Que-Quoi? Un nouveau chapitre si vite! Mais oui! Vos reviews m'ont sacrément motivée (et il n'était pas trop long).

Quelques réponses aux reviews:

*j'ai mis "destinateur" à la fin du dernier chapitre... le terme n'est pas faux en soi, mais comme me l'a fait remarqué un lecteur, "expéditeur" aurait été plus correct. Mes excuses.

Voldemort n'est vraiment plus très loin. Nombreux d'entre vous ont déjà compris qu'il avait envoyé les lettres ^^.

Warning pour ce chapitre: Cross-over

...

Chapitre 21: à la découverte d'une nouvelle dimension!

Mai 1967

Localisation: Donjons de Poudlard – Bureau

« Mort? » cria Marcaunon tout en fourrant un tas de vêtements dans un sac à dos sans fond – comment les parasites supportaient-ils de voyager sans magie, il n'en avait aucune idée !

« Oui, Maître? »

« Je me demandais… » commença-t-il. « Pourquoi dois-je m'occuper de la paperasserie des autres dimensions? Je pensais que tu leurs avais assigné un faucheur en chef? Ils ne devraient pas s'en charger ? »

« En cas d'invasion zombie, ils ont pour ordre d'évacuer la dimension contaminée – et de n'y retourner qu'une fois que l'affaire aura été réglée. Ou après que Vie ait créé un nouveau monde pour remplacer l'ancien. »

« … Tut tut tut tut tut ! Attend un peu…. » Marcaunon leva un sourcil. « Vie? Je pensais qu'il n'y avait que le Créateur? »

« En effet. Vie et le Créateur ne font qu'un. Cependant, ils n'ont pas de forme corporelle comme moi … ils sont juste. »

« Je vois…? »

Mort haussa simplement les épaules, et Marcaunon ressentit le besoin soudain de frapper l'entité sur la tête. Etait-ce si difficile de donner une explication exhaustive et compréhensible?

Mouais… Autant se faire à l'idée que certains souhaits étaient voués à ne jamais se réaliser.

« Donc, lorsque tous tes faucheurs ont été évacués, je me tape leur travail? »

« Oui. Pour être honnête, Maître, il y a 99% de chances que ce monde implose – alors je préfère que le faucheur en chef délègue ses fiches plutôt que de prendre le risque de devoir recréer tous les faucheurs de ce monde. »

« Et ils ne peuvent pas s'en charger durant leur temps libre? Ou au moins attendre jusqu'au dernier moment? »

« Le monde peut imploser à tout instant, et ils n'ont pas de temps libre, Maître. Une fois qu'ils ont quitté ce monde, ils se rendent dans une dimension parallèle pour aider leurs collègues. »

« … Tu pourrais juste admettre que tu aimes me voir souffrir, Mort. »

L'entité haussa les épaules d'un air nonchalant, un sourire moqueur sur le visage. Argh!

« Où vont toutes les âmes après la disparition de leur monde? » Marcaunon ferma son sac et le glissa sur ses épaules.

« Elles restent dans leur propre dimension, là où elles appartiennent, bien que leurs souffrances soient prolongées – pour celles qui le méritent, du moins. Vie a besoin d'au minimum un millénaire pour recréer un monde – et tous les êtres vivants qui le peuplent– à partir de rien. »

Mort le suivait de près lorsqu'il se rendit dans la salle de bain. Un claquement de doigt, et toutes les affaires de toilette de Marcaunon lévitèrent jusqu'à son sac. Après avoir vérifié qu'il n'avait rien oublié (ce qui n'était pas vraiment nécessaire étant donné qu'il lui suffisait de conjurer ce dont il aurait besoin) il hocha la tête d'un air satisfait.

« Alors chaque dimension a ses propres âmes? »

« Oui. »

« Quel âge a mon âme, d'ailleurs? » demanda-t-il par curiosité alors qu'il entamait une bataille perdu d'avance avec ses cheveux. Un peigne n'était peut-être pas une arme suffisamment puissante…?

