ANNONCE IMPORTANTE EN FIN DE CHAPITRE!

Bonne lecture en attendant!

...

Certaines personnes manquent vraiment de considération!

(Part II)

« Mère, où sommes-nous? »

Chaos observait d'un air confus le désert qui les entourait.

« Là où le trésor que nous cherchons se trouve, bien évidemment! » répondit-il gaiement, souriant à pleines dents. « Voici à quoi ça ressemble ». Il fit apparaitre l'image d'une orbe avant d'éclater de rire comme un super vilain.

Exaspéré et un tantinet agacé, son fils lui fit signe de s'approcher. Marcaunon obéit et s'agenouilla devant Chaos sans attendre.

« Je te jure. Tu pourrais au moins nettoyer le sang sur ton visage. » Dit le garçon en essuyant la joue gauche de sa mère.

« Tu es si attentionné! Merci mon chéri. » Son sourire démoniaque se fit plus doux lorsqu'il se pencha pour poser un baiser sur le front de son fils. « Il ne faudra rien dire à Mort, okay? »

Chaos fronça les sourcils mais Marcaunon fit mine de ne rien remarquer.

« A une condition. »

Urgh. Marcaunon adopta une expression impassible et se releva en s'étirant le dos, tentant de gagner du temps.

« Je t'écouterai en chemin. »

« Non. Je veux que tu acceptes d'abord ma condition. »

Il serra les lèvres en y réfléchissant. Chaos n'était pas facile à lire. L'autre Gaunt avait des tendances vicieuses et s'il lui faisait une promesse, il serait difficile d'y trouver un échappatoire.

Mais...

Marcaunon soupira.

Il s'agissait de son enfant.

Marchosias avait le droit d'exiger des explications de sa part, n'est-ce pas? C'était tout à fait normal qu'un enfant s'interroge sur le passé mystérieux de son parent.

Même si ce passé était plein de lourds secrets. Pour une fois, Marcaunon désirait être honnête. Envers son sang. Son fils

« D'accord. Juste une, cependant. »

« Parles moi de ton passé. Et pas d'entourloupe. Je veux… non, j'ai besoin de savoir ce qui t'est arrivé pour que tu deviennes l'homme que tu es maintenant. »

« Tu... »

« Je ne te rejetterai pas. Je te le promets. Je ne te rejetterai jamais. Alors, s'il-te-plait, dis-moi tout. J'ai besoin de savoir, maman. »

Maman, hein? Chaos était doué pour tirer sur la corde sensible.

... Il avait peur.

Mort avait-il raison? Avait-il le droit d'aller de l'avant? Pouvait-il ouvrir son coeur à une autre personne?

« Je ne veux pas que tu me haïsse… et je sais que tu le feras. »

C'était de sa faute si son fils était mort la première fois, après tout.

« Jamais. Je me suis juré il y a longtemps que je ne te ferais jamais de mal, maman. Physiquement, mentalement ou émotionnellement. »

Après cela, ils restèrent silencieux tandis que le vent rugissait autour d'eux et sifflait dans leurs oreilles. Ils se toisèrent du regard, cherchant chacun à forcer l'autre à se soumettre

Lorsque Marcaunon détourna le regard en premier, Chaos sut qu'il avait remporté cette confrontation.

Une table apparut, ainsi que deux fauteuils. Marcaunon gagna un peu de temps en préparant des friandises et du thé avec ce qu'il avait dans sa valise. Marchosias le laissa faire, espérant que cela lui donnerait le temps d'organiser son récit.

Lorsque tout fut en place, ils s'assirent l'un en face de l'autre et prirent chacun une tasse de thé (celles qu'il avait volées) en main.

« Ecoute moi et ne m'interrompt pas, Marchosias. Si tu as des questions, j'essayerais d'y répondre après, d'accord ? Peux-tu m'en faire la promesse? »

« Oui. Je te le jure, maman. »

Marcaunon baissa la tête vers sa tasse de thé. Il se mordilla la lèvre de nervosité. Enfin, il entama son récit. Les mots s'échappèrent de sa bouche dans un flot si rapide qu'il n'aurait su les arrêter, même s'il l'avait désiré, en dépit des larmes de hontes qui se formaient au coin de ses yeux.

