Bonjour bonjour.

Nous reprenons donc les aventures de Marcaunon dans l'univers de Bleach. Mais petit détour par chez Voldi avant cela.

Une bonne lecture!

...

Certaines personnes manquent vraiment de considération

(Part I)

Levant une main devant sa bouche, Marvolo dissimula le sourire sinistre qui était apparu sur ses lèvres lorsqu'il avait entendu les lourdes portes en bois se fermer. Chaque jour, il savourait ce moment, cette intimité que lui procuraient les quatre murs de ses quartiers personnels.

Cette intimité était devenue une denrée rare, même au sein de son propre manoir, depuis que le nombre de ses serviteurs avait augmenté et que ceux-ci observaient avec peur et respect le moindre de ses faits et gestes.

Le claquement des portes lui rappela néanmoins également qu'il était grand temps qu'il cesse de récompenser ses serviteurs par des faveurs sexuelles, même si celles-ci étaient réservées uniquement aux plus méritants.

Bien que... cela lui facilitait grandement la recherche d'un partenaire lorsque ces pulsions se manifestaient en lui. Il ne supportait pas l'idée de toucher quelqu'un qui ne le mériterait pas, même pour un court instant.

Son « partenaire » du soir, Abraxas, le regardait d'un air si excité qu'il en devenait presque perturbant. L'envie pure que montraient ceux qui désiraient le toucher le dégoutait, mais lui insufflait en même temps un sentiment de satisfaction et de dominance. Son apparence seule suffisait à intoxiquer quelqu'un et à leur faire perdre raison !

Il sourit d'un air amusé, voyant les pupilles du blond se contracter de désir, et s'empara du menton de Malfoy afin d'établir un contact visuel. Il fit tourner son pouce, caressant la mâchoire de son serviteur afin de le relaxer.

En une seconde, le blond tomba sous son emprise. Le regard d'Abraxas se voila et, dès que Marvolo le lâcha, le blond s'affaissa lourdement sur le lit. L'image même d'une marionnette dont on aurait coupé les fils.

Un claquement de doigts, et plusieurs jouets pour adultes apparurent à côté du blond. La majorité d'entre eux étaient destinés à des hommes plutôt qu'à des femmes.

« Fais-toi plaisir, jusqu'à ce que tu t'écroules de fatigue. » Dit-il tout simplement en se dirigeant vers le modeste bureau qui se trouvait dans un coin de la pièce, déjà rhabillé.

Il n'eut aucun mal à ignorer les gémissements de plaisirs de son ancien camarade de classe afin de se concentrer sur les deux photos des… membres de sa famille.

Celle où ils apparaissaient tous les deux était sa favorite. Les deux jeunes Gaunts qui se trouvaient dessus semblaient échanger un secrets, un petit sourire aux lèvres, avant de se tourner vers lui et de le saluer de la main. Adorables.

Sans être réellement conscient de ses gestes, il caressa leurs joues du bout des doigts. Vaguement, il se demanda comment est-ce qu'il pourrait les approcher sans les effrayer. Il savait qu'il était plutôt intimidant.

Le plus jeune des deux, Marchosias, ne devrait pas poser de problème et serait facilement manipulable à l'aide de sourires et de friandises… Une rencontre "accidentelle" serait peut-être la meilleure option. Il serait plus facile de réorienter leurs interactions par la suite, si cela s'avérait nécessaire.

Mais le temps n'était pas son côté, contrairement à de nombreux autres facteurs et personnes.

Leur récente interaction lui indiquait qu'il n'y avait pas de temps à perdre. Marcaunon était déjà en mauvais état lorsqu'ils s'étaient croisés dans cet horrible rêve, si réaliste, et l'avait inintentionnellement appelé à l'aide une seconde fois...

Marvolo fronça les sourcils, les yeux fixés sur la photo sans qu'il ne la voit réellement.


Date: Inconnue
Localisation: Inconnue
Dimension: Bleach

Cette dimension s'avérait être de plus en plus intéressante. Marcaunon remonta ses lunettes roses sur l'arrête de son nez, les faisant briller d'un éclat menaçant lorsqu'elles reflétèrent la lumière du soleil, et sourit.

Après qu'ils aient rencontré leurs étranges compagnons, on les avait amenés tous les trois dans un magasin de friandises parfaitement respectable – nommé Urajara Shoten, s'il avait correctement interprété les signes à l'entrée. Avant cela, alors qu'ils flottaient encore sur ce qui ressemblait à une couverture, il avait assisté à une scène des plus distrayantes.