« Elle est aussi vieille que la mienne, Maître. » Répondit Mort, aussi mystérieux qu'à son habitude. Marcaunon sentit son sourcil sursauter, probablement à cause de l'agacement.

« Alors il existe des âmes antérieures à la tienne? » Mort grimaça et Marcaunon leva un sourcil. Il était rare, et quelque peu perturbant, de voir l'entité grimacer ainsi.

« Je suis probablement la plus ancienne. »

« Et Vie? »

« Cette chose ne compte. » Déclara brusquement l'être immortel, ses lèvres tournées vers le bas.

Marcaunon retint un ricanement. Apparemment, Mort détestait l'entité qu'était Vie –ce qui n'était pas une grande surprise en soi. Difficile de trouver deux pôles plus opposés que ces deux-là.

« Donc, tu dis que je suis aussi âgé que toi, mais tu prétends également être l'âme la plus vieille du monde…non, de l'existence… c'est un tantinet contradictoire » déclara-t'il en secouant la tête.

« En effet. »

Il attendit que Mort continue… ce qui n'était, de toute évidence, pas l'intention de l'entité. Marcaunon résista à l'envie de planter un couteau dans le ventre de son serviteur. Il inspira profondément.

« Oublie ça. » Murmura Marcaunon en se pinçant l'arête du nez d'un air fatigué. « Juste pour clarifier les choses une dernière fois… Nous ne quitterons cette dimension-ci qu'une poignée de secondes, même si on passe des années dans celle infestée de zombies ? »

« Oui Maître. »

« Très bien. Comment voyage-t-on? »

« Comme ceci, Maître. »

Sans autre avertissement, un portail apparut sous les pieds de Marcaunon. Il n'eut qu'une demi-seconde pour comprendre que le sol avait disparu avant de crier (un cri très viril) des insultes qui ferait rougir un marin comme une gamine de cinq ans.

« MOOOORT! »

Mort se contenta de ricaner en regardant son Maître disparaître à travers le portail. L'entité était de nature rancunière – et de la rancoeur, elle en avait à revendre à force de devoir supporter les crises de son Maître. Et pour répondre à l'observation précédente de ce dernier, oui, elle aimait le voir souffrir. Avait-il seulement idée de la difficulté qu'avait Mort à se débarrasser des tâches de café ?

Date: Inconnue

Localisation: Inconnue

Dimension: Inconnue

Marcaunon grogna en se tenant la tête à deux mains, tentant et échouant malheureusement à calmer une migraine monstrueuse. Après que Mort (Grrrrrr) l'ait littéralement lâché à travers le portail, il avait atterri sur sa tête et était mort sur le coup à cause de la hauteur de la chute. Même s'il était rapidement revenu à la vie, sentir son crâne se briser en mille morceaux avant de se régénérer n'était pas très agréable – merci Merlin pour sa grande tolérance à la douleur.

Résigné à devoir vivre avec son mal de tête, il examina ses environs et remarqua qu'il se trouvait en fait dans une forêt, entouré de parts et d'autres par des arbres. Des papillons rouges volaient autour de lui, butinant le sang qui recouvrait ses cheveux. Pourquoi ses papillons blancs (comme neige) étaient-ils devenus rouges?

Il poka l'un des papillons qui se trouvait devant son visage et fut abasourdi quand son ongle (extrêmement aiguisé) transperça l'une des ailes de l'insecte. La créature était étrangement fragile. Marcaunon tourna la tête et fronça les sourcils en ne voyant aucun de ses papillons.

Devait-il attendre l'apparition de Mort pour que l'entité puisse lui expliquer où il se trouvait et pourquoi ses chers papillons n'étaient pas avec lui?

… Peut-être pas. La mauvaise humeur de Mort allait probablement durer un certain temps. Sa chute l'avait tué, tout de même! Quel farceur digne de ce nom tue ses victimes au cours d'une farce!?

