Oh? Oh! OOOOOOOOOOooooooh! Je suis revenue à la vie!

Désolée pour ce très long délai, mais me voilà de retour à l'écriture et la traduction de fanfic (au moins finir celles commencées - je vous dois bien ça).

Voici le chapitre 27 de Silk Road (correspondant au chapitre 18 - entier - de la version anglaise). Enjoy!

Italique = Fourchelangue

...

Chapitre 27: Marque des Ténèbres et Confession

Date: 30 Mai 1967
Localisation: Manoir Malfoy, couloir

Un sourire dément occupait le visage de Voldemort tandis qu'il marchait à l'avant de ses deux nouveaux Maîtres de Potion – sa puissance était telle qu'il ne se souciait guère d'une attaque dans le dos. Convaincre Weasley de signer le contrat et d'accepter sa marque avait été aussi facile que d'écraser un ver. Ignatius Rose, en revanche… son sourire disparut. L'énigme qu'était Ignatius s'était contenté de suivre le courant, sans même poser une seule question à propos de Voldemort ou du contrat. Il était difficile de deviner ce que l'albinos avait en tête – en particulier avec le masque qui dissimulait la moitié du visage du jeune homme, et un langage corporel parfaitement maîtrisé.

Le sujet d'Ignatius fut relayé à l'arrière de ses pensées lorsqu'ils arrivèrent devant la salle de rassemblement – identique à celle du souper, moins les chaises. Ses chevaliers l'y attendaient déjà, ainsi que quelques extras.

Il se tourna vers les deux hommes derrière lui et leur sourit d'un air rassurant – il les avaient déjà prévenu qu'un public assisterait à leur marquage et que la procédure serait quelque peu douloureuse. Weasley l'avait simplement regardé avec deux yeux bleus remplis de détermination, tandis qu'Ignatius l'avait ignoré, préférant porter son attention sur une mèche de cheveux blanc qu'il s'amusait à entortiller autour de son index. Voldemort avait ressenti une forte envie de sectionner ce dit-doigt, mais était fort heureusement parvenu à contrôler ses pulsions. Que valait un Maître de Potion sans ses doigts ou ses mains?

« Etes-vous prêts, messieurs? » demanda-t-il par politesse.

« Oui, sir! » Ah… Il faudrait rapidement leur apprendre à l'appeler "Lord".

« Oui ssssssir… » Ignatius prolongea le « S » comme Voldemort le faisait lorsqu'il était énervé. Le Seigneur des Ténèbres se contenta de sourire, comme s'il n'avait pas remarqué l'accent étrangement familier de l'albinos. Il connaissait une autre personne qui parlait de la même façon qu'Ignatus, mais il ne se souvenait plus qui exactement - il avait l'impression d'avoir un nom sur le bout de la langue, mais celui-ci continuait de lui échapper, peu importe ses efforts pour s'en souvenir.

« Excellent. » Sur ces mots, il sortit une cape noir de ses poches et s'en vêtit.

Il se retourna vers la salle et entra. Lors de son avancée, il ne quitta pas le trône des yeux en dépit de la présence de ses serviteurs qui s'agenouillaient sur son passage. Il fit signe aux deux Maîtres de Potions d'aller rejoindre le groupe de récentes recrues avant d'aller s'asseoir confortablement sur son trône.

Il croisa les jambes et sourit d'un air satisfait en considérant la vue devant lui. Voir tous ces talentueux sorciers et sorcières à genoux devant lui, le respectant et le craignant comme s'il était leur monarque, le remplissait d'euphorie. Il sortit sa baguette magique et se mit à la faire bouger entre ses doigts – une habitude dont il n'arrivait pas à se débarrasser malgré ses nombreuses tentatives.

« Bienvenu mes amis… merci à tous d'être venus. » Il afficha une expression paisible. « Levez-vous… et détendez-vous. »

Ses serviteurs se levèrent à l'unisson et assumèrent une position rigide, leur dos droit et leurs mains derrière le dos – comme il leur avait appris à se tenir en sa présence. Quels merveilleux petits soldats il avait à sa disposition... sentir leur regards d'admiration et d'adoration sur sa personne faisait chanter son sang.

