Boa tarde bande de pingouins !
Et ouais, I'm back les enfants. Deux semaines et demi sans rien, c'était comment ? Perso', ça m'a fait du bien. Ça m'a permis de réfléchir à la suite, et même à un ou deux OS... Bref, le sixième chapitre est là, avec un peu de Pansy rien que pour vous.
Le rythme de publication devrait bientôt revenir à la normale. Je vous tiendrais au courant, il se peut que je le change à la rentrée, à cause des devoirs, etc.
Vos reviews :
Trois seulement...? *déprime*
Guest : Bah c'est cool alors, merci pour ta review !
Charliee3216 : Pas de problème ! J'espère que les gens sont patients, tant mieux si tu l'es alors :) Un coup de poêle ?! Et après on dit que c'est moi la violente... Lâche-toi, mais n'oublies pas que les réactions d'une personne dépendent de son vécu... ;) Non, ton cerveau n'a pas fondu (quoique). Merci pour ta review !
Marie901 : Je ne peux finir comme ça ? Vraiment ? *sourire sadique*. Merci beaucoup ! J'ai voulu faire avancer un peu l'histoire, pour que vous ne vous lassiez pas. Tu te demandes pourquoi Hermione s'est enfuie ? On verra plus tard, sûrement... Voici la suite, en espérant qu'elle te plaise.
Voilà, bonne lecture !
Pansy Parkinson jura. Elle froissa la carte qu'elle tenait entre ses mains, puis la jeta le plus loin possible d'elle.
La jeune femme se laissa tomber sur son siège, plus renfrognée que jamais. Elle se releva aussitôt, se mit à faire les cent pas. Elle lança une œillade meurtrière à la petite blonde qui l'observait, et jura de nouveau.
La brune avait passé la journée et une majeure partie de la nuit dans cette bibliothèque, creusée à même la forteresse. Elle voulait se rendre utile, tenter de faire avancer la situation, trouver des idées qui les aideraient à descendre Potter. Elle s'était dit que les documents de la bibliothèque contenaient sûrement des indices alors, elle avait épluché les cartes de la région, parcourut les livres abordant les légendes arthuriennes et essayé de concevoir des plans d'attaques qui pourraient déstabiliser les SunEaters.
Elle avait perdu son temps.
La jeune femme au carré abattit ses paumes sur la table de bois massif, sentant poindre une migraine.
Merde !
Elle n'avait absolument rien trouvé. Les cartes ? Aucune piste, impossible de localiser ces fils de chiens. Les livres ? Pas un mot sur les pommes ou Morgane. Les plans ? Tous voués à l'échec.
Elle était dans une phase stationnaire. Actuellement, elle n'avait rien, ou presque. Tout ce qu'ils savaient provenait de ce qu'ils voyaient au combat, ou bien des rumeurs des cités.
Cette situation la frustrait. Elle était habituée à mener les opérations d'une main de fer. Ses Warboys n'avaient reçus aucun ordre depuis qu'ils étaient rentrés, ils demanderaient prochainement de l'action. Elle avait bien peur de ne rien pouvoir leur fournir quand ils quémanderaient, et cela l'inquiétait. Pansy laissa retomber sa tête en avant, dépitée.
Derrière elle, la petite blonde s'était levée. Elle était restée avec Parkinson tout au long de ses recherches sans bouger. Ses genoux ramenés contre sa faible poitrine, son menton posé sur ses avant-bras, elle n'avait pas décroché un mot de la journée. Pansy la tolérait car elle était silencieuse, elle ne la dérangeait pas.
La blonde s'avança, et caressa simplement l'épaule de la brune dans un geste très doux. La jeune femme tourna la tête vers son amie. Luna avait toujours ce regard. Elle la regardait, mais ne la voyait que lorsque Pansy en avait besoin. Les iris bleu délavé de Lovegood étaient un mystère qu'elle ne résoudrait jamais.
« Tu devrais faire une pause. On pourrait aller dans les jardins, les orangers donnent des fruits délicieux ! » dit-elle de sa voix si légère.
La jeune femme au carré acquiesça. Elle appréciait le timbre de Luna, qui sonnait agréablement à ses oreilles.
« Je descendrais dans une minute, attends-moi. »
Pansy alla s'appuyer sur le rebord de la fenêtre, inspirant une grande bouffée de l'air frais de la nuit.
C'était le moment de la journée qu'elle préférait. Kerieh était encore endormie, si calme à cet instant. Les plus grandes rues de la ville étaient éclairées par des torches, rendant les couleurs chatoyantes et ensevelissant le reste de la ville sous les ombres. Ce spectacle, Parkinson le trouverait toujours époustouflant. Elle regretta de ne pas avoir un appareil photo à ses côtés. Elle savait qu'elle n'aurai pas su correctement l'utiliser, mais elle aurait aimé pouvoir immortaliser ces quelques heures où l'homme ne sévissait pas.
