Oyé Oyéé gentes dames et messires! Voici la deuxième partie du chapitre sur Resident Evil. Merci pour vos reviews et votre patience :)
Bonne lecture!
Chapitre 23: De superbes vacances tournent au désastre (partie 2)
Dimension: Resident evil - Apocalypse
« Montez à bord. »
Marcaunon se réveilla en sursaut lorsque le claquement de la porte retentit dans leur petit véhicule. Il soupira. Quel horrible cauchemar. Nerveusement, il se mit à mordiller sa lèvre inférieure et serra les bras autour de lui. Il voulait voir Chaos. Il voulait voir Mort. Il voulait voir… Qui d'autre avait-il envie de voir… ? Seuls Chaos et Mort lui importaient, personne d'autre.
Il ferma les yeux. Ce n'était qu'un rêve, rien de plus. Juste un maudit rêve. Il ne se trouvait plus dans ce monde dévasté, destiné à rester seul pour l'éternité.
« Est-ce que ça va ? » lui demanda un homme dont il ne reconnut pas la voix. Il ouvrit les yeux.
« Qui? » Marmonna-t-il, encore sous l'emprise du sommeil.
« Lloyd Jefferson Wayne. Tu peux m'appeler LJ. Et toi, beauté? »
Il cligna des yeux et examina l'homme assis à côté de lui. LJ portait un chapeau brun sur la tête, et avait une barbe – soignée. Il portait aussi une veste brune en cuire au-dessus d'un T-shirt noir…
Il interrompit son observation quand les propos de l'homme lui parvinrent finalement au cerveau.
« Tu viens de me traiter de fille ? « Les deux femmes à l'avant tentaient de cacher leur rire – en vain.
« … T'es un travelo? »
« Qui… par tous les diables… traites-tu de travelo!? » Marcaunon sortit une arme à feu qu'il avait ramassée dans la rue et la pointa sur les parties génitales de l'homme « Je suis un mâle à 100% ».
Le front recouvert de sueur, LJ leva les mains en l'air pour signifier qu'il se rendait.
« D-d'accord. Relax, mon gars. »
« Je me relaxerai lorsque je t'aurais débarrassé de cet inutile pén… »
« Woah woah woah woah woah, mon gars! Inutile d'aller jusque là. » LJ se mit à paniquer et recouvrit hâtivement son entre-jambe.
« Je suis sûre qu'il regrette déjà ses propos, Harry. » Dit Terri en riant derrière sa main.
« Oui! Je le regrette vraiment! Ne tire pas sur junior ! »
Marcaunon plissa les yeux et garda le silence quelques secondes avant de remettre le cran de sécurité en place.
« Vraiment! T-tu étais juste trop mignon quand tu dormais, alors j'ai pensé … »
« Répètes un peu? » Son pouce passa sur le cran de sûreté.
« R-rien du tout! Je ne dirais plus rien. Mhm! »
« Bien. Reste en là." Il souleva son arme. « Ou sinon… »
LJ s'éloigna autant que possible et toussa dans sa main.
« Nous sommes partis sur le mauvais pied. Comment tu t'appelles? »
« Harry. »
« Eh bien, je suis… »
« Lloyd Jefferson Wayne. J'avais compris la première fois. » Marcaunon croisa les bras avant de s'affaisser dans son siège et de croiser les jambes.
« Euh… Ouais… » LJ passa une main dans ses cheveux courts, son chapeau sur les genoux. « Alors, vous allez où? »
« Lycée de Racoon » répondit Jill en tournant le volant, roulant ainsi nonchalamment sur un infecté qui s'était assis au milieu de la rue, sans embêter personne. « Nous devons retrouver une fille. Angela. »
« Et la ramener à son père. » ajoura Terri.
« Il nous aidera à sortir de la ville avant qu'Umbrella ne lâche une bombe au-dessus de nos tête. » Murmura-t-il en étirant les bras au-dessus de sa tête.
« Quoi ? Ta-ta-ta-ta-ta. Attendez un instant! Umbrella va tout faire exploser!? » LJ semblait paniqué : il agitait les bras dans tous les sens.
« Et nous devons aussi retrouver Alice. » Continua Marcaunon, comme si JL ne l'avait jamais interrompu.
LJ était un homme très amusant. Dans sa tête, Marcaunon lui attribua le rôle du comique de service. L'homme était simplet et rigolo. En dépit de sa confusion concernant le sexe de Marcaunon, il était une bonne source de distraction. Ses réactions, surtout.
Jill expliqua à LJ qui étaient le Dr. Ashford, Alice, et l'histoire de la bombe.
« Donc, on doit déguerpir de Raccoon avant le lever du soleil? »
« C'est ça. »
« Merde… »
« C'est peu de le dire. » Murmura Terri, tandis que Marcaunon sentait les coins de ses lèvres s'étirer.
« Nous sommes arrivés. » Annonça Jill.
En sortant de la voiture, Marcaunon remarqua une voiture de police et fronça les sourcils – les forces de l'ordre étaient-elles elles aussi susceptibles d'être infectées ?
« Je me demande si cet endroit grouille d'infectés. » Marcaunon pencha sa tête sur le côté, ses yeux brillant de curiosité.
« Tout le monde est armé? » demanda Jill en sortant sa propre arme à feu.
« J'ai mes deux chéries juste ici. » Dit LJ en leur montrant ses deux revolvers dorés.
« J'ai ce qu'il me faut. » Marcaunon sourit en caressant son arme.
« Je ne sais pas… » Jill interrompit Terri en lui lançant un petit revolver.
« Tu en auras besoin. »
Terri hocha nerveusement la tête. Ensuite, ils entrèrent dans l'école. Jill se trouvait à l'avant du groupe, étant donné qu'elle détenait une lampe torche – et qu'elle avait de l'expérience en combat, contrairement aux deux autres. Terri et Jill étaient au milieu, côte à côte, tandis que Marcaunon fermait la marche, supposé « garder leurs arrières ».
« A en juger par la façon dont tu t'es battu dans le cimetière, je suppose que tu as un minimum d'expérience. » Avait dit Jill.
Il avait sourit en entendant son ton agacé. LJ les avait observé d'un air confus.
« Vous êtes sortis ensemble? » chuchota LJ à Marcaunon, mais avant que ce dernier ne puisse répondre, il continua tout seul. « Qu'est-ce que je raconte? Tu ressembles à une fille et ne dois pas avoir plus de 19 ans ! »
Un nerf apparut sur son front et il du réprimer le besoin de corriger LJ. Il ne ressemblait pas à une fille !