« Je vous ais rassemblés aujourd'hui afin de souhaiter la bienvenue à de nouvelles recrues. Pour accueillir les frères et les sœurs qui ont décidé de se joindre à nous afin de se battre – de mettre fin à la discrimination à laquelle sont soumis sorciers et sorcières noirs au quotidien. Nous ne pouvons plus autoriser l'arrogance de nos opposants qui tournent le dos à nos coutumes ancestrales. » juste pour l'effet, il fit une pause. Il fallait être sûr que ses serviteurs – et que ses futurs serviteurs – étaient fascinés par son discours, par lui !

« Nous allons réinstaurer et revigorer nos coutumes. De plus, nous allons sauver les nés-moldus de toute contamination avec les moldus – les enfants magiques ne devraient jamais être laissés dans le monde moldu, en particulier les orphelins. » Il se leva et ouvrit les bras. « Nous refusons d'être influencés par ce monde plus longtemps. Nous allons les empêcher de souiller notre culture en imposant leurs rituels et religions moldues. »

Ses serviteurs acquiescèrent tous d'un air content et satisfait. Il modifiait ses discours lors de chaque cérémonie afin d'éviter que les vétérans ne se lassent des mêmes vieilles paroles. Et à en juger par leur expressions d'élation, cela fonctionnait; ils semblaient tomber de plus en plus sous son charme à chaque occasion. Il sourit brièvement et leva son bras gauche afin de regagner leur attention – ce qui ne manqua pas. Comme des chiens obéissants, ils se turent tous. Il les avaient bien dressés.

« Bientôt…viendra le temps de se battre pour notre cause – pour nos droits. Nous, sorciers et sorcières noirs allons prendre le dessus et réaffirmer notre position dans ce monde. Nous enseignerons ensuite à nos opposants comment les moldus détruisent lentement mais surement Gaïa. Nous ne pouvons pas coexister avec eux. La seule solution est de les anéantir avant que leur nature destructrice n'ait raison de nous. Le moment approche – mais pour l'instant… nous devons d'abord accueillir nos nouveaux frères d'armes. »

Ses yeux parcoururent la foule devant lui. Ses serviteurs ne pouvaient contenir leur excitation et murmuraient entre eux. Il aurait aimé pouvoir dire que c'était le cas de tout le monde… mais non. Ignatius Rose semblait rester indifférent à ses paroles – comme s'il s'était attendu au discours de Voldemort. Ceci agaçait Voldemort, mais lui plaisait en même temps. Ignatius semblait avoir le potentiel de devenir son second – quelqu'un qui n'approuverait pas stupidement la moindre de ses paroles. Quelqu'un qui n'hésiterait pas à le contredire. Quelqu'un avec qui il pourrait débattre de ses idées. Quelqu'un qui ne le décevrait pas.

Oui… Il voulait Ignatius à ses côtés, et peut-être aussi en dessous de lui. Dans un lit, de préférence.

« A vous cinq, j'offre la chance de se joindre à notre cause. De lutter avec nous pour égalité et pour un monde où les êtres magiques règnent en maîtres. »

Il retourna s'assoir et sourit en voyant le visage plein d'espoir de ses nouvelles recrues.

« Commençons. Corn Yellow. »

Un homme parmi les nouvelles recrues s'avança et vint s'agenouiller devant Voldemort. Yellow avait été courtisé en raison de ses liens avec de nombreux sorciers blancs qui travaillaient au sein du Ministère. Une fois son entrainement terminé, il ferait le parfait espion.

« Je jure que ma loyauté vous appartient, à vous et vous seulement, my Lord, mon Maître. » Dis Yellow avant de s'abaisser et d'embrasser le bas de la tunique de Voldemort.

Assister à ce geste d'auto-humiliation le remplissait de joie – bien que ses serviteurs ne considèrent pas cette action comme telle. Non, rien ne leur faisait plus plaisir qu'une occasion de le toucher, même si cela signifiait se mettre à genoux et baiser ses pieds. Tous espéraient pouvoir se rapprocher de lui – et beaucoup rêvaient de devenir son consort.

Après s'être redressé, Yellow lui exposa son avant-bras. Sans toucher le membre, Voldemort se pencha légèrement en avant et pointa sa baguette sur l'avant-bras du nouveau Mangemort. Vaguement, il remarqua que Nagini n'était pas à ses côtés. Où était-elle passée ?