Pansy ne s'était jamais habituée à ce monde. Elle y vivait et le connaissait, mais elle était convaincue qu'elle ne l'aimerait jamais. Cette barbarie, cette violence inutile, elle l'avait en horreur, mais elle lui avait appris à être humble. Elle n'était plus cette Serpentard hautaine d'autrefois. Elle avait su se salir les mains, avait appris à se rendre utile. Les heures qu'elle avait passé avec les Pouces Noirs, ces Warboys si doués pour la mécanique, elle les avait savourés et les avait gravés dans sa mémoire. La jeune femme aimait également étudier les cartes pour créer les itinéraires des convois, la désignant comme cartographe.
Aujourd'hui, elle était Pansy Parkinson, guerrière Warboy et mécanicienne en chef ; elle avait atteint les sommets de la société et en était plus que fière.
La brune fut tirée de ses pensées par une série de détonations plutôt régulières. Soucieuse, elle se posta à une fenêtre plus à droite de celle où elle se tenait, positionnée parfaitement en face de la rive qui bordait le fleuve. Son regard capta un tignasse rousse, qui venait de s'asseoir. La personne se trouvait vraiment près de la Citadelle, malgré la hauteur à laquelle Parkinson se trouvait.
Un des Weasley ? Se demanda-t-elle. Qu'est ce qu'il fout ?
Un autre balle fut tirée. Les yeux de Pansy accrochèrent une autre chevelure, particulièrement reconnaissable. La brune grogna. L'entraînement au tir ne pouvait pas attendre le matin, quand on se nommait Neira.
Luna se gratta la gorge, et désigna son bras d'un geste. Parkinson avait crispé sa main gauche sur son arme dès le premier coup de feu. Un réflexe qui lui avait sauvé la vie déjà un bon nombre de fois, mais qui n'était pas nécessaire aujourd'hui. La jeune femme déplia ses doigts de la poignée de son arc.
Lorsqu'elle était arrivée, elle n'avait pas éprouvé la fascination morbide des Warboys pour les armes à feu. Elles les considéraient comme des armes de lâche, ce qui l'avait menée à de nombreux débats animés avec Blaise et Drago.
Pansy avait préféré l'arc à poulie. D'une puissance de trente-quatre livres, tout en courbes et de couleur noire, elle s'en était prise d'affection au moment où elle l'avait vue. Il lui avait fallu un renforcement musculaire conséquent, elle s'était entraînée de nombreuses heures pour pouvoir bander cet arc et toucher parfaitement ses cibles, même à des distances plutôt élevées.
Elle caressa amoureusement la poignée de son pouce, en décrivant de petits cercles. Elle observait silencieusement Neira, attentive au moindre débordement de sa protégée. Du coin de l'œil, elle vit ce qu'elle pensait être Hermione, accompagnée de Drago. Le duo venait d'arriver et s'était immobilisé à quelques mètres de la Warkyrie.
« Que font-ils ? » l'interrogea Luna.
Parkinson perçut le soupçon d'inquiétude de la blonde, qu'elle partageait. L'attitude de la musicienne n'était pas pour la rassurer. Que Neira vienne tirer aussi tard dans la nuit, et d'un rythme aussi soutenu, ne voulait dire qu'une seule chose : elle était énervé, et avait besoin de se défouler.
« Je ne sais pas. » souffla la jeune femme du bout des lèvres. « Cette histoire ne me plaît pas. »
Tandis qu'elle continuait d'observer, elle vit la tatouée se rapprocher du Weasley.
Sûrement George, se dit-elle.
Ils restèrent serrés un court moment. À la surprise de Pansy, elle se jeta au sol et ramassa une arme qu'elle l'avait vue lancer un peu avant. Elle la braquait sur Drago et Hermione.
Le sang de la jeune femme ne fit qu'un tour. Parkinson saisit une des flèches en aluminium à côté d'elle, et la posa sur sa corde. Elle expira, verrouilla son avant-bras gauche. Elle leva son arc. En expirant, elle le banda vers les cieux. Elle sentait les muscles de son dos s'étirer, puis se contracter délicieusement. Elle adorait cela.
Elle relâcha la corde.
Sans abaisser un instant son bras, elle observa sa flèche filer vers les étoiles, avant de décrire une courbe. Elle vint se ficher dans le sol, à quelques pas seulement de la Warkyrie, la prenant au dépourvu.
Neira leva le nez vers la provenance de la flèche. Pansy leva son bras droit, et lui offrit un doigt d'honneur parfaitement visible, même dans l'obscurité. La jeune femme au carré se tourna, et s'orienta vers la sortie de la bibliothèque.
« Allons voir ces oranges. »
Hermione n'osait plus faire le moindre geste. Chaque respiration lui coûtait à cet instant où la peur tétanisait chaque muscle de son corps. Drago, juste au dessus d'elle, avait posé sa main sur sa joue et tentait de la calmer.
Elle avait vu la mort. La Faucheuse l'avait transpercé de son regard, elle lui avait adressé un sourire démoniaque. La balle du Winchester avait filée vers elle, sensée se faufiler juste entre les deux yeux.
Malefoy l'avait plaquée au sol quand il avait vu Neira la mettre en joue. Il lui avait de nouveau sauvé la vie. Sans lui, elle serait étendue au sol, le crâne éclaté, une balle fichée dans le cerveau.
