... Je suis en vie! Merci pour votre patience, vos commentaires, et d'avoir favoriter/follower cette traduction :)

Voici donc le nouveau chapitre de Silk Road. Comme les premiers chapitres de la traduction, ce n'est pas le chapitre original (portant le même titre) dans son entiereté, mais la moitiè de celui-ci. Le chapitre original étant très long, vous auriez du attendre encore un moment avant de l'avoir - et je souhaitais poster quelque-chose avant mon départ en vacances.

Je vous présente déjà mes plus plates excuses pour les fautes d'orthographes/grammaires qui pourraient se trouver dans ce chapitre (pas de béta lecture) et pour les inexactitudes par rapport à Resident Evil (je n'ai pas regardé le film, en fin de compte).

Bonne lecture!

...

Chapitre 22: De superbes vacances tournent au désastre (Part1)

Date: 27 septembre Localisation: Raccoon City

Dimension: Resident Evil 2 - Apocalypse (Spoiler alerte)

Fredonnant une marche funèbre, Marcaunon goba une dragée surprise de Bertie-crochue – oh ! Chocolat, son goût favori! Il observait d'un air inexpressif (grâce à ses superbes lunettes d'espion) la scène qui se jouait à plusieurs centaines de mètres devant lui.

Raccoon City, là où l'avait abandonné Mort (l'entité s'était éclipsée en vitesse, prétextant devoir personnellement guider les âmes vers l'au-delà) était actuellement en état d'isolement – Umbrella Corporation avait construit une forteresse métallique tout autour de la ville. Leur objectif était d'emprisonner les habitants de la cité afin d'éviter que l'infection se propage – ou que d'autres zombies ne soient créés. Ils auraient pu passer pour des héros, s'ils n'avaient pas été à l'origine de l'implosion imminente de cette dimension.

Le créateur du Virus-T, le virus qui réanimait les morts, était un scientifique à la solde d'Umbrella. C'était une raison suffisante pour que Marcaunon haïsse la compagnie dans son entièreté. Son bureau était recouvert de paperasserie superflue par leur faute.

Toutefois, la magie facilitait grandement les choses – découvrir le fin mot de l'histoire n'avait pas été très compliqué. Ce qui rendait les choses trop ennuyeuse, alors qu'il était supposé être en vacances – et donc s'amuser. Imaginez un jeu vidéo où vous commencez directement avec le plus haut niveau de puissance qui soit, et tous les équipements à votre disposition. Ennuyeux, n'est-ce pas?

Après avoir récolté toutes les informations dont il avait besoin, il avait donc décidé de ne pas avoir recours à la magie, sauf en cas d'extrême urgence. Cette résolution le contraignait à agir de façon moldue. Cinq heures d'affilées, il avait arpenté la ville, à la recherche du créateur de ce Virus-T – sans succès.

C est pourquoi il tentait à présent d'évacuer sa frustration en observant un groupe d'individus (les appeler parasites dans cette dimension n'avait pas beaucoup de sens, puisqu'il n'y avait aucun être magique) qui essayaient désespérément de sortir de Raccoon City – comme des rats de laboratoire qui chercheraient la sortie du labyrinthe dans lequel des scientifiques les auraient placés.

Amusé, il regardait la seule sortie existante, deux énormes portes mécaniques, actuellement gardée par des soldats armés. Les habitants étaient pris au piège, et ils en avaient conscience. C'est pourquoi ils s'agitaient dans tous les sens, comme des poulets décapités.

Marcaunon était assis au sommet d'un immeuble – il balançait les jambes dans le vide, un sachet de friandises à côté de lui et ses lunettes d'espion sur les genoux. Il prit une autre dragée surprise et l'examina –fasciné par sa teinte jaunâtre. Mort lui avait toujours dit que sa capacité de concentration était identique à celle d'un enfant de 3 ans quand il n'avait rien à faire.

Tout à coup, il leva la tête. Utilisant ses lunettes d'espion, il vit que la foule s'agitait devant les portes. Le portail mécanique qui était supposé rester ouvert pour évacuer les non-infectés venait d'être fermé.

Un homme s'empara soudainement d'un microphone et Marcaunon pencha la tête sur le côté. Il avait déjà vu cet homme, dans la liste des employés haut placés de la compagnie. Timothy Cain, la personne responsable du confinement et du chaos dans Raccoon City.

« Cette zone est mise en quarantaine. Pour éviter que l'infection se propage, vous n'êtes pas autorisés à quitter la ville. » Intrigué, Marcaunon se pencha en avant tandis que la panique se répandait dans la foule. « Nous prenons toutes les mesures nécessaires. La situation est sous contrôle. S'il-vous-plaît, rentrez chez vous. »

Il sourit. Si c'était ce qu'ils appelaient «sous contrôle » , Marcaunon aurait été mort de peur s'il avait été un habitant de la ville. Vraiment, pas étonnant que le hobby principal de Mort soit de regarder les mortels – ils offraient un spectacle des plus hilarants. Les cadavres déambulaient, une infection se répandait, mais tout était « sous contrôle ». Ce gars était à se tordre de rire.

La foule ignora les paroles de Cain, continuant à pousser vers l'avant. Les gens étaient déterminés et bien trop paniqués pour suivre les instructions fournies. Ils étaient aussi plus nombreux que la police, et cela renforçait leur motivation.

Marcaunon engloutît la dragée jaunâtre (beurk, goût cire d'oreille) tout en observant la scène avec anticipation.

BANG!

La détonation d'un simple coup de feu suffit à surprendre un bon nombre d'individus. Certains crièrent.

« Vous avez cinq secondes pour faire demi-tour et rentrer chez vous. »

La foule restait figée sur place. Marcaunon rit de leur stupidité. Ils se comportaient comme des moutons attendant d'être menés à l'abattoir! Le statut quo dura encore quelques secondes avant que le système d'AP (annonces publiques) se manifeste et annonce que de vraies munitions seraient utilisées.

Cinq.

Quatre.

Trois.

Deux.

Un.

Les yeux écarlates de Marcaunon brillèrent et gagnèrent une teinte pourpre. L'excitation l'envahit, bien que son visage conserve l'expression sereine qui lui avait servit de masque durant ses années chez Poufsouffle.

Les balles volaient dans tous les sens, et la zone fut bientôt parsemée de rouge. Ceux qui n'avaient pas réussi à s'enfuir criaient de douleur et d'effroi, voyant leurs proches mourir sous leurs yeux. Devant leur malheur, Marcaunon laissa échapper un rire cruel..