« Morsmordre. » Siffla-t-il tout bas tout en se concentrant sur sa magie, qu'il répandit dans le bras gauche de Yellow jusqu'à ce qu'elle pénètre ses nerfs et son centre magique. Le processus ne prit que quelques secondes. Il avait l'habitude, depuis le temps.

Aussitôt que la marque apparut sur son avant-bras, Yellow laissa échapper un cri de douleur et tomba à genoux. Lorsque Voldemort retira sa baguette, un sanglotant Yellow se redressa avec difficulté sur des jambes tremblotantes. La faiblesse de l'homme et son pathétique manque de tolérance à la douleur dégouttaient Voldemort. Peut-être devrait-il organiser un entrainement spécial afin de préparer ses serviteurs à la torture ? Bien qu'il ne s'agisse pas de la méthode favorite des sorciers blancs pour récolter des informations, on ne pouvait jamais être trop prudent.

Il présenta un masque de bronze à Yellow, avant d'indiquer à un membre de son cercle privé de guider l'homme jusqu'à l'emplacement des autres masques de bronze – au fond de la salle.

Les masques de bronze étaient généralement des nouveaux chevaliers qui n'avaient pas encore eu l'occasion de prouver leur valeur et de gagner leur propre masque, qui représenterait leur avancement dans les rangs. Son armée étaient composée de quatre rangs au total: les nouvelles recrues recevaient un masque de bronze, tandis que les plus anciens portaient un masque d'agent. Ceux qui avaient un masque mi-argenté mi-doré faisaient partie de son premier cercle, tandis que les masques complètement dorés étaient réservés pour ses plus fidèles et plus importants serviteurs, ceux de son cercle privé.

Chaque rang correspondait à une position spécifique lors des rassemblement. Les masques d'or occupaient le premier rang - étant donné leur nombre limité - et étaient suivis par le premier cercle, qui précédait les masques d'argent qui se trouvaient eux-mêmes juste devant les masques de bronze. Voldemort avait créé ce système afin de motiver ses serviteurs à s'améliorer et à se surpasser – afin de se rapprocher de lui. Les membres de son cercle privé devaient entretenir et constamment développer leurs habilités s'ils ne voulaient pas être rétrogradés.

Afin de déterminer qui méritait un avancement ou une démotion, un tournoi était organisé tous les six mois pour tester chaque individu. Si quelqu'un perdait un duel, cette personne devait échanger son rang avec le vainqueur. Cela encourageait les plus haut-gradés à se tenir sur leur garde et à s'entraîner.

Mentalement, il secoua la tête pour revenir dans l'instant présent et continuer la cérémonie.

« Flint Beastwood. » Le point fort de Beastwood était ses capacités au combat – en particulier dans des duels à longue distance.

D'un air confiant, Beastwood s'avança et s'agenouilla pour embrasser les pieds de Voldemort avant de lui présenter son avant-bras. Le Seigneur des Ténèbres répéta le même processus qu'il avait appliqué à Yellow. Rapidement, les cris de douleurs de Beastwood résonnèrent dans la salle – et le fait qu'ils soient aussi aiguës fit presque rire Voldemort. Presque. Il ne voulait pas ternir sa réputation.

Après avoir donné un masque de bronze à l'homme, le même serviteur guida l'homme à la place qui lui était réservé.

« Ezalor Light. » Il avait recruté ce vieil homme en raison de son talent pour la création de sorts. La plus célèbre invention de Light était sa magie rechargeable – bien que seuls ceux un peu plus puissants que la moyenne étaient capables de s'en servir. Le sort avait quelques défauts bien sûr. L'un d'entre eux était que pour recharger sa magie, un sorcier devait rester immobile pendant plusieurs secondes. Sur un champs de bataille, ces secondes pouvaient s'avérer fatales.

Le vieil homme imita ses deux prédécesseurs, et bientôt ses cris de douleur résonnèrent dans le hall. Voldemort ne put s'empêcher de fantasmer qu'il s'agissait de Dumbledore. Oh, rien ne lui ferait plus plaisir que de crucio-er le vieux bouc jusqu'à ce qu'il perde conscience. Comment osait-il rejeter sa candidature, quand il était clairement le plus qualifié pour enseigner Défense ?

Lorsque Light eut rejoint les autres masques de bronze, Voldemort tourna la tête vers les deux dernières recrues.

