evans, qui se tenaient aussi fort qu'elles le pouvaient dans l'espoir de trouver un peu de chaleur tandis que Severus était déjà à genoux, tenant sa tête en mains et murmurant des propos incohérents.

Il se plaça devant Marcaunon et posa ses deux mains sur les joues tendres de sa mère. Marcaunon ne le remarqua même pas.

« P-père. » L'appela-t-il, en vain. « Mère… mère, reste avec moi! »

Suki se glissa hâtivement le long de son bras. Le pauvre serpent était glacé. Il chuchota un sort de réchauffement tout bas pour ses deux amis écailleux.

« Mère! Maman! Je t'en prie… Je t'en prie reviens. Ne perd pas la tête… Pourquoi perdrais-tu la tête ici, maman!? Qu'est-ce qui t'affole autant…? »

Il se mordit la lève inférieure, sachant ce qui lui restait à faire. Un papillon se posa sur ses cheveux.

« Va chercher Mort. »

Si un papillon pouvait saluer, il l'aurait certainement fait. Au lieu de ça, il disparut dans une explosion de flammes bleues. Quelques secondes plus tard, le portail de Mort apparut, suivit de son créateur. Il se rua vers eux.

« Que s'est-il passé? » demanda son parrain, tout en touchant tendrement l'épaule de Marcaunon. Sa mère s'écroula soudainement, tombant dans les bras tendus de Mort.

« Maman s'est figé quand il a vu Petunia… »

Il n'eut pas le temps de finir sa phrase.

« Je comprends. Fais comme si rien n'était arrivé. » Mort leva une main, et sans avertissement, claqua des doigts. Marchosias sentit une vague de magie se répendre dans tout l'aquarium et leur environnement reprit son état normal, bien que les yeux de tous les visiteurs ne soient voilés. « J'ai modifié leurs souvenirs. Je vais ramener Maître au manoir maintenant. »

« Mère…? »

« Tout va bien. Garde un papillon avec toi à tout moment, il te transportera au manoir quand que tu le désireras – ce sera plus efficace que n'importe quel portolin. »

Il observa Mort traverser le portail en sens inverse, sa mère dans les bras.

Que s'était-il passé? Pourquoi Marcaunon avait-il aussi mal réagi en voyant Petunia? Auraient-ils une histoire passée? Pourquoi avait-il eut l'impression que sa mère s'était changé en détraqueur? Qui était réellement Marcaunon Gaunt – Pourquoi n'existait-il pas dans sa première vie?

Quels secrets gardaient sa mère!?

OOOO

« Vous vous sentez mieux, Maître? »

Marcaunon soupira et se frotta l'arête du nez d'un air fatigué.

« Oui. Merci pour ton aide, Mort. J'aurai probablement étripé cette salope à l'instant précis où je serais sorti de mes pensées. »

« Un seul ordre de votre part et elle disparaitra de la surface de la terre. »

« Je m'en chargerai moi-même, Mort. Plus tard. Il faut d'abord que Dudley soit né. » Il descendit des genoux de Mort et sourit sans joie à l'entité immortelle. « Il semblerait qu'il soit plus difficile de contrôler mes émotions face à mes tourmenteurs que je ne l'avais espéré. »

« Marchosias demandera des explications. » Mort fit une pause avant de continuer. « Je suis désolé de ne pas avoir effacé sa mémoire, Maître. Mais un maître en occlumentie aurait directement remarqué que quelque chose clochait, même s'il n'aurait jamais pu briser mon sortilège. »

« Il va en demander, n'est-ce pas? » murmura-t-il. « Ne t'en fais pas, je m'occupe de tout. »

"Il découvrira bientôt la vérité, Maître. Nous parlons de Tom Riddle, après tout. »

« Je sais… Mais j'aimerais éviter l'inévitable aussi longtemps que possible. » Marcaunon tourna le dos à l'entité et ferma les yeux. « Je ne suis pas prêt à ce qu'il me haïsse, Mort. Pas encore. »

...

ET moi je connais déjà la réaction de Marchosias °v° ... ce n'est pas pour tout de suite, mais vous aurez d'autres os à macher en attendant ;).

Bon, vu que la traduction de 47 est mise en hiatus en attendant que la traduction du chinois vers l'anglais avance, cette fic-ci paraitra plus souvent (et Dysfunctional Riddle Family est bientôt finie).

à bientôt.