Cela faisait longtemps qu'il n'avait plus assisté à un massacre de cette envergure - la paperasserie et ses devoirs de professeur accaparaient la plupart de son temps.

« Ah… ça m'avait tellement manqué… » il se lécha les lèvres et ferma les yeux, en pleine extase, enivré par la peur et l'odeur du sang qui flottaient dans l'air. « Tellement… »

OOOO

Fredonnant un air quelconque, Marcaunon se baladait tranquillement le long des rues désertes… En fait, il ne savait pas exactement où il allait, mais il y avait une église à l'horizon. Il portait un pull à capuche sans manche, noir, et un jeans noir, pour mieux se fondre dans l'obscurité. En dépit de ses bottes de combats (à semelles compensées), il ne fit pas le moindre bruit en se dirigeant vers le bâtiment.

Il n'avait plus vu une église depuis sa dernière enfance… après ce maudit exorcisme, ces établissements avaient perdu tout leur charme à ses yeux. Se forçant à laisser ses souvenirs désagréables de côté, il continua à avancer – Il avait sentit cinq différentes présences à l'intérieur, et il savait que seuls ceux étant doués de certaines compétences étaient capables de survivre durant une invasion de morts-vivants.

Sans grand effort, il évita un infecté qui avait la bave aux lèvres et escalada une fenêtre. Selon lui, les occupants de l'église auraient du prendre plus de précautions et vérifier que chaque fenêtre ait été fermée. Ne pas l'avoir fait était totalement stupide de leur part. Même si les infectés n'étaient pas capables de monter aux fenêtres, un son trop bruyant leur parviendrait tout de même et ils étaient curieux par nature - ils tenteraient d'explorer l'église, tôt ou tard. Avant le crépuscule, l'église serait envahie par des zombies.

En dépit des chandelles disposées un peu partout, les couloirs du bâtiment restaient relativement sombres. Il passa à côté d'une rangée de chaises, de statues, et de portes jusqu'à ce qu'il trouve une pièce complétement illuminée. Sans hésiter un instant, sans se soucier de l'intimité des occupants de la pièce, il jeta un coup d'oeil par le trou de la serrure et leva un sourcil devant le spectacle qui s'offrait à lui. Un prêtre (qu'il observa un peu plus longtemps que nécessaire) était en train de nourrir une femme attachée à une chaise… non… une infectée attachée à une chaise, recouverte de sang. Il haussa les épaules et continua son chemin. Une femme morte ligotée et nourrie à la cuillère par un prête avait peu d'intérêt à se yeux.

Après quelques minutes supplémentaires passées à explorer le domaine (le prêtre avait eu la gentillesse d'allumer CHAQUE bougie), il perçut des sons de pas et se cacha dans l'ombre. Une femme, avec des yeux bleus et des cheveux bruns coupés courts, métisse – probablement d'origines franco-japonaise – apparut. Son apparence physique devait plaire à la gente masculine.

Elle plissait les yeux, concentrée sur ses alentours, tout en avançant dans le couloir avec un pistolet en main – qu'elle était habituée à manier, à en croire sa posture. Elle semblait avoir la vingtaine, et devait mesurer à peu près 170cm. Elle avait une silhouette élancée – en accord avec son agilité, probablement.

Elle était vêtue d'un top bleu, une jupe noire, et avait noué un pull blanc à sa taille. Marcaunon lui attribua des points pour ses bottes brunes qui lui arrivaient aux genoux. Cependant, son apparence le força à remettre en question son habilité à manier des armes à feu proprement. Elle avait davantage l'air d'un femme qui sortait tout juste d'une boîte de nuit que d'un combattant aguerri.

Peut-être que des vêtements aussi légers et aussi courts avaient des avantages – mais pourquoi ne pas mettre le pull, plutôt que de le nouer à sa ceinture ? N'avait-elle pas froid ? Et avec cette jupe, pouvait-elle réellement se déplacer, ramper, ou escalader des choses si cela s'avérait nécessaire ?

Il dû interrompre le fil de ses pensées quand elle passa près de lui. Il prit ensuite la direction inverse. Marcaunon s'arrêta quand il remarqua une… étrange créature rouge qui rampait le long du mur. Ainsi, les infectés pouvaient évoluer… mais pourquoi évoluer en quelque chose d'aussi moche ? Cette chose n'avait pas d'œil! Pourquoi est-ce que ça n'avait pas d'œil ? Comment parvenaient-ils à voir quoi que se soit ? Comme les serpents – en utilisant leurs langues, peut-être ?

Et regardez ! Si cela ne prouvait pas son point, à propos des fenêtres. Ils auraient du les fermer avant que ces monstruosités ne puissent entrer.

La créature quadrupède sauta au plafond et grogna, faisant un détour pour l'éviter avant de se remettre à poursuivre sa proie (la femme). Marcaunon cligna simplement les yeux et continua son chemin. Il fit une note mentale de ce qui venait d'arriver et fronça légèrement les sourcils – il devrait éviter les infectés modèle 2.0. lorsqu'il serait en présence d'autres humains.

Il parvint bientôt à l'entrée du hall principal de l'église, et se fondit dans l'ombre pour que les autres occupants de la pièce ne le remarquent pas. Le hall était lui aussi illuminé à l'aide de bougies et de chandelles. Pratique pour lui, inconscient de leur part.

Il lévita jusqu'à une poutre horizontale et s'assit confortablement – en indien. Il surplombait trois individus : deux hommes et une femme.

Le premier homme dans son champ de vision était noir de peau et portait un gilet-pare-balle de la police au dessus d'une simple chemise blanche. Son pantalon, brun clair, était rentré dans des bottines noires. Il portait un étui à la jambe droite et avait protégé ses coudes et ses genoux à l'aide de caches.

Examinant rapidement les pensées de l'homme noir, Marcaunon découvrit qu'il s'appelait Peyton Wells, un officier de S.T.A.R.S (Special Tactics And Rescue Squad). Marcaunon huma tout bas, estimant que cet homme n'avait probablement plus que quelques heures à vivre – à en juger par son aura grisâtre, l'aura de mort.

