Bonjour à tous et toutes,
Voici donc le chapitre 3 qui, je pense, était attendu. Je ne vous embête pas plus.
Bonne lecture !
Date du post: 23/05/2016
Chapitre 3: Les chaleurs elfiques
La lune était haute dans le ciel et brillait doucement. Il était une heure du matin quand Harry se réveilla. Il était tremblant et fiévreux. Ses joues étaient rougies et son souffle saccadé. Il sentait comme un poids au niveau de sa poitrine et ses membres étaient comme du coton. L'air autour de lui était chargé de phéromones le rendant fébrile. L'incendie qui s'était allumé au creux de ses reins le faisait gémir. Malgré son esprit embrumé il savait qu'avec la quantité de phéromone qu'il relâchait, les créatures de la forêt interdite avaient dû parfaitement le sentir et devaient être à présent perturbées. Il savait aussi qu'un certain serpentard devait l'avoir lui aussi flairé. Il soupira de désir en repensant aux yeux gris de Malfoy. Sur le coup, il n'éprouvait aucune honte de désirer sa Némésis. Au demeurant, Draco Malfoy était un mâle très intelligent, sans aucun doute très beau et sexy.
De plus, Harry se voilait la face mais sa partie elfique semblait déjà avoir fait son choix quant à son compagnon. Instinctivement, elle avait choisi le serpentard comme conjoint. Elle devait sans doute juger qu'il ferait un partenaire idéal et surtout un géniteur parfait, lui offrant une progéniture puissante, assurant ainsi la ligné d'elfe de la famille Potter. Harry le savait au plus profond de lui mais les années de vacheries entre eux le bloquaient pour penser qu'une histoire était possible entre lui et Malfoy. Après tout, dès que le brun avait reçu son héritage magique, il s'était posé beaucoup de questions notamment quant au choix de sa ou son partenaire. C'est vrai qu'avec la guerre, il ne s'était pas tellement interrogé sur ses préférences en amour. Hommes ou femmes ? Telle était la question pour lui.
Il avait beaucoup réfléchi et en acceptant la possibilité d'avoir un partenaire au lieu d'une partenaire, il avait essayé d'imaginer un couple avec chaque garçon qu'il connaissait en dehors de Ron (puisque celui-ci avait un béguin certain pour Hermione). Il en était même arrivé à écrire sur une feuille, le nom de tous les hommes autour de lui. Il les avait classés par maison, ensuite il avait écrit toutes les qualités ainsi que les défauts qu'il connaissait de chacun. Au final, il s'était rendu compte qu'il connaissait beaucoup plus de chose sur sa Némésis que sur d'autres garçons le côtoyant. Il savait que Malfoy junior était un bon parti, il était indéniablement beau, classe, riche, de très bonne famille malgré son affiliation récente avec une période très sombre de l'Histoire sorcière. Il était aussi un puissant sorcier. Le seul hic dans tout ça étaient les sept années à se mettre des bâtons dans les roues, à s'insulter au détour d'un couloir ou encore les bagarres. Harry avait dès lors arrêté de s'imaginer des choses aussi grotesques et avait laissé tomber, préférant attendre d'avoir fini ses études pour trouver quelqu'un d'autre par la suite. Hélas ! Merlin ne semblait guère d'accord avec ce qu'Harry voulait. Malfoy était revenu à Poudlard plus puissant encore, plus dangereux et diablement plus sexy qu'auparavant. Et par dessus le marché, sa partie elfique semblait se liguer contre lui aussi, en le poussant malgré lui, vers le serpentard.
Ailleurs, de l'autre côté du château, un certain vampire avait bien d'autres occupations. Dès lors qu'il avait senti la première vague de phéromones, les yeux de Draco avaient changé de couleur devenant rouge pourpre, ses canines étaient sorties immédiatement et il avait senti son sang de vampire se réveiller et bouillonner. Dans l'air émanait une odeur suave, promesse de mille plaisirs et de magie. Les phéromones indiquaient que la créature qui les dégageait, était prête pour l'accouplement. Cette information avait donné l'eau à la bouche au vampire qui s'était dès lors mis en chasse. Il savait parfaitement que c'était Potter et que son cher gryffondor devait être dans un sacré état. Il ne pouvait réfréner son côté vampirique qui désirait plus que tout, faire sien ce magnifique et puissant elfe qu'était le brun. Il était si rapide qu'aucune personne, qui aurait pu se trouver dans ces couloirs, n'aurait su le discerner. Il suivait l'odeur, tel un filon qui dirigeait tout droit à la source. Le sourire carnassier qui s'étirait sur le visage du serpentard ne laissait aucune place au doute.
