J'ai reçu une vingtaine de reviews pour mon premier chapitre, vous n'imaginez pas à quel point ça me fait plaisir ! Trop d'amouuuuuur !
Alors, je vais éclaircir quelques petites choses :
1/Quelques personnes m'ont dit qu'ils voulaient un slow burn Bellarke, et je vous avoue que c'est ce que j'aime le plus... mais avec l'euphorie de ce couple, j'ai déjà écris jusqu'au chapitre 10 et ils sont plutôt proches dès le début. Je ne peux pas m'en empêcher en fait. Alors, ce sera du slow burn niveau « mise en couple », mais niveau geste d'attention peut-être pas... enfin bref, vous verrez !
2/Bellamy et Clarke ne se détestent pas. Clarke n'a rien de concret contre lui, mais le trouve insupportable. Bien-sûr, il y aura quelques moments dans cette fiction où ils vont SE DÉTESTER au plus haut point mais pour l'instant ils ont seulement du mal à se supporter. Bellamy aime surtout taquiner Clarke, c'est l'une de ses plus grandes passions.
3/Il y aura quelques chapitres du PDV de Bellamy, juste dans quelques temps... ;)
3/Et enfin, je vais parler de mes publications... alors, je suis quand même assez proche du bac, et mes chapitres font plus de 4000 mots donc je pense poster un chapitre tous les 5/6 jours... (ce ne sera plus aussi régulier que Un Nouveau Départ, j'espère que vous comprenez le fait que les études passent avant tout)
Bisous mes amours et bonne lecture !
CHAPITRE 2
Je sors de ma douche en chantant à tue-tête le morceau qui passe à la radio. Je laisse tomber ma serviette sur le sol alors que j'inspecte mon armoire. Comment m'habiller aujourd'hui ? Il fait très beau dehors, mais si je mets une robe, Bellamy va penser que c'est pour lui. Je secoue la tête en enfilant mes sous-vêtements. J'opte pour un short en jean et un débardeur ample bleu marine, avec un peu de dentelle tout autour du décolleté. Je laisse mes cheveux sécher à l'air libre, alors que je regarde l'heure. Il sera bientôt là. Je prends mes cours de médecine disposés en vrac sur mon bureau et les étudie pour la énième fois. Il faut que je les connaisse par cœur pour que je puisse démarrer l'année prochaine du bon pied. Je dois travailler.
Mon téléphone vibre dans ma poche arrière. Je le récupère et regarde qui m'a envoyé un message. Le nom du contact s'affiche : « Mon magnifique petit ami ». Je fronce les sourcils en soupirant. Bellamy. J'affiche le texto.
Mon magnifique petit ami : « Je suis en bas de ton immeuble, je t'attends. Est-ce que tu as mangé ? »
Je plisse mon nez en voyant le message. Octavia a dû ajouter Bellamy dans mes contacts la semaine dernière, mais je ne vois pas pourquoi elle l'aurait nommé comme ça. Octavia peut être vraiment enfantine quelques fois. Ou alors c'est Bellamy... Il a dû prendre mon portable la dernière fois, sans que je ne le voie. Je lui réponds.
Clarke G. : « Non, je n'ai pas mangé. Je mangerai ce soir. Et j'arrive. »
Je prends mon sac à main, vérifie ma tenue et sors de mon appartement. Lorsque j'arrive en bas de l'immeuble, je vois Bellamy dans sa voiture, m'attendant garé sur une place de parking. Je me dirige automatiquement vers le côté passager. J'ouvre la portière et m'assois.
— Bien dormi, princesse ? me demande-t-il.
— Bien, merci, je réponds. Et toi ? Encore une autre conquête hier soir ?
— Non, pas une seule depuis quelques semaines, me dit-il. Je ne suis pas du genre à tromper ma copine, surtout une aussi belle blonde.
Il se tourne vers moi et me fait un clin d'œil en prononçant cette phrase. Je lève les yeux au ciel en lâchant un soupir. Des fois il m'insulte, d'autres fois il me fait du rentre-dedans... Je ne le comprendrai jamais !
— Quel honneur, dis-je. Bellamy, pourquoi est-ce que tu m'as demandé si j'avais mangé ?
— Pour savoir si je devais t'emmener déjeuner, justement.
— Tu n'es pas obligé, je marmonne.
— Je n'ai pas envie de te voir tomber dans les vapes à n'importe quel moment.
— Si je tombe dans les vapes, ça sera sans doute dû à ta compagnie.
— Oh princesse, ça fait mal, dit-il en portant l'une de ses mains contre son cœur.