L'aura de mort était semblable à un filtre translucide. Bien que présente dès la naissance, elle n'apparaissait que lorsqu'un individu approchait l'heure de son trépas, s'assombrissant au fur et à mesure. Que la mort soit accidentelle, suite à une maladie, ou de cause naturelle comme un tremblement de terre ou par vieillesse. Les infectés, cependant, n'étaient pas recouvert de ce filtre. Après tout, ils avaient déjà dépassé leur date d'expiration.

Le deuxième homme que vit Marcaunon semblait faible et apeuré. Il tenait un pistolet de ses deux mains (comme pour se rassurer), mais celles-ci tremblaient, tant il avait peur. Les cheveux blonds, il portait une chemise bleue (trempée par une quantité impressionnante de sueur) et un jeans. Ce n'était pas le style d'individu qui semblait apte au combat. Au contraire, il était probablement du genre à se cacher quelque part dès que les infectés pointeraient le bout de leurs nez. Marcaunon se détourna rapidement de l'homme. Son aura de mort était noire – il ne lui restait approximativement qu'une bonne dizaine de minutes.

Ses yeux écarlates se posèrent sur la dernière personne. Une femme hispannique, avec des cheveux noirs et bouclés qui lui tombaient jusqu'aux épaules. Une physique que l'on pourrait considéré comme moyen, commun. Elle portait un… Il ne parvint pas à identifier clairement la couleur de son pull. Etait-ce blanc, gris ou vert très clair ? Il haussa les épaules et poursuivit son observation. Sa jupe, qui lui arrivait aux genoux, était de la même couleur non-identifiée, et elle tenait une caméra.

Marcaunon explora ses pensées et apprit qu'elle s'appelait Terri Morrales. Cette femme aspirait à devenir journaliste pour partir travailler à Los Angeles ou Chicago. Toutefois, elle pouvait oublier ses rêves. Son aura était à peine plus claire que celle de l'officier, et même si elle parvenait à sortir de Raccoon City en un seul morceau, le futur n'annonçait rien de bon pour ce monde – un petit désagrément qui allait souvent de paire avec une invasion de zombies.

Il sortit un sachet de pop corn et en croqua un (doucement) tandis qu'il observait les trois individus en dessous de lui. Il attendrait que la femme au top bleu quitte cet endroit avant de la suivre. Il savait qu'elle serait l'unique personne à sortir en vie de cette mésaventure, étant donné qu'il n'avait vu aucune aura autour d'elle.

Tout à coup, le cri d'un homme résonna dans le bâtiment (certainement le prêtre, qui avait aussi une aura noire) et les trois mousquetaires se levèrent en tout hâte, regardant de droite à gauche comme les lapins effrayés que Suki chassait souvent. La femme, Terri, courut jusqu'à la double porte, criant par-dessus son épaule.

« Je sors d'ici! » Ses mains étaient déjà sur les poignées.

« Hé! » Peyton cri-chuchota tout en se dirigeant vers elle « Non, attend ! »

Oh, mauvaise idée. Les infectés les attendaient de pied ferme, là-dehors.

Quand elle ouvrit la porte, elle laissa échapper un cri en voyant la horde d'infectés se ruer dans sa direction, et referma rapidement la porte avec l'aide de Peyton. La bataille était perdue d'avance : la porte ne résisterait pas éternellement à la force surhumaine des infectés. Cependant, à la grande surprise de Marcaunon, Mckenzie vint les aider en plaçant une valise (D'où elle sortait ? pas la moindre idée) devant la porte, comme une barricade faite à la va-vite.

Marcaunon se lécha les doigts en regardant les deux hommes pointer leurs armes vers la sortie. Mauvaise cible, les amis. Il y avait deux créatures quadrupèdes qui étaient occupées à ramper au plafond. Elles auraient dû être à l'autre bout de leurs armes à feu, au lieu de ces infectés sans cervelle et lents comme des escargots.

Certaines personnes avaient vraiment besoin de travailler leur sens de l'observation.

Les créatures quadrupèdes – oh, par Morgane. Il allait juste les appeler les rampeurs. Le premier rampeur se mi soudainement à grogner et s'approcha de l'autel. Ceci attira leur attention ; ils se mirent à regarder d'un air paniqué en direction des grognements. Ils aperçurent finalement le premier rampeur et crièrent. Marcaunon ne put s'empêcher de compatir : cette chose était la laideur personnifiée. Même de la chirurgie esthétique n'aurait pas pu arranger son cas.

« Jesus! » Qui? Oh… Etait -ce l'une de ces expressions humaines où ils utilisaient Jesus au lieu de Merlin ou Morgane?

« Q-qu'est-ce que c'est que cette chose!? » Un infecté ayant incompréhensiblement évolué.

« Hé! Qu'est-ce que tu fais!?" » cria Peyton en voyant Mackenzie s'enfuir. « Reviens ici! »

Idiot ~ les prédateurs attaquaient toujours une proie isolée pour commencer. Marcaunon ne s'embêta pas à venir au secours de l'homme. Son heure était venue. Le filtre était d'un noir profond, complétement opaque.

Profitant de la fuite de l'imbécile, Peyton emmena Terri se cacher derrière un pilier et examina son armement.

Mackenzie disparut enfin du champ de vision de Marcaunon. Quelques secondes plus tard, le cri de peur et de désespoir de l'homme leur parvint. Il prit un autre popcorn et le jeta en l'air avant de l'attraper directement par la bouche. Il adorait cette musique de fond.

Au moment où les cris se turent, les portes en verre qui donnaient sur le couloir s'ouvrirent, laissant ainsi entrer la femme au top bleu. Marcaunon se gronda intérieurement de s'être trop concentré sur son choix vestimentaire avant d'examiner ses pensées. Son nom était Jill Valentine, également un officier de S.T.A.R.S.

Il fut surprit par le grade – très haut placé- qu'elle avait eut avant de devenir la disgrâce des forces de police. Note intérieure : ne pas juger un livre par sa couverture.

Elle s'avança et s'accroupit derrière le banc le plus proche. Marcaunon pencha la tête, curieux. Quand Jill saisit une arme abandonnée en-dessous du banc, ses intentions lui parurent plus claires – deux armes à feu donnaient toujours un air plus cool (un autre préjugé de sa part). Trop occupé à apprécier son allure de double tireuse, il ne vit pas que les hideuses créatures s'étaient rapprochées de lui afin de lâcher le corps de Mackenzie au-dessus des bancs derrière Jill. Ils sursautèrent tous les deux, surpris par l'apparition soudaine du cadavre et du fracas causé par sa chute.