Pourquoi ne fait-elle donc rien ?
Hermione tourna très lentement la tête sur le côté. Un flèche, à l'empennage d'un rouge flamboyant, était plantée dans le sol aux pieds de la guerrière. Cette dernière posait un regard éberlué sur ce que la jeune femme pensait être le palais, ou la Citadelle. Elle avait abaissé son arme.
La brune inspira difficilement. Le corps du blond l'écrasait, mais elle n'avait pas la force de parler. Il sembla le remarquer car l'instant d'après, il était debout et relevait la jeune femme par les aisselles. Ses jambes avaient du mal à la porter, elle lui était reconnaissante.
Hermione se força à regarder la Warkyrie. Elle l'effrayait. Elle avait réellement peur de ce qu'elle pourrait lui faire. La jeune femme ne savait pas se battre, elle ne savait pas non plus comment utiliser une arme à feu. En clair, elle était vulnérable, et à la merci de n'importe qui. Elle était en danger.
Quand les prunelles ambrées rencontrèrent celles d'onyx, la surprise s'empara d'Hermione. Elle s'attendait à lire de la haine ou de la colère dans les yeux de Neira, mais le regard qu'elle rencontra était vide. La musicienne semblait lasse, voire abattue. À côté d'elle, George tenta de saisir son avant-bras.
La tatouée se retira mollement de l'emprise du roux. Sans un mot, elle s'écarta, et se dirigea vers le palais. Elle s'immobilisa juste avant de tourner dans une rue.
« Crevez, bande de chiens. »
Elle disparut à l'angle du bâtiment.
George secoua tristement la tête. Le rouquin vint vers le duo, et posa sa main sur l'épaule d'Hermione. Il lui offrit un sourire difficile,
« Je crois qu'elle me fait vieillir prématurément. » rigola-t-il. « Je m'excuse à sa place. Elle est trop têtue pour le faire. »
La brune déglutit. Sa voix tremblait.
« Est-ce que... Elle va rester comme ça longtemps... ? »
« Ne t'en fais pas. Il faut lui laisser du temps, mais elle revient toujours en rigolant. C'est parfois énervant, qu'elle ne veuille pas s'excuser ou parler de ce qui s'est passé, mais on ne la changera pas. Sois patiente. »
Le jumeau échangea quelques paroles à voix basse avec Drago, puis s'en alla dans la direction du Venusia.
« La flèche ? »
Elle s'était empressée de parler.
« Pansy. »
Désormais seuls, le calme régnait au bord de l'ancien fleuve. La jeune femme sentait ses forces revenir, mais elle restait secouée. L'incident resterait gravé jusqu'à la fin. Un jour, elle en rirait sûrement, mais elle ne se sentait pas d'humeur à plaisanter tout de suite.
Malefoy lui servait toujours d'appui. Elle s'écarta de lui, le regard rivé au sol.
« Ça va ? » lui demanda-t-il.
« Je ne voulais pas créer de problèmes ! » s'excusa-t-elle rapidement, surprenant le blond. « Je suis vraiment désolée, tout est de ma faute... »
« On se calme ! Rien n'est de ta faute. Elle nous a tous fait une scène comme celle-ci. Quand elle m'a rencontré, ça s'est plutôt bien passé, mais tu aurais du voir quand elle a rencontré les deux Weasley ! »
La brune frotta fortement ses yeux, et sécha les rares larmes qui avaient coulé. Elle leva timidement la tête vers le blond.
« Qu'est ce qu'il s'est passé... ? »
Malefoy sourit, et se félicita intérieurement d'avoir détourné son attention. Il lui proposa de lui raconter ce qu'il s'était passé en rentrant au palais, ce qu'elle accepta. Les deux marchaient lentement.
« Les jumeaux venaient tout juste de créer le Venusia. Quand elle est arrivé, elle ne connaissait que Théo, ils s'étaient rencontrés je ne sais trop où, et avaient fait le chemin ensemble jusqu'à Kerieh. »
« Lorsqu'on l'a connue, elle était à moitié sauvage. Elle ne parlait à personne, le maximum était d'échanger un mot ou deux avec Nott. Il nous avait raconté tout ce qu'il savait d'elle, et Neira semblait très prometteuse en tant que Warboy. On en est venu à la tester, et il s'avérait que c'était une machine à tuer. Elle nous aurait été très utile, alors on lui avait proposé de rester parmi nous.
Déjà, elle était d'un niveau plus élevé que celui des autres. Elle est venue vivre au palais, au départ avec Théo, afin de se civiliser un peu.
Les présentations devaient alors se faire. Dès le départ, elle a détesté toutes les filles sauf Luna, qui pouvait l'approcher sans problème. Nous, on devait faire attention à ne pas la surprendre ou l'énerver, car elle était, et est toujours très susceptible.
Et là, vint la rencontre avec les jumeaux. Tu as pu voir la manière dont ils se comportent en général, ce qu'ils sont. Imagine la scène.