Apparemment, l'homme aux cheveux blonds et au chapeau avait manipulé et mentit à l'un des adolescents et avait humblement présenté ses excuses. Il n'avait pas exactement compris le sujet de leur désaccord mais n'avait pas pris la peine de demander plus d'informations.

Tout ce qui l'intéressait à cet instant, c'était d'assister à l'une de ces fameuses excuses japonaises dont Mort lui avait tant parlé. Un vrai art.

À présent, ils étaient tous assis autour d'une table ronde, serrés les uns contre les autres. Chaos s'en sortait plutôt bien, en dépit de sa phobie, assis comme il était sur les genoux de son parrain tandis que celui-ci caressait d'un ai rassurant la tête de l'enfant afin de le calmer.

Profitant du silence gêné qui régnait dans la pièce, Marcaunon en profita pour examiner la boisson chaude que son hôte lui avait servie. Pour être plus précis, il n'avait pas quitté des yeux la tasse japonaise, dénuée de poignée, un seul instant. Il la trouvait mignonne et avait décidé d'en chaparder quelques-unes avant qu'ils ne retournent dans leur propre dimension. Le fait qu'elle soit vert-serpentard l'aiderait à convaincre Chaos..

Après de longues minutes passées à fixer sa tasse, il décida qu'il ferait mieux de boire son thé afin de ne pas paraître impoli aux yeux du maître des lieux.

Il prit une petite gorgée – thé vert, reconnu-t-il rapidement – et fit tourner le liquide dans sa bouche. Enfin, il avala.

Aucune trace de poison.

Il leva la tête afin de signaler aux autres qu'ils pouvaient boire en toute sécurité, mais cligna bêtement des yeux en voyant que tout le monde l'observait d'un air confus.

« Quelque-chose ne va pas? » demanda-t-il en levant un sourcil.

Chaos fut le premier à détourner les yeux. Il plissa le nez en prenant une gorgée de son propre thé (plus amère que le jus auquel il était habitué), sans cacher sa désapprobation devant le comportement de Marcaunon.

Il résista à la tentation de tirer la langue à son fils. Il n'avait pas envie de recevoir une nouvelle leçon à propos du fait qu'il devait « se comporter en adulte ».

Mort fut la deuxième personne qui redirigea son regard. Le visage de l'Entité semblait être un masque d'indifférence… aux yeux de ceux qui ne le connaissaient pas, du moins. Marcaunon savait qu'en son for intérieur, l'immortel se riait de lui.

Quelle impolitesse!

Parfois, il se demandait vraiment qui était le maître de qui. Son soi-disant serviteur le chariait bien trop souvent à son goût.

Il voulait simplement s'assurer qu'il n'y avait pas de poison (ou d'autres choses)! Honnêtement.

La troisième personne qui cessa de le fixer… n'était pas réellement une personne. Il s'agissait du chat noir qui avait la voix d'un vieux pervers. Le même chat qui venait tout juste d'éclater de rire.

Un animal. S'était moqué. De lui.

Et pourtant, Marcaunon ne pouvait s'empêcher de trouver cela charmant.

Les chats sont amour. Les chats sont la vie. Les chats sont la justice.

Pourquoi est-ce que Mort refusait de se transformer en chat? L'entité avait pourtant déjà pris l'apparence d'un long et ennuyeux serpent noir. Certes, cette forme était particulièrement intimidante, mais s'il avait été un chat, Marcaunon ne tenterait pas à ce point d'échapper à la paperasserie. Par Merlin, il resterait même sagement assis et passerait des journées entières à signer et compléter ces innombrables formulaires... à condition que Mort l'autorise à le caresser et lui faire des câlins aussi longtemps qu'il le désirait par après, évidemment.

« Nah. Faut pas s'inquiéter. » L'adolescent aux cheveux oranges fut le premier à prendre la parole. Il portait une sorte de kimono noir… la tenue des âmes de l'au-delà, s'il avait bien compris, et portait ce qui ressemblait à un énorme couteau de cuisine sur son dos. « Ce n'est pas thé qui te tuera. C'est de la nourriture qu'il faut se méfier. »

Honnête et doté d'un sens de l'humour. Marcaunon décida qu'il aimait bien ce mortel.