Par les testicules poilues de Merlin! Merci pour la quasi-crise cardiaque.

Jill tira sur la créature et en profita pour se retraiter, Marcaunon ne la lâcha pas des yeux, jusqu'à ce qu'elle disparaisse derrière l'un des nombreux piliers. Il soupira avant de s'allonger sur le dos, terminant son petit encas. Descendre à ce moment ne semblait une bonne idée. Mieux valait rester à distance et observer le développement des choses, plutôt qu'intervenir – Jill n'était pas prête de mourir, de toute façon.

Quand il se lasserait de Jill, il retournerait à la recherche du créateur du T-Virus. Il avait besoin des informations qui se trouvaient dans la tête de cet homme pour créer un vaccin, ainsi qu'un antidote qui renverserait les effets du virus, et ainsi sauverait le monde.

Wow… quelle ambition, n'est-ce pas ?

Après avoir prit quelques secondes pour réveiller ses bras engourdis- à force de rester inactifs- il se rassit en indien et se pencha en avant. Peyton avait recouvert la bouche de Jill et l'avait attirée derrière le pilier où Terri et lui avaient trouvé refuge. C'était là une façon bien violente de gagner l'attention de quelqu'un !

Alors qu'ils chuchotaient entre eux, Marcaunon était occupé à se couvrir la bouche afin de contenir son rire – mais ne pouvait pas empêcher ses épaules de trembler.

Les deux officiers se mirent soudainement à tirer sur leurs cibles respectives. Marcaunon dû éviter une balle qui passa bien trop près de lui à son goût – ces deux-là ne savaient pas viser. Même s'il n'y aurait pas dégât irréversible, il n'avait pas vraiment envie de mourir une seconde fois en moins de vingt-quatre-heures – sa chute mortelle dans la dimension d'Hisoka lui suffisait bien, merci beaucoup.

Au bout de plusieurs minutes, Jill laissa échapper un juron et déclara qu'elle serait bientôt à court de munitions. Alors que Marcaunon pesait les pours et les contres d'une intervention, le toit en verre surplombant l'autel se brisa en un million de pièces et quelqu'un fit irruption à moto.

Marcaunonse se contenta d'observer le nouveau venu d'un air sidéré, appréciant à sa juste valeur cette entrée exagérément dramatique.

Le motard – ou plutôt la motarde - enleva son casque, révélant ainsi des cheveux bruns humides (ou graisseux) et cria d'un air féroce:

« Dégagez! »

Les trois autres cédèrent hâtivement le passage à la motarde qui fonça vers l'horrible rampeur. Avant que le véhicule n'entre en collision avec la créature, elle sauta – quel flair pour le dramatique ! Le prédateur devenu proie fut assez stupide pour charger de plein front sur cet engin – se retrouvant ainsi au cœur d'un feu d'artifice quand la motarde sans moto tira deux fois dans le réservoir de la splendide machine. Quel gâchis ! La motarde rangea ensuite adroitement ses deux armes à feu dans les étuis qu'elle portait à chaque cuisse.

Marcaunon était bien forcé de l'admettre – c'était très impréssionnant.

Elle sortit ensuite deux autres armes et se mit à tirer sur le deuxième rampeur, qui se jeta au sol afin d'éviter les balles. La créature se trouvait juste en dessous de l'autel quand la croix géante à laquelle était accrochée la statue d'un homme crucifié lui tomba dessus, réduisant ainsi le rampeurt à l'état de crêpe.

Wow. Elle ne manquait pas de ressources. Marcaunon pensait qu'elle ne savait pas viser, mais elle avait tout prévu – elle avait visé les chaines, tout en forçant la créature à se placer là où elle le désirait. Incroyable. Marcaunon étant en train d'admirer la crêpe d'infecté évolué, il ne vit pas la motarde abattre le dernier rampeur par un coup de feu dans la tête.

« Qui… qui es-tu, merde? » demanda Jill tandis que Marcaunon entamait un kitkat. N'aurait-elle pas dû être reconnaissante envers la dramatique motarde qui venait de leur sauver les fesses ? Pourquoi être aussi vulgaire ?

Marcaunon examina rapidement Jill et remarqua les traces de sang encore fraîches sur ses bottes. Peut-être que Jill était en colère parce que la motarde avait tué une créature à proximité de ses bottes, les éclaboussant ainsi du sang de la créature. Les femmes et leurs chaussures.

La motarde se contenta de regarder Jill de haut et Marcaunon se réjouit devant la perspective d'une bagarre de chattes. Com-bat ! Com-bat !

« Avant tout, » La femme avait une voix rauque, comme si elle ne l'avait plus utilisée depuis longtemps, ou comme si elle avait récemment crié à en perdre la voix. « pourquoi ne pas demander à la personne assise sur les poutres de nous rejoindre? » Elle leva la tête, regardant directement dans sa direction.

Marcaunon écarquilla ses yeux écarlates de surprise avant d'analyser la femme, sa silhouette musclée et fine. Elle était un tantinet plus grande que Jill, et avait des armes dissimulées partout sur son corps. Elle portait un top orange foncé sous un chemisier sans manche, et un jeans étrange. La jambe droite était longue, alors que la gauche ne lui arrivait même pas à mi-cuisse, bien qu'elle reprenne en-dessous du genou. Le goût vestimentaire des femmes était tout bonnement un mystère pour lui, que se soit celui de la motarde ou de Jill! Ils étaient au beau milieu d'une invasion zombie, par Morgane !

Quand il eut finit d'étudier sa tenue, il rencontra son regard. La motarde avait des yeux étranges – qui lui donnaient envie. Après sa mort, il les arracherait peut-être de leurs orbites et les conserverait dans un bocal. Ou peut-être qu'il les offrirait à Chaos en guise de souvenir.

L'aura de mort qui l'entourait était étrange, elle-aussi. Elle apparaissait, disparaissait et réapparaissait au hasard – bien que ce ne soit pas encore gris. C'était comme si son destin n'était pas encore fixé, et qu'elle pouvait changer la date de sa mot selon son bon vouloir.

« Quoi? » murmura Jill en plissant les yeux pour le voir. « Il n'y a personne. Si tu essayes d'éviter… »

Marcaunon sauta et atterrit adroitement sur ses pieds bottés, ignorant la chute disgracieuse de la femme à la caméra.