Alors que Marcaunon était sur le point de se lever, il entendit un bruit dans les feuillages et se retourna.

À seulement quelques mètres de lui se tenait homme monstrueusement grand, presque aussi pâle que Marcaunon, et assez musclé – il était mince, ce qui ne faisait que l'allonger davantage. Ses cheveux, coupés courts, étaient lissés et tirés vers l'arrière en forme de pique, et Marcaunon ne put s'empêcher de les fixer du regard- leur couleur l'intriguait énormément. Il se demanda vaguement si le rose fluo était leur couleur naturelle.

Les yeux perçants de l'homme révélaient ses origines asiatiques. Cependant, ses traits faciaux et la forme de son nez laissaient penser le contraire. Marcaunon pencha la tête sur le côté, s'imaginant utiliser les pommettes finement taillées de l'homme pour couper du verre et hocha la tête. Oui, l'homme avait un visage que toute femme décrirait comme « sexy » ou du moins, « attrayant ».

Outre son apparence, Marcaunon remarqua les deux symboles peints sur les joues de cet homme. Une étoile sur la joue gauche, une larme sur l'autre. Il était habillé comme un clown et, en baissant les yeux, Marcaunon vit qu'il portait les chaussures nécessaires pour compléter son déguisement (pas de talons, malheureusement) –Il ne manquait plus que le chapeau à cloche. Un badge portant le numéro 384 était accroché sur sa poitrine.

L'homme souriait et Marcaunon eut le pressentiment qu'il s'agissait-là de son expression « par défaut ». En se basant sur son apparence, Marcaunon déduisit que l'homme avait une personnalité plutôt joueuse, et à en juger par l'aura qu'il dégageait, un rien sadique aussi.

« Kimi… » Le cerveau de Marcaunon traduisit le reste des propos de Pinki en anglais – il avait appris le japonais dans sa vie antérieure. « …Il ne me semble pas t'avoir vu aux étapes précédentes de l'examen. » Déclara Pinki avant de tracer ses lèvres du bout de sa langue. Marcaunon suivit le mouvement des yeux.

« L'examen? » Marcaunon fronça les sourcils et se leva. « Ma question va sembler un peu bizarre mais… Vous n'auriez pas des problèmes de zombies par hasard? »

S'ensuivit un silence de quelques secondes avant que Pinki ne laisse échapper un rire amusé.

« Pas du tout~ » chantonna-t-il, un éclat moqueur dans ses yeux d'ambre. « Tu dois être tomber de haut pour imaginer une chose pareille~ »

Marcaunon toucha sa tête ensanglantée et jeta un regard mauvais à sa main tâchée de sang – se souvenant de sa mort causée par Mort, il sentit la rage bouillir dans ses veines.

« Ah… Une mauvaise chute, rien de plus. » Il agita la main d'un air nonchalant.

Ainsi, Mort l'avait envoyé dans la mauvaise dimension –intentionnellement, aucun doute là-dessus. Mort ne faisait jamais d'erreur, il le savait parfaitement. Mais la rancœur de l'entité atteignait de nouveaux sommets. En se rappelant que la paperasserie sur son bureau croissait chaque minute supplémentaire passée à ne rien faire, il eut des sueurs froides.

Aussi soudainement que sa rage et son effroi étaient apparus, ils s'évanouirent. Il soupira.

« Je me fais vieux… » murmura Marcaunon avant de demander à Pinki. «Est-ce que vous pourriez m'indiquer la direction de la ville ou du village le plus proche? »

« Hmm~ » Pinki s'approcha d'un pas en humant d'un ton moqueur. « Qui sait ?~»

Marcaunon soupira (encore) et se frotta l'arête du nez sur laquelle ses lunettes n'étaient pas perchées – maudit soit Mort ! À cause de lui, il les avait perdues… et maudit soit ce gars, avec sa satanée attitude...

