Ooooooh! Regardez qui voilà? Et oui, je ne suis pas morte (bien que je sois moi-même surprise d'être encore en vie après cette année pour le moins... chargée et riche en événements disons.). Vraiment navrée pour l'attente, que vous suiviez cette traduction, 47 ou mon histoire originale, et comme toujours, merci pour vos reviews et vos following/favoriting.
Petit résumé du chapitre précédent:
Marcaunon, sous l'alias et le déguisement d'Ignatius Rose - un albino portant un masque recouvrant la moitié inférieure de son visage -, a été invité par Voldemort à venir passer un entretien (ainsi que d'autres Maitres de Potions), pour un job que Marcaunon espère ne pas décrocher (mieux vaut rester loin de Voldemort, après tout). Après qu'il ait réussi l'épreuve (qui consistait à préparer une potion et qui a duré une semaine), Voldemort est venu le trouver et lui a demandé de le suivre. En attendant, Chaos (la réincarnation de Voldemort et le fils de Marcaunon) attend le retour de sa mère (et oui, mpreg dans cette fiction) à Poudlard.
Bonne lecture!
...
Chapitre 26: Réalisations et Attentes
Date: 16 Mai 1967
Localisation: Manoir Malfoy, Couloir
Lorsqu'ils pénétrèrent dans le bureau privé de Voldemort, l'angoisse qui lui tordait les boyaux s'intensifia – Le Seigneur des Ténèbres disposait-il d'un bureau dans le manoir de chaque serviteur? Afin de se calmer, il tenta de se distraire en inspectant les lieux, prenant particulièrement soin de noter les sorties possibles. L'atmosphère détendue qui flottait dans cette pièce rectangulaire surprit Marcaunon ; Les murs, verts foncés, et les fauteuils recouverts de coussins à côté de la cheminée parvinrent presque à dissiper l'anxiété de Marcaunon. Presque.
Voldemort lui fit signe d'aller s'asseoir dans un fauteuil d'un blanc impeccable qui se trouvait à la droite de la cheminée, avant de lui-même prendre place juste en face de Marcaunon. Ce dernier était perplexe. Voldemort n'aurait-il pas dû aller s'asesoir derrière son bureau en bois sombre, comme tout employeur qui voudrait interroger un potentiel employé ?
L'homme fit apparaître un parchemin et croisa les jambes avant de se mettre à le lire. Marcaunon cligna des yeux et imita son cousin en croisant lui-aussi les jambes – il s'agissait de sa position de détente naturelle. Son cousin déposa ensuite le parchemin sur la table basse située à sa droite avant de taper deux fois du doigt sur celle-ci. Deux tasses en céramique apparurent sur la table rectangulaire qui se trouvait entre eux, remplies toutes les deux de ce qui semblait être du thé vert.
« Une tasse de thé? » commença Voldemort d'un air léger. Marcaunon ne baissa pas ses gardes pour autant. Au contraire. Commencer par des courtoisies était une technique classique pour susciter une attitude ouverte et courtoise.
« Merci pour votre attention, mais non merci. » N'aurait-il pas été plus poli de poser cette question avant de servir à boire à son invité? Voldemort avait peut-être tout simplement oublié. Mentalement, il secoua la tête avant de laisser ces pensées de côté – avec son masque sur le visage, il ne pouvait rien boire de toute façon.
« Dommage. Les préparations de Slendy sont fabuleuses. » Marcaunon garda le silence. « Dites-moi, Mr. Rose, pourquoi avez-vous choisi de devenir Maître des Potions? »
« L'argent. » Une motivation qui ne plaisait pas à beaucoup de monde. Personne ne voudrait employer quelqu'un qui pouvait être acheté par un rival – Le poignard dans le dos pouvait venir à tout instant.
« Vraiment… » Voldemort pencha la tête sur le côté. « Pourquoi ne pas travailler dans une agence d'information, dans ce cas? »
Marcaunon regarda Voldemort d'un air perdu. Certes, travailler dans de telles agences permettait de gagner de belles sommes, si on fournissait des informations qui pouvait servir à faire du chantage, mais qu'est-ce que cela avait à voir avec leur situation ?
« Pourquoi tant de confusion, Mr. Rose? Je suis sûr que vous n'auriez aucun mal à percer, dans ce domaine… Vous m'avez appelé Mr. Gaunt, après tout. » Voldemort plissa les yeux lorsque Marcaunon croisa inconsciemment les bras. « Peu de gens savant que je suis un descendant des Gaunts – je peux les compter sur les doigts d'une seule main, pour être précis… Et je peux vous assurer qu'aucun d'eux n'oserait me trahir. »
…Avait-il vraiment appelé Voldemort "Gaunt"? Il se remémora la réunion qui avait eu lieu, quinze jours plus tôt.
