Chapitre V – Pandora Smeets

Un grand merci à Eliie Evans, J et Titou Douh pour leurs reviews !

Après tant de patience, nous voici enfin à la rentrée...


La journée du premier septembre passa, fugace, sans que Luna ne se sent vraiment vivante. Elle s'enferma à la bibliothèque, non pas pour chercher un moyen de retourner dans son présent, mais pour préparer ses cours. En lisant son emploi du temps, la veille, elle avait réalisé la situation dans laquelle elle s'était mise en voulant à tout prix rentrer en contact avec sa mère, le plus vite possible. Ses élèves l'attendraient dès le surlendemain dans le parc de Poudlard, et il lui faudrait avoir un contenu satisfaisant, à la hauteur des promesses qu'elle avait faites à Dumbledore et Brûlopot.

Elle s'était levée avec le soleil, et l'avait suivi du regard dans sa course tout autour du ciel. Quand les coups de six heures résonnèrent, Luna se redressa sur sa chaise et étira ses membres endoloris. Une pile de gros ouvrages, ouverts sur sa table, lui avaient fait office de seule compagnie toute la journée durant. Elle frotta ses yeux fatigués. Dans le silence de la bibliothèque déserte, elle rangea une partie des livres, et emporta l'autre moitié. Elle prit soin de laisser une petite note à Mrs Pince, désirant ne pas s'attirer les foudres de la jeune bibliothécaire.

Ses affaires rangées dans son bureau, elle se précipita dans la Grande Salle, retrouvant ses collègues déjà installés pour le banquet. Il lui sembla si étrange de se faire une place à la table des professeurs ! Son instinct lui soufflait de retrouver la table de Serdaigle.

Les conversations allaient bon train, entre les collègues qui se retrouvaient après deux mois de vacances, et les éclats de rire résonnaient contre les murs de pierre de la Grande Salle. Le nez en l'air, Luna contempla le plafond, qui affichait un ciel d'été étoilé, où s'amoncelaient quelques nuages clairs. On aurait dit de la barbe-à-papa. Elle sourit naïvement, et manqua de rentrer dans la chaise du professeur McGonagall, par inattention. Elle se rattrapa juste à temps en s'accrochant au dossier, et la professeure de Métamorphose la dévisagea en haussant un sourcil. Luna s'excusa précipitamment.

La jeune femme reporta son regard sur la tablée. Trop angoissée par ce qu'elle aurait pu révéler par inadvertance, elle choisit l'une des dernières places libres se situant entre deux professeurs qu'elle ne connaissait pas.

— Miss Likewell ! s'exclama immédiatement sa voisine de droite. Nous ne vous avons pas vue de la journée.

Luna sursauta et se tourna vers la voix aux accents chaleureux. Delphia Ogden, qui enseignait la divination, lui souriait.

— Je l'ai passée à la bibliothèque. Il me reste quelques détails à fignoler pour mes premiers cours.

La jeune femme accompagna sa déclaration d'un sourire contrit. Sans qu'elle ne puisse s'expliquer pourquoi, cette femme la mettait profondément mal à l'aise. Était-elle véritablement douée d'un don de double vision ? Si tel était le cas, il était à craindre qu'elle ne découvre le pot-aux-roses. Peut-être était-ce cela qui l'effrayait tant. Ou peut-être était ses yeux pétillants et malicieux, qui derrière leur air jovial, paraissaient la sonder jusqu'au fond de son âme.

— Que de sérieux ! On reconnaît bien là l'entrain des jeunes professeurs, j'en connais d'autres qui dispensent les mêmes tirades depuis des décennies.

Son regard glissa vers le professeur Binns, et Luna le suivit. Pâle comme un mort, il avait le regard vitreux, fixé sur le fond de la salle, et ne parlait à personne. Le professeur Chourave lui proposa de remplir son verre, et il la regarda, ahuri, comme si elle l'avait tiré d'un profond sommeil.