Je crois que George a eu un coup de cœur quand il a rencontré cette femme différente des autres. Il ne parlait que d'elle. Il avait décidé de l'approcher, mais à sa manière. Je m'en rappellerai toujours.
Il s'est appuyé contre le mur en croisant les bras dans une espèce de pose de bourreau des cœurs, et il lui a sorti :
« Un corps pareil, c'est digne d'une déesse. »
J'ai cru que Fred allait exploser. Il était rouge à force de rire, et se cachait derrière Blaise qui s'amusait aussi de la scène.
S'il y a une chose à savoir sur elle, c'est que Neira est très complexée, elle se sent mal dans sa peau. Nous n'avons pas vraiment compris pourquoi, mais les paroles de George l'ont énervé. Elle s'est mise à lui hurler dessus, elle était prête à en découdre.
« T'as un problème avec mon corps ?! »
George lui avait répondu quelque chose, mais sur le moment nous n'avions rien entendu. D'un coup, Nei' a viré au rouge tomate, et elle lui a sauté dessus. Une véritable furie, elle l'a tabassé et il n'a rien pu faire !
Il en est ressorti avec une côte cassée, des ecchymoses un peu partout et un magnifique œil au beurre noir. On ne sait toujours pas ce qu'il a répondu, ce jour là. »
Le récit de Malefoy s'était achevé au pied du palais. Hermione ne l'avait pas coupé une seule fois. Elle avait éclaté de rire à plusieurs reprises, et jusqu'aux larmes à la fin de l'histoire.
Ils se faisaient face dans un silence qui n'avait rien de pesant. La brune appréciait le changement de comportement du jeune homme. Il était plus sympathique avec elle, il semblait même la considérer. La seule chose qu'elle regrettait, c'était que leur rapprochement ne soit intervenu qu'au moment où Neira avait explosé.
« Tu devrais aller te reposer. Tu t'occuperas d'elle plus tard. » lâcha-t-il, comme désintéressé.
« Oui, bonne nuit. » lui répondit-elle.
Malefoy ricana.
« Ce n'est déjà plus la nuit. »
Le blond partit, à l'opposé du chemin qu'Hermione devait emprunter. Elle avait vaguement mémorisé l'emplacement de sa chambre. Elle prit le temps de remonter tranquillement, vida son durant le trajet. La jeune femme régula sa respiration, la ralentit afin de se détendre totalement. Après la soirée incroyable qu'elle venait de passer, elle en avait besoin.
La tension qui habitait son corps s'envola au moment où elle referma la porte derrière elle. Elle s'y appuya, terrassée par la vague de fatigue qui venait de s'abattre sur elle.
Quelle journée...
Hermione se débarrassa de ses vêtements, les abandonnant aux pieds de son lit. Elle s'affala sur le matelas, ramena la couverture élimée sur son corps nu et sombra aussitôt dans un sommeil sans rêve.
« Neira, ouvres cette foutue porte ! »
Pansy tapa de nouveau à plusieurs reprises, en vain. La jeune femme était passablement agacée, le mutisme de la Warkyrie n'arrangeait rien. Subitement désespérée, elle se tourna vers les jeunes femmes qui l'accompagnaient, Hermione et Astoria. Elles étaient venues à sa demande. La Warkyrie s'était barricadée dans sa chambre, et était armée aux dires des Warboys en faction lorsqu'elle s'était enfermée. Cela faisait déjà trois jours qu'elle n'avait ni bougé, ni parlé à quiconque.
« Ne restez pas plantés là, faites quelque chose ! » vociféra-t-elle.
D'un pas impérial, Astoria vint se placer sur le seuil. La tête haute, elle cogna à la porte.
« Warboy, je t'ordonne de sortir ! » .
Un violente détonation résonna dans l'édifice. La blonde se figea alors qu'un Warboy tombait au sol en grognant. En se retournant, Hermione comprit que la balle avait touché le guerrier à l'épaule. La munition s'était frayée un chemin dans le bois de la porte.
Elle n'était passée qu'à un cheveu de la tête d'Astoria.
Cette dernière s'écarta sous le choc. Elle devait se rendre compte que le fait qu'elle soit toujours en vie n'était qu'une erreur millimétrée. La jeune femme se tourna vers Pansy, qui l'avait observé faire avec amusement.
« Elle est totalement cinglée, elle n'obéit pas ! Je ne la veux plus ici, débarrasse-toi en. » siffla Astoria.
Parkinson s'avança d'un pas, se plantant juste devant la blonde. Elle la dominait de toute sa hauteur. Le regard qu'elle lui adressait aurait fait pâlir le plus vaillant des Warboys.
« Tu ne t'es jamais battue. Tu n'as jamais risqué ta vie, tu es toujours restée bien au chaud, dans ton lit bien douillet. Tu ne connais pas la guerre. » siffla-t-elle. « Neira est une guerrière irremplaçable, à qui je confierai ma vie sans problème. Elle n'obéit pas ? Si tu la considérais un minimum, elle se retiendrait déjà plus d'essayer de te tuer. »
La tirade de la jeune femme eut l'effet escompté. Astoria ne pipa mot. Elle croisa les bras et se mit à l'écart. Fière de son effet, Pansy se détourna et retourna marteler la porte de son poing.