« Tout commença avec un garçon et un homme. Ils grandirent à différentes époques, furent éduqués par différentes personnes et dans différents environnements… mais ils étaient, malgré cela, parfaitement semblables. Ils étaient… destinés à être célèbres. Mais le prix de cette célébrité fut leur bonheur. Et probablement leur santé mentale. »

« On éleva le garçon pour qu'il devienne de nombreuses choses : un esclave, un martyre, un lion sans griffe… Un pion. »

« Avant même qu'il ne voit le jour, il avait déjà été choisi par le Destin. Une destinée cruelle, qu'il n'avait jamais désirée. Il n'avait qu'un ans lorsqu'un homme qui perdu toute sa raison tua ses parents, et fut pris en charge par un vieux fou qui ne voyait en lui que le moyen d'atteindre des objectifs dépassés. »

« Le garçon grandit dans un foyer abusif. Son oncle tentait toujours de battre la magie hors de lui et ne l'appelait jamais par son nom. Non, ce n'est pas ça. Pendant longtemps, le garçon crut qu'il s'appelait "monstre". Sa tante le forçait à faire les tâches ménagères et, s'il ne les finissait pas dans le temps imparti, refusait de le nourrir. De l'eau et du pain sec furent les principaux ingrédients de son régime durant son enfance. Pendant dix ans, le garçon ne goûta rien d'autre. »

« Le cousin du garçon, un enfant gâté obèse qui était bien trop jeune que pour penser par lui-même, se mit à imiter ses parents et inventa un jeu. Avec ses amis, ils chassaient le garçon dans la rue et rendaient sa vie déjà misérable encore pire. Lorsqu'ils l'attrapaient, ils le tabassaient. Chaque vase, chaque assiette et chaque jouet brisé lui valaient également un os cassé en guise de punition. »

« Mentalement, il grandit plus vite que les autres. Mais pas physiquement, à cause du manque de soin de ses gardiens. Cependant, le garçon était intelligent. Il avait lu dans les livres qu'une famille n'était pas supposée être ainsi. Dans sa tête, il se demandait qu'est-ce qu'il avait fait pour être traité de la sorte. Il tenta d'être un bon garçon. Mais… ils voulaient juste qu'il disparaisse. Accablé par la tristesse et la colère, le garçon jura de prendre sa revanche. »

« Le garçon avait tout préparé. Dès qu'il serait capable de vivre seul, il tuerait sa soi-disante famille et s'enfuirait. Trouverait peut-être quelqu'un pour s'occuper de lui, qu'ils soient de son âge ou plus âgé. Il grandit, et avec lui sa soif de vengeance. Sa magie l'aida à dissimuler ses sombres desseins, mais il était tout de même constamment puni et maltraité. L'histoire de sa vie, en résumé. »

« Ce fut l'enfance du garçon. Tout changea lorsqu'il atteint onze ans et découvrit le magnifique monde magique. Il avait échappé à Charybde… mais se dirigea sans le savoir droit dans les mâchoires de Scylla. »

« Le garçon n'avait jamais été naïf. Il n'avait jamais eu confiance en la race humaine. Son premier ami fut un hibou. Un bel hibou blanc, le premier cadeau qu'il ait jamais reçu. Il pouvait tout raconter à cet hibou… elle ne le jugeait jamais. »

« Avant qu'il ne passe sous le choixpeau magique comme tout le monde, le vieil homme l'avait personnellement interpelé et l'avait convoqué dans son bureau. Le garçon était méfiant et suspicieux mais, ignorant tout de ce nouveau monde, il tomba dans le piège du vieillard. »

« Il ne put rien lui cacher. Sa personnalité, son attitude, sa cruauté, son manque de foi… rien n'échappa au vieillard. Et celui-ci n'était pas content, car cela lui rappelait trop l'homme. Il força le garçon à manger une sorte de friandise au citron, et modifia son essence même. »

« Le garçon devint gentil. Il devint naïf et confiant. Son courage et sa bravoure lui valurent une place chez Gryffondor. Parce qu'il était prêt à se sacrifier pour les autres. »

« Sans qu'il le sache, on avait choisi ses amis pour lui, à l'avance. Sa future épouse avait été décidée sans son accord, comme de nombreux autres contrats. Le moindre de ses faits et gestes résultait de la volonté du vieillard. Il était devenu une marionnette. Comme si sa vie était un spectacle, il s'agitait au rythme de fils invisibles en pensant que ses choix étaient les siens. »

« Le garçon révérait le vieillard comme s'il s'agissait de Merlin en personne. Il ne posa aucune question. Il fut tant aveuglé par la joie d'être félicité qu'il ne remarqua même pas l'air inquiet du vieil homme lorsque celui-ci constata son manque de remord alors que, à onze ans à peine, il avait réduit quelqu'un à l'état de poussière. »

« Durant sa deuxième année, il rencontra quelqu'un. Un souvenir, comme cette personne s'était présentée. Cette personne était comme lui. Seul. Abusé. Vile. Même leurs apparences se ressemblaient, vois-tu ? Seules leurs tailles et la couleur de leurs yeux les différenciaient. »