Delphia et Luna pouffèrent discrètement. Les épaules crispées de la jeune femme se détendirent. Elle s'apprêtait à poursuivre la conversation, quand le professeur McGonagall leur demanda de faire silence afin d'accueillir leurs élèves. Une demi-seconde plus tard, les portes de la Grande Salle s'ouvraient, déversant un flot de jeunes sorciers surexcités de revenir à Poudlard. Les bancs se remplirent, chaque maison plus enthousiaste que l'autre, dans un brouhaha général qui attendri immédiatement Luna.

Une fois les anciens installés, elle n'eut pas le temps de chercher le moindre visage qu'elle puisse connaître que les portes s'ouvraient une seconde fois, pour faire place aux élèves de première année. Le Choixpeau poussa la chansonnette, comme à son habitude, et Luna prit un plaisir enfantin à suivre la répartition. Elle avait l'impression d'avoir brusquement rajeuni. En aparté, l'adorable Delphia Ogden lui glissait des explications sur le déroulement de cette cérémonie inhabituelle, que Luna faisait mine de découvrir.

Une fois le traditionnel discours du directeur passé, ils entamèrent leur repas. Distraite par toutes ces animations, l'esprit de Luna s'était allégé, et elle avait retrouvé sa bonne humeur naturelle.

— D'où êtes-vous donc originaire ? lui demanda innocemment Delphia. Likewell, voilà un nom plutôt inhabituel.

— Tinworth, répondit précipitamment Luna.

Elle se maudit d'avoir opté, dans son empressement, pour un patronyme si stupide.

— Dans les Cornouailles ?

— Tout à fait.

— Intéressant. Je ne savais qu'une communauté des nôtres était installée à Tinworth.

— Oh, pas vraiment. Il s'agit d'un vieux cottage familial en bord de mer, aux alentours de Tinworth, pour être exact.

Luna se surprit elle-même de la façon dont elle s'était appropriée, pour nourrir son histoire, la Chaumière aux Coquillages. Elle savait de source sûre qu'à cette époque, elle n'avait pas été habitée. Une pointe de fierté la fit se redresser. Elle bénit intérieurement son imagination qui la tirait de la situation épineuse dans laquelle elle se trouvait.

L'esprit distrait, elle laissa son regard se promener vaguement entre les tablées d'élèves. Elle ne cherchait aucun visage en particulier, mais elle trouva cependant celui qu'elle attendait depuis l'avant-veille.

Elle n'eut besoin de la comparer à aucune photographie pour la reconnaître immédiatement.

Ses cheveux blond cendré étaient élégamment tirés en arrière, et l'on apercevait quelques boucles qui s'échappaient de son chignon. Le bleu de son uniforme s'accordait à merveille avec celui de ses yeux, dont avait hérité sa fille. Sa silhouette élancée se détachait ; elle dépassait la plupart de ses camarades d'une bonne tête.

Luna laissa tomber sa fourchette dans son assiette dans un tintement sonore, sans même s'en apercevoir. Elle déglutit sa bouchée de purée, mais celle-ci ne passa pas. Elle resta bloquée derrière son sternum, alors qu'une forte nausée menaçait de malmener son estomac. La jeune femme cligna des yeux, toujours submergée par sa vision. Elle était si proche, et pourtant, elle ne lui avait jamais semblé si lointaine.

Pandora Smeets était en pleine discussion avec trois de ses camarades, et ne jeta pas le moindre regard à la table des professeurs. Plus que jamais, Luna eut envie de disparaître.

— Vous vous sentez bien, ma chère ? Vous voilà toute pâle, d'un coup…

La main potelée de Delphia Ogden se posa sur la sienne, la tirant brusquement de sa transe. Effarée, sur le point de vomir, Luna se leva d'un bon.

— Je ne me sens pas bien, je suis désolée, je crois que…

Elle eut un haut-le-cœur. Minerva McGonagall la dévisagea d'un air perplexe. Incapable d'articuler un mot de plus, Luna se précipita vers une petite porte qui donnait sur une salle adjacente, et s'éclipsa du banquet.