« Nous avons des opinions divergentes, c'est tout. »
« Hmm… Vraiment? Parce que la tension sexuelle est quasi palpable, hein. »
Ce fut Jill qui frappa LJ sur la tête et qui menaça de le castrer s'il continuait à se mêler de ce qui ne le regardait pas. LJ pâlit et mit ses mains devant son entre-jambe, comme pour protéger ses parties intimes, au grand amusement de Marcaunon. En moins d'une heure, l'homme avait déjà reçu deux menaces concernant ses organes reproducteurs.
Lorsqu'ils arrivèrent devant un escalier, Jill se tourna vers eux.
« Nous allons devoir nous séparer si nous voulons fouiller l'entièreté du bâtiment. »
« Oublie ça. » Déclara immédiatement Terri. « Je ne vais pas m'y aventurer toute seule ! Pas question ! »
« Je peux t'accompagner. » Dit LJ, tentant de la calmer.
« Toi, tu t'occupes du premier étage. » Dit Jill à LJ. « Et toi, du deuxième. » ajouta-t-elle en fixant Terri du regard.
« Est-ce vraiment une bonne idée de nous séparer? » demanda Marcaunon d'un ton morne. Les trois autres le regardèrent d'un air perplexe. « Certes, cela nous permettra de couvrir un périmètre plus large… »
« Alors quel est le problème ? » demanda Jill, l'interrompant grossièrement.
« Le problème, chère Jill, c'est que si nous nous séparons et parvenons à trouver la fille, n'allons nous pas perdre davantage de temps en se cherchant les uns et les autres pour se rejoindre par la suite? »
« Je me charge du sous-sol. » Dit Jill, après une minute de silence. Marcaunon lui jeta un regard surpris. Apparemment, elle était encore fâchée contre lui – mais ignorer ses propositions parfaitement sensées par simple rancune et mettre tout le monde en danger n'était pas son style. « Tu t'occuperas de la bibliothèque et d'autres endroits de ce genre – comme le toît. »
« Attend un instant. » Intervint soudainement Terri. « Harry pourrait m'accompagner ? Je ne sais vraiment pas comment me servir d'une arme… »
« Ce n'est pas bien compliqué. Essaye juste de les atteindre à la tête. » répondit Jill, sans la moindre sympathie dans la voix. Marcaunon doutait fort que six balles suffisent à Terri pour qu'elle parvienne à un résultat concluant – Jill ne lui avait même pas donné de munitions.
Suite à cet échange, ils se séparèrent. Cependant, Marcaunon ne bougea pas de sa position. Il ferma simplement les yeux, essayant de détecter la présence d'autres créatures vivantes dans le bâtiment. Quand il les repéra, il rouvrit les yeux.
Il avait perçu trois présences. Une au premier étage, la deuxième au deuxième, et la dernière non loin de lui. Les deux présences supplémentaires l'intriguaient, mais il ne s'attarda pas là-dessus. Il s'agissait probablement de deux autres enfants qui avaient du se cacher dans un placard ou autre pour survivre. Il décida d'aller voir si la présence la plus proche était celle d'Angela ou d'un autre survivant.
Après quelques minutes de marche, il fronça les sourcils en remarquant que la présence semblait s'éloigner de lui. Après un profond soupir, il continua à la suivre et arriva finalement devant l'entrée.
Cette personne marchait en rond! Etait-elle perdue!?
Tout à coup, il sentit la présence de Terri disparaitre de ses radars et il leva un sourcil. Elle n'avait même pas tenu dix minutes toute seule. Quelle faiblarde. Il se concentra sur son âme et l'appela à lui grâce à la magie. L'orbe noircie, autrefois connue sous le nom de Terri, répondit à son appel, flottant jusqu'à lui. Comme pour celle de Peyton, il la mit dans l'urne que lui avait fourni Mort.
Il entendit des cris en provenance de la cantine, et la présence qu'il suivait depuis une bonne dizaine de minutes disparues elle aussi. Il soupira de frustration avant de l'appeler et de répéter le processus qu'il venait d'effectuer. Une expression agacée s'installa sur son visage autrefois si serein.
Lorsqu'il se concentra sur la présence de Jill, il remarqua que celle-ci n'était pas seule et décida de la suivre – elle avait peut-être trouvé Angela.
… Il se retrouva à nouveau devant la porte de la cantine. Se frottant les tempes, il soupira. C'était déjà la troisième fois qu'il passait par là. Il ouvrit les portes avec plus de force que nécessaire, son arme à la main, s'attendant à être attaqué à tout instant.
Voyant qu'il n'y avait rien ni personne, il continua à avancer. Soudainement, on le saisit par le coude.
Marcaunon fit volte-face, plaçant ses mains autour du cou du zombie, prêt à lui briser la nuque, mais il s'arrêta en plein mouvement – remarquant qu'il s'agissait en fait d'Alice.
« Oh. » Dit d'il d'un air béat.
« Oh, décrit parfaitement cette situation. » Murmura sa compagne tout en éloignant ses mains de son cou.
« Euh… Désolé pour ça. »
« Aucun souci. »
« Tu es blessée. »
Elle jeta un coup d'œil à la coupure sur son bras et soupira.
« Pas par eux. »
Tandis qu'il hochait la tête d'un air indifférent, elle sortit une cigarette et se mit à inhaler la fumée cancérigène.
« Peux tu vraiment te permettre une pause cigarette alors que nous devrions être en train de chercher la gamine? »
« Pas d'inquiétude. » Répondit-elle d'un air mystérieux avant de prendre une autre bouffée d'air empoisonné.
Marcaunon se contenta de lever un sourcil et alla s'assoir sur l'une des nombreuses tables. L'aspect exagérément dramatique d'Alice était définitivement fort amusant.
« A tout hasard, aurais-tu des pièces de monnaie? » Alice lui lança un regard interrogateur. « J'en ai besoin pour acheter un snack ou deux au distributeur automatique, dans la coin là-bas » Lui expliqua-t-il en indiquant de la tête un distributeur à coté d'une machine Coca-Cola.
« … Tu pourrais juste briser la vitre, non? »
Marcaunon écarquilla les yeux. Il savait que la stupidité de Terri était contagieuse ! Alice se mit à rire et Marcaunon fronça les sourcils. Juste au moment où il s'apprêtait à se diriger vers la machine, les portes battantes donnant sur la cuisine s'ouvrirent brutalement.