« Le garçon avait des yeux d'un vert aussi brillant que le sort de la Mort, tandis que l'autre avait deux yeux d'une fascinante teinte pourpre, une couleur que le garçon compara secrètement à celle du sang. Ce fut lors de l'une de leurs rencontres sous Poudlard, dans la Chambre, que le sort jeté sur le garçon se brisa. Il cria, pleura, ragea alors que ses souvenirs lui revenaient un à un. Il prit enfin conscience de l'emprise du marionnettiste. »

« L'autre tenta de l'aider, mais le directeur apparut, accompagné de son phœnix. Il changea de nouveau la mémoire du garçon et celui-ci reprit son manteau de lion aussitôt que le vieillard s'en alla. L'autre tenta d'aider le garçon à retrouver ses esprits, mais le garçon pensait qu'il lui mentait et le poignarda avec un croc de basilic. »

« Le souvenir… non, l'âme de l'autre disparut, mais le garçon ne l'oublia pas. Il n'oublia pas la façon dont cette personne avait tendu la main et lui avait soufflé de ne pas faire confiance au vieillard. Ces mots restèrent dans son esprit, en dépit du nombre de fois qu'on lui effaça la mémoire. Le garçon n'avait que douze ans la première fois qu'il détruisit l'âme de quelqu'un pour de bon. »

« Ainsi, le temps s'écoula : le garçon grandit, enchainé par des sorts et des enchantements. Son esprit se scinda en deux: d'une part existait le héros, la marionnette qu'il était en présence du directeur. De l'autre, l'enfant solitaire qui cherchait désespérément à retrouver sa liberté. »

« Ce fut au cours de sa quatrième année à Poudlard qu'il réussit de nouveau à briser les envoutements dont il était prisonnier. La perspective de retourner à Poudlard l'effrayait et il paniqua. Il souhaitait échapper à sa famille moldue. Il souhaitait échapper au directeur, le vieillard. Il souhaitait échapper à l'homme qui désirait sa mort à cause d'une prophétie. »

« Mais... Où pouvait-il s'enfuir? Les moldus le considéraient comme un monstre. Le peuple magique comme une marionnette. Les serviteurs du mage noir comme une peste. Il était seul, et il ne pouvait faire confiance à personne. Seul son hibou, son loyale compagnon, était à ses côté tandis qu'il se vidait de toutes les larmes de son corps, misérable et fatigué de vivre dans la peur. Les jours passèrent et finalement… septembre arriva. »

« Contre son grès, le garçon participa à un tournoi dont le taux de mortalité était extrêmement haut. Le vielliard avait déjà renouvelé les ensorcellements à ce moment-là. Il survit maladroitement à chaque épreuve avant d'être kidnappé lors de la dernière. Il servit alors d'ingrédient afin de ressuscité l'homme, le meurtrier de ses parents, la seule personne qui ne lui avait jamais menti. Le seul qui, il le savait, tiendrait ses promesses. »

« Le garçon fut ensuite torturé, ridiculisé, humilié. Il réussit à s'échapper, mais fut déclaré fou par le reste de la population. Eh. Après qu'on ait tant touché à son cerveau, évidemment qu'il était devenu fou. »

« L'école était un lieu dangereux pour lui. Sa maison était un lieu dangereux. Les gens étaient dangereux. Ils lui avaient même enlevé son hibou. Le vieillard fut tué lorsque le garçon avait seize ans, presque dix-sept. Mais avant cela, le vieux fou lui avait donné une dernière tâche : retrouver trois objets. Alors il partit à leur recherche. »

« Si on pense au fait que la moitié de ses pouvoirs étaient scellés, le garçon ne se débrouilla pas trop mal. Sans oublier tous les sorts sur ses souvenirs, qui auraient valu une place à Saint-Mangouste à n'importe quel autre sorcier. Tout en collectant ces objets, il détruisit les parcelles d'âme de l'homme une à une, sans savoir que… il était également le réceptacle de l'une de ces parcelles. »

« Ce morceau d'âme avait fusionné avec l'âme du garçon, et il aurait été impossible de les séparer… à moins que le garçon ne se tue lui-même. Ce que désirait le vieillard. Il s'agissait de son premier objectif: le transformer en martyre. Les trois objets étaient le second. »

"Immortalité. L'homme et le vieillard avaient une chose en commun : Leur désir d'immortalité. L'homme, ne sachant pas que le garçon avait retrouvé ses esprits au dernier moment, creusa sa propre tombe. »

« Le garçon cria de rage. Il rugit devant cette injustice. Pourquoi avait-il été choisi ? Pourquoi ne pouvait-il pas vivre paisiblement ? Pourquoi est-ce que le destin était si cruel envers lui ? Pourquoi est-ce que sa propre âme-sœur désirait sa mort ? »