OOO
« Pardonnez ma curiosité, mais nous serions-nous déjà rencontrés, Mr. Rose? » lui chuchota Voldemort tandis que les autres étaient occupés à lire leurs parchemins, fixant de ses yeux pourpres la moindre de ses réaction.
« Je me serais souvenu d'une personne aussi charismatique que vous, Mr. Gaunt, si cela avait été le cas. »
Voldemort se contenta de l'observer attentivement.
OOO
Il déglutit en silence et se frappa mentalement la tête. Comment avait-il pu commettre une aussi grossière erreur? Il devait probablement être en train de penser au fait que Voldemort était son cousin (et celui de Chaos) à ce moment-là, et le « Mr. Gaunt » lui avait tout simplement échappé. Au moins, il n'avait pas appelé Voldemort "cousin". Cela les aurait pris tous les deux au dépourvu.
« Une simple erreur de ma part. Vous ressemblez à mon client… » Marcaunon se mordit la lèvre inférieure d'effroi. Pourquoi agissait-il ainsi!? Il était supposé être antisocial et silencieux! Maudit Voldemort, qui le déstabilisait complètement.
« Oh? Insinuez-vous que votre client se fait passer pour moi ou bien… Il me semblait être le dernier descendant de ma lignée. » La façon dont Voldemort prononça ces mots fit frissonner Marcaunon, qui serra les poings avant de se forcer à se relaxer. Calme toi, Marcaunon Seirios Gaunt. Il inspira profondément avant de plonger son regard dans les yeux pourpres de Voldemort, un air d'indifférence sur le visage.
« Confidentialité professionnelle, Mr. Voldemort. »
« Je vous paierai une somme non-négligeable si vous me parlez un peu de votre client, Mr. Rose. »
Ouch, dilemme cornélien à l'horizon.
« Combien, exactement? » Maudit soit lui-même d'avoir créé une personnalité aussi avide et traîtresse !
« Cela dépend des informations que vous me fournirez. » Et maudit soit Voldemort d'être un tel serpent visqueux, comme le disait si bien l'ancien meilleur ami d'Harry.
« Nom. »
« Vous ne connaissez que le nom de votre client? J'en doute fort, Mr. Rose. » Les yeux de Voldemort s'assombrirent, comme s'il mettait Marcaunon au défi de lui mentir.
« Age… et apparence. »
« Et concernant les occupations de Mr. Gaunt? »
« Il ne m'en a jamais parlé. » Effectivement, Marcaunon Gaunt était plutôt discret, concernant ses occupations. Il avait intercepté et modifié toutes les lettres que ses élèves avaient envoyées à leurs parents, surtout lorsque celles-ci contenaient son nom. En plus, il avait ensorcelé les étudiants afin qu'ils ne pensent pas souvent à lui, à moins de le croiser ou de directement l'apercevoir. On ne pouvait pas le traiter d'imprudent.
« Très bien. Dans ce cas, son nom et son âge me suffiront. »
« Et son apparence? »
« Je suppose qu'elle est fortement similaire à la mienne – étant donné que vous nous avez confondus. »
Marcaunon retint un claquement de langue, malgré son agacement. Au point où il en était, il espérait gagner un petit supplément en mentionnant l'apparence. Voldemort sembla remarquer son irritation et leva un sourcil, amusé.
« Très bien. Ce sera 100 galleons. » Un peu cher, mais bon … Voldemort était riche, nom de Merlin. « Chacune. »
Voldemort sortit simplement une sacoche de sa poche et la lui lança. Marcaunon l'attrapa au vol et se mit immédiatement à en compter le contenu. Il aurait rougit devant ses affreuses manières s'il avait été Marcaunon, et non Ignatius – et Chaos l'aurait probablement fixé avec une horreur à peine dissimulée s'il avait été témoin du manque de politesse d'Ignotius.
Après avoir confirmé qu'il y avait bien 200 galleons à l'intérieur de la sacoche, il leva la tête et détourna le regard lorsqu'il se rendit compte que Voldemort l'observait simplement avec amusement.
« Marcaunon Gaunt. Il aura 23 ans cette année. »
« Merci, Mr. Rose. » Voldemort lui offrit un sourire, qui aurait probablement charmé n'importe qui d'autre, avant de s'emparer de sa tasse et de boire une gorgée de son thé. « Si je vous ai demandé de me suivre, ce n'était pas seulement à cause de votre lapsus, mais aussi parce que je désire vous engager. »
Pourquoi!? Pourquoi Voldemort voudrait-il engager une personne telle que lui!? Voldemort ne détestait-il pas les traîtres avec passion ? – Severus en était le parfait exemple. Souffrir de la morsure de Nagini n'était pas une mort particulièrement enviable.