Pinki n'était pas du genre à donner des informations par simple bonté d'âme, c'était évident – un serpentard pur et dur.

« Sais-tu au moins où nous nous trouvons….? »

« Hisoka. »

« D'accord. Hisoka. »

« Et pour répondre à ta question… Pas le moins du monde~ »

Marcaunon retint un cri de frustration et inspira profondément. L'homme mentait comme un arracheur de dents. Pourquoi était-ce si difficile de donner une réponse pour les hommes de haute taille?

« Eh bien dans ce cas, ravi d'avoir fait ta connaissance, Hisoka. » Déclara Marcaunon en commençant à s'éloigner. Toutefois, il n'eut pas le temps de faire plus de deux pas avant qu'Hisoka apparaisse soudainement en face de lui.

Surpris, Marcaunon recula d'un pas. Comment diable Hisoka avait-il…? Il était peu probable que cet homme sache comment transplaner –il n'y avait aucune magie dans son corps, mais il y avait autre chose. C'était pourquoi il n'avait pas tué l'homme comme un simple Parasite.

Peut-être qu'Hisoka avait subi une mutation génétique? Marcaunon n'était pas du genre à réprimer ses désirs, aussi, s'il voulait une réponse, il faisait tout pour l'obtenir.

« Hé… Comment tu appelles ça? »

« Appelle quoi ?~ »

« L'énergie en toi. » Il pencha la tête sur le côté, une expression curieuse sur le visage, et fit parcourir son regard le long du corps d'Hisoka pour enfin s'arrêter sur son torse où il repéra l'origine de l'énergie.

« Oh ça?~ »

Marcaunon remarqua immédiatement que l'énergie s'était déplacée dans la carte que tenait Hisoka dans sa main droite. Le clown jeta soudainement sa carte vers lui et Marcaunon cligna des yeux quand elle se planta dans son épaule gauche.

« »Oui, ça. Je n'ai jamais vu quelque chose d'aussi étrange." Sans grand effort, sa magie immobilisa l'homme qui se tenait à quelques pas de lui.

Instantanément, l'expression d'Hisoka passa d'amusée à méfiante.

« Qu'est-ce que tu m'as fait? » demanda Hisoka, les yeux plissés. Marcaunon aurait certainement été effrayé par l'aura meurtrière que dégageait Hisoka si Voldemort ne l'avait pas habitué à une telle animosité.

« Inutile de s'alarmer, » dit Marcaunon en s'avançant vers Hisoka. « Je veux simplement confirmer quelque chose. »

Marcaunon attrapa le menton d'Hisoka et tira l'homme vers lui, de sorte qu'ils soient tous les deux à la même hauteur, et croisa son regard. Il plongea dans l'esprit d'Hisoka et y piocha toutes les informations utiles à propos de ce monde.

Cette courte seconde durant laquelle Marcunon envahit l'esprit d'Hisoka fut la seconde la plus douloureuse que l'homme ait jamais expérimentée. Il dû grincer les dents pour retenir un cri qui menaçait de lui échapper.

Marcaunon découvrit que cet homme, Hisoka, était aussi connu sous le nom d'Hisoka le Magicien. Il était un mâle, de toute évidence, type sanguin B, né le 6 juin. Il était âgé de vingt-huit ans, ce qui surprit Marcaunon. Physiquement, Hisoka ne semblait pas avoir dépassé le début de sa vingtaine. Il devait avoir hérité de bons gènes.

La nourriture favorite d'Hisoka, si on pouvait réellement considérer cela comme de la nourriture, était le chewing-gum –« Bungee Gum » pour être précis, et il avait un faible pour les autocollants. En fait, il les trouvait tellement cools qu'il en faisait la collection. Marcaunon retint un rire et continua son exploration, sans considération pour l'intimité de sa victime.

