Chapitre 5 : Le même sourire

Par la suite, Adrien avait bien tenté de contacter son père, sans issues, la ligne étant toujours soi-disant occupée. Un jour, en ayant assez, il se déplaça de lui-même chez son père et eut la mauvaise surprise de ne pas pouvoir ouvrir le portail. Son père ne l'avait tout de même pas changé pour éviter qu'il ne rentre n'est-ce pas ? Si ? Adrien fût alors contraint d'appuyer sur l'interphone. C'est Nathalie qui lui répondit:

-Bonjour Nathalie je viens parler à père c'est important.

-Navré Adrien mais votre père ne souhaite pas vous recevoir. Et elle raccrocha.

Adrien dût attendre l'arrivée d'un livreur pour que le garde du corps ouvre le portail. Il profita que celui-ci signe le recommandé pour s'introduire dans la maison. Si on avait dit à Adrien qu'un jour il devrait rentrer illégalement chez lui, il ne l'aurait pas cru.

Lorsque son père l'aperçut, il devint rouge de colère.

-Qu'est-ce que tu fais ici, sort immédiatement !

-Père, nous devons parler c'est important ! Je suis vraiment désolé, j'aurais dû vous le dire il y a bien longtemps j'ai été...

-Silence je ne veux pas t'entendre ! Tu m'as mentis pendant trois ans Adrien, je ne veux plus te voir. Nathalie, appeler la sécurité.

-Écoutez au moins ce que j'ai à vous dire.

-Inutile c'est à cause de tes fréquentations que tu es devenus comme ça. Ta mère aurait honte de toi si elle voyait ce que tu es devenus. Tout ça à cause de cette fille, cette…

-Attention à ce que vous allez dire, vous parlez de la femme que j'aime et de votre future belle fille. Marinette n'a rien fait de mal, au contraire. C'est une fille géniale qui me rend heureux depuis des années contrairement à vous et je ne la quitterais pour rien au monde. Mais insulter la une seule fois et je n'aurais aucun regret à couper les ponts avec vous.

-Aucun ?

-Aucun !

Gabriel vit que son fils était déterminé ce qui fit faillir sa détermination de n'avoir jamais plus de contact avec son fils ou avec cette Marinette.

-Je sais que j'ai eu un comportement plus que déplorable ces dernières années, mais ne vous privez pas de Marinette et de votre futur petit-enfant avant même de les connaître, ce serait dommage.

Gabriel n'ajouta rien, il s'assit dans son fauteuil et congédia son fils d'un geste de la main. Adrien repartit, la tête basse, mais il n'était pas déçu, il savait qu'il avait fait de son mieux.

Gabriel souffla

-Quand est-ce que j'ai échoué Nathalie ?

-Tu n'as pas échoué Gabriel, tu l'as protégé du mieux que tu pouvais mais il arrive toujours un moment où les enfants n'en font qu'à leur tête.

Nathalie vint enserrer Gabriel

-Mais il a raison sur un point, tu ne peux pas vivre toute ta vie en ne connaissant pas cet enfant et sa mère, ils feront bientôt partie de ta famille Gabriel.

-Tu as raison, je devrais sans doute t'écouter plus souvent.

-C'est ce que je me tue à te dire. Dit elle en l'embrassant.

Quelques mois plus tard

Adrien était dans la chambre de Marinette, qui avait accouché il y a quelques heures. Les Dupain-Cheng étaient déjà passés voir le bébé et étaient repartis. Le blond regarda son téléphone, depuis la discussion avec son père, celui-ci ne l'avait pas recontacté et il avait beau lui avoir dit qu'il pourrait couper les ponts sans problème, la réalité était tout autre. Il trouvait dommage que son père et lui, ne se parlent plus du jour au lendemain. Quelqu'un toqua à la porte, ce qui le fit sortir de ses réflexions. Ses yeux s'écarquillèrent lorsque son père entra dans la pièce.

-Nathalie m'a mise au courant. Dit il donnant une explication à la question que se posait Marinette.

Je m'excuse pour mon attitude envers vous et j'espère que j'aurais maintenant l'occasion de faire votre connaissance à toutes les deux en désignant la bleue et le nourrisson qui reposait sur sa poitrine. On m'a fait comprendre que je passais à côté de quelque chose d'important. Dit il en se tournant vers son fils et en lui faisant un micro sourire.

Au fait, je lui ai apporté ceci, c'est trois fois rien. Dit il en sortant deux peluches , une de coccinelle, une de papillon de son sac et en les tendant à Marinette.

Marinette qui s'y connaissait en couture, remarqua que les deux peluches étaient faites main. Sur la coccinelle était écrit Tikki et on pouvait lire sur le papillon Nooroo.

Émue, elle versa quelques larmes.

-Merci beaucoup M. Agreste, ce sont de très beaux cadeaux.

-Appelez moi Gabriel, Marinette, vous n'avez pas à me remercier.

-Je peux l'avoir ? Demanda t-il à la mère.

-Oui bien sûr, tenez. Répondit la bleue en tendant le bébé à son grand-père.

-Comment elle s'appelle ?

-Félicia. Lui répondit son fils.

-C'est un très beau prénom. Dit Gabriel en regardant avec tendresse sa petite fille.

Elle me fait penser à toi Adrien continua son père.

-Parce qu'elle a les cheveux blonds ?

-Parce qu'elle a le même sourire que toi.

L'enfant ouvrit les yeux, révélant deux perles bleu lagon comme sa mère.

-Par contre ses yeux bleus sont plus beaux que tes yeux vert, quand tu étais petit ils étaient même vert vase. Dit Gabriel

-Hé ça ne se fait pas de dire ça. Dit Adrien vexé, tandis que la bleue rigolait.

Adrien regardait les membres cher à son cœur, depuis la mort de sa mère, il était de nouveau heureux dans sa famille.