« Quelle méchanceté, Kurosaki! »

Le blond avec l'horrible chapeau vert et blanc fit la grimace, gonflant les joues et lançant un regard faussement offensé à l'adolescent.

Kurosaki haussa nonchalamment les épaules, observant tour à tour Mort et Chaos avant de se reconcentrer sur Marcaunon.

« Du coup, vous êtes qui vous? Vous n'avez pas l'air d'être morts… je crois. »

« C'est bien, parce que je ne pense pas être mort non plus. Je suppose que des présentations s'imposent, puisque nous ne nous connaissons pas. Je m'appelle Marcaunon Gaunt. Voici mon fils adoré, Marchosias. Et mon cher partenaire de longue date, Mort. Nos noms sont plutôt difficiles à prononcer pour ceux habitués à la langue japonaise donc je vous propose d'utiliser des abréviations : Marc et Chaos. Je préfère ne pas vous entendre massacrer nos noms. »

Lors de cette introduction, il leur offrit son sourire de Poufsouffle, sans remarquer l'écart entre ses propos et son expression.

« Je vois. Donc, Marc-san… »

Marcaunon l'interrompit rapidement.

« Les marques de respect ne sont pas nécessaires. En tant qu'étrangers, nous n'y avons pas vraiment recours. »

« Dans ce cas! » Tête-à-chapeau sorti un éventail et l'utilisa afin d'indiquer chaque personne qu'il leur présenta. « Voici Ichigo Kurosaki. Oui, sa couleur de cheveu est naturelle, au cas où vous vous poseriez la question. À côté de lui,Uryuu Ishida. Il a une légère obsession pour le blanc. Et voici Orihime Inoue. Notre… très estimée guérisseuse. Le grand silencieux s'appelle Sado Yasutora. Vous pouvez l'appeler Chad, cependant. Yoruichi-san. Mon assistant; Tessai. Et enfin, je suis Kisuke Urahara, l'humble propriétaire d'un magasin de bonbons! »

Lorsqu'il eut fini, Kisuke ouvrit l'éventail et s'en servit afin de masquer la partie inférieure de son visage (une habitude ?), les observant de ses yeux gris et curieux.

Lors de la présentation de l'homme, Marcaunon avait entrepris d'organiser les nouvelles informations reçues et de cataloguer les différents individus.

L'adolescent aux cheveux orange, qui semblait constamment froncer les sourcils, s'appelait donc Ichigo Kurosaki. Ichigo. Fraise? Pourquoi? Il était également à peu près vivant. Supposément. Cinquante-cinquante.

Le jeune avec des cheveux noirs et des lunettes s'appelait Uryuu Ishida – et était obnubilé par le blanc? Si faible qu'il était presque un parasite. Un individu sans importance, même s'ils étaient frères de lunettes.

Inoue Orihime. Une adolescente dotée d'une quantité considérable de graisse au niveau de la poitrine. La seule fille de l'équipe(?). Une humaine qui avait le pouvoir de guérir. Son pouvoir était ce qui se rapprochait le plus de la Magie dans sa dimension originale.

Quant au plus grand et plus musclé adolescent que Marcaunon ait jamais vu, il n'était en effet pas très bavard. Il avait la peau sombre et des yeux remplis de gentillesse, en partie dissimulés derrière des boucles brunes. Sado Yasutora, que tout le monde appelait Chad. Un métisse japonais-mexicain. Un humain avec une trace de pouvoir spirituel.

Yoruichi. Le chat noir aux yeux dorés. Mignon, mais qui avait la voix d'un vieil homme. Les chats sont la justice. Marcaunon pouvait également sentir qu'il détenait une grande puissance.

Tessai était un homme grand, large et musclé, qui portait un tablier de cuisine bleu et avait une coiffure bizarre. Marcaunon était absolument fasciné par les lunettes rectangulaires que portait Tessai. Il avait toujours été fasciée par les lunettes, pour être honnête. En fait, il avait décidé qu'ils seraient frères de lunettes (mais garderait cela pour lui)!

Finalement, Kisuke Urahara. L'homme blond, avec un gout vestimentaire douteux. Un simple (apparemment) commerçant. L'esprit le plus puissant dans la pièce.

C'était tout. Pour le moment.

Avec un sourire si éclatant qu'il aurait fait de l'ombre au soleil (selon Mort), Marcaunon décida que puisqu'ils étaient vacances, le mieux serait de trouver rapidement ce dont Mort avait besoin pour son travail afin qu'ils puissent profiter en toute tranquillité du reste de l'année.