« à cet instant, les yeux du garçons virèrentbrièvement au rouge à cause de l'influence de l'âme de l'homme. Profitant de sa surprise, le garçon tua l'homme. Sur le moment, il en fut fou de joie. Voir le corps de l'homme disparaitre au grès du vent le remplit d'un profond soulagement. Mais cette sensation fut de courte durée. Une douleur soudaine apparut dans sa poitrine, et il s'effondra. »

« En larmes, le garçon tenta de rassembler le corps de l'homme. Son âme pleurait pour lui et ne désirait qu'une chose: qu'ils soient réunis. Mais en vain. L'homme n'était plus de ce monde. Il était trop tard. L'épiphanie du garçon avait été… trop tardive. »

« Tout le monde le félicita. Tout le monde l'admira. L'adora. Les sorciers crièrent de joie, crachèrent sur la tombe de l'homme et rirent en célébrant la paix durement acquise, le trépas du tyran. »

« Le garçon savait que s'il souhaitait survivre, il devrait faire semblant. Alors il fit semblant que tout allait bien. Il fit semblant d'être satisfait. Il se fit passer pour un lion sans crocs et prétendit aimer quelqu'un pour qui il ne ressentait rien. Il se fit passer pour une personne avec qui il n'avait rien en commun. »

« Des années. Des décennies. Le temps s'écoula lentement. Ses proches furent les premiers à remarquer l'étrange vacuité qui le hantait. Ils tentèrent de l'aider. De le raviver. Ils échouèrent. Ils n'aimaient pas sa réelle identité. Le garçon, encore une fois, allait devenir la victime du destin. »

« Ils exilèrent le garçon. Et, pour la première fois en de nombreuses années, le garçon se sentit libre. Il savoura le luxe d'être lui-même et se lia d'amitié avec des créatures et des humains qu'il n'aurait jamais considérés comme des amis auparavant. »

« Il créa sa propre île, où la race n'importait pas. Où le sang n'importait pas. Sans discrimination ou préjudices. Où la lumière et les ténèbres se côtoyaient en harmonie. Où tout le monde pouvait rire ensemble et expérimenter avec les inventions moldues afin de dépasser leurs limites. Il adorait tous les habitants de son île, et ceux-ci lui rendaient bien son affection. »

« Bientôt, le reste du monde entendit parler de cette île. De son avancement et du danger qu'elle représentait. Tous ceux qui ne se trouvaient pas sur cette île la désiraient. La guerre éclata. Des vies furent perdues. La mort régna. Encore une fois, le garçon perdit tout ce qu'il avait… mais pas parce qu'il était trop faible. Non. Parce que les êtres magiques ne savaient pas rester discrets. »

« Les moldus découvrirent la magie. Le peuple magique, déjà affaibli par les guerres internes, ne put leur faire face lorsque la guerre entre les magiques et les non-magiques fut déclarée. Ce fut un massacre. »

« Le garçon fut le dernier être magique, à cause des trois objets que le vieux fou lui avait demandé de chercher. Le garçon était… immortel. Il ne pouvait pas mourir. Les moldus enviaient son pouvoir. Ils désiraient eux-aussi l'immortalité. Pourchassé par des millions d'individus, le garçon ne put leur échapper éternellement et ils le capturèrent en fin de compte. »

« Il devint un rat de laboratoire. Un jouet. Il perdit lentement l'esprit tandis que les autres humains, ses semblables non-magiques, le tuaient quotidiennement sans jamais le tuer réellement. Tous les jours, il priait pour qu'on vienne à son secours. »

« ... Hélas, personne n'exhaussa son souhait. La Terre commença à s'assécher. À cause des produits chimiques utilisés dans la guerre contre les magiques, les moldus eurent bientôt des soucis de reproduction. La pollution dans l'air s'intensifia. Le ciel prit une teinte verte foncée. Les océans s'évaporèrent. Terre Mère était en train de mourir: il lui aurait fallu de la magie pour purifier tous ces maux, mais il n'y en avait plus. La garçon refusa de donner la sienne. Il refusa, car il était épuisé. La Terre pouvait bien disparaître, il n'en avait rien à faire. Peut-être qu'il réussirait même à passer dans l'au-delà pour de bon. »

« Le garçon réussit à s'échapper et, parce que les moldus étaient affaiblis, devint à son tour le chasseur. L'esprit du garçon n'était plus que pure folie. Il était assoiffé, assoiffé du sang des moldus, ces parasites qui avaient tout pris, sans jamais rien donner en retour… Oui, à ses yeux, ils n'étaient rien de plus que des parasites. »