Un long moment passa, rendu difficile à supporter à cause du mutisme prolongé de la musicienne. Les trois jeunes femmes attendirent patiemment, sans succès. Le silence était brisé par les incessants soupirs d'Astoria, qui avaient le don de stresser Hermione.
Du coin de l'œil, la brune perçut du mouvement. Il s'avéra que les jumeaux s'approchaient joyeusement, un sourire mutin collé au visage.
« Et bien ! » s'exclama Fred. « On a entendu le coup de feu à l'entrée du palais. On dirait que vous vous amusez bien. »
« La ferme. » grommela Pansy. « Elle s'est enfermée à double tour avec un Mk-11. Elle refuse catégoriquement de nous adresser la parole, on ne sait plus vraiment quoi faire. »
Fred haussa un sourcil, puis adressa un sourire narquois à la jeune femme au carré. Il s'appuya contre le mur, et gratta le sol du bout de sa chaussure.
« Ma belle ! » dit-il puissamment. « Ton cher et tendre s'est fait cogner, il serait temps que tu ailles t'enquérir de son état, tu ne penses pas ? »
Un moment passa avant que la voix de Neira ne s'élève, à la surprise de la brune.
« Je l'ai entendu arriver avec toi ».
Rien d'autre. Les épaules d'Hermione s'affaissèrent en voyant que la ruse du jeune homme n'avait pas fait effet. Combien de temps resterait-elle là-dedans ? La brune commençait à perdre espoir. La Warkyrie était bornée, rien ne la ferait changer d'avis. Elle lui en voudrait éternellement, et elle n'aurait jamais la chance de se faire entendre.
Après leur altercation nocturne, Hermione avait voulu s'occuper. Pendant trois jours, elle avait exploré Kerieh, avait passé du temps à observer les Warboys. Lorsqu'elle avait trouvé la bibliothèque, elle s'en était fait un refuge. Elle aidait Pansy avec plaisir ; l'archère n'avait pas vu d'inconvénient à ce qu'elle reste.
Quand elle lui avait parlé de Neira et du fait qu'elle se soit coupée du monde, Parkinson avait levé les yeux au ciel. La jeune femme au carré avait copieusement insulté la Warkyrie, puis s'en était allée pour la faire sortir. Aujourd'hui, Pansy n'avait réussi à rien, et la brune mettait tous ses espoirs dans les jumeaux Weasley.
Sous le regard inquiet de son jumeau, George fit face à la porte obstinément close. Le rouquin leva la main au niveau de son cou. La jeune femme le vit saisir un pendentif entre deux doigts, et le caresser avec le pouce. Il décrivait de petits cercles, appuyait quelques fois dessus. Le rouquin avait l'air très attaché à ce collier, son visage changeait du tout au tout dès qu'il le touchait. Il releva la tête et empoigna le bijou fermement.
« Nei'. »
Aucune réponse.
« Jahan est en bas, il t'attend sous ton arbre. » déclara-t-il avec une grande douceur.
Un vacarme s'éleva de la chambre, comme si la musicienne avait renversé un objet volumineux. Hermione était intriguée. Qui était ce Jahan ? Un ami, un proche ? La brune posa son regard sur Pansy, qui l'observait également. Le yeux de l'archère brillaient, comme si elle était joyeuse à l'idée que ce Jahan soit là. La jeune femme au carré posa son doigt sur ses lèvres pour l'intimer au silence, et d'un mouvement de tête, lui signala de suivre attentivement.
La voix de Neira s'éleva de nouveau, coupant presque George.
« Ne te fiches pas de moi. Pas sur ce point. »
La brune se contenait avec peine. Elle résistait difficilement à son envie d'interroger Pansy, de lui demander pourquoi tant d'émotion filtrait dans la voix de la guerrière à ce moment précis. Elle choisit pourtant de se taire, et fixa son attention sur le jumeau devant elle.
« Je sais à quel point tu tiens à lui. Je te promets que dans les jardins, sous ton citronnier, Jahan t'attend. » lui assura George.
La musicienne sembla s'agiter, Hermione entendit le bruit singulier d'un chargeur d'arme que l'on venait d'insérer. Quand elle perçut des semelles claquer contre la pierre, un sourire étira les lèvres de la brune. Peu importe qui était ce Jahan, elle se devait de le remercier pour avoir fait sortir la Warkyrie de cette antre qu'elle ne quittait plus depuis trois jours. Neira déverrouilla plusieurs serrures, puis la porte s'ouvrit sur une tatouée aux yeux cernés et à l'air maussade. Elle portait son semi-automatique sur une épaule, et les poches de son bas de treillis craquaient sous le poids de nombreux chargeurs.
Elle colla son buste à celui du jumeau. George la regardait avec tendresse, le soulagement de la voir sortir s'inscrit sur ses traits. Visiblement, il se retenait de la toucher.
La Warkyrie leva son regard pour rencontrer celui du rouquin. Elle le dévisagea un instant, avant de partir en courant, dévalant les escaliers comme si sa vie en dépendait.