Jill entra en trompe, courant comme si elle avait le diable aux trousses. Lorsqu'elle les aperçut, elle marqua un temps d'arrêt avant de se reprendre et de courir les rejoindre, une petite fille derrière elle.
« Tu ferais mieux de te mettre à couvert, Harry. » Lui chuchota Alice en éloignant sa cigarette de ses lèvres.
Il était perplexe. Pourquoi devrait-il se mettre à couvert?
Alors qu'il était sur le point de lui poser la question, deux chiens infectés entrèrent dans la cantine, sur les traces de Jill. Grâce à ses sens extrêmement développés, Marcaunon perçut l'odeur de produit chimiques inflammables en provenance de la cuisine. Son instinct prit le relais : il fallait trouver un abris avant qu'Alice ne joue à Tic Tac Boom avec la cuisine. Il renversa la table sur laquelle il s'était précédemment assis et se réfugia derrière, à l'instant précis où la cuisine disparut dans les flammes, projetant Jill juste à côté de lui.
Lorsque l'explosion se tut, toujours derrière sa table, il jeta un coup d'œil à ses alentours avant de froncer les sourcils en regardant Alice.
« Mon cœur aurait apprécié que tu nous avertisse un tantinet plus tôt, Alice. »
« Tu as réagi à temps, non? » Elle lui sourit, tout en passant la couverture anti-flamme autour de ses épaules et de la fillette.
Sa réponse le fit sourire et il s'approcha d'elles. Jill, en revanche, se mit à tousser et se releva sur des jambes tremblantes.
« Il y avait une fuite de gaz dans la cuisine? » Qu'elle ait remarqué une telle chose alors que lui-même l'ignorait ( bien qu'il puisse renifler un cafare à plusieurs mètres de distance ) était étrange. Très étrange.
« Non. » Répondit Jill tout en époussetant sa jupe. « J'ai éteins le gaz de chaque cuisinière en passant par là ».
Du regard, il demanda une explication à Alice, mais celle-ci se contenta de l'observer en retour, le visage inexpressif.
« Merci. » La voix aigue d'une petite fille incita les trois adultes à se retourner vers Angela – ou du moins, la supposée Angela.
La fillette avait de long cheveux bruns, des yeux bleus et des tâches de rousseur dispersées sur ses joues et sur l'arête de son nez. Elle portait un uniforme scolaire : un pull bleu foncé, une cravate de la même couleur, un chemisier bleu clair et une jupe à carreaux, bleue et noire.
Marcaunon pencha la tête sur le côté en observant son interaction avec Alice.
« Elle est infectée. » Déclara soudainement Alice en se tournant vers Jill et lui. « Et l'infection est déjà à un état avancé. »
« Toi aussi, n'est-ce pas? » fit nonchalamment remarquer Marcaunon en se plaçant devant le distributeur automatique.
Surprise, Alice tourna la tête vers lui, tandis que Jill lançait un regard noir à Alice.
« Comment as-tu… »
« Tu es infectée? » intervint Jill avec rage. « Et quand comptais-tu nous le dire ? Et toi… Pourquoi ne pas nous avoir dis qu'elle était infectée ? Quand l'as-tu remarqué ? Est-ce que ce n'est qu'un jeu pour vous, espèce de malades ? »
Tirant sur le distributeur, il brisa le verre et s'empara de plusieurs friandises – principalement au chocolat - avant de se retourner vers Jill qui l'observait d'un air méfiant. Ce n'est qu'après avoir rangé les sucreries dans son sac qu'il daigna finalement lui répondre.
« Sa présence était identique, bien qu'un rien différente, à celle des infectés. » Répondit-il en ouvrant un Twist. « Et quand elle nous a dis qu'ils lui avait fait quelque chose, j'ai eu des doutes. »
« Et donc ? Pourquoi n'avoir rien dit ? »
« Tu ne m'as rien demandé. »
« Pourquoi t'aurais-je demandé quoi que se soit, puisque je n'en savais rien!? »
« Hmm… Je ne sais pas. » Il haussa les épaules et regarda ses mains. « Quelqu'un aurait un désinfectant pour les mains ? »
« Qui diable aurait ce genre de chose dans ce genre de situation ? Et arrête d'éviter mes questions ! »
Marcaunon ignora Jill. Il n'essayait pas d'éviter ses questions, mais les sucreries passaient avant tout.
« C'est l'Anti-Virus… Le remède au Virus-T. » Leur discussion fut interrompue par les propos surprenants d'Alice.
Il fit volte-face et s'avança vers Alice, qui était assise avec une boite métallique sur les genoux. La boîte contenait un tube rempli de liquide verdâtre. Il le fixa intensément.
« Il existe un remède? » demanda Jill.
« Où l'as-tu trouvé? » demanda Alice, s'adressant à la petite fille.
La réponse était évidente pour Marcaunon. C'était son père. Le créateur du Virus-T. Ce que Marcaunon ignorait jusqu'alors, c'était qu'il existait également un anti-virus. Mort ne lui avait-il pas dit que ce monde risquait d'imploser car le nombre de zombies n'arrêtait pas de croître ? C'était insensé : S'ils avaient créé un anti-virus, pourquoi ne pas l'avoir partagé ? Umbrella souhaitait-elle le garder pour elle seule ?
Tandis que les trois femelles s'observaient en silence, il vint se placer derrière Alice.
« Mon papa. Il l'a fait pour moi. Il est malade… et un jour, je tomberai aussi malade. Il voulait juste l'éviter. » Elle regarda les deux femmes avec ses grands yeux tristes. « Quand j'étais petite, j'avais besoin de béquilles pour marcher. Les docteurs disaient que ça ne s'améliorerait jamais, au contraire. Que ça ne ferait qu'empirer. »
Marcaunon s'éloigna d'elles et alla s'assoir sur l'une des tables, les jambes croisées et un twist en main (en fin de compte, il avait utilisé sa magie pour se nettoyer les mains. Il s'agissait d'un cas de force majeure, après tout).
« Il a trouvé un moyen de me rendre plus forte. »
« Le Virus-T… » murmura Alice.
Il y eu une seconde de silence.
« Mais ensuite, ils ont volé son invention. Il n'est pas méchant. Il n'a jamais souhaité que tout ceci finisse ainsi. »
Dis ça à Mort et à son Maître, fillette. Son bureau était recouvert de piles de papiers à cause de l'invention de son père. Une fois qu'il mettrait la main sur ce maudit Ashford… Les yeux de Marcaunon se teintèrent de pourpre.