Il était arrivé à présent en bas de la tour et savait parfaitement ce qui l'attendait. Il n'était pas idiot, il imaginait bien que son cher elfe était protégé et que la tâche pour parvenir à ses côtés n'allait pas être simple. Il s'attendait bien sûr à trouver les deux cerbères qu'étaient Weasley et Granger, protégeant l'entrée de son paradis. Oui, il se disait que la chambre où se trouvait son futur calice était son paradis. La pensée de quelqu'un mettant la main sur Harry avant lui, le rendait fou de rage sur l'instant. Mais il balaya bien vite cette idée et se lança à monter les marches de la tour. Quand il arriva en haut, c'est là que les ennuis commencèrent. Comme il l'avait prédit, le premier cerbère se trouvait assis à côté de la porte, lisant son livre tranquillement. Granger avait rapidement levé la tête en sentant la présence du vampire (réflexes de guerre). Elle referma son livre dans un bruit sec et sortit sa baguette.
-Bonsoir Malfoy, nous savions que tu viendrais donc, avant que les choses ne dégénèrent, je te prie de bien vouloir faire demi-tour. Lança froidement Hermione.
Un léger ricanement passa les lèvres de son interlocuteur. Elle resta sur ses gardes, baguette pointée dans la direction du serpentard.
-Désolé Granger mais je ne compte pas faire demi-tour. Pas après avoir senti ce délicat parfum qui s'échappe de la pièce derrière toi. Alors c'est plutôt à moi de te dire de t'écarter. Fit impérieux le vampire, sentant l'impatience le gagner.
Hermione blêmie quelque peu mais continuait de pointer sa baguette vers la menace que représentait le vampire. Elle savait pertinemment que si elle laissait passer Malfoy, l'accouplement serait inévitable. Et en sachant le désir d'Harry de ne pas avoir de compagnon et surtout la fouine, elle ne se laisserait pas faire et protégerait son ami coûte que coûte.
De son côté, Malfoy perdait patience. Il ne supportait pas que quelqu'un fasse barrage entre lui et son futur calice. Il offrit un regard sinistre en faisant apparaitre ses canines qui luisirent à la lumière de la lune et des flambeaux du couloir. Hermione fit un pas en arrière sentant le danger. Elle s'apprêtait à jeter un sort d'immobilisation sur le blond quand celui-ci s'était retrouvé derrière elle. Il l'assomma sans ménagement avant qu'elle n'ait eu le temps de faire quoique ce soit. Il l'a retint quand même avant sa chute et l'allongea délicatement par terre. Il savait comment réagirait son gryffon si celui-ci apprenait que Draco traitait mal ses amis. Ce fut le moment que choisit Ron pour apparaitre. Il devait prendre la relève de la brune mais quand son regard capta celui du serpentard, une alarme se déclencha dans sa tête. Il sortit immédiatement sa baguette et était prêt à en découdre avec le vampire. Cela fut pire quand il vit Hermione allongée par terre.
-Malfoy enfoiré ! Qu'est-ce que t'as fait à Hermione ?! Vociféra-t-il, une lueur dangereuse dans le regard.
-Ne t'inquiète pas la belette, Miss-je-sais-tout est juste assommée, je ne lui ai rien fait. Dit moqueur le blond.
Le visage du gryffondor devint rouge sous l'intense colère qu'il ressentait. Puis, sans prévenir, il lança un sort en direction de son ennemi juré. Malfoy l'évita de justesse. Ses sourcils se froncèrent. Il n'appréciait guère qu'on lui jette un sort comme ça ! Il prit lui aussi sa baguette pour faire face. Son instinct vampirique n'en pouvait plus d'attendre. La rage commençait à monter en lui, il en avait marre qu'on lui barre la route jusqu'à son précieux compagnon qui ne devait attendre que lui. Il pouvait sentir dans l'air que le docile était plus que prêt à s'accoupler et que son sang, avec la montée d'hormones, devait être plus exquis encore qu'en temps normal.