« Oui, oui. Enchanté de faire votre connaissance et tout le tralala. Ce n'est pas pour être impoli, mais nous sommes un peu pressés. Est-ce que l'un d'entre vous aurait vu, par hasard, un petit objet rond ayant le potentiel de détruire le monde s'il venait à se trouver en de mauvaises mains ? »

Tout à coup, une tension terrible s'abattit dans la pièce. Marcaunon fut, sans surprise, pris au dépourvu par le soudain changement d'attitude de ses hôtes. Les adolescents l'observaient d'un air suspicieux tandis que Kisuke et le chat semblaient près à lui sauter à la gorge.

Une forte magie mêlée à un instinct meurtrier se dégageait d'eux, semblant suffoquer les plus jeunes individus. À en juger par leurs réactions, ils n'étaient pas habitués à de telles situations.

Marcaunon baissa la tête vers Chaos qui était occupé à boire son thé, une expression ennuyée sur le visage, avant de poser les yeux sur Mort. L'Entité semblait être concentré sur les tresses qu'il nouait dans les cheveux de Chaos.

Il ne put retenir un petit rire mais le camoufla rapidement derrière une fausse quinte de toux.

Inutile de s'inquiéter pour son petit chéri apparemment. La... l'énergie dans la pièce était aussi lourde que la gravité, mais ne semblait affecter aucun des trois voyageurs. C'est à peine s'ils la remarquaient. Etait-ce une version déformée de la magie de Mort? La sensation paraissait similaire, mais différente en même temps.

Comme si la magie avait évolué d'une toute autre façon dans ce monde.

Mmh. Mieux valait prévenir que guérir.

« Chaos chéri, »Siffla-t-il en fourchelangue, sans se démunir de son sourire bien que Kisuke ait sorti son sabre et semble prêt à décapiter Marcaunon à tout instant. « à partir de maintenant, nous n'utiliserons plus la magie. Ce serait trop facile sinon. Priorité à ta sécurité cependant. Ne te mets pas inutilement en danger. »

« Bien reçu, mère. » Répondit son petit Chaos en se resservant une tasse.

Son fils était-il en train de devenir un fanatique de thé?

« Je vous recommande de communiquer dans un langage que nous pouvons tous comprendre. » Les menaça le chat, Yoruichi, en agitant la queue d'un air irrité.

« Ah! Excuse-moi, très cher félin. Il m'arrive souvent d'avoir recours à ma langue maternelle lorsque je suis à court de mots. Mon fils me l'a fréquemment fait remarquer. »

« Haah? Tu nous prends pour des idiots… »

« Est-ce vraiment le bon moment? » les interrompit soudainement Chaos. « Ils n'en ont plus pour longtemps. »

Tout le monde se tourna vers la direction que Chaos indiquait.

Trois adolescents avaient déjà atteint leurs limites et s'étaient évanouis. Le dernier debout respirait bruyamment et poignardait Kisuke du regard.

Le blond sourit d'un air navré et la pression que lui et le chat émettaient se dissipa instantanément. Il se rassit à sa place et sortit à nouveau son éventail qu'il plaça devant son visage. On aurait pu croire que son sabre avait disparu, mais l'œil aguerri de Marcaunon avait perçu que Kisuke le dissimulait dans sa canne.

« Merde! J'ai vraiment cru qu'on allait y passer! C'était quoi ça, Urahara?! Yoruichi?! » cria Ichigo en se levant sur des jambes tremblantes. Tessai se tenait à ces côtés et acquiesça d'un signe de la tête avant de l'aider à sortir les trois adolescents inconscients de la pièce.

Toutefois, Ichigo ne sortit qu'après avoir menacé Kisuke qu'il le défoncerait s'il refaisait ce coup-là à ses amis. De grosses gouttes de sueur apparurent sur le front de l'homme qui laissa échapper un rire nerveux.

Une fois que tous les adolescents furent partis, le blond se retourna vers Marcaunon. Celui-ci se demandait si son hôte avait oublié la présence de Mort. Ce ne serait pas étonnant la mort était une force constamment présente, bien qu'invisible. Les êtres vivants ne la remarquait pas plus que l'air… jusqu'au moment fatidique.