Je secoue la tête en souriant. Je pose ma tête contre la vitre alors qu'il démarre la voiture. C'est la première fois que je me retrouve réellement seule avec lui, sans qu'il n'y ait Octavia pour faire l'intermédiaire entre nous. C'est une sensation très étrange.
Au bout de cinq minutes de route, j'augmente le son de la radio, alors que Bellamy me jette un regard de travers.
— Taylor Swift ? Vraiment ?
— Quoi ? dis-je, agressivement. J'aime bien Taylor Swift, ça détend.
— C'est surtout pour les petites filles.
— Retire ce que tu viens de dire, je lui ordonne en me tournant vers lui. Taylor Swift chante super bien et elle écrit elle-même ses chansons !
Il rit alors que je mets la musique encore plus forte. Je commence à danser sur mon siège, juste pour l'ennuyer. Je me mets également à chanter « Shake it off, shake it off » en criant presque, alors qu'il me lance un regard amusé. Il danse légèrement lui aussi, en faisant de simples vagues avec sa tête. J'éclate de rire.
— Taylor Swift ne te laisse pas indifférent, je remarque en riant.
— J'aime bien les blondes, dit-il en me regardant et en souriant.
Je le frappe à l'épaule, hilare. Mon portable vibre soudainement et je le prends dans mes mains. Octavia vient de m'envoyer un message.
Octavia B. : « Tu es avec mon frère là ? Fais-lui un bisou de ma part, s'il te plait ! Mais un VRAI bisou (donc avec Raven, on veut que tu touches sa joue avec tes lèvres). Allez, tu en meurs d'envie, j'en suis sûre ! Bisou Clarke. »
Je ris en voyant son message. Octavia est vraiment une enfant, comme je le disais. Elle est vraiment folle.
— C'est qui ? me demande Bellamy en se tournant vers moi.
— Ta sœur. Elle te fait un bisou. Enfin, techniquement, elle me demande de t'embrasser de sa part.
— Au sens propre ?
— Ouais, dis-je en riant.
— Dis-lui qu'on est en train de s'envoyer en l'air dans la voiture.
Je le regarde, choquée, mais je ris à ses propos. Il a eu une très bonne idée. Je lui demande de me dicter le message, alors que je pouffe à nouveau. J'appuie sur la touche « Envoyer » et attends quelques secondes. Elle vient de me répondre.
Octavia B. : « Hilarant Clarke... Non mais vraiment, vous n'êtes pas drôles, je boude. »
— C'est bon, dis-je à Bellamy. Défi réussi, elle nous déteste.
— Depuis le temps que j'attendais ça…
Je secoue la tête en levant les yeux au ciel. Je repose ma tête contre la vitre. J'entends Bellamy changer de station et s'arrêter sur une radio passant la chanson Forever Young d'Alphaville. Je ferme les yeux et me laisse bercer par la douce mélodie du morceau. Trop vite à mon goût, la voiture s'arrête. Je cligne des paupières et regarde autour de moi. Nous sommes sur le parking du McDonald. Je me tourne vers Bellamy.
— Si tu avais vraiment été ma copine, je t'aurais sans doute emmenée dans un restaurant chic, me dit-il.
— Donc je ne mérite pas un vrai restaurant ? je demande en haussant les sourcils.
— Tu as tout compris, rit-il.
— Et bien, tu as de la chance, parce que J'ADORE les burgers, je réplique en ouvrant la portière de la voiture.
Il me rejoint, alors que je me dirige vers l'entrée. Nous commençons à faire la queue en regardant les menus.
— Tu veux quoi, princesse ?
— Oh, non, je paye mon menu.
— Hors de question, je suis con, mais pas à ce point.
— Je n'ai pas besoin que tu me payes à manger, j'ai de l'argent moi aussi.
— Je n'en doute pas.
Je serre les dents en entendant sa dernière phrase, faisant immédiatement référence au surnom « princesse ». Bellamy ne m'a pas appelée de cette façon pour rien, bien évidemment. Lors de notre première rencontre, il s'est mis en tête que j'étais une personne privilégiée. Octavia lui avait parlé de moi et il s'était dit que j'avais une vie facile, contrairement à eux, ce qui n'est absolument pas le cas. Je sais que Octavia et lui ont dû se débrouiller seuls après la mort de leur mère… Mais je n'y suis pour rien. J'ai aussi perdu un parent lorsque j'étais plus jeune. Tout n'a pas été rose.
— Tu n'as pas besoin de jouer un rôle.