D'ailleurs, le compagnon en question se tortillait dans son lit. Le désir suintait par tous les ports de sa peau. Il désirait ardemment qu'un mâle s'occupe de lui. Il n'avait plus qu'une idée en tête: être comblé sexuellement. Bien sûr en temps normal, Harry aurait été honteux de son comportement de chienne en manque mais son côté elfique prenait toujours l'ascendant sur lui durant ses chaleurs et ce que l'elfe approuvait, le sorcier n'était pas forcément d'accord.
Il savait parfaitement qui se trouvait derrière la porte. Il pouvait sentir la testostérone que relâchait sa Némésis et cela le faisait gémir d'impatience. Ses hanches ondulaient dans un appel obscène. Les yeux mi-clos, les joues rouges et les lèvres légèrement gonflées à force d'être mordillées qu'arborait le brun, aurait pu faire bander n'importe qui. Sur l'instant, Harry Potter était un vrai appel à la luxure. Nul doute que Malfoy junior en aurait perdu la raison en le voyant ainsi.
Celui-ci faisait toujours face à Ron. Ni l'un ni l'autre ne voulait céder. Cependant après un quart d'heure de duel, le serpentard remporta la partie en assommant le gryffondor tout comme il l'avait fait avec Granger. Il se précipita vers la porte se sentant excité au possible. L'adrénaline était monté d'un cran avec le face à face contre la belette et maintenant il n'attendait qu'une chose: faire subir les pires outrages à son merveilleux petit calice. Il devait l'attendre impatiemment derrière cette porte, réclamant que Draco vienne le combler. Cependant, il fit fasse à un autre problème: les sortilèges de protection. Il se mit à essayer de les défaire, un à un et au bout du dixième, il s'énerva. La colère et la frustration qu'il éprouvait se ressentait jusque derrière la porte.
Ainsi, le brun étendu sur son lit, sentit sans aucun souci l'état dans lequel se trouvait le vampire. Sa raison s'était fait la malle à présent, et c'est fébrilement qu'il se leva de son lit. Dans son esprit, tout était confus. Ce fut son elfe qui le fit bouger pour faire la seule chose qu'il devait sur l'instant: aller ouvrir cette fichue porte qui l'empêchait d'être enfin avec son mâle. Ce besoin d'avoir sa Némésis en lui était viscéral et nul doute que la volonté de l'elfe était en totale contradiction avec celle du sorcier mais il ne pouvait que subir, impuissant face au phénomène. Durant le court trajet jusqu'à la porte, il s'arrêta deux fois où il haletait et gémissait d'envie. Il n'était plus qu'à quelques pas du dernier obstacle qui se dressait entre lui et son compagnon. De l'autre côté, le blond se sentit durcir en entendant les gémissements qui se rapprochaient de la porte. Doux Merlin ! Il n'avait qu'une envie, c'était d'enfoncer son sexe dur dans l'antre chaud et souple de Potter. Il grogna en réponse à son désir.
-Potter... Ouvre cette putain de porte je t'en prie ! Pesta Malfoy junior
Ce dernier était enfin devant l'huis et se retenait avec grande peine de s'effondrer tellement son bas-ventre et ses reins étaient en feu. Il finit cependant par déverrouiller la porte et celle-ci s'ouvrit dans un grincement semblable au glas. Sans attendre, le vampire s'infiltra à toute vitesse dans la pièce, ayant peur que la porte ne se referme. Il toisa un instant le gryffondor qui lui faisait face, croyant rêver. La réalité était bien plus éloignée encore, que ce à quoi il s'attendait. Potter était à cet instant précis, la chose la plus merveilleuse sur Terre. Si Harry avait été un péché, nul doute qu'il aurait été la luxure. Les yeux mi-clos, les joues rouges, le haut de son pyjama trop grand déboutonné de moitié, laissant visible son épaule ronde et sa nuque, la bouche entre-ouverte... Ce fut le gémissement d'anticipation du brun qui fit craquer le vampire. Ni une, ni deux il souleva Harry pour le transporter jusqu'au lit nuptial. Il l'avait allongé sans ménagement et se pourléchait les lèvres en entendant la petite plainte de surprise du gryffondor. Draco sentit ses derniers remparts céder. Il embrassa fougueusement le bel éphèbe sous lui qui ne cessait de se tortiller sous le corps plus lourd du vampire. Intérieurement, Harry se sentit très troublé. Il n'avait jamais pu expérimenter ce genre de baiser. L'urgence et la passion mêlées donnaient un goût plus que divin à l'échange. Si un jour, on lui avait dit qu'il embrasserait la fouine de cette manière, il aurait ri au nez de l'imbécile qui aurait sorti cette ineptie. Même embrasser tout court d'ailleurs ! Mais là, il était devant le fait accompli. Malfoy lui roulait le patin du siècle et il adorait ça ! Ils durent se séparer car le manque d'air se fit sentir.