« Puis-je savoir pourquoi, Mr. Voldemort? »
« Appelez-moi Voldemort, je vous prie. » Un sourire fugace apparat sur le visage de l'homme, avant de laisser place à un air contemplateur. « Vous ne désirez pas ce poste, Mr. Rose? »
« Si, bien sûr que si … Voldemort. »
« Alors inutile de demander pourquoi. » Le sourire de Voldemort s'élargit. « N'est- ce pas? »
« Non… » son cousin hocha la tête.
« Vous recevrez une lettre dans deux semaines, Mr. Rose. Vous êtes maintenant libre de vous retirer. »
Il se leva et s'inclina avec respect, prenant soin de ne pas trop bousculer Suki, avant de quitter le bureau de l'homme. Il allait devoir se préparer – il recevrait probablement bientôt la marque.
OOOO
« Professeur! » Marcaunon se retourna en entendant une voix de femme l'interpeller, et s'arrêta lorsqu'il vit Vevila accourir vers lui sur ses hauts talons. Chaque fois qu'il voyait cette femme, il finissait avec un mal de tête – et c'était encore pire lorsqu'il était déjà mentalement exténué.
« Vevila. » La salua-t-il lorsqu'elle le rattrapa, un sourire fixé sur ses traits juvéniles. « Encore désolé de vous avoir laissé toutes mes corrections, ces deux dernières semaines. »
« Je vous pardonnerai si vous m'invitez à dîner. » Elle se pencha en avant et attrapa son bras droit.
« Ah, désolé. Cette semaine, mon horaire est déjà complet. La prochaine peut-être? » Il lui offrit un sourire désolé.
« Promis? » Elle mit en avant sa lèvre inférieure, et battit rapidement des paupières – comme si elle avait un grain de poussière dans l'oeil.
« Promis. »
« Juste nous deux? »
« Vous ne voulez pas manger avec Chaos? » demanda Marcaunon en la regardant d'un air confus.
« Ce n'est pas ça, Professeur… » Elle fit glisser un doigt le long de sa poitrine. « Mais j'aimerais bien… un peu de dessert, également. »
Oh! Vevila connaissait donc le dégoût de Chaos envers les sucreries. Quelle considération… pour une Malfoy. Tout sourire, il pencha légèrement la tête sur le côté. Peut-être l'avait-il mal jugée, en fin de compte.
« Bien sûr, madame. » Il s'empara de la main délicate posée sur sa poitrine et la monta vers ses lèvres pour y poser un baiser, sans quitter des yeux ses deux iris grises. Elle se mit à glousser, les joues d'un teint plus rouge. « Avez-vous eu le moindre problème, lors de mon absence ? »
« Pas du tout… cependant, je m'inquiète un peu pour Miss. Black. »
« De quelle Black parlez-vous? »
« L'ainée – Bellatrix, Marc. » Il cligna des yeux. Lui avait-il donné la permission d'utiliser son prénom? Si c'était le cas, il avait probablement été distrait par de la paperasserie lorsqu'elle lui avait demandé.
« Que se passe-t-il, Vevila? Elle semble assez docile durant mes cours. »
« Elle… » Vevila hésita un instant avant de le regarder avec de grands yeux pleins de larmes. Il espérait sincèrement qu'elle n'allait pas se mettre à pleurer – si son mascara et son eyeliner coulaient, elle allait ressembler à un panda, et il ne pourrait pas s'empêcher de rire. Ce qui n'était pas un spectacle pour les élèves – un enseignant se devait de maintenir une certaine image devant les étudiants… à l'exception de Dumbledore, apparemment. « Elle est extrêmement hostile envers tous les professeurs de sexe féminin, moi y compris. »
Marcaunon se mit à réfléchir à cela. Il avait parfaitement traité sa blessure. Il était donc peu probable que son intervention mentale ait affecté sa personnalité. Peut-être que dans cet univers alternatif, Bellatrix était vouée à détester les femmes?
« Et vis-à-vis du personnel masculin? »
« Ils sont bien traités, à l'exception de… » Elle s'interrompit soudainement et vint se placer en face de lui, posant ses mains contre son torse pour se pencher vers lui. « Avant que je n'oublie, Professor Noegg McMuffin a rendu sa lettre de démission. »
« Hmm… ce n'est pas une grande surprise. La position de professeur de Défense est maudite après tout. Est-ce que Albus se chargera de trouver un remplaçant, ou bien devrons nous assurer ce cours à tour de tour? »
« Aucun des deux. »
« Oh? Que va-t-il se passer alors? »
« Le directeur m'a informé que je m'occuperai du reste de vos classes cette années, et que vous enseigneriez Défense. »
« Pardon? » Son sourcil gauche se leva sous l'effet de l'irritation.
Ce maudit vieux bouc – donnez-lui une main, et il vous prend un bras. Marcaunon avait peut-être la formation nécessaire pour enseigner toutes les matières prévues dans le curriculum, mais il avait clairement spécifié à Dumbledore qu'il préférait Potion, qu'il ne se chargerait de Défense que temporairement et seulement si la position restait vacante pendant au moins trois mois. Quinze jours s'étaient à peine écoulés. Le vieux batârd était simplement paresseux, et cherchait à se simplifier la tâche en lui donnant le sale boulot.