Ses collègues – à l'exception de Cuthbert Binns – se retournèrent tous, intrigués. Delphia Ogden se leva, leur indiquant qu'elle s'occupait de la jeune femme. Mais la professeure de Divination était animée par plus que de la simple compassion.

Depuis l'arrivée de cette nouvelle collègue au château, elle avait ressenti des perturbations qu'elle ne parvenait pas à identifier clairement, et l'aura qu'elle dégageait était anormale. Il y avait quelque chose qui clochait, et si elle ne savait pas encore ce que cela pouvait exactement être, elle était déterminée à mettre le doigt dessus.

Courbée au-dessus de l'âtre, une main fermement agrippée au manteau de la cheminée, Luna serrait les dents, l'estomac toujours secoué de crampes atroces. La douleur tendait à diminuer, mais une vague sensation de nausée lui pesait toujours sur l'abdomen. Elle ferma les yeux en soufflant profondément par la bouche, sans même se rendre compte que des larmes salées ruisselaient le long de ses joues.

Il allait sérieusement falloir qu'elle réussisse à se maîtriser, si elle ne voulait pas ruiner son identité secrète et risquer d'être dévoilée au grand jour. Elle sentait déjà les regards suspicieux de certains de ses paires – Delphia Ogden, Minerva McGonagall et Albus Dumbledore, pour ne pas les nommer – se poser sur elle dès qu'elle avait l'œil tourné. Nul besoin de leur confirmer que quelque chose ne tournait pas rond chez elle.

Malheureusement, c'était exactement ce qu'elle était en train de faire.

Trop étourdie par ses émotions, elle n'avait pas entendu la porte se rouvrir derrière elle. En revanche, elle perçut très clairement le grincement sonore qui la referma. Elle grimaça et battit des paupières pour chasser ses pleurs, et tenter de retrouver une contenance. Elle entendait le claquement sévère des talons de sa collègue qui résonnaient sur le sol de marbre, et se rapprochait d'elle avec une lenteur déplaisante. Elle se redressa, jetant sa tête en arrière, et essuya ses cils d'un geste furtif du revers de la main.

En apercevant ses yeux rougis et sa mine éplorée, Delphia Ogden sentit sa méfiance s'évanouir. Un sentiment de culpabilité pressa sa poitrine, et elle eut un regard désolé pour la jeune femme. Elle s'en voulut immédiatement de l'avoir suivie dans le but de l'espionner. Elle lisait sur son visage un accablement si sincère qu'elle mit de côté les présages incohérents que dégageait son aura.

— Miss Likewell, tout va bien ?

Du timbre de sa voix émanait une telle sollicitude que Luna se sentit immédiatement apaisée. Les spasmes qui la secouaient s'amenuisèrent, jusqu'à cesser complètement. Elle s'éclaircit la gorge et se retourna vers sa collègue, rassurée et méfiante à la foi. Elle ne pouvait s'empêcher de soupçonner que si l'adorable Delphia l'avait suivie, ce n'était pas uniquement en s'inquiétant de sa santé. Elle voyait dans sa manière de lui faire la conversation qu'elle l'écoutait d'une oreille intéressée, et pas seulement inquiète.

— Oh, ma chère, je suis désolée, prenez donc un mouchoir, je…

— Ça ne fait rien, commença Luna avant d'être de nouveau interrompue par Delphia qui se confondait en excuses.

— Je ne voulais pas vous importuner, simplement, en vous voyant vous éclipser ainsi, je me suis demandé si – j'ai eu peur que vous ne vous sentiez mal, ou bien, que sais-je, que…

— Ça ne fait rien, répéta Luna.

Elle fut elle-même surprise du calme avec lequel elle avait prononcé ces mots. Sa voix avait repris sa douceur et son indolence naturelle, effaçant les sanglots intarissables qui la secouaient quelques secondes auparavant. Elle paraissait transformée, presque une autre femme.

— Je me sens mieux, à présent.

La professeure de Divination fut si troublée par ce changement brusque qu'elle resta un moment la bouche ouverte, incapable d'articuler le moindre mot, ou d'aligner une pensée adéquate pour réagir à la situation. Elle se redressa lentement, ferma ses poings sur ses hanches, et finit par adresser un sourire cordial à sa jeune camarade.