-Potter, c'est la première fois que je te trouve réellement bandant tu sais ? Susurra Draco taquin en venant grignoter le lobe de son oreille.
Harry rassembla le peu de raison qui lui restait pour pouvoir donner le change malgré l'étourdissement qui le gagnait.
-Malfoy, je ne pensais... je ne pensais pas que... que le balafré de service, aurait pu t'attirer de cette manière... L'adage dit-il vrai ? Il n'y a que les cons qui ne changent pas d'avis ? Ironisa péniblement le gryffondor, l'air hébété et la respiration courte.
Le serpentard eut un sourire torve. Néanmoins il s'empressa d'ajouter:
-Je crois que oui mon petit Potty, seuls les cons ne changent pas d'avis. Mais pour l'heure, j'ai dans l'idée de te faire des choses inavouables là, tout de suite. Fit-il d'un ton coquin.
Le blond avait rapproché subitement son nez près de cette jugulaire palpitante qui lui faisait tant envie. Les soupirs d'aise du gryffondor ne l'aidaient pas forcément à garder son calme et c'est donc en sentant les bras d'Harry s'enrouler à son cou, qu'il baisa sa nuque et la lécha pour préparer cette zone sensible à la morsure prochaine. Il voulait faire de cet instant, un instant unique et magique. Il ne voulait plus attendre et c'est empressé qu'il plongea ses crocs dans cette fine et jolie nuque. Harry lâcha un gémissement de douleur, bien vite suivi par des soupirs de plaisir. Merlin que c'était bon ! Cette sensation était indescriptible. Il sentait parfaitement son sang être aspiré par le vampire. Son envie sexuelle revient plus forte encore, comme une vague déferlante. Il n'hésita donc pas à se coller encore plus au serpentard, leurs corps s'imbriquant parfaitement. Il sentit même le désir du vampire à travers son pantalon à la toile tendue. Draco de son côté était comme en transe. Ce sang n'avait nul autre pareil. Sa saveur était telle un nectar divin servit à la table des dieux. De plus, il ne pouvait qu'apprécier le rapprochement initié par son cher calice pendant la morsure, et exhaler le fait que le brun se laissait totalement faire.
Cependant, le rêve vira en quelque sorte au cauchemar pour les deux créatures magiques. La porte s'ouvrit avec fracas et ils sentirent bientôt plusieurs présences dans la pièce. Par Salazar ! Qui osait interrompre ainsi ce moment d'exception ?! Draco cessa de boire, tournant son regard le plus noir vers les visiteurs, ne faisant pas vraiment attention à la plainte que fit le brun, mécontent qu'il arrête ce doux supplice. Jamais on ne dérangeait un vampire pendant qu'il s'abreuvait ! Surtout quand il buvait au cou de son calice, du moins futur calice !
-Monsieur Malfoy, je vous prie de vous écartez et de laissez Monsieur Potter tranquille. Ordonna la directrice, baguette en joue dans leur direction.
Mc Gonagall avait accouru en ayant vu arriver Miss Granger en catastrophe dans son bureau pour la prévenir que Draco Malfoy avait réussir à s'introduire dans la Chambre de Monsieur Potter. Elle s'était précipitée à la suite des deux adolescents pour effectivement voir que le gryffondor était totalement abandonné dans les bras du serpentard. Elle était donc là, plantée devant la scène en compagnie d'Hermione et Ron, ce dernier encore un peu sonné.