Pauvre Mort... qui était bien content de jouer avec les cheveux de Chaos, qu'il avait coiffés en de fines et délicates petites tresses.

... Le salaud. Il méritait d'être oublié, ce maudit…

Le salaud-même qu'il était en train de maudire lui donna un coup de coude et indiqua l'autre côté de la pièce d'un petit geste du menton. Marcaunon se retourna et vit ses deux hôtes, qui semblaient attendre quelque chose de sa part.

« Mmmh? Oh. Pourriez-vous répéter ce que vous venez de dire? J'étais un peu perdu dans mes pensées? »

Il leur sourit et fit mine de se pencher pour s'emparer de sa tasse. Cependant, à cause de sa nature vindicative, il renversa « accidentellement » le récipient, dont le liquide se répandit sur la cape de Mort (Chaos y échappa, pas d'inquiétude).

Uhuhuhuh!

OOOO

Point de vue: Marchosias

Il observait le chat (l'animagus?) d'un air absent, notant vaguement le sourire effrayant qu'affichait sa mère. Marchosias, surnommé contre son grès Chaos par les habitants de ce monde, était perdu dans ses pensées. Il ne cessait de se demander comment, par Morgane, son parrain avait réussi à les transporter dans une autre dimension.

Cela n'aurait pas dû être possible, théoriquement.

Quelqu'un ne pouvait changer de dimension qu'en cas de voyage temporel, de réincarnation ou de découverte d'univers alternatifs. À son grand amusement, il rentrait dans les trois catégories .

Il avait remonté le temps d'au moins quatre décennies, avait perdu la vie et s'était réincarné en tant que quelqu'un d'autre, et partageait son univers avec une autre version de lui-même.

Cela aurait été amusant, si ce n'était pas si stressant.

Aussi, il fallait vraiment qu'il discute avec sa mère. L'homme avait beaucoup trop de secrets. Trop de secrets auraient un effet négatif sur leur relation. Ignorant son hypocrisie, il se mit à réfléchir. Comment pouvait-il convaincre sa mère de se confier à lui?

Alors qu'il envisageait différentes hypothèses, il se mit inconsciemment à jouer avec ce qui se trouvait à porter de main… ce qui s'avéra, malencontreusement, être la queue du chat (qu'il confondu pour la queue de son onesie, pour être honnête). Il l'enroula autour de son poignet avant de la dérouler et de l'utiliser comme un semblant de plume à encre.

Utilisant le bout de la queue du chat, il rédigea plusieurs idées dans l'air. Au bout d'un moment, son attention se reporta sur la discussion qui avait lieu et il reprit ses esprits.

Il leva les yeux et haussa un sourcil lorsqu'il vit que tout le monde l'observait. Il eut une impression de déjà-vu.

« Quoi? J'ai quelque chose sur le visage? » Il tapota ses joues avec sa main libre, se demandant si une feuille de thé se serait posée sur ses lèvres.

« Pas du tout." Sa mère afficha une expression amusée et lui tapota la tête, comme s'il était un stupide bébé. Il fronça les sourcils.

Être traité comme un enfant était rabaissant et insultant, pensa-t-il, laissant de côté le fait qu'il avait pourtant le corps d'un jeune enfant.

Il plissa les yeux en jetant un regard suspicieux à sa mère mais laissa soudainement échapper un bâillement. Maudit soit cette enveloppe charnelle!

« Comme tu peux le voir, Kisuke, il est l'heure pour mon fils d'aller dormir. » Sa mère se leva avec une élégance hors du commun. Le paradoxe qu'était sa mère, qui mêlait grâce et enfantillages, ne manquait jamais de l'étonner. « Si ça ne te dérange pas, je pense qu'il est temps pour nous de partir. »

« Voyons, pourquoi ne pas passer la nuit ici, Marc? » Kisuke sourit en entendant sa propre idée et continua, comme s'ils avaient accepté son offre. « Tessai va vous préparer des chambres. Nous pourrons terminer notre conversation une fois que vous serez tous bien reposés. Ton fils semble sur le point de s'endormir debout. »

« Une chambre suffira. Nous avons l'habitude de dormir ensemble. »

« Alors c'est réglé. » Déclara le chat noir, Yoruichi.

Si les chats pouvaient sourire, celui-ci regarderait Marchosias avec un sourire amusé.