Au combat, les habilités de l'homme étaient aussi gracieuses que cruelles. Il changeait de style en fonction de ses adversaires et était doté d'une grande force physique – il était même capable de briser un rocher à mains nues. Il n'avait qu'à bouger le petit doigt et le plus aguerri des combattants se retrouverait au sol. Marcaunon doutait fort que les parasites de son monde aient été capables de résister plus d'une seconde face à cet homme (ils le traiteraient vraisemblablement de monstre, comme ils l'avaient fait avec Marcaunon).

Outre la force du clown, sa vitesse, sa flexibilité et ses réflexes étaient également au top du top.

Tout ceci laissa une forte impression à Marcaunon qui décida qu'il désirait en savoir davantage sur cet homme (oubliant complétement son objectif initial).

La tolérance à la douleur d'Hisoka n'était pas aussi haute que la sienne, mais il n'avait pas à en avoir honte. Comme lui, il n'aurait sans doute pas cillé si on lui avait coupé un membre, mais Marcaunon doutait fort qu'Hisoka soit capable de garder son calme si on déversait de l'acide sur ses blessures.

Toutefois, le plus intéressant, c'était l'intelligence de l'homme. Les schémas de penser et les stratégies élaborées par cet individu étaient presque du même niveau que ceux de Tom Riddle. Ce qui n'était pas rien. Marcaunon fut soudainement tenté de trainer Hisoka dans sa propre dimension, même s'il se débattait, avant de laisser cette idée de côté.

Quand il se souvint enfin de la raison première qui l'avait poussé à envahir l'esprit d' Hisoka, il se gronda mentalement et plongea plus en profondeur.

Après quelques tournants, il dénicha finalement l'information sur cette énergie qui l'intéressait tellement. L'énergie s'appelait « Nen » ou "force mentale", et cette technique permettait à un être vivant de manipuler sa propre énergie vitale, aussi connue sous le nom d'aura.

Tout être vivant était doté d'une aura. C'était une énergie indispensable, et si quelqu'un venait à dépenser entièrement sa réserve, cela reviendrait à dépenser toute l'énergie qui le maintenait en vie – ce qui s'avèrerait fatal.

Apprendre et utiliser le Nen était impossible pour Marcaunon, étant donné que sa magie n'était pas l'équivalent du Nen de cette dimension-ci – son pouvoir était de loin supérieur (la modestie n'était pas son fort, ni celle de Chaos…) à cette manipulation d'aura.

En dépit de sa déception, Marcaunon continua sa recherche.

Il y avait un grand nombre d'informations concernant ce sujet, mais Marcaunon ni prêta pas davantage attention. S'il s'avérait qu'il devait rester dans cette dimension plus d'une semaine, il examinerait simplement l'esprit de quelqu'un d'autre, mais pour l'instant…

Un Hunter était quelqu'un qui avait prouvé, en passant des examens très poussés, qu'il appartenait à l'élite de l'humanité. Marcaunon doutait fort qu'Hisoka soit réellement ce que l'humanité entendait par « élite » – sauf parmi les vilains. Après leurs examens, ils recevaient une licence, et avec cette licence, ils pouvaient voyager autour du monde pour y faire pratiquement tout ce qu'ils désiraient, ou presque –le meurtre était tout de même punissable par la loi.

Les Hunters normaux se dédiaient à la chasse aux trésors, partaient explorer le monde, tandis qu'Hisoka souhaitait obtenir ce titre pour tester ses capacités et se prouver de quoi il était capable.

Une idée un peu simplette, mais Marcaunon lui trouvait du charme.

Hisoka était actuellement à la quatrième étape de l'examen. Chaque candidat avait reçu une carte portant le numéro de sa cible, dont il devait voler le badge tout en protégeant le sien.

Ils étaient libres d'avoir recours à la méthode qu'ils désiraient, y compris au meurtre.

L'île sur laquelle ils se trouvaient était très, très, très loin de toute civilisation. Il sortit de l'esprit d'Hisoka et l'homme tomba au sol, tremblant légèrement.

