Chapitre 3 :Comme si elle y habitait

Deux semaines passèrent sans que la situation ne change, Marinette et Adrien étaient assis l'un contre l'autre sur le canapé entrain de regarder la télévision, lorsque le portable du jeune homme sonna, sur l'écran le nom de Gabriel Agreste apparu. Adrien décrocha. Au bout de quelques minutes de discussion il raccrocha. Sa copine le regardait en attente d'information.

-Mon père arrive la semaine prochaine.

Il y eut un silence lourd, aucun des deux n'appréciaient particulièrement la venue du père d'Adrien.

-Tu en profiteras pour lui parler, hein ?

-Hum, fit Adrien en se penchant vers sa petite copine qu'il embrassa.

-Adrien je peux savoir ce que tu fais. Lui demanda la bleue.

-Je vérifie que le bébé va bien. Dit il en passant ses mains sous le T-shirt de sa copine et en posant ses lèvres sur sa nuque.

-Le bébé n'est pas sous mon soutien-gorge Adrien. Fit Marinette en souriant

Le jeune homme avait remonté ses mains sous le T-shirt et frôlait maintenant du bout des doigts, le soutien-gorge.

-On ne perd rien à vérifier. Fit Adrien taquin en portant sa dulcinée jusqu'à sa chambre.

Adrien avait fait une diversion, une tendre diversion certes mais une diversion tout de même. Mais il aurait beau éviter le problème, le problème lui, finirait bien par lui tomber dessus.

La semaine suivante

Adrien et Marinette étaient en bas de l'immeuble avec la valise de Marinette. Gabriel allait arriver dans une heure et Adrien allait accompagner Marinette chez Alya, le temps du séjour de son père. C'est alors qu'une voiture noire pas si inconnue que ça se gara devant l'immeuble et que Gabriel Agreste en sortie.

-Père vous êtes déjà là ?! Fit Adrien paniqué

Gabriel dans toute sa flegme ne fit pas attention au ton de son fils.

-Oui mon rendez-vous professionnel a été plus court que prévu. Son regard se posa, curieux, sur Marinette.

C'est à cet instant qu'Adrien se souvint que sa copine était toujours présente.

-Ah, père je vous présente Marinette, une amie, elle habite pas loin d'ici et elle revient de la gare, on s'est croisé par hasard. Marinette, voici Gabriel Agreste, mon père.

-Enchantée de vous connaître Monsieur. Dit elle en tendant la main.

Gabriel ne dit rien pendant plusieurs secondes, se contentant de fixer la main tendue. Avant de la serrer à son tour.

Gabriel se demandais si la jeune femme en face de lui était la Marinette qui avait failli être la colocataire de son fils, si c'était bien elle, il se réjouissait de son refus, la demoiselle n'avait pas l'air d'être sérieuse. Se dit-il en regardant le ventre arrondit de la bleue.

Adrien connaissait se regard de mépris avec lequel son père fixait sa copine. Il aurait voulu lui dire qu'il se trompait sur le compte de la jeune femme, qu'elle était la fille la plus géniale qu'il connaisse. Mais il se tût et se contenta de fermer les poings et de détourner le regard lorsqu'il croisa celui rempli de déception et de souffrance de Marinette.

Marinette ne connaissait pas plus que cela , mais elle voyait tout le mépris que cet homme avait pour elle. Et ça faisait mal d'être jugée de la sorte alors qu'il ne la connaissait pas. Mais ce qui fit le plus mal ce fut la lâcheté de son petit-ami. Avec un sourire faussement enjoué, Marinette s'adressa au deux Agreste :

-Je vais y aller et vous laisser vous retrouver entre père et fils, je suis sûre que vous avez des tas de chose à vous dire. Dit elle avec lourd regard en direction d'Adrien qui pâlissait à vue d'œil.

-Voulez-vous qu'on vous dépose mademoiselle, vous me semblez être bien...chargée. On sentait que Gabriel avait cherché un mot adéquat à la situation et on ignorait si « chargée » faisait référence à son ventre ou à sa valise. Peut-être les deux.

-Oh non ne vous embêter pas, toujours faussement enjoué, j'habite vraiment à coté. En fait j'habite tellement près que c'est comme si j'habitais ici. En insistant lourdement et en jetant un regard noir à Adrien. Celui-ci déglutit, c'était sûr que sa copine lui ferait la tête pendant un certain temps. Mais il eut soudain peur que pour se venger, elle ne balance tout à son père. Mais elle se contenta de dire :

-Ravie d'avoir fait votre connaissance Monsieur.

-Moi de même mademoiselle.

Et elle partit, en traînant sa valise derrière elle. Adrien s'inquiétait, contrairement au dire de Marinette, Alya n'habitait pas si près que ça de chez eux. Il l'a regarda une dernière fois et rentra dans l'appartement avec son père.