« Felix Weasley. » L'un de ses chers Maîtres de Potion – il pourrait enfin se passer de Madame Malfoy avec cet ajout. Weasley pourrait lui procurer de nombreuses potions utiles pour torturer ses ennemis, comme sa potion de Cauchemars. Du pure génie.

Weasley paraissait ébranlé après avoir assisté à la performances des autres recrues, mais sa détermination semblait intacte. Voldemort transforma de justesse un sourire moqueur en un sourire plus amical, destiné à rassurer le rouquin.

« Je jure que ma loyauté et mes potions vous appartiennent… My Lord. » Aussitôt que le Maître de Potion eut baissé la tête, Voldemort laissa le sourire sadique revenir sur son visage.

Il pointa sa baguette vers l'avant-bras de Weasley. Sa marque apparut rapidement sur la peau blême du rouquin. N'entendant aucun cri pendant quelques secondes, Voldemort crut que le maitre de Potion était habitué à la douleur. Néanmoins, il se trompait. Après un moment, Weasley cria de douleur tout en agrippant son bras, tentant mais échouant lamentablement à endurer la marque.

Voldemort offrit un masque de bronze au sorcier, parfaitement conscient que ce dernier ne tarderait pas à grimper les rangs. Après que son serviteur au masque d'or eut emmené Weasley, le Seigneur des Ténèbres se tourna vers la dernière recrue.

Sans quitter Vodemort des yeux, Ignatius Rose pencha simplement la tête sur le côté – sans la moindre trace d'anticipation ou de peur. Ses yeux écarlates étaient étrangement familiers. Comme ceux qu'il avait vu dans son rêve, le rêve qu'il ne parvenait pas à oublier en dépit de tous ses efforts.

Il se souvenait s'être 'réveillé' trempé, sous une pluie d'acide. Il se souvenait du sol à ses pieds, à quel point la terre avait été sèche et morte – comme si Gaïa avait perdu toute vie et espoir. Il se souvenait de l'horrible couleur du ciel – le bleu qu'il appréciait tant remplacé par des nuages verts et noirs. Cela avait été une terrible vision et il n'avait jamais rien souhaité plus en cet instant que quitter ce cauchemar effroyablement réaliste. Il avait continué à marcher, à la recherche d'un échappatoire, avant de tomber sur une personne agenouillée au sol, le visage enfouie dans ses genoux et les bras serré autour d'elle en signe de désespoir.

Voldemort s'était arrêté et avait observé cette personne – cet homme en pleurs. Lorsqu'il avait entendu l'appel à l'aide désespéré du jeune homme, son corps avait réagi tout seul et il avait instinctivement jeté un sort de réconfort afin que l'individu devant lui cesse de trembler. Sentant le sort, l'homme avait levé la tête et révélé deux yeux écarlates. En voyant les traits de son visage, Voldemort ne put s'empêcher de suspecter une certaine parenté entre eux.

L'homme de son rêve avait son apparence. Sa première supposition fut que son subconscient avait créé ce rêve suite au stress qu'il ressentait dans le monde réel. Cependant, en fermant les yeux et en revisionnant le visage de cette personne, il se rendit compte que celui-ci avait une touche féminine, ce qui rendaient ses traits physique beaucoup moins durs que ceux de Voldemort. Son expression désespérée le faisait aussi paraître beaucoup plus fragile et vulnérable qu'il ne l'était. En voyant cela, le cœur de Voldemort s'était mis à battre à la chamade et il avait ressenti un élan d'affection, le besoin urgent de protéger cet inconnu. N'ayant jamais rien éprouvé de tel auparavant, ces nouveaux sentiments avaient considérablement effrayé le mage noir.

Les yeux d'Ignatius lui rappelaient cette personne, et l'information qu'il avaient en sa possession pointait vers une seule et logique déduction. L'homme de son rêve était Marcaunon Gaunt. Probablement son cousin. Son cousin, qui semblait souffrir de solitude et sur le point de perdre l'esprit. Marcaunon avait dû inconsciemment faire appel à sa magie pour atteindre Voldemort – Salazar Serpentard avait fait en sorte que les membres de sa famille puissent contacter le chef de famille en cas de besoin.

A présent, Voldemort devait localiser son cousin. Et Ignatius l'y aiderait, il en était sûr.