« Je crois qu'une petite conversation amicale avec Albus s'impose. » Il la repoussa gentiment et fit demi-tour. « Merci de m'en avoir informé, Vevila. Je vous verrai lors du souper. »
OOOO
L'humeur exécrable de Marchosias ne fit qu'empirer lorsqu'il s'engagea dans un couloir et aperçut Vevila Malfoy en pleine discussion avec sa mère, si proches l'un de l'autres qu'ils auraient pu échanger leurs souffles. Il se cacha rapidement derrière une statue en bronze d'un homme chauve afin de pouvoir les observer. La femme avait ses pupilles dilatées, et il grimaça de dégoût quand il vit ses seins entrer intentionnellement en contact avec la poitrine de Marcaunon – son excitation sexuelle était palpable, et si ce n'était pour ses sous-vêtements, le durcissement de ses tétons aurait probablement été visible à l'œil nu
Pour réprimer l'envie de défigurer cette traînée, il inspira profondément . Sa mère était enfin de retour, alors il devait sourire, ne pas faire la tête –Marcaunon avait parfois tendance à mal interpréter le plus petit des signes.
Juste au moment où il allait s'approcher d'eux, Marcaunon tourna les talons et se dirigea vers l'escalier secret qui menait directement au bureau d'Albus. Il cligna des yeux. Sa mère avait probablement été mis au courant du changement – et Marcaunon n'en était visiblement pas content, à en juger par son regard de tueur. Il serra un peu plus fort le livre qu'il avait en main quand sa mère passa devant sa cachette.
« Tempus. » Murmura-t-il tout bas. Les chiffres 1640 apparurent devant lui pendant quelques secondes avant qu'il ne les efface. Que pouvait-il bien faire en attendant l'heure du souper? Il s'ennuyait à mourir en l'absence de Marcaunon – La compagnie de Mort était appréciable (et on ne le forçait pas à porter un onesie d'animal), mais ce n'était pas la même chose.
« Oh, n'est-ce pas petit bébé Chaos. » Il sursauta et se retourna pour voir Bella sautiller gaiement vers lui. « Vient dire bonjour à ta future maman~ »
Il fronça les sourcils. Pourquoi Bella était-elle soudainement obsédée par sa mère? Il n'accepterait jamais que qui que ce soit courtise Marcaunon (à l'exception de Mort) et il n'appellerait jamais Bellatrix « maman » – barjo de service lui seyait davantage.
« Bellatrix. » La salua-t-il d'un air ennuyé et légèrement agacé, comme si elle n'était qu'une mouche volant autour de lui. « Quelle déplaisante surprise de voir ton horrible visage alors que l'heure du souper n'est plus très loin. »
« Qu'es-tu en train de faire, mon très cher futur fils? » Bellatrix ignora son insulte comme si c'était un fait habituel (et cela l'était) et roucoula en s'arrêtant juste devant lui, pour ensuite s'accroupir afin d'être au même niveau que lui. « Est-ce que le petit bébé Chaos passe une mauvaise journée? »
En effet, il passait une mauvaise journée, et préférait ne pas l'empirer davantage. Il tourna les talons après lui avoir jeté un regards noir et s'éloigna de l'adolescente folle, ignorant la voix agaçante de son futur minion. Bellatrix, en revanche, gonfla les joues, comme si elle boudait après avoir été ignorée. Cependant, ses yeux se mirent à briller lorsqu'une idée lui vint en tête. Elle attrapa soudainement Marchosias, qui ne put retenir un cri (très masculin) de surprise, et le plaça sur sa hanche.
« Par les testicules de Merlin, qu'est-ce que tu fais Bellatrix!? » Il se débattit et tenta d'échapper à sa prise sans utiliser sa magie – les enfants de sept ans étaient comme les enfants moldus, exposés sans leur magie accidentelle.
« Que de gros mots! Mon future fils ne devrait pas être aussi grossier. » Elle frotta sa joue contre la sienne, à son grand dégoût. « Je vais te punir comme… ça! » Elle se mit à le chatouiller, et Marchosias maudit son corps enfantin. Il ne remarqua pas son livre tomber à terre, tant il riait et rigolait de façon incontrôlable.
"S-top… ahaha… tu…gah… imbécile! Kyahahahaha!"
Cette torture continua un petit moment, avant que Bellatrix arrête (finalement). Le souffle court, il sentit ses joues s'empourprer et ses yeux se remplir de larmes – à sa grande horreur. Il commença à sangloter avant de laisser échapper un pleur si tonitruant qu'il aurait pu percer des tympans. Malgré ses paupières gonflées, il aperçut l'expression paniquée de Bellatrix et ne put s'empêcher de ressentir du plaisir devant son inconfort – bien qu'il ne parvienne toujours pas à contrôler son maudit corps !