Alice enlaça Angela, comme pour la consoler, et Marcaunon entendit la petite fille pleurer. Si seulement pleurer suffisait à le débarrasser de sa paperasserie… Mais Mort n'était pas du genre à se laisser attendrir par ce genre de démonstration émotive. Il avait déjà essayé.
La porte qui donnait sur le couloir s'ouvrit brutalement, laissant entrer un homme armé d'un semi-automatique. Alice ne perdit pas de temps : elle sortit son arme et la pointa vers l'homme, bien que celui-ci lui retourne la faveur en la tenant elle aussi en joue.
LJ fit lui aussi une apparition soudaine, et Marcaunon leva un sourcil. Quel timing.
« Ne tire pas. Tout va bien. Il a également un accord avec le Docteur. Tout comme vous. »
Après avoir évalué la situation, ils baissèrent tous les deux leurs armes.
« Vous êtes combien là-dehors ? » demanda Jill.
« Pourquoi ? »?" répondit l'étranger, l'air confus.
Marcaunon observa l'étranger en silence, sans prendre la peine de se manifester. Les gens n'appréciaient pas tellement qu'on les fixe longuement du regard. Donc, mieux valait que le nouveau venu n'ait pas conscience d'être l'objet d'un examen minutieux.
L'homme avait des cheveux noirs coupés court, des yeux bruns foncés et de la barbe. Il portait un T-shirt noir, décoré du logo de Umbrella Corporation, et un gilet pare-balle. Son pantalon, également de couleur sombre, était rentré dans ses bottes. Un étui était accroché à sa cuisse droite, et il portait des mitaines pour assurer une meilleure prise sur son arme.
Jill lança un coup d'oeil au cadavre d'un homme, vêtu du même uniforme que l'étranger. Les autres occupants de la pièce suivirent son regard.
« Nicholai… » Murmura l'homme, déplorant probablement la perte d'un collègue.
Il y eut une minute de silence, mais celle-ci prit fin lorsque l'homme se mit à tousser du sang.
« Quand avez-vous été mordu? » demanda Alice, les sourcils légèrement froncés.
« Il y a trois heures. »
« N-nom de D… » LJ passa une main dans ses cheveux, tentant de se calmer. « Vous voulez dire que tout ce temps, je me promenais à côté de quelqu'un qui aurait pu se transformer en l'une de ces choses à tout moment ?! »
« Eh bien, c'est ton jour de chance. » Dit Alice avec un petit sourire.
« En effet. »
Tout à coup, l'étranger se retourna et point son arme vers Marcaunon.
« … Je ne t'avais pas vu. » S'excusa-t-il en baissant son semi-automatique.
« Il peut se faire aussi discret qu'un rat. » Murmura Jill en se dirigeant vers le couloir, au moment où elle passait à côté de lui. « Sortons d'ici. »
« Je te suis. » Marcaunon descendit de la table où il était assis et emboîta le pas à Jill, encore un twist en main. « Je n'ai pas envie d'attendre que les mini-zombies arrivent. Avec tout ce raffuts, ils sont surement déjà sur nos traces. »
Cette remarque sembla donner un regain d'énergie aux mortels, qui pressèrent le pas. Marcaunon rigola : comment avaient-ils pu oublier que cette école grouillait d'élèves infectés ?
OOOO
« Et donc, qu'est-ce que tu vas m'injecter au juste ? » demanda Carlos, qui s'était finalement présenté. Il regardait Alice d'un air suspicieux tandis que celle-ci était en train de désinfecter une partie de son bras avec un coton imbibé d'alcool – trouvé dans la boîte en métal.
« L'anti-virus, de toute évidence.» Répondit Marcaunon.
Ils se trouvaient à l'intérieur du fourgon que Jill avait réquisitionné un peu plus tôt. Après être sorti de l'école sans avoir rencontré le moindre mort-vivant, le Docteur les avait contacté et leur avait donné la localisation d'un hélicoptère qui les attendrait pour quitter la ville. Jill avait ensuite traité le Docteur de grand malade pour les avoir observé à l'aide des caméras de sécurité de la ville, mais n'avait pas étendu ses propos en voyant qu'Angela semblait sur le point de pleurer. Marcaunon n'avait pas pu s'empêcher de la traiter de cœur tendre, et avait failli recevoir une balle entre les deux yeux pour cela.
Il était actuellement installé sur le siège du milieu de la banquette arrière, entre Alice et Carlos – qui avait son bras sur ses genoux. Jill conduisait, comme d'habitude, et LJ était à côté d'elle, à la place du mort – oups, mauvais jeu de mot. Angela était installée sur les genoux de LJ étant donné que le fourgon n'était pas beaucoup plus grand qu'une voiture et n'avait que cinq places.
« Est-ce qu'on est sûr que ça fonctionne? »
« Angela s'en injecte des doses depuis on ne sait quand. » Déclara calmement Marcaunon en chipotant ses ongles, ennuyé. « ça ne devrait pas être trop douloureux. »
« Ce n'est pas la douleur qui m'inquiète mais - Ouch! » Carlos grimaça lorsqu'Alice inséra la seringue dans son bras. « Préviens moi à l'avance, la prochaine fois. »
« Tu comptes de nouveau te faire mordre? » demanda Marcaunon, ses yeux brillant d'amusement. « Tu dois être un masochiste, ou du moins avoir un petit fétichisme. »
« Ce n'est pas ce que je voulais dire! Et tu le sais, Harry. »
Il se contenta de rire de Carlos, qui devint rouge tomate.
« Le Virus-T réanime les cellules mortes. » Commença à expliquer Alice tout en refermant la boîte métallique qui contenait le remède. « Ce qui revient, de façon assez basique, à ramener les morts à la vie. Sur un être humain vivant, cela peut causer des mutations incontrôlables, ou ça peut améliorer la santé – comme Angela, qui peut de nouveau marcher – si le virus est rigoureusement contrôlé. »
« Et le seul moyen de la contrôler, c'est ceci. » Elle leva l'Anti-Virus à la hauteur de leurs yeux, et ses deux compagnons de banquettes examinèrent le flacon.
« Mais dans les mauvaises mains, le chaos s'ensuit, comme on peut le constater. » Dit Marcaunon sans remords lorsqu'Angela se tourna vers lui. « Il n'aurait pas du le créer du tout. Dr. Ashford a causé la mort de millions de personnes juste pour sauver une petite fille. » Et il s'était retrouvé avec quatre million de fiches de la mort supplémentaires sur son bureau, ajouta-t-il intérieurement.
« Ce n'est pas sa faute! » cria Angela, des larmes aux coins des yeux.