« Ignatius Rose. » Le nom laissa une étrange sensation sur sa langue. Sans savoir pourquoi, il avait l'impression que l'homme devant lui avait un autre nom. Faisant confiance à son instinct, il prit la décision d'enquêter plus en profondeur sur le passé de l'albinos par la suite.

Ignatius s'avança avec une grâce que peu possédaient mais beaucoup enviaient, et posa le genoux gauche à terre, sa main droite sur son cœur.

« Moi, Ignatius Rose, vous jure ma loyauté, my Lord. »

Voldemort savait que la fierté d'Ignatius l'empêcherait d'embrasser ses pieds et décida donc d'improviser – l'albinos était un cas à part, après tout. Il tendit sa main droite et, comme s'il avait lu ses pensées, Ignatius s'en saisit de sa propre main, pâle et délicate.

Ignatius se pencha en avant, fermant ses yeux écarlates avant de poser un baiser sur le dos de la main de Voldemort. Ce dernier ne quitta pas des yeux les cheveux blancs du sorcier lorsqu'Ignatius posa ensuite son front sur les joints de ses doigts, avant de rouvrir les yeux et de fixer directement Voldemort du regard.

À la plus grande indignation du Seigneur des Ténèbres, le spectacle devant lui fit couler son sang vers le sud. Il retira sa main lentement, caressant la joue masqué de l'albinos au passage. Il fronça les sourcils. Ce masque devrait bientôt disparaître – il voulait voir à quoi Ignatius ressemblait réellement, et toucher directement la peau du jeune homme.

Voldemort prit conscience que ses serviteurs l'observaient en silence, abasourdis. Il ne leur en tint pas rigueur. Lui-même aurait été dans le même état de stupeur s'il n'avait jamais envisagé qu'une chose pareille puisse se produire. Mais il s'agissait du scénario numéro huit concernant le déroulement de cette cérémonie en fait.

Ignatius découvrit son avant-bras et Voldemort ponta sa baguette sur l'étendue de peau pâle et couverte de cicatrices. La présence de ces dites-cicatrices le rendaient encore plus curieux quant au passé du Maître de Potion – elles étaient profondes et recouvraient presque la totalité de son bras, comme si on l'avait enroulé de fils barbelés pour une durée prolongée, sans jamais les retirer.

« Morsmordre. » Siffla-t-il, observant avec fascination sa marque apparaître sur la peau pleines de cicatrices. Ignatius était resté silencieux, et ses muscles ne s'étaient même pas tendus quand la magie de Voldemort avaient envahi son corps et sa magie.

C'était là une étrange vision. Son maître de Potion était tellement habitué à la douleur que même la marque des Ténèbres, bien pire qu'un crucio, ne pouvait pas lui arracher un cri. Voldemort se lécha les lèvres. Tout à coup, il voulait – non, il avait besoin de cet homme dans son lit, criant son nom comme aucun autre amant auparavant et le suppliant d'en finir avec lui.

Il tendit un masque de bronze à l'albinos.

« Je te souhaite la bienvenue parmi les Chevaliers de Walpurgis, Ignatius Rose. » Dis-t-il d'une voix douce.

Oh oui, il aurait Ignatius attaché dans son lit un de ses jours. Toutes pensées concernant son probable cousin furent poussées à l'arrière de son esprit tandis que ses yeux pourpres parcouraient le corps svelte devant lui. Définitivement quelqu'un qu'il adorerait baiser brutalement.

OOO

Date: 30 Mai 1967
Localisation: Poudlard, Bureau de Marcaunon

Il atterrit sus ses pieds et grimaça de douleur lorsqu'il cogna accidentellement son bras gauche contre une étagère. La sensation lui fit fermer les yeux. Il y avait longtemps qu'il n'avait pas ressenti une telle agonie. Même lorsqu'on avait lentement scié ses bras avec une vieille scie rouillée il n'avait pas battu des paupières. Mais recevoir la marque des Ténèbres ? Cela faisait un mal de chien. Comme la première fois qu'on lui avait coupé un bras! Peut-être était-ce parce qu'il qu'avait pas l'habitude que l'on viol son centre magique?

« Mère? » Il ouvrit les yeux en entendant la voix de Chaos. Il leva la tête – quand s'était-il agenouillé ? – et vit l'expression inquiète sur le visage de son fils.