« A-ah… Chaos chérie… ne le prend pas comme ça. Bella Bella ne faisait que plaisanter. Qui est le plus mignon et le plus courageux?~ C'est toi~ » Roucoula-t-elle en le berçant doucement dans ses bras, mais ses pleurs ne firent que s'intensifier.
Stupide corps d'enfant. Arrête de pleurer par Morgane, Marchosias Mort Gaunt! C'est d'un vulgaire!
Tout à coup, il sentit quelqu'un l'arracher des bras de l'adolescente – et remarquant que sa joue reposait sur une poitrine bombée, le nouvel arrivé était apparemment une femme.
« Miss. Black! Pourquoi êtres vous en train d'embêter le fils de Professeur Gaunt? » Reconnaissant la voix de Minerva, il agrippa sa robe. Autant tirer parti de la situation et avoir l'air aussi effrayé que possible.
« Je n'ai pas fait exprès, Professeur McGonagall! Je ne faisais que le chatouiller! » Elle agita ses bras d'un air paniqué, avant de réaliser qu'il ne s'agissait pas d'un comportement digne d'une héritière Black. Elle adopta rapidement un masque neutre. « Ce que je veux dire, c'est que Marchosias avait l'air triste sans Professeur Gaunt, alors j'ai cru pouvoir lui remonter le moral en le chatouillant. »
« Et les résultats de votre tentative s'avèrent plutôt contre-productifs, ne pensez-vous pas Miss. Black? » Le voix stricte de Minerva prit une note plus maternelle lorsqu'elle se mit à frotter le dos de Marchosias d'un air réconfortant. « Allons allons. Je pense que ton père n'aimera pas te voir dans cet état lorsqu'il reviendra. » Elle essuya les larmes qui coulaient sur ses joues et lui sourit d'un air affectueux.
Il hocha la tête en reniflant, tout en se jurant mentalement de ne plus éclater en pleurs dans le futur. Il devrait entrainer son nouveau corps afin d'augmenter son niveau de tolérance à tout, y compris la torture.
« Retenue, Miss. Black. »
« Quoi!? » s'écria Bella d'un air ébahi. « Mais je n'ai rien fait de mal, Professeur! J'essayais juste d'aider. »
« Et pour ces bonnes intentions, je donnerai un point à Serpentard. Cependant, votre façon de gérer cette crise… Vous aurez deux semaines de retenues avec Professeur Gaunt. »
Le visage de Bella resta impassible, mais Marchosias décela sa véritable émotion – joie et excitation. Il avait pratiqué l'art de lire les mini-expressions dans son ancienne vie. Bella devrait faire attention à ses arrières pendant quelques mois – et elle trouverait certainement des os dans son jus de citrouille.
Toutes ses idées de revanche laissèrent soudainement place à un sentiment de malaise – comme si on avait versé un seau d'eau froide sur sa tête. Sa réalité en tant que, son identité de Marchosias Gaunt et non Lord Voldemort lui apparut plus factuelle et réelle qu'auparavant.
« Je suis Marchosias Gaunt. Pas Voldemort. Seulement un enfant avec les souvenirs de mon ancienne vie. Je ne suis qu'un faible et vulnérable enfant, peu sûr de lui. » Murmura-t'il tout bas, de nouvelles larmes coulant sur ses joues. Il s'était heurté de plein fouet à la réalité. Et cela faisait mal.
OOOO
Marcaunon sortit du bureau de Dumbledore en laissant échapper un soupire, exténué après ce qui pouvait presque être considéré comme un monologue. Il n'avait pas remarqué que le vieux bouc s'était endormi à la moitié de sa tirade, ce qui l'avait rendu encore plus furieux après avoir dû réveiller le vieux directeur. En gros, cette visite s'était avérée être une perte de temps – il devrait bel et bien assumer la tâche de professeur temporaire de Défense jusqu'à la fin de l'année.
Alors qu'il passait à côté d'une fenêtre ouverte, Marcaunon s'arrêta et regarda dehors, remarquant à la même occasion qu'il était déjà tard. Le souper était terminé depuis longtemps. Il marmonna, pleurant son dessert manqué avant de laisser échapper un bâillement qui reflétait sa fatigue physique et mentale. N'ayant pas l'énergie de marcher jusqu'aux donjons, il relâcha sa magie afin de scanner ses environs et, ayant établi qu'il n'y avait personne, fit apparaître un portail noir comme l'encre devant lui. Passant par le domaine de Mort, il arriva directement dans son bureau privé. En temps normal, il évitait de telle démonstrations de pouvoir à Poudlard, mais l'envie de dormir était tout simplement trop forte que pour résister à la facilité.