-Il m'est impossible de faire cela professeur... J'ai commencé quelque chose et je me dois de terminer. Répliqua le vampire légèrement énervé, montrant ses crocs tâchés de sang frais.
-Vous ne me laissez donc pas le choix Monsieur Malfoy... Fit navrée la directrice.
OoOoOoOoO
Le jour baigna la pièce de lumière faisant se réveiller l'endormi. Harry ouvrit les yeux doucement. Il se sentait courbaturé mais soulagé. Ses chaleurs étaient terminées ! Il ne ressentait plus cette attente. Envolées les pulsions sexuelles ! Il se sentait libéré d'un lourd fardeau. Cependant, sa bonne humeur s'envola vite elle aussi, quand il repensa que ce n'était qu'une paix passagère. Tout ce cirque recommencerait le mois prochain. Il ne voulu pas plus cogiter et se leva donc de son lit pour prendre un bon bain bien chaud. Comme à chaque post-chaleurs, il était courbaturé de partout et plus poisseux encore qu'après une séance de quidditch intensive. Il se plaça dans l'eau chaude salvatrice de son immense baignoire privative et soupira de bien-être. Cependant, il ne resta gère longtemps dedans. Il avait prévu beaucoup de chose aujourd'hui notamment d'aller remercier chaleureusement ses deux amis ainsi que la directrice. Il l'avait échappé belle ! Un peu plus et il faisait une grosse bêtise avec Malfoy à cause de ses satanées chaleurs ! L'elfe en lui ne semblait guère d'accord avec son raisonnement mais bien vite, il n'y pensa plus. Il atterrit devant le miroir de sa salle de bain personnelle et s'observa méticuleusement. Il grimaça en voyant la morsure que lui avait faite le vampire, la première nuit de ses chaleurs. Des images de cette fameuse nuit lui revinrent en tête. Un peu plus et il aurait couché avec Malfoy. Il aurait scellé son destin par la même occasion. Il ne comprenait vraiment pas le blond. Ils s'étaient détestés toutes ces années et pourtant, il semblait que lui, arrivait facilement à passer outre leurs escarmouches.
Certes, les hormones relâchées durant les chaleurs pouvaient faire perdre la tête à toutes créatures magiques douées odorat fin mais tout de même ! Harry était troublé de ce comportement. Le serpentard aurait justement dû se réfréner lui aussi. En sachant que c'était le balafré qui dégageait ces hormones, il aurait dû être dégouté mais non. Il était venu malgré tous les obstacles, et il avait même planté ses crocs dans son cou. Au moins, cela validait sa théorie sur le fait que Malfoy junior était bel et bien un sorcier-vampire. Les joues du Survivant s'empourprèrent en repensant à son propre comportement. Comment avait-il pu entourer la fouine de ses bras pour le pousser à le mordre ? Il s'était même outrageusement collé à lui ! Il savait que son état le poussait dans ce sens mais quand même! Personne ne serait intervenu, il aurait couché avec le blond et en aurait même redemandé ! Harry sortit mortifié et véritablement honteux de sa salle de bain. Il s'habilla en vitesse et descendit jusqu'à la grande salle pour prendre son petit déjeuné. Heureusement que c'était le weekend, il pouvait se reposer davantage avant de reprendre les cours le lendemain. Sur le chemin, il ne croisa âme qui vive. C'était assez inhabituel pour une école comme Poudlard. Néanmoins il arriva donc sans encombre jusqu'à la grande salle et quand il passa la grande porte tous les regards convergèrent sur lui. Il s'arrêta de stupeur mais se reprenant, il alla d'un pas assuré vers ses deux meilleurs amis déjà attablés en train de manger.
-Bonjour vous deux ! Lança-t-il un léger sourire peiné.
-Chafut Harfy ! Répondit Ron la bouche pleine
-Bonjour. Ajouta Hermione l'air intrigué
-Je voulais vous remercier pour m'avoir protégé durant... cette période critique... Embraya Harry reconnaissant
-De rien vieux. Dit Ron venant tout juste d'avaler sa bouchée.
-Harry ? Appela doucement la gryffondor.
Le susnommé tourna la tête lui accordant toute son attention. L'air inquiet qu'arborait Hermione le fit stresser.
-Tu vas bien ?
-Epuisé mais ça va... Pourquoi ?