« Il les pourchassa. Il joua avec eux. Il rit, alors qu'il massacrait leurs familles sous leurs yeux. La moindre seconde fut un instant d'extase. Mais également une torture. Il prit l'habitude de porter des lunettes roses afin d'échapper à sa réalité. Son propre esprit était devenu une prison. »

« Les parasites se firent de plus en plus rares et les survivants perdirent finalement leur envie de vivre. Les chanceux. Ils étaient capables d'échapper à ce monde. Ils n'étaient pas immortels. Des mois passèrent sans que le garçon ne vit de parasites. Le seul compagnon qui lui resta fut un serpent idiot, constamment à la recherche de gros rats. Pas la meilleure compagnie imaginable, mais il faisait l'affaire. »

« Le monde dépérissait... tout comme lui. Mais il ne savait pas quoi faire. Tout ce qu'il pouvait faire, c'était regarder par la fenêtre et attendre que la planète soit réduite en cendres, comme l'homme autrefois. Comme lui, le garçon, aurait aimé disparaître. »

« Toutefois... un jour... Une entité apparut devant le garçon. Cette entité se présenta comme la Mort. Et la Mort appela le garçon son Maître. Ils discutèrent et, rapidement, élaborèrent un plan. Enfin, le garçon redécouvrit le goût de cette chose que l'on nommait « espoir ». »

« La Mort les transporta dans une autre dimension. Bien que le garçon grandit dans un orphelinat, l'entité ne le quitta jamais. Malgré son terrible environnement, le garçon put enfin sourire à nouveau. Il était content. »

« Le garçon grandit. Mais cette fois, il n'était plus seul. Il avait un serviteur, qui était davantage similaire à un compagnon éternel. Il avait une âme, dans sa poche, qui deviendrait un jour celle de son fils. Les parasites ne manquant pas, il pouvait chasser comme bon lui semblait en attendant l'opportunité de les exterminer. Et enfin, il avait un nom qu'il connaissait depuis sa renaissance, depuis qu'il avait ouvert les yeux dans ce nouveau monde où le ciel était bleu et l'air frais. »

« Le nom de ce garçon était… est… Marcaunon Seirios Gaunt. Et... le garçon... Moi... Je... Je suis finalement capable de dire que je suis satisfait de ma vie. »

La tête baissée, les cheveux devant les yeux et les mains tremblantes autour de sa tasse de thé, il attendit la réponse de Marchosias.

Le silence fut assourdissant. Tout ce qui lui parvint aux oreilles fut le battement de son propre coeur qui battait à la chamade à cause de l'adrénaline.

Marcaunon était terrifié. Que penserait Marchosias de lui désormais? L'appellerait-il encore mère?

Il savait qu'après tout ce qu'il avait fait, il était égoïste de désirer un pardon. C'était de sa faute si son monde original avait disparu. Était-ce le karma? Était-il destine à être malheureux?

Marchosias n'était pas stupide. Le garçon mentionné dans l'histoire était de toute évidence Harry Potter. Quant à l'homme, il s'agissait de Tom Marvolo Riddle/Lord Voldemort. Le vieillard, Dumbledore.

À présent, son fils connaissait la vérité.

Lord Voldemort connaissait la vérité.

Son âme-soeur connaissait la terrible vérité.

De grosses larmes se mirent à couler le long de ses joues. Il pleura en silence, les épaules courbées et son visage dénué de vie

Il aurait voulu disparaître.

Il se demandait qu'est-ce que cela ferait... de disparaître.

« Lève la tête. »

Il ne pouvait pas.

Alors il secoua la tête. Ses larmes tombèrent sur le sol aride du désert et disparurent aussitôt à cause de la chaleur intense.

Il perçut un soupire et ne put retenir un tremblement en imaginant l'expression de colère, déception, dégout et froideur que Marchosias devait probablement afficher en cet instant.

Il faillit lever la tête en entendant le son de frottement de tissu près de lui. Il résista à cette impulsion et se recroquevilla davantage, posant sa tête sur ses genoux afin de dissimuler complètement son visage.

« Regarde-moi. »

Non.

« Regarde-moi... »

Non.

« Regarde-moi! »

Non!

« S'il-te-plait... Regarde-moi... »

...

« Pourquoi. Pourquoi ne veux-tu pas me regarder? »

Quelle torture.

Il aurait préféré que Marchiosas lui cries simplement dessus et qu'il en finisse.

« Est-ce que je t'ai déçu? »

En entendant ces propos, Marcaunon leva brusquement la tête. Son visage était figé dans une expression de pur effroi.

« Non! Tu ne m'as jamais déçu! Pourquoi me poses-tu cette question?! Je devrais être celui qui pose cette question!"