Fred soupira. Pansy s'étira et poussa un soupir de bien-être, les yeux fermés.
« Qu'est ce que tu veux savoir ? » dit-elle.
La brune était soulagée. Enfin, elle pouvait poser ses questions librement !
« Qui est Jahan ? » l'interrogea-t-elle.
Parkinson ricana. Elle laissa ses bras retomber le long de son corps, et fit signe de la suivre. Les jumeaux les précédaient. Fred se moquait de la persuasion dont avait fait preuve son frère. Ce dernier se frottait l'arrière du crâne, et s'empourpra lorsque son jumeau parla de 'mariage avec une tarée'.
Ils empruntèrent le même chemin que la Warkyrie venait de dévaler. Pansy interpella la brune.
« Jahan, c'est celui qui couvrait les arrières de Neira quand ils étaient dans les arènes. Tu as dû en entendre parler, non ? »
« Vaguement. » confia la jeune femme.
« Pour faire simple, lorsque les esclaves sont un peu trop rebelles, les SunEaters les envoient dans les arènes, comme les gladiateurs d'autrefois. Là-dedans, c'est chacun pour sa peau. Il faut survivre aux tarés qui espèrent être libérés, aux parcours piégés, mais aussi aux esclavagistes. Neira a été une icône des arènes. Elle y combattait la première année après la guerre. » expliqua-t-elle.
« Une véritable star ! » railla Hermione.
Le regard de Pansy s'assombrit. La brune comprit aussitôt que sa dernière phrase était passée de travers, et s'en excusa vivement. La jeune femme au carré se détendit quelque peu, mais la sermonna tout de même.
« Ne redis jamais ça, tu pourrais le payer très cher ! La célébrité a un coup. Elle en a énormément bavé, celui qui la possédait était un monstre, il lui a fait subir des horreurs que nous aurions du mal à imaginer... »
Parkinson frissonna.
« Tout ça pour dire qu'elle a rencontré Jahan là-bas. Ils se sont protégées mutuellement. Ce furent les premiers et les derniers à réussir à s'échapper des arènes SunEaters. »
Hermione acquiesça. Les jeunes femmes descendirent calmement les escaliers, chacune dans ses pensées, mais la brune réfléchissait rapidement. Cette histoire d'arène lui disait quelque chose, sans qu'elle arrive à mettre le doigt dessus. La jeune femme forçait l'entrée de sa mémoire, s'immisçant le plus loin possible dans les méandres de son passé. Elle savait que dans ce black-out, dans toute cette partie de sa vie dont elle n'avait aucune idée, se trouvait quelque chose en rapport avec le divertissement principal des SunEaters.
L'image d'Antiphonès, l'esclavagiste, s'imposa à elle. Elle claqua la langue. Bien sûr ! Elle en avait entendu parler lorsqu'il avait voulu la vendre, juste avant l'intervention des SunEaters.
Cela ne lui suffisait pas. La jeune femme était persuadée que sa mémoire lui jouait encore des tours, et que son passé avait encore à lui offrir à ce sujet. Elle creusait toujours plus profondément dans sa mémoire lorsqu'elle atteignirent les portes du jardin. Hermione se figea.
La brune fut assaillie par une flopée de souvenirs, si brutalement qu'elle s'effondra au sol. Alors qu'elle revoyait une partie des quelques années qui lui échappaient, elle ne percevait rien du monde qui l'entourait. Elle n'entendait pas Pansy hurler son nom, pas plus qu'elle ne sentait la poigne de l'archère sur son bras. Rien d'autre n'existait, excepté les images qui défilaient dans son esprit et la charogne que Neira caressait amoureusement.
La vue de l'animal avait éveillé des sensations, avait révélé des images oubliées. Hermione ne pouvait détacher son regard de ce prédateur qui terrorisait des villes entières. Les charognes avaient émergé lorsque les déserts avaient recouverts la terre. Ce même être, la brune l'avait fui comme la peste.
L'animal tourna son énorme tête vers elle. Ses deux paires d'yeux aux prunelles sanguines, s'étrécissant vers le sommet du crâne, se verrouillèrent sur la jeune femme. Un grondement sourd et menaçant s'éleva du plus profond de son thorax. Hermione recula d'un pas. Elle connaissait les charognes, et craignait ces carnivores à la peau d'un profond noir corbeau.
Pansy, qui n'avait pas relâchée sa prise sur le bras de la brune, fit claquer sa langue contre son palais.
« Jahan, du calme ! On a besoin d'elle, alors évites d'en croquer un bout, sois mignon. » lâcha sèchement l'archère.
La charogne porta son attention sur Parkinson. Il suffit d'un regard de la jeune femme pour que l'animal se détourne, comme mécontent de l'issue du duel.
Hermione, quant à elle, ne savait plus trop quoi penser. Jahan était une charogne ? Qui était douée d'intelligence, qui plus est ?