-Bah disons que Malfoy n'y a pas été de main morte quand on vous a retrouvé tous les deux. Fit la jeune fille d'un ton docte.
Les joues d'Harry s'empourprèrent plus vite qu'un hippogriffe au galop. Il baissa la tête honteux et soudainement mal à l'aise. Il se contenta d'hocher la tête pour acquiescer.
-J'imagine que tu n'es pas au courant mais depuis qu'on a stoppé in extremis la fouine, il est tous les jours de mauvaise humeur. Il est devenu exécrable avec tout le monde. Je n'ai jamais vu un préfet enlever autant de points en une semaine à toutes maisons confondues ! Siffla presque la gryffondor.
Suite aux paroles de son amie, le reste de bonne humeur d'Harry se volatilisa. Ainsi donc Malfoy était de mauvais poil depuis qu'ils ont été stoppés ? Qu'à cela ne tienne ! Harry n'avait pas envie de subir sa mauvaise humeur maintenant qu'il était de nouveau lui-même. Il décida donc de l'éviter le plus possible à l'avenir.
OoOoOoOoO
Draco Malfoy fulminait. Il se rendait dans la grande salle suivit de ses amis Blaise et Théodore qui eux, soupiraient de plus bel en voyant le blond encore de mauvais poil aujourd'hui. Etant les meilleurs amis de Malfoy junior, ils avaient été mis dans la confidence très vite. Ils avaient été mis au courant bien avant la rentrée de l'héritage que leur ami avait reçu. Quand ils avaient repris les cours sans leur "Prince", il avait pu constater les changements du Survivant et ils savaient plus ou moins que le comportement de Draco allait changer dès lors qu'il reviendrait et qu'il verrait par lui-même la transformation de Potter. Ils avaient bien sur appris pour la nuit où Malfoy avait essayé de faire des choses inavouables au Prince des gryffons et ils se doutaient que ça allait finir ainsi. Le blond marmonnait dans sa moustache, arrachant un énième soupir aux deux élèves derrière lui.
-Dray, t'as pas fini de rager comme ça ? S'enquit Blaise d'un ton las.
-On a compris que t'es de mauvais poil depuis que McGo t'as ramené dans le dortoir inconscient faisant échouer ton plan de conquête d'un certain gryffondor ! Ajouta Théo tout aussi las.
Le blond tiqua. Pas la peine de remuer le couteau dans la plaie par Merlin ! C'était déjà un échec plus que cuisant pour lui. Mais foi de Malfoy, il n'abandonnerait pas tant que Harry Potter ne serait pas son calice et son mari !
-J'étais à deux doigts de l'avoir ! Quel con ! Pourquoi je n'ai pas pensé à verrouiller la porte avec des sorts pour être tranquille ensuite ?! S'enflamma le serpentard.
-Ah ça, Dray on n'en sait rien. Fit le bistré en haussant les épaules.
-C'était une question rhétorique Blaise ! Informa l'héritier Malfoy en levant les yeux au ciel.
-Sinon, que comptes-tu faire maintenant ? Demanda Théo.
-Un Malfoy obtient toujours ce qu'il veut Théo, toi-même le sais plus que quiconque. Alors je ne vais pas lâcher l'affaire avec Potty. Je ne m'appellerais pas Malfoy si je n'obtenais pas ce que je veux ! Cependant, ce qui m'agace le plus c'est que mes chances d'avoir Potter sont immensément réduites quand il n'a pas ses chaleurs... Grogna le blond.
Ils conversèrent encore jusqu'à arriver à la grande salle. Quand ils passèrent les portes, tous les regards convergèrent vers le trio des vert et argent. Humant l'air, Draco sut. Son cher docile était dans la salle et sa douce odeur de sylve avait le don de l'apaiser. Il tourna la tête en direction de la table des rouge et or pour apercevoir le visage de celui qui hantait ses nuits depuis leur dernière entrevue brûlante. Celui-ci mangeait ses céréales sans faire réellement attention à ce qui se passait autour de lui. Le blond eut un léger sourire en coin. Le gryffondor avait les yeux rivés sur son bol et n'osait absolument pas regarder au-delà.