— Me voilà donc rassurée.

— Je m'excuse de vous avoir causé une telle frayeur.

Luna ponctua sa phrase d'un petit rire affable, mais celui-ci ne trompa ni l'une ni l'autre, tant il sonnait faux. Elle n'était pas encore remise de ses émotions – loin de là – et elle se sentit sur le point de basculer de nouveau, son masque tranquille prêt à se craqueler. Mais elle entrelaça ses doigts dans son dos, et les serra si fort qu'elle en eut mal. Cela lui permettait de continuer à se contenir.

Un silence pesant régna sur la petite salle. Les différents personnages des tableaux affichés au mur ne bougeaient pas d'un millimètre, tentant de se faire oublier, comme ils le faisaient lorsqu'ils essayaient de glaner des ragots qu'ils pourraient raconter à leurs colocataires dans les autres ailes du château.

— Que s'est-il donc passé ? demanda finalement Delphia.

La question lui brûlait les lèvres, et elle avait fini par céder, désireuse d'assouvir son intarissable curiosité. Elle savait pourtant qu'il s'agissait d'un vilain défaut, mais c'était plus fort qu'elle, elle avait ce besoin de tout savoir. Elle se demandait parfois si sa double vue ne lui était pas venue de cela ; cet intérêt inconvenant pour les histoires du reste du monde.

— Je… Je ne saurais trop comment dire.

Il s'agissait de la stricte vérité. Luna ne s'expliquait pas à elle-même cette réaction de panique. Après tout, elle ne pouvait pas réellement en vouloir à son corps de lui avoir fait faux bond. Faire face aux visages de ses anciens professeurs – dont certains étaient morts – était une chose. Mais regarder le visage de sa mère, adolescente, alors que cette dernière l'avait quitté treize années auparavant, en était une autre.

Il n'y avait rien de surprenant à cette terreur qui avait submergé tout son être.

Mais cela, elle ne pouvait en aucun cas le révéler à sa collègue. Ses méninges tournaient à toute vitesse pour inventer un mensonge qui puisse être crédible, étant donné la situation dans laquelle elle s'était mise.

— Vous avez pâli d'un coup, et vous sembliez si malade, je…

— Une sorte de malaise, en effet, je le crains, détailla lentement Luna pour se laisser le temps de tisser une fable cohérente. J'ai eu d'un coup ce poids sur l'estomac, et comme une envie de vomir, je me suis sentie…

— Effrayée ?

Le mot était trop juste, et prononcé trop promptement. Luna grimaça. Contrairement à la Trelawney qu'elle avait connu lors de ces études, cette professeure de Divination était véritablement douée d'un don, c'était indéniable.

Elle allait devoir y faire particulièrement attention, si elle ne voulait pas se mettre plus en danger qu'elle ne l'était déjà. Elle ne pouvait se permettre que quiconque ne découvre sa véritable identité ; auquel cas elle serait envoyée pourrir dans une cave du Ministère, renvoyée directement de là d'où elle venait – s'il se trouvait un sorcier capable de percer les mystères de son enchantement – ou pire, enfermée à Azkaban pour violation des règles de la Magie.

Tout cela était hors de question.

— Effrayée, oui, je crois bien. Ce doit être… Ce doit être la rentrée. Je m'étais fait un rêve de poste, et voilà qu'une fois arrivée dedans, je panique ! N'est-ce pas consternant, Mrs Ogden ?

Elle grimaçait intérieurement, horrifiée d'entendre à quel point sa voix sonnait faux. Ce langage guindé ne lui correspondait en rien ; elle jouait un rôle. Et elle n'était pas sûre d'aimer cela.

— Delphia, corrigea-t-elle en posant une main rassurante sur la sienne. Ne vous flagellez donc pas, Luna. Il est bien normal d'avoir peur de se trouver ainsi jetée dans le grand bain ; alors même que trois jours de cela, vous n'aviez pas encore rencontré notre directeur !