Il aurait probablement ressenti quelque chose si c'était Chaos qui s'était retrouvé devant lui en train de pleurer (situation improbable en soi), mais Angela n'étant pas son fils, il ignora complétement ses larmes.
« Si, et tu le sais. » Marcaunon lui sourit d'un air moqueur. « Réfléchis bien. Tous tes amis ont été infectés… par le même « médicament » que celui que tu consommes au quotidien. N'est-ce pas de ta faute et de celle de ton père ? »
« N-non… »
« Cesse d'être aussi cruel, Harry! » dit Jill en lui jetant un regard noir dans le rétroviseur.
« Inutile de faire semblant que tu ne leur en veux pas, Jill. » Rétorqua Marcaunon. « Peyton est mort à cause de... »
« Je sais, c'est bon ! » les articulations de Jill étaient aussi blanches que du papier tandis qu'elle agrippait le volant de toutes ses forces. « Mais ils n'en avaient pas l'intention. Personne n'aurait pu savoir que le Virus-T ramènerait les morts à la vie. Ou même que c'était contagieux. »
« Tu n'as pas écouté ce qu'Alice a dit, Jill ? Le T-Virus réanime les cellules mortes. Les cadavres sont pleins de cellules mortes – c'est logique qu'ils reviennent à la vie. » Marcaunon grimaça. « Vraiment, étant un soi-disant génie, Dr Ashford aurait pu prendre davantage de précautions. »
« Tu n'as aucun ami, n'est-ce pas Harry ? » Marcaunon observa Jill, le visage dépourvu d'expression, surpris par sa question soudaine et hors-sujet. « Ta personnalité est atroce. Personne, même pas moi, ne voudrait te fréquenter si nous n'étions pas dans ce genre de situation. »
Un long silence s'imposa pendant plusieurs minutes avant que Jill ne laisse échapper un rire cruel.
« Alors j'ai raison. »
« Oui, tu as raison. » Son sourire disparu instantanément en voyant le sourire dément de Marcaunon. « Je n'ai pas besoin, ni envie d'une telle faiblesse. Je me suffis à moi-même. ». C'était vrai, mais il avait tout de même Mort et Chaos. Oh ! sans oublier les deux serpents, Suki et Mana.
« Tu ne te sens pas seul? » demanda Angela en regardant avec pitié.
« Non. Je préfère cette façon de vivre. » Marcaunon lui sourit. « Je suis le genre d'adulte que tu ne pourras jamais espérer devenir. »
« Euh... Mais tu es encore un adolescent. » Fit remarquer LJ.
Marcaunon rit tout bas, un éclat d'amusement dans les yeux.
« En fait, j'ai 23 ans. »
« Quoi!? Mince, t'as une génétique de dingue.» La tension dans l'air se dissipa grâce à LJ. Voyant l'expression de l'homme, qui ressemblait énormément à celle d'un poisson hors de l'eau, Marcaunon ne put s'empêcher de rire à nouveau.
« Tu n'es pas le premier à faire cette tête-là en apprenant mon âge. » Ils continuèrent leur route sur une note plus légère.
« Alice, » dit soudainement Carlos. « Est-ce que ça veut dire qu'Angie est infectée? »
« Oui. Il y a assez de virus en elle pour régénérer ses cellules mortes, mais pas assez pour qu'elle se transforme. »
« Et ils t'ont également injecté le virus-T? »
Alice regarda Carlos pendant plusieurs secondes avant de hocher la tête.
« C'est ça. Mais pas d'inquiétude, je ne suis pas contagieuse. »
Marcaunon éclata de rire intérieurement. La façon dont elle l'avait dit… C'était comme si elle avait annoncé à son copain qu'elle avait une MST, mais que s'il portait une capote, il n'y avait aucun risque ( Ce qui restait hautement risqué, en fait).
« Tiens » dit Jill en jetant la caméra digitale de Terri à Alice. « Enregistre ton histoire. Ça pourrait être utile à l'avenir. »
« ça ne fonctionnera probablement pas, mais je t'en prie, si tu es une optimiste. J'ai plutôt tendance à voir mon verre à moitié vide qu'à moitié plein, pour ma part. » murmura Marcaunon.
« Je m'appelle Alice. Je travaille pour Umbrella Corporation. J'étais en charge de la sécurité d'une base secrète, appelée Le Hive - un laboratoire souterrain qui développait des armes biochimiques. »
OOOO
Ils arrivèrent à la localisation fournie par le Dr. Ashford, là où un hélicoptère était supposé les attendre. Ils avancèrent en trouvant refuge derrière les piliers des bâtiment, se débarrassant au fur et à mesure des gardes. L'endroit faisait une bonne base pour un hélicoptère : isolé, et loin des rues habituellement occupées par les infectés.
Alice les avait devancés pour se charger des snipers. Quand Marcaunon avait proposé de l'accompagner, Jill avait immédiatement refusé – elle ne lui faisait pas confiance.
« Mais enfin… Nous avons les mêmes objectifs. Pourquoi les laisserais-je vous tirer dessus exprès? »
« C'est exactement ce que tu as fais à l'église. »
« Je me suis excusé auprès des cadavres, non? »
« Alors tu t'excuseras auprès du mien si on m'abat à cause de ta nonchalance? »
« Evidemment. » Déclara-t-il platement en regardant Carlos régler son compte à un énième garde.
Jill soupira et se massa l'arête du nez.
« Juste… Contente toi de suivre le plan. »
Quand ils retrouvèrent Alice, celle-ci se tenait à côté de l'hélicoptère, au beau milieu d'un parking à ciel ouvert. Le groupe courut la rejoindre, sauf Marcaunon, qui se fondit dans l'ombre. Son intuition lui soufflait que quelque chose ne tournait pas rond – cela avait été bien trop facile. Les membres de son groupe ne remarquèrent pas son absence lorsqu'ils embarquèrent à bord de l'appareil, alors il alla se percher au- dessus d'un lampadaire – pourquoi il y avait-il des lampadaires ici? Allez savoir – et s'assit en indien.
Une fois concentrés sur quelque chose, la plupart des gens ne regardaient jamais en l'air. Il était donc relativement en sécurité pour l'instant.
Il sut que son instinct ne l'avait pas trompé quand il aperçut Timothy Cain monter à bord de l'hélicoptère, une arme à la main. Alors que ce gars faisait on ne savait quoi avec le groupe à l'intérieur du véhicule, les gardes d'Umbrella qui accompagnaient Cain entourèrent l'hélicoptère, levant leurs armes à feu juste au cas où. Finalement, les membres de son groupes furent forcés de sortirent de la machine métallique.