« Où sont Suki et Mana? »

« Oublie-les. Qu'est-ce qui ne va pas? Qu'est-ce qui s'est passé? Est-ce que Jellal t'a blessé? Ou ton nouvel employeur? »

Comme si Jellal était capable de porter la main sur lui sans conséquence! Et il avait en effet oublié de mentionner à son fils que son nouvel employeur était en fait Voldemort.

« Ne t'inquiète pas, rien… »

« Je t'interdis de faire comme si rien ne s'était passé, mère! » Chaos lui lança un regard sévère en s'avançant vers Marcaunon. « Laisse-moi voir. »

Il secoua la tête. Il ne pouvait pas laisser Chaos voir la marque ou ses cicatrices – elles étaient hideuses, et il n'avait aucune envie que son fils le considèrent comme un monstre. Marchosias laissa échapper un soupir exaspéré en voyant l'expression têtue de sa mère.

« Tu es à Poudlard, mère. Débarrasse-toi au moins de ce costume ridicule. Qui sait ce qui arriverait si cette sal–… si Vevila te voyait? »

« Je vais bien. » Murmura Marcaunon en tentant de se lever, mais Chaos appuya si fortement sur ses épaules qu'il se retrouva allongé à terre, son fils assis sur son ventre. « Marchos-, ne…! »

Il leva le bras droit afin de se couvrir le visage lorsque Marchosias lui retira son masque. Il aurait voulu repousser son fils, mais la magie de Voldemort dans son corps le rendait faible et vulnérable – il devait s'en débarrasser au plus vite. Son intuition lui soufflait que cela n'irait pas en s'améliorant.

« … Maman ? » La faiblesse dans la voix de Marchosias interrompit le fil de pensées de Marcaunon. « P…Pourquoi est-ce que ton cou… » Sentant des petits doigts parcourir le contour de son cou, Marcaunon ferma les yeux, résolu. Il savait parfaitement que son apparence réelle était hideuse, en particulier son cou – il était recouvert d'une immense cicatrice, qui l'entourait de la même façon qu'un collier. Un humiliant symbole de possession.

Soupirant, il laissa retomber son bras. Le temps était peut-être venu de révéler à Marchosias certaines choses à propos de son passé – son vrai passé. Il ouvrit les yeux et rencontra le regard pourpre de Marchiosas d'un air blasé. Son fils continuait à explorer son cou et son visage du bout des doigts, comme s'il cherchait à mémoriser ces effroyables marques.

« Comme tu peux le constater… j'utilise des glamours afin de dissimuler… ceci… étant donné qu'elles ne sont pas belles à voir. » Il embrassa Marchiosas de telle sorte que l'enfant ait son visage enfui dans son cou. Il ne voulait pas avoir à regarder à l'intérieur de ces yeux pourpres – par peur d'être jugé hideux et inutile. « A l'époque… j'étais suicidaire. » Il entendit Marchosias retenir son souffle, mais se contenta de renforcer sa prise sur son fils lorsque celui-ci tenta d'échapper à son embrasse.

« Mais je ne pouvais pas mourir. Du coup, les Parasites me trouvaient fascinant. Ils m'emprisonnèrent et me prirent comme sujet d'expérimentation. Les cicatrices autour de mon cou… c'était leur façon de me marquer. » Il laisse échapper un rire sans joie tandis que les souvenirs lui revenaient à l'esprit. «Ils entouraient mon coup de n'importe quel objet pointu et pliable, et me forçaient à les suivre comme un chien au bout d'une laisse. Ma capacité de régénération est peut-être au-dessus de la moyenne, porter ces choses pendant plus d'un an… Ma priorité était d'arrêter les saignements. Je devais sauver le reste de ma force pour mon évasion. »

« Lâche-moi. » Le rejet fit trembler Marcaunon et il libéra Marchosias. Marcaunon enfoui son visage dans le creux de ses bras. « Regarde-moi. » Il ne voulait pas. « J'ai dit, regarde-moi, maman. »

Son fils repoussa ses bras et saisi son menton.

« Je ne vais pas t'abandonner, quoi que tu me dises. » Marchosias fronça les sourcils et le regarda d'un air déterminé. « Alors dis-moi. Qu'est-il arrivé à ton visage? Ton cou? Tout, maman. Dis-moi tout. »

« Mon visage…? » Murmura Marcaunon en traçant le contour des cicatrices qui parcouraient ses joues et son nez. « Ils n'aimaient pas mon apparence. Ils m'ont dit qu'il fallait que je sois comme les autres humains – imparfait. »

« Et ton cou? »

« Un collier afin que je sache ma place, selon eux. »

« Tes bras? » Marchosias remonta la manche de son bras droit.