« Parce que tu refusais de me regarder! » reçut-il en guise de réponse. Il écarquilla les yeux. Il n'avait jamais ententu Marchosias parler d'un ton si désespéré. « Je... Je ne sais pas comment réconforter les autres. Je ne sais pas quoi faire dans une situation comme celle-ci. En prenant ton passé en compte, tu devrais savoir que j'étais un seigneur des ténèbres. La seule façon de résoudre mes problèmes que je connais, c'est de m'en débarrasser. »

« Serais-tu frustré? »

« Evidemment. »

Haha. Marchosias devait probablement se demander comment il pourrait se débarrasser de lui. Marcaunon méritait bien ça.

« Je suis frustré parce que je t'ai fait pleurer, de nouveau, alors que je viens de te promettre de ne jamais te blesser. Je suis aussi frustré parce que ma solution habituelle ne pourra pas être appliquée dans ce cas-ci. Je ne suis pas très doué en ce qui concerne les sentiments, mais laisse-moi te dire une chose, idiot de parent… toi non plus. Je suppose qu'on se ressemble. Nous ne savons pas comment nous ouvrir aux autres. Je pense qu'on peut mettre ça sur le compte de nos insécurités; comme, par exemple, le fait qu'on ait horreur de nous décevoir l'un ou l'autre. Moi, j'avais peur de voir ton sourire disparaître si je t'avouais que j'étais en fait un homme de plus de septante ans habitant le corps de ton fils. Toi, tu ne souhaitais pas m'apprendre que tu étais celui qui… bien que ça me peine de le dire, a mis fin à ma vie. Réjouis-toi, imbécile, car même si je déteste Potter, l'amour que j'ai pour ma mère, Marcaunon, dépasse de loin ma haine envers ton ancienne identité. »

Il ne put s'en empêcher. Il éclata de rire. Si celui-ci fut un tantinet trop aigu ou teinté d'une touche de folie, il prétendit ne pas s'en rendre compte.

Ce n'était qu'un malentendu. Ils se ressemblaient vraiment. Même leurs préoccupations étaient identiques! Quelle bêtise. S'il avait juste écouté Mort, tout aurait pu être réglé depuis longtemps. Il était réellement un idiot. Si Mort avait été là, il l'aurait probablement regardé de haut et dis « Je te l'avais dit ».

« Ah. Je me sens bête maintenant. Recevoir une leçon de la part de quelqu'un qui se trouve dans un corps d'un enfant de sept ans et qui est aussi malade des émotions que moi. Quelle honte. »

« Tu es un imbécile, c'est vrai. Mais tu es le mien. Et je prends soin de ce qui est à moi. »

« Possessif. »

« Je ne peux pas le nier. »

« Vas-tu continuer à être mon fils? »

« Je te jure. Que vais-je faire de toi. À quoi te servent ces deux trous que tu appelles oreilles? »

« Ah... je t'en prie, épargne moi la remarque suivante qui, j'en suis sûr, concerne mon quotient intellectuel. »

« Ce que je ne ferais pas pour toi. D'accord. Je vais garder ça pour plus tard. Mais n'oublie jamais cela, mère : peu importe si tu t'appelais précédemment Harry Potter. Peu importe si je m'appelais précédemment Tom Riddle. Tout ce qui importe à présent, c'est que tu es Marcaunon Gaunt, et que je suis Marchosias Gaunt. Il se peut que l'on se dispute de temps en temps, mais nous sommes une famille. Tu m'as appris à chérir, et j'ai bien retenu cette leçon. Tu es mon trésor. Désolé, mais tu es coincé avec moi jusqu'à ce que la mort nous sépare. Nous, les seigneurs des ténèbres, n'aimons pas nous séparer de nos trésors. »

« Ahah. Mais tu n'es plus un seigneur des ténèbres. »

« ... Tu ruines le moment émouvant que je tentais de mettre en scène, mère. »

« Bah. Je suis sûr que tu peux recommencer, mon génie de fils. »

Des petites mains vinrent doucement se poser sur ses joues. Lentement, Marchosias commença à masser ses joues et sa mâchoire. Marcaunon sentit ses paupières se baisser et essaya de résister à l'appel du sommeil.

« Dors. Je serai là lorsque tu te réveilleras. »

Oui.

Marcaunon ferma les yeux et s'appuya contre son fils. Oh, quelle joie de pouvoir à nouveau appeler Chaos son fils. Une fois qu'ils auraient pris un peu de repos, il lui expliquerais plus en détail les raisons de leur voyage, ce qu'ils cherchaient dans cette dimension et, enfin, l'origine de toute cette paperasserie que Mort ne cessait de lui faire parvenir.