Alice se tenait devant Cain, qui avait un bras autour du cou d'Angela et tenait son arme pointée sur sa tempe. Les autres membres du groupe, en revanche, durent s'agenouiller devant l'hélicoptère, leurs mains attachées dans leur dos.
Marcaunon examina les environs mais arrêta son regard sur un homme en chaise roulante. Charles Ashford, l'homme qu'il cherchait.
Maintenant qu'il avait trouvé le scientifique… Marcaunon se lécha la lèvre supérieure.
Dr. Charles Ashford, le créateur du virus-T et le responsable de sa surcharge de travail. L'homme étant un atout indéniable pour Umbrella Corporation, Marcaunon ne s'en faisait pas trop pour sa survie.
L'aura de la mort d'Ashford était foncée, mais pas assez foncée pour que sa mort ait lieu dans la prochaine heure.
L'homme arrivait à la fin de sa trentaine. Il avait un front très large et des lunettes rondes – horriblement similaires à celles qu'Harry Potter avait l'habitude de garder perchées sur le bout de son nez. Il avait aussi une fossette au menton, probablement son trait facial le plus attrayant, étant donné que sa chevelure brune n'était déjà plus aussi épaisse qu'elle devait l'avoir été durant sa jeunesse.
Il portait une chemise verte claire, sous un costume vert foncé, et un pantalon foncé. Sa chaise roulante était munie d'un ordinateur portable.
Marcaunon regarda les lèvres de l'homme bouger, avant que Cain ne pousse Angela dans sa direction. Ils s'enlacèrent et Marcaunon eut un pincement au cœur. Comme il aurait aimé avoir son petit Chaos dans ses bras.
Peut-être que quand Chaos serai assez âgé, il l'inviterait à voyager avec lui.
Marcaunon baissa soudainement la tête lorsqu'il perçut une aura de rage et de colère émanant en dessous de lui. Là, quelques mètres plus bas, se trouvait une créature dont la laideur surpassait celle des monstruosités à quatre pattes.
Il n'y avait qu'un seul mot pour décrire cette chose : hideuse. C'était comme si quelqu'un avait subi une chirurgie plastique, et que tout ce qui pouvait mal tourner avait tourné à la catastrophe. La créature avait une silhouette humanoïde et portait un long manteau noir ainsi qu'un pantalon en cuir. Il avait également des mitaines. Une arme à feu était accrochée à son bras droit.
Ce n'était pas son accoutrement qui le rendait si hideux aux yeux de Marcaunon, mais son apparence globale. La créature avait quelque chose qui ressemblait à un tuyau mauve qui lui sortait de la nuque, et sa peau, d'un mélange malsain entre brun et gris, semblait d'une texture huileuse. De plus, des barres métalliques descendaient le long de sa joue droit, allant jusqu'à son… non, ça n'avait pas de nez.
Voilà… comme il l'avait pensé précédemment, « hideuse » était un bon résumé de son apparence.
Il cligna des yeux avant de retourner son attention vers les êtres humains. Il n'allait pas faire de la créature son affaire, à moins que celle-ci ne se lance dans une folie meurtrière et mette la vie du Dr. Ashford en danger. Le remède était à portée de main. Il aurait juste besoin de quelques secondes en tête-à-tête avec le docteur pour envahir l'esprit de ce dernier . Il rendrait l'homme à Umbrella par après – même s'il ne leur serait plus d'une grande utilité, étant donné qu'il serait probablement réduit à l'état de végétal baveux après leur rencontre.
Une centaine de lampadaires qui entouraient le parking s'allumèrent soudainement (surpris, il faillit tomber de son perchoir) et la créature lâcha son arme. Marcaunon pencha la tête, perplexe, lorsqu'il vit Cain s'entretenir avec Alice.
Durant leur discussion, elle se contenta de tourner la tête, les sourcils froncés. Il se demandait bien ce qu'ils disaient… Avec un peu de chance, ils n'en auraient plus pour longtemps. Il soupira, bailla et…
Non…
Pourquoi, par les testicules poilues de Merlin, avait Cain tiré sur Ashford ?! Le scientifique n'était-il pas sensé être indispensable à l'organisation ? C'était le putain de créateur du Virus-T, par Merlin !
Il était temps pour lui d'intervenir.
Les yeux de Marcaunon virèrent au pourpre lorsqu'il sauta de son lampadaire, se déplaçant grâce aux ombres. Il s'avança vers le corps de Charles Ashford et sans un bruit, il couvrit la bouche d'Angela (qui tenait son père dans ses bras) d'une main avant de les attirer, elle et son paternel, dans l'ombre.
Les autres individus présents étaient trop occupés à regarder le combat à mort entre Alice et la créature. Ils ne remarquèrent pas la disparition de deux personnages clés.
OOOO
Il les lâcha dès qu'ils se trouvèrent dans le hall d'entré de l'un des nombreux bâtiments qui entouraient le parking.
« H-harry… » Angela pleurait : son visage était trempé de larmes. « Mon papa… S'il-te-plait… s'il-te-plait, aide mon papa ! »
« Pourquoi? » Demanda -t-il en penchant la tête sur le côté.
« Tu nous as amené ici pour le sauver, non ? Pour l'aider, n'est-ce pas Harry? » Ses grands yeux innocents le fixaient, plein d'espoir.
« Il semblerait que tu n'aies pas tout compris, fillette. » Dit-il en regardant Angela avec des yeux cruels et froids. « Je t'aie emmenée avec nous parce que tu l'aurais remarqué, si j'avais pris seulement ton papa. »
« Alors pourquoi ? »
« J'ai des affaires à régler avec lui, et tu étais dans le chemin. » Il pointa son arme à feu sur le front d'Angela. « Je ne suis pas cruel au point d'abandonner une petite fille sans défense dans un monde rempli de mangeurs de chaire humaine. J'enverrai ton papa te rejoindre, une fois que j'en aurais fini avec lui. »
Angela ne dit rien, se contentant de le regarder dans les yeux, les joues marquées de larmes.
« Ne m'en veux pas, Angela. » Il lui sourit doucement « Tout ce que je fais, c'est dans le but de diminuer la paperasserie, après tout. »
Sans lui donner le temps de prononcer un dernier mot, il lui tira dans la tête. Au moins, sa mort avait été rapide et indolore. Il s'empara de son âme et la mit dans l'urne, avant de se tourner vers Charles Ashford.