« Comment as-tu remarqué ma présence? » Il leva un sourcil et goba le restant de son kitkat.

« Tu étais là tout ce temps!? » Jill lui jeta un regard noir. « Cet homme avait besoin d'aide! » Elle pointa du doigt le corps du faiblard, sans se départir de son air accusateur. Marcaunon cligna des yeux et lécha le chocolat qu'il avait sur les doigts.

« Il n'avait plus longtemps à vivre, de toute façon. »

« Tu n'as pas le droit de décider si une personne doit vivre ou mourir! »

Juste. Mais il avait le droit de décider si une personne souffrait le tourment ou non après sa mort.

« Jill… » Peyton plaça une main sur son épaule, tentant de la calmer.

« Et-et si vous vous présentiez? » dit Terri en tournant la caméra vers eux.

« à vous l'honneur, mademoiselle. » Il sautilla vers elle et lui prit la main droite, avant d'y poser un léger baiser. Il leva les yeux et vit son visage s'empourprer. Elle fit un pas en arrière quand il lâcha sa main. Etait-elle fachée ? Ce n'était qu'une façon de saluer.

« Terri, T-Terri Morales. » S'écria-t'elle.

« Et vous? » Il indiqua Peyton du menton.

« Peyton Wells. » Marcaunon hocha la tête sans changer d'expression.

Il se tourna vers Jill, mais n'eut pas besoin de demander

« Jill Valentine. Maintenant dites-nous qui vous êtes, merde. Tous les deux. » Elle fronça les sourcils, tournée vers les deux nouveaux arrivants. Marcaunon dû retenir un sourire devant tant d'impatience. S'il s'ennuyait, il pourrait toujours l'embêter – ses réactions s'annonçaient amusantes.

« Vous d'abord. » Il fit un signe vers la motard

« Alice. »

« Harry, Harry Potter. C'est un plaisir de faire votre connaissance. » Dit-il.

Cela faisait longtemps qu'il n'avait plus utilisé ce nom-là.

OOOO

« Nous devons trouver un endroit pour nous reposer un instant. » déclara Jill, marchant à côté de son collègue blessé.

Après les présentations, ils s'étaient mis d'accord pour rester ensemble afin de sortir de la ville. Ils se dirigeaient à présent vers le cimetière – probablement la zone la plus sûre lors d'une invasion zombie, notez le sarcasme – pour éviter les hordes de zombies qui erraient dans les rues de la cité.

Marcaunon jeta un coup d'œil à la jambe blessée de l'homme et retint une grimace en apercevant la marque distincte et ensanglantée d'une morsure. Peyton ne durerait plus très longtemps, trois heures tout au plus, à moins qu'on ne lui procure l'antidote. Il était peu probable qu'il ait déjà été créé, toutefois. C'était l'objectif de son séjour, après tout. Une fois que cette dimension serait libérée de ses zombies, son bureau serait libéré de paperasserie – Maudit soit Mort, pour lui avoir relégué le boulot d'une autre dimension. C'était lui le Maître, par Merlin !

Plongé dans ses fantaisie de vie avec moins de paperasserie (aucune, c'était impossible) il ne se rendit pas compte que le groupe s'était arrêté, et percuta un mur… Enfin, pas vraiment. Il s'agissait d'Alice, qui ne bougea pas d'un pouce, contrairement à lui qui faillit tomber.

Alice lui jeta un bref regard avant de retourner à sa confrontation avec Jill. Elles avaient toutes les deux sorti leurs armes, et se tenait respectivement en joue. Il leva un sourcil devant leurs étranges manières et alla s'assoir sur une pierre tombale, les jambes croisées et les mains dans les poches de son pull à capuche.

« C'est considéré comme un manque de respect. » Lui dit Terri, debout à côté de lui.

« Ils n'auraient pas dû faire ces pierres assiesable, alors. » Le mot « assiesable » existait-il seulement?

« Qu'est-ce que tu fais ? » la voix de Jill le fit se retourner. Il tendit la main pour s'emparer de l'une de ses sucreries… pour découvrir, à son plus grand malheur, qu'il les avait déjà toutes mangées. Il fronça les sourcils et fit une note mental pour ne pas oublier d'en racheter plus tard.

« Il est blessé. Le virus est déjà en train de se répandre. » Déclara Alice d'un air froid tout en fixant Jill comme si elle était un enfant à qui on devait expliquer comment les bébés venaient au monde.

Quelques secondes de silence tendu s'écoulèrent avant que Peyton ne se manifeste.

« Je vais bien. »

« Pour l'instant. » ajouta Marcaunon afin d'aider, mais reçu seulement un regard noir lui signalant qu'il ne faisait qu'empirer les choses.

« Nous devrions nous occuper de lui maintenant. » continua Alice comme si Marcaunon n'avait rien dit. « Plus nous attendrons, plus ce sera difficile. Tu le sais. » Elle se tourna vers Jill, une expression sérieuse sur le visage.

Jill secoua la tête, en plein déni, et jeta un regard meurtrier à Alice.

« Ou alors, on pourra le tuer quand il commencera à agir bizarrement. » Les deux femmes ignorèrent à nouveau ses propos, préférant se toiser l'une et l'autre. Marcaunon croisa les bras. Quelle impolitesse.

« Si on doit en arriver là, j'appuierais moi-même sur la gâchette » déclara Jill d'un air déterminé en avançant.

Alice soupira et se retourna, le visage inexpressif.

« Comme tu voudras. » Elle fit face à Peyton. « Tu n'as plus qu'une heure ou deux. Après ça, tu deviendras l'un d'eux. Tu seras un danger pour tes amis, tu tenteras de les tuer – et tu réussiras probablement. » Elle dit ceci d'un ton léger, comme si elle parlait de la météo. Cela fit rire Marcaunon intérieurement – Alice lui ressemblait par sa franchise, même si elle l'utilisait en guise d'avertissement (quelle gentillesse de sa part) alors qu'il préférait se moquer des gens (Pas de gentillesse de sa part).

« On peut lui coudre les lèvres, si vous voulez? » proposa-t-il. Ainsi, Peyton ne serait pas capable de les mordre une fois transformé.