Chaque jour qu'elle passait à Kerieh était plus incroyable que celui qui le précédait, elle appréciait et détestait cette sensation. Elle savait qu'elle en apprenait tous les jours, mais cela signifiait qu'elle en connaissait beaucoup moins que les autres ; de là, elle ne sentait pas en sécurité, elle ne pourrait pas compter sur cela si le besoin venait.
Pansy la secoua de nouveau. La brune cligna des yeux à plusieurs reprises, avant de marmonner une phrase à l'intention de l'archère. Elle se releva difficilement, gardant un œil sur Jahan.
Malefoy choisit de faire son entrée à ce moment. Il alla flatter l'encolure de l'animal avec plaisir, le reconnaissant apparemment. Le blond survola les personnes présentes du regard mais s'arrêta sur Hermione. Il paraissait soucieux de la voir ainsi, tendue et sur les nerfs. Il laissa la place aux autres et se rapprocha d'elle. Elle le vit échanger un regard avec Pansy.
« Viens. » souffla-t-il. « Il faut que je te forme au maniement des armes. »
Pour la seconde fois en moins d'une semaine, Drago l'écartait des autres au bon moment. Elle se renfrogna tout de même à la mention de cet entraînement dont ils n'avaient jamais discuté, mais elle ferma les yeux sur ce mensonge. Elle suivit le jeune homme, rassurée de s'éloigner de la charogne.
« C'était quoi, ça ? »
La brune avait la bouche pâteuse, elle chercha ses mots pendant un instant. Malefoy attendait patiemment, il ne voulait pas la bousculer. Elle apprécia.
« Jahan... » commença-t-elle, incertaine. « Il... Enfin, quand je l'ai vu, des images me sont revenues... Des choses que j'avais oublié... »
Elle fut plaquée contre un mur. Drago la tenait par les épaules, une jambe entre les siennes et les yeux agités. Il paraissait fou.
« Les pommes, Potter ? N'importe quoi dessus ? »
Elle secoua la tête, désolée. Le jeune homme parut déçu, mais reprit son expression neutre rapidement.
Il s'écarta d'elle en s'excusant. Loin d'être offensée par son comportement, Hermione se sentait perplexe. Avait-elle réellement apprécié d'être collée à l'ancien Serpentard ?
Il sent le tabac froid, et les épices...
Elle se fustigea intérieurement. Ce n'était réellement pas le moment de songer à de telles âneries !
Alors, quand serait-il temps d'y penser ?
La jeune femme grogna, attirant la curiosité de l'homme qui l'accompagnait. Elle se contredisait elle-même désormais. Elle devenait folle, vraiment...
Son parfum était agréable, même s'il était original. Elle ne l'avouerait que sous la torture, mais elle pouvait faire une exception pour sa santé mentale.
Ils arrivèrent rapidement au lit du fleuve, là où Neira l'avait attaquée quelques jours auparavant. Hermione réfléchit, et trouva que le terme 'tentative d'assassinat' était plus approprié pour décrire ce qu'il s'était passé.
Elle brûlait. Bien que le soleil soit encore bas dans sa course, la chaleur était bien présente. La sueur coulait désagréablement dans son dos, entre ses seins, sur ses tempes. La brune aurait tout donné pour se retrouver dans le bassin, à se détendre dans l'eau délicieusement fraîche, mais un certain blond en avait décidé autrement.
Malefoy avait croisé les bras sur son torse. Il sondait la jeune femme de ses prunelles anthracites, comme s'il recherchait une information précise à son sujet.
« Ton type d'arme ? »
Alors, il comptait réellement lui apprendre à utiliser une arme. Hermione haussa les épaules.
« Je n'en ai pas. »
Le front de l'héritier se plissa. La brune l'avait vraisemblablement déstabilisé, et s'en amusa.
« Pardon ? » dit-il, presque ahuri.
« Je n'ai jamais utilisé d'arme, alors je ne sais pas quel type d'arme me convient. »
« Quand même ! » souffla-t-il avec stupeur.
Drago siffla. Il semblait admiratif. La jeune femme s'impatienta, elle rêvait de plonger dans l'eau.
« Je ne savais pas qu'on pouvait survivre aussi longtemps sans moyen de défense... Passons. Est-ce que tu penses pouvoir assurer au corps à corps ? »
Hermione prit de le temps de considérer sa question. Elle se remémora avec fierté les fois où elle avait du se défendre, quand elle vivait dans les taudis. Elle avait su se débrouiller. Pourtant, elle grimaça.
Plutôt simple de mettre à terre des vieillards, des alcooliques ou des malades !
Si Malefoy parlait de se défendre comme un Warboy, elle connaissait déjà la réponse. La brune en avait vu se battre, lorsqu'elle déambulait dans la Citadelle en attendant Neira. Ces guerriers étaient de vrais démons, leurs coups étaient puissants et précis, alimentés par une soif de violence insatiable.
C'était non.
« Je ne crois pas. » avoua-t-elle.
« Bon... Les flingues, ça te dit ? »
« Pourquoi pas. »
Le blond posa deux doigts dans sa bouche, et siffla. Un Warboy s'approcha, couvert de holster en tout genres, équipé d'un gilet tactique débordant de munition. Malefoy saisit un fusil qui pendait dans le dos du guerrier, le détacha, et le mit sous les yeux de la jeune femme.