Elle se rapprocha d'elle, et caressa le dos de ses mains de ses doigts potelées. Luna leur trouva une chaleur étonnante et rassurante.

— Ne vous en faites pas. Ils peuvent se donner des airs supérieurs, mais nos élèves sont adorables. Il y en a toujours un ou deux pour tester les limites – sans eux, nous finirions par nous ennuyer ! – mais je suis certaines que vous trouverez rapidement vos marques. Et votre place.

Luna en doutait fort. Sa place, elle le savait, n'était pas ici.

— Vous êtes si gentille de me rassurer ainsi.

— Oh, rien de plus normal. Rappelez-vous que nous sommes tous passés par là ! Même ce cher Albus avec ses airs de vieux sage et sa barbe grisonnante.

La jeune femme eut un sourire espiègle alors qu'elle s'imaginait un jeune Dumbledore, engoncé dans une robe tirée à quatre épingles, terrifié par son premier jour d'enseignement. Cela acheva de calmer son angoisse.

— Vous avez raison. Je crois bien que j'ai réagi de manière disproportionnée.

— Cela arrive, l'essentiel est que vous vous sentiez mieux, maintenant. Que diriez-vous de rejoindre nos amis pour le dessert ? La tarte à la mélasse de Poudlard est renommée dans le monde entier !

— Je vous crois sur parole.

Alors que les deux femmes, bras dessus, bras dessous, se raccompagnaient mutuellement en direction de la Grande Salle, l'une comme l'autre ne put s'empêcher d'éprouver une profonde sympathie pour son homologue, entachée par les soupçons et les craintes qu'elle lui évoquait.

Allongée dans la pénombre, repue, Luna saisit la liasse de parchemins désordonnés qui occupait tout l'espace de sa table de nuit. Un sourire vague flottait sur ses lèvres, et elle se sentait plus apaisée qu'elle ne l'avait été depuis que ses pieds avaient quitté le plancher de sa chambre d'enfant. Elle se dit qu'un bon repas pouvait véritablement faire des miracles sur la pire des humeurs.

Une lueur scintillant au bout de sa baguette, elle consulta son emploi du temps. Le premier septembre étant un samedi, elle ne commencerait ses cours que le surlendemain ; il lui restait donc un peu de répit pour se préparer. Elle se dit sans trop d'espoir qu'elle pourrait peut-être commencer à enquêter sur le charme qui l'avait envoyée dans cet endroit où elle se sentait moins à sa place qu'elle ne l'avait jamais été au cours de sa vie. Mais la voix de la raison lui chuchotait qu'il était bien plus probable qu'elle ne bûche encore toute la journée sur d'épais volumes traitant des créatures magiques et des propriétés que chaque jeune sorcier se devait de connaître. Après tout, il était dans son intérêt que ses élèves se passionnent pour son enseignement.

Son ventre se serra de nouveau lorsqu'elle réalisa qu'elle aurait cours avec la classe de sa mère dès le mardi. Ses heures étaient comptées. Elle était partagée entre son envie débordante de la retrouver, et une angoisse profonde, sourde, viscérale. De toute façon, elle ne la reconnaîtrait pas – comment pouvait-elle bien espérer qu'elle ne lui donne réponse à ses interrogations ? Son raisonnement était futile, et son esprit embrouillé de fatigue cherchait malgré tout une logique dans tout cela.

Elle ne pouvait être arrivée là par hasard.

Avant de sombrer dans un sommeil agité, elle se jura de découvrir le fin de mot de cette histoire. Et lorsque ce serait chose faite, elle retournait au près des siens, et dirait adieu à sa mère pour toujours, sans faire de vague.

Mais en attendant, il n'y avait pas grand mal à profiter de son retour au château.


Et oui, je suis une vilaine autrice, Luna et Pandora ne se sont toujours pas réellement rencontrées... Mais promis cette fois, ce sera le cas dans le prochain chapitre ;)

Si vous êtes en France et confiné.e.s, et en manque de lecture ou simplement que vous attendez impatiemment la suite, signalez-vous et peut-être que je posterai le prochain chapitre un peu plus tôt !