« Qu'est-ce qui cloche chez toi!? » murmura Jill d'un air sidéré en le fixant du regard, avant de se détourner et de croiser les bras. « Tu es un vrai malade. »

Marcaunon pencha la tête sur le côté. Il ne comprenait pas sa colère : un infecté normal ne pouvait pas transmettre le virus d'une autre façon que par la salive ou le sang. Coudre ses lèvres était donc la meilleure solution si elle ne voulait pas avoir à tirer sur Peyton. Grâce à cela, Peyton ne pourrait pas les infecter lorsqu'il deviendrait un mangeur de chaire.

« C'est une solution logique. »

Peyton pâlit et il s'éloigna de quelques pas de Marcaunon.

« Désolée. » Dit Alice d'un air nonchalant en regardant Peyton dans les yeux. « Mais c'est comme ça. » La femme ignorait de nouveau les paroles de Marcaunon. C'était amusant et cela lui rappelait Chaos, alors il ne la tuerait pas. Encore.

Un silence lourd s'imposa au sein du groupe, où chacun essayait d'éviter le regard des autres, sauf Marcaunon qui admirait les étoiles sans se soucier du reste et Alice qui se mit à examiner ses armes.

Le cri paniqué de Terri surpris tout le monde. Marcaunon fixa d'un air amusé la main pourrie qui sortait du sol et agrippait la cheville de Terri. Vous voyez ? L'endroit le plus sûr. Qui allait dans un cimetière au beau milieu d'une invasion zombie? Qui ?

Jill fut la première à réagir. Elle couru vers Terri et tenta de la dégager de la prise de l'infecté. Alice fut la seconde.

Elle frappa la tête du zombie lorsque celle-ci émergea. Un craquement retentissant se fit entendre dans le cimetière. La cheville de Terri fut immédiatement libérée, mais alors que le groupe espérait pouvoir respirer, d'autres mains surgirent devant plusieurs tombes.

Le T-Virus était impressionnant. Il pouvait même réanimer des cadavres vieux de plusieurs décennies.

Tous les membres du groupe se mirent à donner des coup de pied dans les têtes des zombies (excepté Terri), cherchant à éviter d'avoir à utiliser leurs armes à feux, au cas où le bruit attirerait d'autres mangeurs de chaire. Marcaunon sauta de la pierre tombale et évita de justesse une main qui tenta de s'emparer de sa cheville.

« Ah… navré de m'être assis sur votre pierre, je suppose ? » Il sourit au propriétaire de la pierre tombale avant de le frapper à la tête de toutes ses forces (et avec le renfort de sa Magie). La tête vola et tomba sur Terri, qui cria de frayeur quand une tête décapitée apparut soudainement sur ses genoux.

Alice eut le réflexe de mettre une main sur la bouche de Terri et lui jeta un regard désapprobateur.

« C'était un accident, je le jure. » Il évita le bras d'un autre zombie avant de lui tordre le cou. Il devrait penser à laver, laver et relaver ses mains avant de manger la moindre friandise.

Ce jeu continua plusieurs minutes, quand Alice déclara :

« Ils sont trop nombreux. »

« Non, vraiment ? » grogna Marcaunon tout en plaquant un énième zombie au sol et en marchant sur sa nuque. Briser des nuques lui procuraient une immense satisfaction, allez savoir pourquoi.

« Tu t-t'amuses beaucoup trop, Harry. » Balbutia Terri en se rapprochant de lui. Il se tourna vers elle après avoir décapité un autre infecté.

« Cela a un effet… thérapeutique. » Détruire ces zombies humanoïdes lui permettait d'assouvir sa soif de sang pour les Parasites de son monde. C'était donc thérapeutique, non ?

« Décampons de là. » Proposa Alice. Elle entreprit ensuite de s'enfuir.

Du même avis qu'elle, Jill passa un bras de Peyton autour de ses épaules et se hâta à la suite d'Alice, suivie de près par le reste du groupe.

Ils coururent jusqu'à ce qu'ils aient semé la horde. Terri respirait bruyamment, éprouvée par cette session de gym, et elle s'appuya contre lui (Beurk). Marcaunon se demanda si elle avait gardé ses talons lors de leur course. Lui-même n'avait aucun problème pour courir avec ses bottes de combat, même s'il aurait préféré ne pas porter de chaussures du tout – néamoins, il en avait besoin afin de se fondre dans le décor.

Leurs pas les avaient menés près d'un énorme bâtiment blanc. Les piliers devant la façade leurs fournissaient d'excellentes cachettes pour éviter les zombies qu'ils croisaient en chemin.

Marcaunon repoussa subtilement la femme et se dirigea vers Alice et Jill. Ces deux là étaient plus agréables à côtoyer que le sans-espoir (Peyton) et la désespérée (Terri).

« J'admet que tu étais impressionnante dans le cimetière. » Commença Jill. « Je suis douée. » Eh bien, quelqu'un ne manquait pas d'humilité. « Mais pas aussi douée. »

« Estimes toi heureuse que je sois là. » Quelqu'un d'autre qui ne s'embarrassait pas de fausse modestie. Marcaunon rit tout bas – ils formaient une bonne équipe, tous les trois (une équipe d'égos surdimensionnés).

« Oh, je le suis. » Ronronna-t-il. Sans Alice, la situation ne serait pas aussi amusante.

Alice lui jeta un bref coup d'œil avant de se retourner vers Jill. Quelle froideur.

« Ils m'ont fait quelque chose. » Dit-elle d'un air solennel. Avant qu'elle ne puisse développer ses propos, un téléphone près d'eux se mit à sonner. Mauvais timing. Il aurait aimé savoir ce qui était arrivé à Alice.

« Nous ferions mieux de bouger. » Dit-il en accélérant le pas.

Ils le suivirent, tentant d'ignorer les cabines téléphoniques qui sonnaient sur leur chemin. Les infectés devaient déjà être en route. Finalement, Alice en eut assez et décrocha un combiné.

« Allo? » Sa voix trahissait son agacement, contrairement à son visage impassible. « Qui est-ce? »

« De quoi s'agit-il? » demanda Terri derrière lui. Il fit de son mieux pour dissimuler son exaspération. Qu'avait-il bien pu faire pour s'attirer sa sympathie?

« On le saura bientôt. » Répondit-il d'un ton morne.

OOOO

Marcaunon était installé au fond du bus qu'ils avaient détourné (laissé à l'abandon, de toute façon), à l'écart du reste du groupe, et observait le ciel étoilé. Dr. Ashford avait demandé (ou plutôt ordonné) qu'ils aillent chercher sa fille, Angela, à l'école et la lui ramène.