Harry savait pertinemment que s'il relevait la tête en direction des portes, il verrait le serpentard et c'est justement ce qu'il ne désirait pas. Il ne voulait pas croiser le regard mercure de Malfoy junior et sentir qu'il perdait pied et par ce geste, donner la "victoire" au serpentard. Il tint bon et ignora complètement le vampire. Nom d'un hippogriffe ! Il avait gagné la guerre, il n'allait tout de même pas perdre face à la fouine ! Il continua son petit déjeuner en discutant avec Ron et Hermione. Il snoba totalement le blond.
Ce dernier fut consterné par le comportement du brun. Néanmoins son sourire en coin s'agrandit, malgré l'attitude revêche de son elfe. Alors comme ça Potter comptait l'ignorer et faire comme si cette fameuse nuit n'avait jamais existé ? Très bien, le pari était lancé. Il alla s'installer à sa propre table pour prendre le petit déjeuner. Ses amis avaient suivi la scène et s'étaient tous deux dit que les prochains jours allaient être difficiles pour Potter. Quelque part, ils le plaignaient sincèrement car, lors que l'on devenait la cible de Draco Lucius Malfoy, on ne s'en sortait pas aussi facilement.
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Après le petit déjeuner, Harry était allé remercier la directrice et celle-ci lui avait même proposé de rester dans la chambre de la tour, ce que bien sûr, il s'était empressé d'accepter. Il s'y sentait bien et il avait au moins plus d'intimité. Il n'aimait pas forcément user du pouvoir qu'il avait acquis avec son statut de héro de guerre, mais pour le coup, il ne s'en était pas privé pour avoir sa propre chambre. Il était donc remonté dans ses appartements privatifs et s'était installé à son bureau. Il avait loupé une semaine de cours et Hermione avait veillé à tous les prendre pour qu'il ne manque rien. Il travailla dessus durant deux bonnes heures avant d'être enfin à jour. Il bascula sur le dossier de sa chaise de bureau et soupira exténué. Il avait besoin de lâcher la pression maintenant et c'est donc tout naturellement qu'il se leva pour aller chercher son journal. Il devait écrire dedans pour expulser le trop plein d'émotions qu'il gardait intérieurement. Quand il se réinstalla sur la chaise, il posa le journal devant lui et le scruta. Etait-ce vraiment une bonne idée d'écrire ses petits secrets dans un journal intime ? Si quelqu'un était amené à le lire... Si Malfoy était amené à le lire ? Il secoua vivement la tête et un long frisson le parcouru. Surtout pas la fouine ! Il s'auto-flagella mentalement pendant quelques minutes avant d'ouvrir le carnet et de commencer à écrire.
Dimanche 27 Septembre 1998
Cher moi-même,
Que dire à part que je suis mortifié et perdu ? J'ai toujours détesté ce petit con prétentieux de Malfoy et pourtant, le souvenir de ma première nuit de chaleur me hante. Je ne pensais pas que ça en arriverait là ! Sérieusement, je parle de Draco Malfoy là ! Comment ce connard d'aristo a pu passer outre, sept années de haine ?! Moi je ne peux pas passer à autre chose comme ça et vouloir coucher avec mon pire ennemi du jour au lendemain ! Qu'est-ce qui lui passe par la tête par Merlin ?! Ce que je ne digère pas, c'est la passion qui nous a lié durant ce court instant... Son baisé brûlant, ses lèvres sur ma peau et surtout... sa morsure... Je me sentais si bien, comme dans un cocon et en même temps je l'ai... ardemment désiré... Mais qu'est-ce qui ne va pas chez moi ?! De toute façon, tant que je m'appellerai Potter, il ne m'aura pas, aussi séduisant soit-il ! (encore mon côté elfique qui parle...).
Il mit le point final et referma le carnet d'un coup sec. Il s'étira puis reparti cacher son livre à secrets. Il devait s'occuper jusqu'au déjeuner. C'est donc décidé qu'il sortit de la chambre pour rejoindre la salle commune des lions et ses deux meilleurs amis. Bizarrement, il ne sentait vraiment pas cette semaine à venir.
Voilà c'est tout pour aujourd'hui, je vous donne rendez-vous dans 3 semaines-1 mois pour le chapitre 4 qui s'intitule (pour l'instant) "Petit jeu entre ennemis".
A bientôt !
Mako Lebrasky