Il ouvrit les paupières du scientifique. Juste au moment où il s'apprêtait à plonger dans son esprit, un hélicoptère se mit à tirer dans leur direction. Plusieurs balles vinrent se loger dans son corps, et dans celui du Dr. Ashford. Marcaunon écarquilla les yeux et toussa une poignée de sang.
« M-merde … » Les yeux de Marcaunon se remplirent de détermination. Il tendit un bras, sa magie déjà activée pour soigner le scientifique, mais en vain. L'homme était déjà mort.
Il grimaça et grogna de rage. Pourquoi? Une seule seconde. C'était tout ce dont il avait besoin.
« Attend un instant… » Il cligna des yeux et se releva. « Il reste un moyen... »
Marcaunon se redressa et entama une incantation, ses yeux brillant d'énergie alors que le sort prenait forme. Il était le Maître de la Mort, et donc, le seul capable de ressusciter une personne (et non pas un simple inferus) si l'âme n'avait pas encore été…
La fumée noire enroba soudainement l'âme de Charles Ashford, et vint flotter devant son visage – comme si elle se moquait de lui.
Il cligna des yeux. La fameuse chance des Potter refaisait surface.
« Par les nénés affaissés de Morgane… » Il se massa l'arête du nez, l'air fatigué. Pourquoi n'avait-il pas transplané avec les deux Ashfords quelque part où les balles ne volaient pas dans tous les sens ?
A l'aide de sa magie, il expulsa toutes les balles qui s'étaient logées dans sa chaire et soigna ses blessures. Il essuya son menton recouvert de sang avant de se rendre à l'extérieur, où le sol était recouvert des cadavres des gardes.
Il courut jusqu'à l'hélicoptère qui était en train de décoller et sauta à bord. Les occupants le prirent en joue, mais il les ignora, préférant se concentrer sur Alice. Celle-ci avait été blessée à la tête et souffrait vraisemblablement d'une commotion, mais ne s'en souciait guère. Elle tenait Cain par le col au-dessus du vide, comme si elle s'apprêtait à le lâcher au beau milieu de la horde de morts vivants qui s'était approchée.
« Peux-tu me donner une minute avec Cain avant de le balancer par-dessus bord ? » demanda Marcaunon en fixant Alice de ses yeux pourpres, la mettant au défi de lui refuser cette requête.
Il la vit frémir sous son regard, mais n'y accorda pas plus d'attention. C'était la faute de Cain si Ashford était mort. Or, il avait besoin de l'information qui se trouvait probablement dans la caboche de l'homme. Sans attendre la réponse d'Alice, il la poussa gentiment sur le côté et attrapa brusquement le menton de Cain.
« Regarde moi. » Lui ordonna-t-il. « Ne pense surtout pas à l'anti-virus. » La formule magique pour faire penser les gens à quelque chose avait toujours été de leur dire de ne pas y penser.
Au moment où il s'apprêtait à envahir l'esprit de l'homme, une bombe nucléaire explosa et envoya virevolter l'hélicoptère. Il perdit sa prise sur Cain et l'homme tomba du véhicule.
Marcaunon écarquilla les yeux. Il était prêt à sauter après Cain, sa magie déjà activée pour les transplaner tous les deux, lorsque Carlos glissa un bras autour de sa taille, le tirant ainsi en arrière.
« Qu'est-ce que tu fais !? Lâche -moi! Je dois…! » Il attaqua le bras de l'homme avec ses ongles, tentant vainement de rattraper le pas-si-regretté Cain. « Il… L'anti-Virus... Je dois… »
« Tu mourras si tu sautes d'une telle hauteur, Harry! » lui cria Carlos dans l'oreille.
En effet. De plus, il ne pouvait pas courir le risque d'utiliser sa magie devant eux –- ses sorts d'oubliette n'étaient plus ce qu'ils étaient. Et si Cain n'était au courant de rien? ?
Il s'affaissa dans les bras de l'homme et grinça les dents de frustration. Toute cette histoire avait viré à la catastrophe !
« ALICE! » le cri paniqué de Jill incita les deux hommes à se retourner. Une barre en fer traversait la poitrine d'Alice. Jill s'agitait au dessus de son corps, ne sachant pas quoi faire. « Oh mon Dieu… Oh mon Dieu! Elle m'a protégé… Oh mon Dieu ! »
« On va s'écraser! » cria LJ. « Attrapez quelque chose! »
Ils suivirent son conseil. L'hélicoptère se mit à tourner sur lui-même, hors de contrôle. Marcaunon sentit la nausée lui monter à la gorge. Il agrippa inconsciemment la première chose qui lui tomba sous la main (c'est-à-dire Carlos) et ferma les yeux. Il préférait nettement voler grâce à sa magie qu'avec ce genre de machine !
Après plusieurs minutes supplémentaires de torture, l'hélicoptère finit par s'écraser sur des rochers au milieu d'un lac, non loin d'une immense chute d'eau.
« Alice! Je ne sens plus son pouls! » cria Jill, complétement hystérique.
Marcaunon ouvrit les yeux et battit des paupières pour chasser les débris. Il lâcha finalement Carlos, qui accourut immédiatement au chevet d'Alice. Avec Jill, ils firent tout leur possible pour aider la jeune femme, mais il était évident qu'il s'agissait déjà d'une cause perdue à leurs yeux.
Lui, cependant… il observa le corps d'Alice - pas encore un cadavre – d'un air intrigué. A nouveau, son aura de la mort apparaissait et disparaissait aléatoirement. Il n'avait jamais assisté à un tel phénomène : c'était probablement dû au Virus-T dans son système.
« Elle est morte… » murmura Carlos en clignant des yeux pour chasser les larmes naissantes.
Ils gardèrent le silence pendant plusieurs minutes, et il en profita pour examiner leurs entourages. Ils avaient atterri quelque part dans les montagnes, au milieu d'un lac entouré de rocher et près d'une chute d'eau. L'air était frais ici, contrairement à celui de la ville, pollué par les déjections des véhicules et par les gaz industriels. Il remarqua plusieurs écureuils, courant dans différentes directions, et perçu le magnifique chant des oiseaux – un décor bien paisible, si on ne prenait pas en compte la carcasse de l'hélicoptère qui gisait sur un rocher, gâchant ainsi le naturel du paysage.
« Eh bien… » Il se leva et épousseta ses vêtements. « Je vais devoir me mettre en route. »
« Avant cela… » La voix de Jill tremblait, et elle dû s'éclaircir la voix. « Où étais-tu? »
« Pardon? » Confus, il pencha la tête sur le côté.