« Des fils barbelés. Ils l'entouraient de fils barbelés et m'électrocutaient si j'osais seulement trembler. » Quand ils le… lui faisaient des choses.

Marchosias tendit la main vers son bras gauche, mais Marcuanon saisit le petit poignet. « Tu souffres » dit son fils « Et ça vient de ton bras gauche. Laisse-moi voir. »

« Rien que je ne puisse supporter. »

« Laisse-moi voir. »

« Chaos… »

« Laisse-moi voir! » Il écarquilla les yeux en entendant Marchosias crier, un ton de désespoir dans le fond de sa voix. « Je… Je veux juste vérifier que je suis exagérément paranoïaque. Laisse-moi le confirmer de mes propres yeux. »

Il soupira et autorisa son fils à remonter sa manche. Il vit les yeux de Marchosias se remplir d'horreur et sa lèvres inférieur se mettre à trembler à la vue de la marque des Ténèbres engravée dans la chaire de Marcaunon, encore chaude et brûlante. Il tapota la tête de son fils et lui offrit un sourire rassurant.

« Ne t'inquiète pas. »

« Ne t'inquiète pas…? » répéta Marchosias d'un ton ahuri. « Ne… t'inquiète… pas? » Soudainement, la pièce se mit à trembler violemment, tandis que les yeux de Chaos viraient au pourpre profond – ses intentions meurtrières tangibles dans l'air. « Tu me demandes… de ne pas m'inquiéter…? »

Marcaunon se releva de telle sorte qu'il puisse s'asseoir avec Chaos sur ses genoux, et chuchota des paroles rassurantes à l'oreille de son fils. Bientôt, il vit les livres tomber des étagères les uns après les autres, tandis que les devoirs qu'ils devait encore noter se déchirèrent d'eux-mêmes et prirent feu. Le décès soudain de sa paperasserie était le moindre de ses soucis. Marchosias avait la priorité.

« P-pas permanent! » Cria-t-il finalement, ce qui fit cesser le tremblement de la pièce. « La marque n'est pas permanente »"

« Explique. » Siffla son fils, le ton plein de colère et de venin. Marcaunon vit la rage dans les yeux de Marchosias, et à cet instant, il sut que Voldemort connaîtrait une mort horrible s'il n'expliquait pas clairement les choses à son fils.

« Voldemort, mon employeur, m'a recruté dans sa petit bande – Les Chevaliers de Walpurgis. Au préalable, j'avais envoyé Mort espionner Voldemort et ton parrain m'a informé que les chevaliers avaient une marque sur leur bras gauche. J'étais donc préparé à prendre la marque… »

« Et à t'en débarrasser par la suite. Mais comment vas-tu faire? »

« Puis-je te montrer, Chaos chéri? » Au moins, Marchosias était maintenant distrait par le Marque des Ténèbres et avait oublié son interrogatoire sur la torture que sa mère avait subi lorsqu'il était jeune – alors qu'il était supposé être dans un orphelinat. Avoir un géni pour fils pouvait être problématique. Peut-être était-il temps de prendre des vacances? Il ne savait toujours pas pourquoi son fils avait été aussi silencieux ces deux dernières semaines – l'histoire avec Bella ne méritait pas une aussi longue boutade.

Il fit signe à Marchosias de se lever avant d'en faire de même. Il mena son fils dans leur bureau privé, dans lequel seuls des fourchelangues pouvaient entrer. Il alla s'asseoir sur l'un des sofa, Marchosias à ses côtés.

« La Marque des Ténèbres et une version détournée d'un sort de traçage et d'invocation inventé par Salazar dans sa jeunesse – qui utilisent tous les deux de la fourchemagie. En gros, cela connecte mes nerfs à mon centre magique, et mon centre magique à Voldemort afin qu'il puisse toujours savoir où ses serviteurs sont. De cette manière, si quelqu'un essayait de se débarrasser soi-même de la marque, la magie de Voldemort qui réside dans le centre de cette personne réagirait– et lui infligerait une douleur inimaginable. Cependant, il y a un truc. »

Tout ceci, Marchosias le savait déjà – après tout, il était une version plus âgée et plus sage de Voldemort. Marcaunon en avait conscience, mais prit le temps d'expliquer clairement toute cette théorie afin de sauver les apparences.