Directement, il fut accueillis par de nombreux papillons, et ne put s'empêcher de sourire. Certains vinrent se poser sur sa personne, tandis que d'autres se contentaient de flotter autour de lui. Une longue séparation rendait ces petits êtres très affectueux.
« Je suis de retour, mes chers pêcheurs. » Les papillons émirent une sorte de bruit, comme s'ils lui souhaitaient la bienvenue, et Marcaunon rigola lorsqu'ils le suivirent, tels des canetons, quand il sortit de la pièce.
Après avoir examiné la salle de séjour et sans y avoir trouvé Chaos ou les serpents, il entra dans sa chambre. Une chandelle flottant derrière lui, il s'avança du lit. Le visage endormi de Chaos était si adorable qu'il dût résister à l'envie de pincer ses deux joues dodues.
Il transforma ses vêtements en pyjamas de soie avant de se glisser sous la couette, faisant attention à ne pas réveiller les autres occupants du lit – et il étreignit Chaos contre sa poitrine, comme s'il s'agissait d'une peluche. Ne percevant aucun signe qui indiquerait que son fils était réveillé, Marcaunon supposait que l'enfant avait été aussi fatigué que lui. Le nez dans les cheveux de Chaos, il ferma les yeux. Il ferait ses préparations pour la marque le lendemain… après avoir fini ses fiches de la mort, évidemment – un travail bien plus important.
OOO
Date: 30 Mai 1967
Localisation: Taverne de la guilde du Chaudron Fiévreux
Il se tenait dans un coin de la taverne officielle de la guilde, serrant son bras gauche contre sa poitrine et cherchant du regard un visage familier dans le foule. Voldemort lui avait envoyé un hibou la veille. Il était supposé rencontrer l'autre Maître de Potion qui avait été engagé, avant de se rendre dans le bureau du Maître de la guilde où un portoloin procuré par Voldemort les attendait
Il s'approcha du large tableau situé à côté du bar, et se mit à lire les annonces et les offres d'emplois pour passer le temps – Il n'y avait pas grand-chose d'autre à faire, et cela le distrairait de son inquiétude concernant Chaos, qui était resté silencieux toute la semaine. Boire pour noyer son ennuie et ses soucis était strictement hors de question. Il ne se rendrait jamais à une réunion slash initiation de mangemorts intoxiqué, or c'était probablement le programme de la soirée s'il avait bien lu la lettre de Voldemort.
À son insu, des yeux sombres remplis de rages fixaient intensément l'arrière de sa tête, alors qu'il était occupé à parcourir le tableau.
« Uhm, Mr. Ignatius Rose? » Il cligna des yeux en entendant son nom, et se retourna vers l'individu avec une expression agacée sur le visage.
Il pencha la tête sur le côté en reconnaissant l'homme nommé Felix Weasley, un autre Maître des Potions. Weasley n'avait pas changé; toujours un sourire aimable et des traits de joie sur le visage. Il ressemblait à tous les autres Weasley, avec ses cheveux roux, ses tâches de rousseur et ses yeux bleus.
« Weasley. » Dit-il en lançant un regard froid au rouquin, comme si l'homme n'était que de la poussière sous ses bottes compensées – qui le rendaient plus grand… bien qu'il ne soit pas si petit que ça!
Le rouquin se frotta la nuque d'un air nerveux, voyant que Marcaunon n'allait pas en dire davantage. Retenant un soupire, il croisa les bras et pencha la tête d'une façon arrogante. Il était énervé que Weasley soit toujours plus grand que lui, en dépit de ses bottes.
« Alors… » Weasley s'éclaircit la gorge. « Vous avez également été engagé, Mr. Rose? »
Il acquiesça. Weasley était donc l'autre heureux élu. Ce n'était pas une grande surprise, considéré l'invention de l'homme. Toute personne ayant inventé une potion aussi agressive que la Potion des Cauchemars était automatiquement sur la liste des personnes d'intérêt de Voldemort. Il ne savait pas si Weasley avait aussi inventé cette potion dans son monde d'origine, mais il devrait se méfier de cet individu – au cas où Weasley ne supporterait pas l'attitude hautaine d'Ignatius dans le futur.
Weasley se contenta de rester immobile et silencieux, ne sachant pas quoi dire d'autre. Marcaunon soupira et se dirigea vers le bureau du Maître de la guilde. Il ne se retourna pas pour vérifier sir Weasley le suivait, car il entendait le bruit de ses pas derrière lui.
Sans prendre la peine de toquer, il ouvrit brusquement la porte du bureau du Maître de la guilde et leva simplement une main en guise de salutation. Weasley se confondit en excuses auprès du Maître.