« Mais tu vas d'abord devoir libérer ma queue, petit, même si je comprends elle est trop douce pour qu'on y résiste. Elle fait partie de moi après tout, et on m'a souvent dis que j'étais tout simplement irrésistible. »

Dès que ces propos lui parvinrent au cerveau, il lâcha la dite-queue comme si celle-ci l'avait brûlé. Il jeta un regard noir à sa propre main, se sentant trahi par le fait que son corps agisse si facilement comme celui d'un enfant normal, en attrapant, par exemple, la chose la plus douve et duveteuse à sa disposition. Il avait septante-sept ans, par Merlin!

Il remarqua à peine que quelqu'un le transportait quelque part, la fatigue gagnant finalement la bataille et son esprit fixé sur l'idée de préparer une potion vieillissante dès qu'il en aurait l'occasion. Dont les effets seraient permanents, de préférence.

Mais d'abord, dodo. Son jeune corps ne pouvait pas enduré longtemps tant d'agitation.

Lorsqu'il se réveilla, il était pris en étau entre son parrain et sa mère. Quelqu'un avait déjà échangé ses vêtements contre une combinaison. Sa mère était vêtu d'un large T-shirt blanc (et rien que ça) tandis que Mort avait gardé sa cape qui dissimulait l'entière surface de sa peau. Il portait même un masque. Rien d'inhabituel.

Ce qui sortait de l'ordinaire, c'était que Marcaunon n'avait pas pris la peine de cacher ses cicatrices à l'aide d'illusions. Marchiosas sentit une chaleur se répandre dans sa poitrine et sourit en caressant avec tendresse et affection la joue balafrée de sa mère.

Qu'une personne qu'il adore lui fasse confiance à ce point… cette sensation n'avait pas d'égale.

L'envie de bailler vint brusquement mettre fin à cette chaleureuse observation. Il n'y résista pas. Des larmes aux coins des yeux, il s'étira et s'assis, faisant tomber les bras des deux adultes sur ses genoux.

Presque inconsciemment, encore à moitié endormi, il joignit les deux mains qui se trouvaient sur ses genoux avant de sortir du lit. Le bruit de ses petits pas résonna dans la pièce.

Puisque ce lieu lui était étranger, il décida de partir en exploration. Où qu'il aille, il avait toujours l'habitude de repérer les sorties de secours. Juste au cas où.

Il s'arrêta devant la pièce la plus proche et, sans hésitation, fit glisser la porte coulissante.

Ce qu'il vit suffit à chasser les dernières traces de sommeil.

Kisuke était... en train de s'amuser avec une magnifique femme qu'il ne connaissait pas, mais dont l'énergie lui semblait familier. Son énergie spirituel, évidemment. Profitant qu'ils soient… distraits par leurs jeux, il ferma discrètement la porte et s'éloigna sans se retourner.

Il valait peut-être mieux choisir une destination au préalable… la cuisine, de préférence, afin de ne pas tomber sur d'autres scènes de ce genre.

Son estomac manifesta son approbation. Il arpenta donc le bâtiments dans tous les sens, jusqu'à ce qu'il arrive finalement dans la cuisine où Tessai, l'assistant du gérant, était occupé à préparer le petit-déjeuner.

Sans un regard pour l'homme, il se dirigea directement vers la machine à café, sentant la salive s'accumuler dans sa bouche.

Il dut se faire violence pour ne pas invoquer une chaise afin de pouvoir atteindre cette merveilleuse invention.

Il n'en eut pas besoin, au final. Comme s'il avait lu dans ses pensées, Tessai lui apporta un tabouret (dont il n'avait probablement jamais eu besoin) et hocha la tête lorsque Marchiosas le remercia poliment.

Pour la première fois depuis sa renaissance, il allait enfin pouvoir préparer sa propre tasse de café.

La magie, omniprésente à Poudlard, rendait l'usage d'appareils électroménagers impossible. Soit ceux-ci ne fonctionnaient pas… soit ils explosaient.

En dépit de sa haine pour les moldus, il appréciait énormément leurs inventions. En particulier celles en lien avec la boisson divine qu'était le café. L'invention de la machine à café autorisait, selon lui, certains moldus à vivre. Il devrait juste amincir un peu les rangs. Ils se reproduisaient comme des lapins, de toute façon.