Il leur avait donné l'emplacement géographique, et une description de sa fille. Il leur avait également promis que s'ils réussissaient, ils les aideraient à s'évader du périmètre de sécurité.

Un heureux hasard pour Marcaunon : l'homme qu'il recherchait avait prit contact avec leur groupe. Maintenant qu'il savait qu'il finirait par rencontrer le Dr. Ashford quoi qu'il arrive, il pouvait s'amuser autant qu'il le désirait et sans limite de temps –il devait juste s'assurer qu'Angela reste en vie et en un seul morceau.

Il se lécha la lèvre supérieure et dissimula un sourire dément derrière sa main.

« –Raccoon city sera complétement purgée. » Déclara Alice tout en chargeant son arme.

« Q-qu'est-ce que tu veux dire, purgée? » demanda Terri, d'un air bien trop confus.

« Usage précis et tactique d'une charge nucléaire. » murmura Alice en regardant Jill dans les yeux, ignorant complétement Terri.

« Quelle charge? »

« Cinq tonnes. »

« Quoi…? » Jill laissa échapper un rire sans joie. « Tu te fous de moi. »

« Qu'est-ce que ça veut dire? » demanda Terri.

« ça veut dire qu'on lâchera une bombe nucléaire au-dessus de nos tête au coucher du soleil, et que Raccoon City sera effacée de la surface de la terre. » Répondit Marcaunon.

Sa surprise lui donna l'air d'un poisson coincé hors-de-l'eau.

« On pourrait se demander comment tu es au courant de tout ça. » Dit Alice tout en s'étirant.

« J'ai des lectures particulières. » Répondit-il avec un sourire.

« N'importe quoi! » s'exclama Peyton, plein de rage. « Impossible qu'ils s'en sortent avec ça! Ce serait à la une de tous les journaux! »

« Ils broderont. » Dit Terri, frappée par une soudaine réalisation. « Ils prétendront que c'était un tragique accident. »

« C'est fort probable. » Ajouta-t-il.

Marcaunon décida de se retirer de la conversation à ce moment-là. Il ne comprenait pas leurs inquiétudes. Avant qu'Umbrella Corporation ait lâché la bombe (littéralement), ils seraient déjà loin de la ville. Alice était sans doute capable de trouver toute seule la clé–euh, la fille, qui leur permettrait de sortir.

Il avait senti quelque chose d'étrange chez elle, mais ce n'était pas de la Magie. C'était semblable au Nen, mais pas tout à fait identique. Tout cela le rendait perplexe. La seule façon dont il aurait pu éclaircir ce mystère aurait été de plonger en profondeur dans son esprit. Mais il était peu probable qu'elle survive à une telle intrusion, Hisoka étant l'unique exception à la règle.

Mais pour revenir au sujet principale, il était inutile de s'inquiéter et des « et si » ne serviraient à rien. Peyton avait le sang chaud. Marcaunon grimaça en regardant l'homme. Il ignorait comment cet homme avait réussi à s'élever dans les rangs de la police.

Alice se leva, un éclat de détermination au fond des yeux.

« Allons-y. »

Ils sortirent du bus et se hâtèrent en direction de l'école.

Quand ils arrivèrent à hauteur d'un pont, les deux dames (Terri n'appartenait déjà plus à cette catégorie à ses yeux) étaient occupées à critiquer l'organisation et le Dr. Ashford. Marcaunon cacha un sourire derrière sa main en écoutant leurs propos. Ainsi, même les femmes badasses ne pouvaient pas résister aux médisances.

« – comme un jeu de malade. » Malade était peut-être le mot favori de Jill.

Alice s'arrêta soudainement. « Qu'est-ce qu'il se passe? » demanda Peyton.

« Attendez. »

« Le soleil n'attendra pas pour se coucher, lui. »

« Non. Il y a quelque chose en dessous du pont. »

« Où? » Jill se dressa sur ses orteils, tentant de voir ce qu'Alice avait aperçu.

« Là. » Alice pointa du doigt une voiture en feu, à moins de cent mètres de distance.

La magie de Marcaunon frissonna en percevant les sensations de rage et de haine qui provenaient de l'endroit indiqué par Alice. Il garda le silence, attendant de voir comment les choses allaient se dérouler. Il était aussi curieux de savoir comment Alice avait fait pour percevoir une telle aura de si loin. Etait-ce lié à son non-Nen ?

« J'en ai marre de tout ça! » grogna Peyton avant de s'approcher des bordures du pont.

« Peyton! » cria Jill en plaçant une main sur l'épaule de l'homme afin de le calmer. Cependant, celui-ci se dégagea brusquement et continua à avancer.

Vous voyez ?Aucun sang froid.

Une rafale de balles s'abattit soudainement sur Peyton qui roula à terre afin de les éviter, mais trop tard. Il était criblé de balles, et Marcaunon sut que s'en était fini de l'officier de S.T.A.R.S.

« Nemesis… » murmura Alice, totalement déboussolée, avant de se tourner vers eux avec panique. « Partez! Courrez! »

Alors que Terri courrait vers Jill, Marcaunon observa nonchalamment l'aura noire de mort extraire une orbe bleutée, de la taille d'une tête humaine, du corps de Peyton. Il rejoignit calmement le cadavre lorsqu'Alice sauta du pont afin de distraire leur compagnie peu désirable.

Des larmes coulant le long des joues, Jill tentait en vain d'empêcher Peyton de se vider de son sang. Terri, quant à elle, se tenait non loin d'eux d'un air gêné. Dès qu'il parvint à proximité du cadavre, l'aura enroba l'orbe bleutée et flotta jusqu'à lui. Il s'empara discrètement de l'orbe noircie et remit les mains dans ses poches.

« Aide moi! » cria Jill en lui jetant un regard désespéré. « Harry! »

Marcaunon se contenta de la fixer du regard, sans faire le moindre mouvement pour lui venir en aide. Peyton était déjà mort. Aussitôt qu'un âme (l'orbe bleutée) était enrobée par l'aura, Mort pouvait s'en emparer – et même lui, le Maître de la Mort, ne pouvait pas ramener les morts à la vie quand leurs âmes n'appartenaient plus au monde des vivants. C'était comme un coffre, dont seul Mort détenait la clé. S'il désirait ramener une personne à la vie dans son entièreté, et non pas en tant qu'inferi sans cervelle et sans âme, il fallait s'y prendre avant que l'aura n'ait touché l'orbe.