Une fois que tout serait éclairci, ils pourraient se relaxer dans cette dimension et prendre le temps de réapprendre à se connaître. Ils avaient un an pour cela. Bien évidemment, ils ne diraient pas à Mort qu'ils avaient l'orbe de destruction avant le dernier jour. Si cet acharné du travail venait à apprendre que Marcaunon savait déjà où se trouvait l'orbe, il les ramènerait chez eux avant qu'il ne puisse dire « tarte à la citrouille » !

[Ellipse]

Date: 1er Septembre 1968
Localisation: Poudlard, chambre de Marc

Un portail, noir comme de l'encre, apparut au milieu d'une ribambelle de papillons bleus. Il s'en échappait tant d'énergie négative que s'y quelqu'un s'en était approché de trop près, ils seraient certainement devenu fou.

Si l'on devait décrire ce portail en un mot, ce serait avec "abysse ».

Toutefois, il n'avait pas d'effet sur Marcaunon.

Accompagné de son fils de désormais huit ans (et de deux serpents qui se précipitèrent hors de la chambre), ils furent expulsés du portail de Mort comme des malotrus.

Tandis que Chaos atterrit confortablement sur leur double lit, Marcaunon s'étala sur le sol et manqua de peu de se briser la nuque à cause de la vitesse de sa chute.

Laissant échapper plusieurs jurons, il s'étira les épaules et lança un regard mauvais à Mort qui était apparu en face de lui. Les deux yeux de l'entité, de la couleur de l'Avada Kedavra, brillaient d'une satisfaction malveillante.

Marcaunon ne comprendrait jamais comment un être si ancien pouvait être si susceptible.

Comme si elle avait lu dans ses pensées, l'entité rit méchamment avant de disparaître avec son portail, comme s'il ne s'était jamais trouvé là. Probablement pour aller travailler. Mort était un vrai professionnel. Tout comme il avait très professionnellement cassé quelques-uns de ses os lorsque Marcaunon lui avait annoncé qu'il avait l'orbe depuis des mois.

Ah, il devrait faire attention aux arrêtes dans ses friandises. Oui, Mort pouvait faire en sorte que quelqu'un s'étouffe sur une arrête alors qu'ils ne mangeaient que des friandises, et en meure. Terrifiant.

Il se changea les esprits en se concentrant sur autre chose que l'idée de mourir. Ses papillons s'agitaient autour de lui, comme pour lui souhaiter un bon retour, et Marcaunon sourit. Les yeux doux, il les caressa un à un du bout des doigts. Ses petits damnés lui avaient vraiment manqué.

« Tout va bien, mère? Il me semble avoir entendu le son d'un os brisé. »

« Tu t'inquiètes de trop, mon chéri. Mort nous a simplement démontré sa sympathique personnalité. » Il s'étira et laissa échapper un grognement de plaisir (ignorant quelques os cassés qui se ressoudraient en un rien de temps), restant allongé sur le sol. Il se sentait vraiment comme chez lui à Poudlard. Il avait l'impression que le château lui-même lui souhaitait la bienvenue avec des câlins et des baisers invisibles.

Marchosias se mit à s'affairer dans la chambre. Dès qu'il fut assez proche de lui, Marcaunon l'attrapa par la taille et embrassa son petit rayon de soleil comme s'il était un ours en peluche.

Résigné, Chaos se contenta de soupirer. Cependant, il ne put dissimuler l'éclat d'affection dans ses deux yeux rubis.

« La cérémonie de bienvenue va bientôt commencer, mère. »

« Oui. »

« Nous devrions nous apprêter. »

« D'accord. »

« Maintenant, de préférence. »

« Mhm. »

« On a prévu de décapiter Dumbledore cette année. »

« Hum hum. »

Un soupir lui parvint, mais il garda fermement les yeux fermés. Il était trop confortable que pour bouger.

Une minute plus tard, Marcaunon se retrouva allongé dans un lit étranger qui se trouvait dans une pièce également étrangère. Il aurait été bien plus inquiet si ce n'était pour le sentiment de sécurité que l'endroit lui procurait.

Se sentant particulièrement paresseux ce jour-là, il examina simplement la chambre des yeux. Ne percevant aucune menace, il se relaxa et s'enfonça davantage dans des couvertures d'un vert serpentard.

Alors qu'il profitait du confort de son cocon, il entendit la porte s'ouvrir. Il se redressa immédiatement et sortit du lit, jetant négligemment la couverture de côté, prêt à brandir sa baguette… qui n'était pas là.

Marcaunon cligna rapidement des yeux et se tapota, surpris par le fait qu'il n'avait pas d'arme sur lui… aussi, suspicieux du fait qu'il n'ait pas d'arme sur lui.