Lorsqu'il eut finit de préparer son café, juste comme il l'aimait, il repoussa toute pensée de génocide à l'arrière de son esprit afin de se concentrer sur l'odeur divine qui s'échappait de sa tasse. Il voulait avoir l'esprit tranquille afin de profiter au maximum de cet instant; cet instant précieux qui lui donnait l'impression d'être de retour dans son corps d'adulte.

Parfait.

OOOO

« Que fait-on ici? »

« Pourquoi ne serions-nous pas ici, mon chéri? »

« Tu n'es plus un adolescent, père. Et je ne suis pas assez âgé pour entrer au collège. »

« Mais ton uniforme te va plutôt bien, tu ne trouves pas? »

« Certes, mais ça ne répond pas à ma question: pourquoi devons-nous nous faire passer pour des élèves ? »

« Tu aurais préféré que je te laisse à la garderie? »

« Où est Mort? »

« N'essaye pas de changer de sujet, mon coeur. »

« Je veux voir Mort en uniforme. »

« ... Une idée fantastique, mon géni de fils! Mort ! Mort, viens-là! Je sais que tu es là. »

« ... Petit Maître... »

« Si je dois supporter toutes ces sottises, tu n'y échapperas pas non plus, Mort. »

Ils se retrouvèrent donc, une demie-heure plus tard, devant une classe de collégiens. L'enseignant les présenta comme des élèves de passage.

La plupart des adolescents regardaient respectivement Marcaunon, Marchiosas et Mort avec intérêt, confusion, et un air enamouré.

Le regard dissimulé par ses lunettes roses, Marcaunon chercha des yeux les mortels qu'ils avaient rencontré l'autre jours. Il fut grandement déçu d'apprendre qu'ils n'étaient pas là, à part le garçon à lunettes, et qu'il ne pourrait donc pas observer leur réaction. Le professeur avait mentionné quelque chose à propos des autres se ruant aux toilettes.

Il tenta d'attirer l'attention d'Uryuu avec sa magie, mais ne perçut aucune réaction. Il se demanda vaguement qu'est-ce-qui avait pu se passer pour que l'adolescent perde tous ses pouvoirs en si peu de temps.

Cependant, s'il avait perdu ses pouvoirs, cela faisait de lui un parasite. Or, il n'avait pas de temps à perdre avec les parasites.

Ceci en tête, il s' efforça de sourire afin de se présenter au reste de la classe. Il était temps de revêtir son déguisement de Poufsouffle, à nouveau.

« Bonjour. Je m'appelle Marcaunon Gaunt, ou Gaunt Marcaunon, comme le veut l'ordre au japon. Je ne connais pas très bien votre culture, donc n'hésitez pas à me dire si je fais quelque chose de mal. Ravi de faire votre connaissance. »

« Gaunt Marchosias. Enchanté. »

« Gaunt Mort. Ne me touchez pas. Ne m'approchez pas. A moins que vous ne souhaitiez mourir dans d'atroces souffrances. »

Mort était en réalité bien gentil de les prévenir. Mais l'uniforme révélait tant de peau (ce qui lui donnait une apparence très humaines), que l'Entité n'avait guère le choix.

Ils avaient décidé de se faire passer pour des frères. Chaos étant de toute évidence trop jeune pour être au collège, ils lui avaient donné le rôle du jeune prodige qui avait sauté plusieurs années; un rôle facile à assumer, vu que Voldie n'avait jamais eu de difficulté à l'école.

On leur posa beaucoup de questions. Marcaunon décida de se faire passer pour le plus sympathique des trois en répondant à chacune d'entre elles (en mentant, bien sûr!). La nature antisociale de son fils et le manque d'intérêt de Mort envers les humains lui facilitèrent grandement la tâche.

Le reste de la journée se déroula calmement. Marcaunon faillit mourir d'ennuie. Il aurait bien torturé un parasite ou deux pour animer un peu les choses.

Dès la fin des cours, Mort s'excusa et disparut, probablement pour s'entretenir avec le minion en charge de cette dimension.

Marcaunon haussa les épaules et se rendit avec Chaos dans un hôtel cinq étoiles non loin du bâtiment scolaire. Il préférait éviter la compagnie de certaines personnes, trop curieuses pour leur propre bien. AKA: Kisuke et son groupe.

Il transforma des feuilles d'arbre en billets et indiqua à la réceptionniste que leur séjour dans la suite la plus luxueuse de l'hôtel serait de durée indéterminée. Probablement un an si ses estimations s'avéraient correctes, ce qu'elles étaient généralement.