« … Toujours aussi impoli, Ignatius. Et inutile de t'excuser pour ses mauvaises manières, Weasley. »
Son Maître de guilde, Jellal Frost, approchait de la fin de sa quarantaine. Cependant, il ne fallait pas se laisser avoir par les apparences – l'ancien allait fêter ses 83 ans dans l'année. Il avait des cheveux bleus et courts, et des mèches qui se rejoignaient au milieu de son visage, formant la lettre 'M'. Ses yeux bruns, perçants, l'aidaient habituellement à intimider les gens, en leur procurant notamment des frissons d'appréhension. Il avait aussi un tatouage rouge sur le côté droit de son visage – au-dessus et en-dessous de son oeil. La peau de Jellal n'était pas aussi pâle que celle de Marcaunon, mais entrait dans la même catégorie – la plupart des Maîtres de Potions étaient pâles à cause du manque d'exposition au soleil. Jellal portait une tenue simple et élégante, constituée d'une longue tunique blanche bordée de traits noirs, un pendentif orné du symbole de la guilde, et une large ceinture qui fermait une chemise noir, accordée au pantalon et aux bottes.
« Donne nous le portoloin et nous ne nous attarderons pas, vieil homme. »
« Ne me traite pas de vieux! » les lèvres de Jellal formèrent un sourire vindicateur avant qu'il ne lance un encrier à la tête de Marcaunon.
Celui-ci l'évita sans effort et se dirigea vers la place où Jellal était assis.
Ils ignorèrent tous les deux le THUNK tonitruant qui résonna une seconde plus tard, et l'exclamation de douleur de Weasley.
« Dépêche-toi. Je n'ai pas toute la journée, contrairement à un certain vieillard aux cheveux bleus. »
« J'aurais dû te mettre à la porte à la seconde où tu es entré dans cette taverne. » soupira Jellal avec regret. « Tiens. » Il jeta une petite pierre ronde à Marcaunon, qui l'attrapa sans difficulté grâce à ses excellents réflexes. « Dois-je effacer ton nom de la liste? »
« Mhm. » Marcaunon fit mine de réfléchir tout en faisant rouler la pierre entre ses doigts. « Je pense que je ne serais pas disponible pendant un certain moment – Je crois qu'il s'agit d'un contrat à long terme. »
« Tes clients habituels vont être déçus. »
« Et alors? »
« Envoi moi un hibou quand tu auras terminé. »
« Ne retiens pas ton souffle en m'attendant, Jellal. » Il se tourna vers Weasley et lui fit signe de se lever. « Bouge tes fesses, Weasley. On y va. »
Se massant toujours le nez, Weasley se leva rapidement et vint poser un doigt sur la pierre.
« Nous sommes prêts. Tu peux l'activer maintenant. »
« Tu es un gamin mal élevé, Ignatius. » Jellal grimaçait, mais Marcaunon perçut de l'amusement dans ses yeux habituellement froids. « Soyez prudents. Voldemort. » Juste au moment où il prononça ce nom, Marcaunon ressenti une sensation d'aspiration au niveau de la taille et les deux Maîtres de Potions disparurent en un clin d'oeil.
Jellal fixa l'espace vide où se tenaient précédemment les deux hommes, ses lèvres serrées tandis qu'il essayait de retenir ses émotions. Il espérait sincèrement qu'Ignatius… non, Marcaunon reviendrait sain et sauf. Voldemort était un individu extrêmement dangereux. Il s'en souvenait encore – la façon dont il avait tremblé en présence de l'homme et sous le poids de son regard pourpre.
OOOO
Ils se retrouvèrent dans un bureau, que Marcaunon reconnu comme le bureau de Voldemort au Manoir Malfoy. Voldemort était assis dans l'un des trois fauteuils placés autour de la cheminée, un verre de vin en main. Marcaunon parcouru inconsciemment l'homme du regard – une élégante chemise pourpre à manche longue sous une robe noire, un pantalon noir parfaitement coupé, et des chaussures en cuir polies – et vit l'homme décroiser ses longues jambes pour se lever avec un sourire charmant sur son visage d'apollon.
Sortant de ses rêveries, il s'inclina légèrement. Weasley l'imita, mais accentua davantage la courbette. Ayant décidé de ne pas attendre l'autorisation de Voldemort pour se redresser, il avança ensuite vers l'un des fauteuils et s'y installa confortablement. Cette fois-ci, il était venu préparé. Il ne commettrait aucune erreur par nervosité.
En revanche, Weasley semblait paniquer, ne sachant pas s'il devait suivre l'exemple de Marcaunon ou s'il devait attendre les instructions de Voldemort.
« Je vous en prie, prenez place, Felix – puis-je vous appeler ainsi? » Voldemort lui-même s'était déjà rassis dans le siège qu'il occupait précédemment.
« Oui monsieur! » Weasley hocha la tête avec un sourire avant d'aller s'asseoir dans le dernier fauteuil libre, à côté de Marcaunon.