Un rire mélodieux le sortit de ses pensées et il fusilla du regard la personne qui se cachait dans pénombre juste à côté de la porte. Ayant pour seule source de lumière la lampe de chevet à côté du lit, La pièce baignait dans l'obscurité,.

« Qui êtes-vous? » demanda-t-il avec un regard perçant, ses yeux brillant d'un rouge carmin.

« Il faut vraiment que l'on arrête de se rencontrer de la sorte. » Déclara calmement l'homme. Après une pause, il s'approcha de Marcaunon.

Lorsque son visage fut à découvert, Marcaunon laissa échapper une exclamation de surprise.

« Comment...? »

« C'est très simple. Tu m'as appelé – J'ai répondu. »

L'homme, Voldemort, tendit la main. Elle frôla la joue de Marcaunon, hésitante, avant de se poser doucement sur sa cicatrice.

Du bout des doigts, l'homme se mit à caresser la surface de sa peau. Marcaunon faillit fermer les yeux, tant ce geste lui rappelait Chaos. Faillit.

« J'ai cru qu'il était trop tard. » Le visage de Voldemort resta impassible lorsqu'il fit cette déclaration, mais ses yeux contenaient une certaine émotion que Marcaunon ne sut identifier clairement.

C'est cette émotion qui incita Marcaunon à tenir sa langue et ravaler des propos grossiers. Il se contenta de rester immobile.

Les doigts descendirent lentement et se posèrent sur son coup, juste au niveau de sa carotide.

Son cousin examina d'un air curieux son collier de cicatrices et, malgré lui, Marcaunon sentit la honte l'envahir. Tom Riddle était réellement un magnifique spécimen de la race humaine. Comparé à lui...

Il recula d'un pas. L'homme garda sa main en l'air, entre eux, encore un instant avant de la laisser retomber.

« J'aimerai vraiment que l'on ne se voit plus dans de telles circonstances. » Murmura-t-il tout bas en fermant les yeux. « Ce n'est pas bon pour mon coeur. »

Marcaunon ouvrit les lèvres, près à tenir des propos qu'il regretterait probablement plus tard, lorsqu'il sentit des doigts d'enfant pincer douloureusement ses joues.

« Kwooii?! Chaooch? »

« Tu es réveillé maintenant, mère? Il faut vraiment que nous nous préparions pour la cérémonie. Cela ne se fait pas d'être en retard pour son premier jour d'école – de travail. » marmonna Chaos d'un air très sérieux sans lâcher les joues de Marcaunon.

Son fils semblait fort énervé par ses manières.

« Awète Cha! Merlin. Pourquoi ai-je l'impression que nos rôles sont constamment inversés. »

« Tu viens juste de t'en rendre compte? Vraiment, mère, tu peux être si lent. Tu as de la chance que Mort et moi soyons là pour te protéger. »

« Est-ce là une façon de parler à ta mère? » Marcaunon fit la grimace en se levant. Ses pieds le dirigèrent automatiquement vers son armoire. « Tant d'impatience, c'est comme si tu ne pouvais pas attendre de revoir notre très cher Directeur. »

Chaos manqua de s'étouffer et Marcaunon éclata de rire, content d'avoir finalement rendu son fils sans voix. Le prochain sur sa liste: Mort, son cher éternel compagnon.

...

Chers lecteurs,

Merci à tous d'avoir suivi cette traduction. Malheureusement, si ce n'est pour les chapitres bonus de la fête des mères et de St Valentin qui restent à venir, il n'y aura plus de nouveau chapitre. SILK ROAD EST OFFICIELLEMENT EN HIATUS.

Cette fois-ci, ce n'est pas dépendant de ma volonté. Il n'y a simplement... plus de nouveau chapitre à traduire. L'auteur original a en effet cessé de poster il y a quelques années, alors que cette traduction était déjà entamée (sinon je tente toujours de traduire des fics qui ont une fin). à moins qu'elle ne poste d'autres chapitres à l'avenir, je dois donc vous dire au revoir.

Merci encore à tous ceux qui m'ont accompagné et qui ont lu, "favoriter" et "reviewer" cette traduction, que vous ayez été là depuis le début où que vous ayez plus récemment (et lu d'une traite) découvert ce récit. Ce fut un plaisir pour moi de partager celui-ci avec vous, et j'espère qu'il vous a procuré du plaisir à lire.

Je m'en vais donc de ce pas me concentrer sur 47 (qui, hourra, vient d'être terminé du côté anglais).

Bien à vous,

Yepmissis

P.S.: comme mentionné, deux chapitres bonus vont encore arriver, mais ils ne font pas parti de l'histoire principale. Ne vous étonnez donc pas si vous recevez des notification à propos de Silk Road plus tard.