Les employés parurent extrêmement contents et les traitèrent comme des membres de la royauté.

Les jours s'écoulèrent lentement, et Marcaunon ne trouva bientôt rien d'autre à faire que de se laisser aller dans leur chambre d'hôtel.

Mana et Suki dormaient ensemble sur le rebord de fenêtre, profitant de la chaleur du soleil. Il aurait détesté déranger leur tranquillité.

Chaos avait décidé d'explorer la ville tout seul, tandis que Mort était au travail.

Il. S'ennuyait. À. Mourir!

Il avait donc prit la décision de créer autant de chaos que possible. Il s'était mis à aider les Hollows (des esprits maléfiques qui dévoraient les âmes, des morts comme des vivants) à chasser les parasites, juste pour se distraire.

Il avait aussi découvert qu'il y avait deux types d'esprits dans cette dimension.

Les "âmes" faisait référence aux esprits humains ordinaires. Une chaine était accrochée à leur poitrine. Si celle-ci disparaissait ou si on l'arrachait, ils se transformaient alors en esprits maléfiques. Il en était certain, car il s'amusait à le faire avec chaque âme qu'il croisait sur son chemin.

La deuxième catégorie d'esprits était celle des Hollows. Des âmes qui étaient devenues des esprits maléfiques parce qu'elles étaient restées plus longtemps qu'elles n'en avaient le droit dans le monde des humains. Leur chaîne disparaissait lentement et, lorsqu'il n'en restait plus rien, laissait un trou béant dans la poitrine des Hollows en devenir.

Cette dimension était également séparée en trois "mondes".

Le monde des humains, où vivaient les humains.

Hueco Mundo, où vivaient les Hollows.

Soul Society, où les âmes et les faucheurs séjournaient.

Oui, les faucheurs.

Pas les minions de Mort, cependant.

Les faucheurs servaient en quelque sorte de protecteurs spirituels. Ils exorcisaient les Hollows et s'assuraient que les âmes passent de l'autre côté en toute sécurité. Ils veillaient à ce qu'elles reposent en paix grâce à un rituel… qui consistait simplement à changer les âmes en papillons en appliquant un timbre sur leurs fronts à l'aide de la poignée de leur sabre. Ce papillon rejoignait ensuite Soul Society.

Pour résumer; le minion de Mort, nommé, le « Roi des âmes », avait éduqué des âmes normales qu'il avait ensuite nommées « faucheurs ». Ainsi, elles pouvaient faire son travail à sa place.

Un sacré paresseux, mais extrêmement créatif!

Marcaunon avait aussi découvert que les esprits dans cette dimension n'avaient pas de magie. Ils utilisaient leur énergie spirituelle, ce dont disposait chaque être spirituel et humain en diverses quantités. Ceux qui étaient nés avec une tonne d'énergie spirituelle disposaient d'habilités jugées surnaturelles.

Par exemple…. Les humains avec une quantité d'énergie supérieure à la moyenne pouvaient voir des fantômes.

Bref, attendre seul dans la chambre d'hôtel était tout simplement trop ennuyeux.

Le temps était venu d'agir.

Une heure après le début de sa promenade, il surprit une conversation intéressante.

« Il tente de créer des vrais Arrancar grâce à l'Hougyoku. »

Marcaunon claqua des doigts en s'exclamant "Ah!", comme s'il venait de se souvenir de quelque chose d'important qui lui était précédemment sorti de la tête (ce n'était pas la première fois). Les deux faucheurs se tournèrent brusquement dans sa direction.

« Qui est là?! » S'exclama le gars avec la barbichette, parcourant des yeux les ombres de l'allées dans lesquelles Marcaunon se trouvait.

« ... Hey. » Il sortit lentement de la pénombre. Kisuke écarquilla les yeux, prit d'une émotion que Marcaunon ne prit pas la peine de définir, tant il était excité. « Vous parliez du Hougyoku. C'est le petit truc que je recherche. Pourrais-je… prendre un peu de votre temps? »

Ses lèvres formèrent un sourire sanguinaire et il plongea son regard dans les yeux de l'homme…

...

Vous aurez vu le "Part I"... il s'agit en fait de la moitié d'un chapitre du doc original. Celui-ci était tout simplement trop long, donc j'ai décidé de vous le poster en deux fois pour que vous n'attendiez pas trop longtemps (pour 47 days et Silk Road).

à la prochaine