« On commence simple et connu. Voici le M4, un fusil d'assaut très prisé aux États-Unis. Celui-ci est équipé d'une poignée tactique, que tu peux saisir de la main gauche pour te stabiliser, et d'un viseur holographique. Tiens ! »
Il fourra l'arme dans les mains d'Hermione. Drago lui expliqua sommairement comment tenir correctement le fusil, passer d'un mode à un autre, ou simplement le recharger. Ses explications étaient claires et concises, la brune n'eût aucun mal à retenir ce qu'on lui disait. Il la positionna face à une cible éloignée d'une vingtaine de mètres.
« Tu es en semi-automatique, là, tu tires une balle à la fois. Appuie la crosse contre ton épaule, et tiens l'arme fermement. Fais gaffe au recul, ça te surprendre au départ. » termina-t-il.
Elle hocha la tête. La brune se sentait légèrement stressée, elle n'avait jamais tenu de fusil d'assaut, ni même tiré avec une arme à feu auparavant. Elle expira.
Suivant consciencieusement les consignes qu'on lui avait donné, la jeune femme cala la crosse dans le creux de son épaule. Une main soutenant l'arme, l'autre crispé sur la poignée, elle s'imagina ridicule. Étrangement, cette situation lui évoqua un examen, comme elle en avait passé à Poudlard, et cette idée la rassura. Elle n'avait qu'à faire comme avant, et tout ira bien.
Hermione corrigea sa position. Son œil droit face au réticule de visée, elle bougea presque imperceptiblement pour être alignée avec le centre de la cible. Elle prit son temps.
Se sentant à l'aise, elle imprima une légère pression sur la gâchette. Le coup partit, l'arme tapa avec violence dans son articulation, l'assourdissant par la même occasion.
Déstabilisée, elle baissa le canon vers le sol. La brune chercha un impact sur la cible, mais n'en trouva pas. Elle fut déçue.
« Je ne crois pas que ça t'aille. » l'informa Malefoy en lui reprenant le M4. « Par contre, je crois savoir ce qui pourrait te plaire, ton attitude parle pour toi. »
Le jeune homme rendit le fusil d'assaut au Warboy et s'éloigna en courant à petite foulée. Hermione ne s'attendait pas à rater son premier coup. Elle pensait l'exercice simple, tellement de monde arrivait à tirer parfaitement, mais pas elle. Elle ruminait quand elle vit Drago revenir, un énorme fusil à la main.
La jeune femme fut immédiatement conquise par l'arme. Le fusil était peint d'un camouflage qu'elle n'avait jamais vu : on aurait dit un camouflage normal de loin, mais en étant proche, elle constata que les tâches étaient constituées de petits carrés. Une lunette sur le dessus, l'arme imposait le respect autant qu'elle attirait.
« Je crois que j'ai tapé juste ! » lâcha le blond, un sourire en coin.
« C'est un fusil de chasse ? » demanda-t-elle, avide d'en apprendre plus.
« C'est un fusil de précision. » corrigea-t-il. « Le .300 Win Mag est utilisé par nos snipers. C'est une excellente arme qui peut atteindre les mille mètres sans soucis. Il est équipé d'une lunette de visée et d'une crosse avec un repose-joue. Voici les munitions, ce sont des 7,62mm. »
Hermione observa avec attention la cartouche. Elle la trouvait énorme.
Ce que lui avait révélé Drago ne lui donnait qu'une envie : tester le fusil. Il devait aisément s'en rendre compte, les yeux de la brune pétillaient comme ceux d'un enfant à qui on aurait offert un jouet.
« Je pense que tu seras mieux à l'écart des combats, tu n'as pas l'air vraiment à l'aise avec un fusil d'assaut, ou toute autre arme de moyenne portée. Tu pourrais devenir un bon tireur avec ce fusil, qui sait. »
La jeune femme hocha la tête.
Malefoy, avec l'aide du Warboy surarmé, lui montrèrent les bonnes positions à adopter, que ce soit allongée, assise ou debout. Ils lui expliquèrent comment bien viser, lui enseignèrent l'importance de maîtriser sa respiration lors du tir. La détente était plutôt sensible, elle devrait y faire attention, bien garder son index droit pour ne pas appuyer accidentellement. Lorsqu'elle fût prête, ils lui désignèrent une cible à une centaine de mètres.
La distance n'était pas une gêne. La lunette était d'un grossissement x32, rendant le tir aisé. Hermione s'installa sur le repose-joue, puis immobilisa la petite croix noire du viseur sur la partie centrale de la cible.
Elle expira très lentement, et vint poser son doigt sur la gâchette. Le coup partit bien plus tôt qu'elle ne l'aurait pensé.
Elle perçut le sifflement d'admiration du Warboy. Un sourire dévoila les dents de la brune, excitée au plus haut point. Le .300 Win Mag l'avait conquise, elle l'adoptait.
La balle avait transpercé la cible en plein centre.
Un petite review, rien que pour moi ?
À la prochaine !