« Et puis-je vous appeler Ignatius, Mr. Rose? » Marcaunon haussa les épaules d'un air nonchalant. En temps normal, il aurait toisé quiconque lui aurait posé cette question comme s'ils n'étaient que des insectes, mais venant de Voldemort, il laisserait passer. « Bien. Avant que nous ne commencions, désirez-vous quelque chose à boire? »
« Ah.. Oui s'il-vous-plait. » Répondit Weasley avec enthousiasme.
« Non. » Marcaunon posa sa joue droite masquée sur son poing droit, son coude reposant sur l'accoudoir.
Un verre de vin déjà rempli lévita vers Weasley, et le rouquin le prit en main avec un petit remerciement. Il vit le rouquin verser une goutte d'un liquide inconnu dans son verre avant d'en prendre une première petite gorgée. Mentalement, il prit note que son future partenaire était de nature prudente, et que s'il voulait se débarrasser de lui, il devrait utiliser un poison indétectable.
Voldemort sortit sa baguette et l'agita rapidement. Deux parchemins apparurent et flottèrent jusqu'aux Maitres de Potions. Marcaunon en examina le contenu, avant d'afficher un air pensif. Il s'agissait d'un contrat. Globalement, il était écrit qu'il serait en probation pendant un mois, et que si ses services satisfaisaient Voldemort, il continuerait à travailler pour l'homme jusqu'à ce que ce dernier mettre fin au contrat ou jusqu'à sa mort. Il était aussi indiqué qu'il serait rémunéré de façon mensuelle, et devrait fournir ses services dès qu'appelé. Aussi, toute forme de trahison signifierait la mort. Au bas du parchemin, un espace était réservé pour sa signature… et était précédé d'une phrase en caractères minuscules qui mentionnait que l'employé recevrait une marque. Il l'avait presque manquée à cause de la taille de l'écriture.
« Euh Mr. Voldemort? » la voix de Weasley incita Marcaunon à quitter le contrat des yeux pour observer le rouquin d'un air curieux. « Puis-je savoir quelles sortes de services nous devrons fournir? »
Marcaunon était également soucieux de ce détail, mais ne laissa rien apparaître. Il se contenta de croiser les jambes, et de chipoter à une mèche blanche qui descendait à côté de son oreille. Weasley s'avança légèrement, impatient.
« La concoction des potions dont j'aurais besoin, » commença Voldemort en faisant tourner le vin dans son verre. « Et créer les potions que je désirerai – ou qui aurons l'effet désiré, en tout cas. »
« Vous avez des exemples? »
« J'ai besoin de sorciers compétents pour préparer des potions en rapport avec la santé – mes réserves sont limitées, après tout. Quant aux créations… Peut-être aurais-je besoin d'une potion qui ne brûle que la peau, lorsque versée sur un individu. »
« Avant d'accepter… J'aimerais connaître vos objectifs… et pourquoi vous avez un groupe de serviteurs, Mr. Voldemort . » Weasley ne put cacher sa nervosité lorsqu'il posa cette question.
La question ne surprit pas tellement Marcaunon (ni Voldemort). Il était évident que les hommes suivaient et servaient Voldemort, au lieu de simplement travailler pour lui – Il était peu probable que les mangemorts soient payés pour leur services. Ce qui l'amena à se demander pourquoi eux, les Maîtres de Potions, seraient rémunérés. Cela paraissait illogique, mais il était vrai que Voldemort n'était pas nécessairement la personne la plus sensée qui soit.
« C'est très simple, en fait. » Voldemort sourit gentiment à Weasley. « Je souhaite simplement aider le monde des sorciers – aider notre communauté à grandir. »
Weasley écarquilla les yeux de surprise.
« J'ai besoin de vous, » Voldemort se tourna vers Marcaunon. « De vous deux, afin de réaliser mon rêve. Les adeptes de la magie blanche forment la majorité de notre communauté. Ils condamnent les gens comme moi, et ignorent nos propositions car nous sommes plus en phase avec la magie noire – mais nous sommes nés ainsi, alors que pouvons-nous y faire ? Par exemple, j'ai avancé l'idée d'un orphelinat destiné à accueillir les nés-moldus qui se trouvent dans des foyers abusifs, mais elle fut rejetée car je suis un sorcier noir. Je crains donc que la seule solution pour qu'ils écoutent soit d'être davantage « factuel ». C'est pourquoi j'aurais besoin de vos compétences afin de m'aider à atteindre l'objectif de mes serviteurs et le mien. »
Voldemort leur sourit à pleines dents, son sourire si charmant que le plus froid des cœurs aurait fondu, et leur présenta son bras droit.
« Me joindrez-vous dans ma quête de changement… Felix Weasley, Ignatius Rose? »
...
J'espère pouvoir poster le prochain chapitre plus rapidement que celui-ci, mais voilà déjà.
à la prochaine !
Yepmissis