« Ah… Désolé. » S'excusa Marcaunon (sans une once de sincérité). « Ça fait longtemps que je n'ai plus utilisé la légitimencie. » Ou viol mental, pour être plus précis, mais ce terme était un peu trop vulgaire à son goût.

Hisoka se leva avec difficulté et lança un regard meurtrier à Marcaunon.

Alors que l'homme le bombardait d'intentions meurtrières, Marcaunon ne put s'empêcher de l'admirer. Un Parasite normal serait rapidement décédé après qu'il ait quitté son esprit, mais cette personne semblait défier toutes les règles.

« Qu'est-ce que tu m'as fait? » grogna-t-il.

« J'ai simplement récolté les informations dont j'avais bes… » Il s'interrompit en sentant apparaître une présence familière et se mordit les lèvres. « Ne me suis-je pas excusé des milliers de fois pour avoir renversé du café sur ton manteau préféré, Mort? »

L'apparition soudaine de Mort prit Hisoka par surprise et il bondit en arrière. Marcaunon pouvait sentir que le clown était terrifié par Mort, comme tous les êtres dotés d'une bonne intuition – leur instinct leur soufflait qu'ils ne pourraient jamais venir à bout de Mort.

« Les excuses de Maître ne sont sincère que si elles concernent le jeune Lord. » Déclara l'entité en toute neutralité avant de sourire à pleines dents. « J'ai malheureusement encodé les mauvaises coordonnées pour votre voyage. Et si nous nous mettions en route? »

« Comme si tu aurais pu commettre une erreur aussi grossière. » Chuchota-t'il tout bas avant d'hocher la tête. Il se tourna vers Hisoka et lui sourit (en toute sincérité) – l'homme lui rappelait beaucoup son fils. « Je viendrai peut-être te rendre visite avec mon fils à l'occasion, Hiso-chan. »

Sur ces mots, Mort glissa un bras autour de sa taille et un portail apparut sous leurs pieds.

La dernière chose qu'il vit avant de plonger dans l'inconnu fut le regard sidéré d'Hisoka.

Date: Inconnue

Localisation: Inconnue

Dimension: Inconnue

Marcaunon cligna des yeux pour éclaircir sa vision quand il sentit Mort retirer son bras. Ses yeux écarlates examinèrent ses alentours et il leva un sourcil.

Tous les véhicules avaient été laissés à l'abandon, certains étaient retournés sur leur capot, d'autres complétement détruits ou en feu. La rue était recouverte de tout type de papiers, déchets, bicyclettes et de tâches rouges foncées. Certains lampadaires étaient tordus ou brisés. Les portes des immeubles étaient grandes ouvertes, comme si des gens s'étaient rués dehors, et presque toutes les fenêtres étaient fissurées et recouvertes de gouttes écarlates. Il pouvait presque sentir l'odeur typique et métallique du sang dans l'air.

Une page de journal vola jusqu'à lui et il s'en empara sans difficulté – il n'avait jamais perdu ses réflexes d'attrapeur.

The Raccoon City Times

LES MORTS MARCHENT!

Horreur à Raccoon! De nouveaux morts!

Les morts se lèvent, et il ne s'agit pas d'une action publicitaire. Plusieurs témoins occulaires –…

Il sourit. Ah! Vive les vacances.

...

Court chapitre, mais le suivant sera plus long... beaucoup plus long... affreusement , au moins 5 fois plus long. L'auteure originale était vahcement inspirée. Autant dire qu'il n'est pas pour tout de suite.

Pour ceux qui ne reconnaissent pas la dimension que Marc vient de visiter, il s'agit du monde de HunterXHunter (lire le manga plutot que l'animé).

Je regarderai Resident Evil (ou du moins le film auquel l'auteur fait référence pour cette dimension) afin d'avoir les bons termes pour la traduction. Je m'excuse si il y a des mots bizarres dans ce chapitre-ci.

Bye!