Du bout des doigts, il inspecta l'orbe dans sa poche et fredonna tout bas - espérant qu'il n'oublierait pas de la remettre à Mort à la fin de cette petite escapade.

« Il est mort, Jill. » Déclara-t-il d'un ton froid tout en se dirigeant vers un véhicule à proximité. « Nous retrouverons Alice à l'école. »

« Toi… Espèce d'insensible fils de…! » cria Jill d'une voix tremblante.

« Je suis déjà au courant. » Il jeta un coup d'œil par-dessus son épaule et observa, imperturbable, la colère croître dans les yeux de Jill. « Et tu ne devrais pas parler si fort. Il pourrait y avoir des mangeurs de chaire dans le coin. »

Marcaunon alla s'appuyer contre la porte du véhicule. Ça devenait fatiguant – Il n'avait jamais été très doué avec les émotions. Sincèrement, il ne comprenait pas pourquoi elle pleurait. Elle savait déjà que Peyton n'avait plus beaucoup de temps à vivre – infecté, vous vous souvenez ? Alors quoi s'il mourrait un peu plus tôt que prévu ? Il serait mort de toute façon.

Cinq minutes supplémentaires s'écoulèrent avant que Jill ne se lève et entre dans le véhicule. Elle mit immédiatement le moteur en marche. Marcaunon suivit son exemple et s'installa à l'arrière, fermant la porte derrière lui.

Il matérialisa une petite urne dans sa poche extensible, pas plus grande que sa paume, et y plaça l'âme. Il bouchonna le récipient avant de le mettre dans son sac extensible.

Il transportait déjà mile-six-cent-huit âme avec lui. Ce qui signifiait qu'il y avait mile-six-cent-huit fiches de la mort sur son bureau, sans compter celles concernant les âmes récoltées par Mort.

Enfouissant son visage dans ses mains, il grogna. La paperasserie avait l'art de gâcher l'ambiance.

Alors qu'il était occupé à pleurer la perte de son temps libre, zombie Peyton apparu soudainement à côté de Jill et se mit à l'attaquer, le faisant sursauter – maudite paperasserie qui le rendait inattentif! Il regarda passivement la femme se défendre contre un infecté mâle plus grand et plus costaud qu'elle, tandis que Terri criait de frayeur à ses côtés.

Après quelques secondes de lutte, Jill réussit à envoyer un coup de pied dans le ventre de Peyton, le faisant reculer de quelques pas. Cela lui donna le temps de saisir une arme et de lui tirer, avec une expression peinée, dans la tête.

« P-pourquoi? » murmura Jill en, se tournant vers lui. « Pourquoi tu ne m'as pas aidé? Tu étais juste là. »

« Je respectais juste ta volonté. »

« Quoi? »

Il lui jeta un regard interrogateur. Avait-elle oublier?

"Tu as dit, mots pour mots, 'Si on doit en arriver là, j'appuierais moi-même sur la gâchette."

Elle garda le silence, le regardant d'un air sidéré, avant de fermer sa portière et d'appuyer sur l'accélérateur – de façon très agressive, si vous voulez son avis. Confus, il cligna des yeux et pencha la tête sur le côté. Elle était toujours en colère contre lui, peu importe ce qu'il dise ou ce qu'il fasse. Il ne comprendrais jamais les femmes… Au moment où ils quittèrent le pont, Marcaunon exprima ses pensées.

« Je t'avais dis de lui coudre les lèvres. »

« Plus. Un. Mot. »

Il fronça les sourcils et ferma les yeux. Juste pour cette fois, il obéirait à son ordre. C'était le moins qu'il puisse faire pour ne pas l'énerver davantage – elle était au volant de la voiture, après tout.

Sentant ses muscles se relaxer, il laissa le sommeil le gagner. Cela faisait plus de vingt-quatre heures qu'il n'avait plus dormi, évidemment qu'il était épuisé.

Dans son rêve, il se trouvait sous un cerisier en fleur, avec Mort souriant à côté de lui et Chaos à quelques pas, jouant avec les deux serpents dans l'herbe. Son fils riait d'une joie sincère, et cette image d'innocence lui réchauffa le cœur. Une brise fraîche s'éleva. Fredonnant une marche funéraire, il leva les yeux vers le ciels bleu parsemé de nuages en forme de barres de chocolat.

...

Il cligna de ses yeux écarlates, prit par surprise quand le ciel bleu vira soudainement à un vert acide. Paniqué, Marcaunon regarda autour de lui, mais Mort et Chaos avaient disparus. Il sentit le froid l'envahir. Un froid mordant, tandis qu'éclairs et tonnerre grondaient dans le ciel verdâtre, et qu'une pluie de pollution s'abattait sur sa peau.

Ça brûlait.

Les larmes lui montèrent aux yeux, et il entoura ses bras autour de sa silhouette tremblottante. Est-ce que tout cela n'avait été qu'un rêve? Avait-il imaginé ce monde, où il avait un ami et un fils qui ne le trahiraient jamais? Avait-il sombré dans la démence à tel point que son esprit avait conjuré un univers où il pouvait être heureux, ne serait-ce qu'une fraction de seconde ? Une illusion-piège ?

Marcaunon cligna des yeux, tentant de voir à travers les larmes. Quelle cruauté de la part de son esprit.

Si tout ceci n'était qu'une illusion, à quoi bon continuer à vivre. Il voulait mourir. Pourquoi n'en avait-il pas le droit? Etait-ce parce que par sa faute, le monde magique avait été annihilé par les moldus ? Etait-ce à cause de ce péché que Mort ne voulait pas de son âme? Etait-il damné à vivre pour l'éternité?

« Je ne veux plus être seul… » Murmura-t-il tout bas, les larmes coulant le long de ses joues. « S'il-vous-plait… Aidez-moi. »

Une ombre se dressa tout à coup devant lui et une chaleur réconfortante envahit son corps – comme si quelqu'un lui avait jeté un sort pour le réchauffer. Il leva la tête, sans se soucier de la pluie qui lui brûlait les yeux, et hoqueta de stupeur.

De grands yeux écarlates surpris rencontrèrent des yeux pourpres plissés de suspicion avant que tout ne devienne noir.

...

Voilà tout pour le moment!

Je ne promet rien concernant la date de parution du prochain chapitre, si ce n'est que vous ne devrez pas attendre aussi longtemps que pour celui-ci (ˆvˆ)

à bientôt!