« Est-ce que tu me fais confiance, Marchosias? »

« … Oui. »

« Alors n'intervient pas lors de la procédure suivante. » Il sortit un bracelet rouge de sa poche, sur lequel était dessiné la Marque des Ténèbres, et le plaça sur la table basse devant eux. Il avait créé le bracelet à partir de son sang et de sa magie. « Il se peut que je sois le seul à en être capable, donc je te déconseille de tenter de m'imiter à l'avenir. Compris, Marchosias? »

« Oui, mère. »

Avec cette confirmation, il tendit la main droite – palme vers le haut – et invoqua mentalement la baguette de sureau. Obéissant à son appel, la baguette apparut en quelques secondes, flottant au-dessus de sa main. Marcaunon s'en saisit et la pointa vers son torse, où se situait son centre magique, avant de fermer les yeux afin de mieux se concentrer.

Lorsqu'il ordonna à sa magie de chasser l'intrus, une sensation d'agonie se répandit dans tout son corps et ses muscles se crispèrent. De la sueur apparut sur son front et son souffle se fit laborieux. En résumé, la douleur surpassait de loin celle de son accouchement – et dire qu'il avait cru que rien ne pourrait être pire que cette expérience…

Lentement mais surement, il dirigea la magie de Voldemort hors de son système et directement dans le bracelet qui reposait innocemment sur la table basse. La douleur s'évanouit presque instantanément et il soupira de soulagement, avant de pointer la baguette de sureau vers son avant-bras. Serrant les dents, il ordonna à sa magie d'expulser les restes de celles de Voldemort hors de ses nerfs. La douleur fut plus sourde et diffuse que lors de l'étape précédente, mais Marcaunon sentit tout de même des larmes apparaître au coin de ses yeux.

Lorsque son corps fut totalement libéré de la magie de Voldemort, il reporta son attention sur le tatouage de son bras gauche et fit un clin d'œil à Marchosias qui le regardait d'un air ébahit. Mort lui avait donné l'idée de ce petit tour – de manière indirecte. Mort ne serait pas content s'il venait à l'apprendre. Quand l'entité l'avait abandonné dans une autre dimension, il avait envahi l'esprit d'un homme nommé Hisoka. Cet individu avait appris deux choses à Marcaunon - comment appliquer sa magie sur des surfaces, et comment transformer sa magie en un tissu aussi fin que sa peau qui pouvait changer d'apparence selon l'endroit où il se trouvait.

Il pinça l'intérieur de son poignet et détacha la fine membrane de sa peau avant de la déposer sur la table basse, à côté du bracelet. Ainsi, il pouvait porter la marque des Ténèbres durant les réunions de Voldemort, mais pouvait tout de même l'enlever à Poudlard. Comme un auto-collant!

Il devrait remercier Hisoka un de ces jours – peut-être en l'invitant à dîner ?

« Qu'en pense-tu? » Il sourit à Marchosias - qui était encore figé de stupeur - tout en passant le bracelet autour de son poignet gauche. Juste la bonne taille.

Tandis que Marchosias était encore en train d'essayer de comprendre ce qui venait de se passer, Marcaunon indiqua mentalement à la baguette de Sureau de retourner auprès de Dumbledore – qui était au même instant en train de fouiller ses armoires à la recherche de la dite-baguette – et tapota Marchosias sur la tête.

« Je t'avais dit qu'il ne fallait pas t'en faire. » Dit-il en souriant.

« … Oh. » répondit intelligemment Marchosias, trop surpris pour formuler une phrase plus complexe que cela.

...

Tadaaaa!

Je m'excuse à l'avance si mon français est un peu bizarre... j'ai principalement utilisé l'anglais depuis l'année passée, donc mon cerveau doit se rebrancher XD

J'espère pouvoir poster les prochains chapitre plus rapidement que celui-ci, mais je ne peut pas promettre d'être régulière (°-°)

J'espère aussi pouvoir reprendre l'écriture de Summer Tales (pour ceux qui suivent cette fanfic)... mais on verra

A bientot, et merci à ceux qui auront eu le courage de reprendre cette fanfiction après une période d'absence si longue! X