« Quand on nous a attrapé. Où étais-tu? »
« à l'intérieur d'un building. »
« … Pourquoi te trouvais-tu à l'intérieur d'un building? »
« J'ai senti que quelque chose n'allait pas, alors j'ai opté pour une retraite stratégique. »
Les yeux de Jill brillaient de colère lorsqu'elle s'empara de son col.
« Et tu n'as pas pensé à nous prévenir!? » Il ouvrit les lèvres, mais Jill ne lui laissa pas le temps de répondre. « Ne dis pas… Ne dis pas que nous n'avions rien demandé. »
Il ferma la bouche et lui jeta un regard agacé. Qu'était-il supposé dire, alors?
« Tu ne m'aurais pas cru, de toute façon. Tu aurais ignoré mon conseil, comme tu l'as fais à l'école. Tu te souviens ? Quand tu as obligé Terri à se déplacer toute seule ? Et quel fut le résultat ? Elle en est morte, voilà. »
Jill leva son point, comme pour le frapper, mais Carlos saisit son poignet.
« Harry, » Il se tourna vers Carlos. « Est-ce que tu sais où est passée Angie?
Nous n'avons même pas retrouvé le corps du Dr. Ashford. »
« Non. » Ils se jaugèrent mutuellement avant que Carlos ne se retourne et commence à s'éloigner.
« Nous ne devrions pas rester ici. »
Toutefois, Marcaunon ne fit pas mine de les suivre.
« Ce fut fort amusant. » Il les salua de la main, un sourire aux lèvres, avant de se diriger dans la direction opposée. Il ne vit pas l'expression colérique de Jill, exaspérée de LJ, ou indifférente de Carlos.
Date: 18 Octobre 2002
Localisation: New York – torche de la Statue de la Liberté
Dimension: Resident Evil 2 – Apocalypse
Assis au sommet de la torche de la Liberté, balançant les jambes dans le vide, il essayait de lire le journal – mais le vent semblait bien décidé à le contrarier, faisant voler les pages et emmêlant ses cheveux déjà décoiffés. Ses yeux écarlates passèrent sur les différents articles.
« Nous avons des rapports non-officiels de la tragédie de Raccoon City… Ces images, choquantes sont… »
« Une épidémie mystérieuse ou maladie virale semble avoir fait des ravages… »
« Umbrella Corporation, responsable de la mort de millier d'innocents… »
« La vidéo, apparemment, aurait été obtenue grâce à une caméraman de Se7ven city, Terri Morales… »
Il lâcha la journal et le regarda voler au vent, avant de prendre un autre titre. Voyant de quel article il s'agissait, il ne put retenir un rire amusé devant leur mauvaise fortune.
« De nouvelles preuves qui discréditent les rapports précédents… »
« Rien de plus qu'une blague de mauvais goût… »
« Cette fausse vidéo n'attaque pas seulement… »
« Rien de plus qu'une grande mise en scène… »
« Il se moque de la vraie tragédie qui s'est abattue sur Raccoon City plus tôt dans la semaine… »
« Apparemment, le réacteur de la station nucléaire montrait des défaillances depuis… »
« Similaire à une tragédie atomique… »
« Le gouverneur remercie personnellement Umbrella Corporation pour leur rapidité d'action… »
« Les responsables de cette mauvaise plaisanterie, Jill Valentine et Carlos Olivera, sont désormais en détention et seront bientôt interrogés par la police… »
« Maître? » Derrière son maître, Mort pencha sa tête masquée sur le côté, exprimant ainsi sa curiosité. « Avez-vous complété la tâche que vous vous êtes vous même assignée ? »
« J'ai presque fini. » Il sortit un flacon remplit d'un liquide verdâtre et agita le récipient. « J'ai eu de la chance qu'ils ne prêtent pas attention à la quantité d'anti-virus qui se trouvait dans la boîte de la gamine. »
« Les mortels ont toujours manqué de diligence. »
« Hmm… en effet. » Il lança son sac, qui contenait la jarre à âme, à Mort qui l'attrapa d'une main.
« Pouvons-nous retourner dans votre dimension de résidence, Maître? »
« Il n'y a rien de plus à faire pour l'instant. Et cela fait déjà trois semaines, après tout. Mon petit Chaos commence à me manquer. » Il se tourna vers Mort, un doux sourire sur les lèvres. « Et toi aussi. »
« Toutes mes excuses. De nouvelles âmes ne cessaient d'arriver. »
« Je ne t'en tiens pas rancœur, mon cher compagnon. » Il tapota la place à côté de lui et Mort obéit. L'entité s'assit et le prit dans ses bras.
Marcaunon fondit dans l'étreinte et soupira.
« Pas même une seconde ne s'est écoulée pour Chaos, n'est-ce pas? » Murmura-t-il en fermant les yeux. « Nous reviendront ici plus tard alors, mais pour l'instant… Je devrais juste endurer la paperasserie infinie de ces zombies. »
« Les fiches sur votre bureau ne concernent que les morts de Racoon City. »
« … et bientôt, elles concerneront les morts de l'entiéreté de ce monde. »
« Cela prendra plusieurs années avant que le Virus-T ne se répande à ce point, Maître. »
« Mais le temps s'écoule différemment pour moi. »
« En effet… »
Ils passèrent un peu plus de temps à observer les nuages avant qu'un portail noir apparaisse en dessous d'eux. Marcaunon raffermit sa prise sur Mort lorsqu'ils sautèrent.
« à la prochaine fois, Alice. » Il envoya cette pensée à Alice alors que le portail se refermait derrière eux.
Date: 10 octobre 2002
Localisation: Un appartement abandonné, quelque part
Dimension: Resident Evil 2 – Apocalypse
« Qu'est-ce que tu tiens en main? » demanda Jill en mordant dans sa pomme.
Carlos ne dit rien mais LJ répondit à sa place. « Une note ».
« Une note? » Elle se rapprocha pour lire par-dessus l'épaule de l'homme. Elle écarquilla les yeux et chuchota « Le salaud… c'est maintenant qu'il nous le dit ! »
Centre de recherche pharmaceutique de Umbrella, Détroit
Alice est en vie.
Ils la détiennent.
Depuis le 28 septembre, en fait.
J'ai pensé que ça pourrait vous intéresser,
Harry Potter
P.S. Vous ne m'avez pas demandé si elle était morte ou vivante à ce moment-là!
...
Prochain chapitre: retour dans la dimension habituelle - Voldemort n'est plus très loin