— Je ne joue pas un rôle. Le problème, c'est que si Octavia apprend que je ne t'ai pas payé ton repas, elle va me piquer une crise.
Je soupire d'agacement en regardant les menus qui sont proposés. Je regarde le serveur au loin en souriant. Il est vraiment beau. Je me tourne vers Bellamy.
— En tout cas, je veux bien que tu m'offres le serveur, dis-je, un sourire au coin des lèvres.
— Je te signale que je suis censé être ton copain, tu ne dois pas dire ce genre de choses en ma présence.
— On n'a pas commencé le jeu.
Nous nous disputons quelques secondes sur le serveur mignon. Finalement, Bellamy me paye mon menu et prend garde à se mettre entre le jeune homme et moi tout du long. J'ai essayé d'argumenter durant une dizaine de minutes pour payer mon repas, mais il a malheureusement gagné... Je ne suis pas aussi persuasive que je le pensais. Nous commençons à manger dans le silence.
— Tu veux mes cornichons ? je propose en les tendant vers lui.
— On est devenus aussi proches que ça, à partager nos repas ? s'étonne-t-il en les prenant et en les mettant immédiatement dans sa bouche.
— Je sais que tu aimes bien, alors je ne vais pas gâcher.
— Je ne sais pas où tu mets tout ça, sincèrement, réplique-il en regardant mon repas. Tu as pris le menu le plus calorique de ce fast-food.
— J'adore la nourriture, c'est mon pêché mignon. J'ai de la chance d'avoir un bon métabolisme, même si je ne suis pas vraiment toute mince.
— Arrête, tu sais très bien que tu es magnifique, dit-il en secouant la tête.
Je me détourne de mon burger pour le regarder, en haussant les sourcils. Il semble se rendre compte de ce qu'il vient de dire, puisqu'il secoue la tête et lâche un rire.
— Tu vois ce que je veux dire, se justifie-il. Je ne veux pas que tu commences à avoir des complexes.
— Arrête de t'expliquer Bellamy, je sais que tu me trouves parfaite et que tu as envie de mordre chaque parcelle de mon corps.
Il me fait les gros yeux, alors que je commence à rire. Je vois, pour la toute première fois, ses joues se teinter d'une jolie couleur rouge.
— Octavia t'en a parlé ? demande-il d'un air dégoûté.
— Octavia me parle de tout, j'explique en mordant mon pouce.
— Ce n'est pas ce que tu crois. J'étais bourré ce jour-là et j'ai dit un tas de conneries. Apparemment, Octavia a seulement relevé celle-ci.
— Ne t'inquiète pas, je le rassure. Je sais que c'était sous l'influence de l'alcool. J'ai moi-même pu dire des choses de ce genre une fois.
— Sur moi ? demande-t-il. Raconte-moi tout, Clarke.
— Jamais de la vie. Tu n'auras qu'à le demander à ta sœur.
— Tu sais très bien que je vais le faire.
— Bonne chance.
Il sourit. Je croque une bouchée dans mon hamburger, en mettant de la sauce un peu partout sur mon visage. Bellamy éclate de rire, alors que je lui pique toutes ses serviettes. Il frappe ma main lorsque je pioche dans ses frites.
— Bon, parlons de toute cette histoire, commence-t-il.
— Il faut déjà qu'on se crée un passé, je propose.
— Facile. Depuis quelques années, nous nous disputons constamment.
— Exactement. Mais, il y a quelques mois, il y a eu un rapprochement entre nous deux et nous... Nous...
— Sommes tombés amoureux, dit-il en finissant ma phrase.
— C'est ça, dis-je en raclant ma gorge. Et notre couple dure depuis maintenant six mois.
— Nous n'habitons pas ensemble ? demande-t-il.
— Non, mais je passe la plupart de mes journées chez toi.
— D'accord. Autre chose à prévoir ?
— Non, enfin rien ne me vient en tête. Et toi ?
Il secoue en signe de négation la tête. Je prends une gorgée de ma boisson. Il commence à jouer avec sa paille et à la triturer de ses mains. Je le connais assez pour savoir que quelque chose trotte dans sa tête. Je lui demande ce qui ne va pas.
— Je n'ai rencontré ta mère qu'une seule fois, me dit-il. Ça me rend un peu nerveux.
— Vraiment ? Tu sais que tu n'es pas mon petit-ami, pas vrai ?
— Bien sûr, grince-t-il d'un air exaspéré. C'est juste que je n'ai jamais rencontré la mère de l'une de mes petites amies puisque je n'en ai jamais vraiment eu. C'est étrange.
— Elle est chouette, ne t'inquiète pas. Elle n'est pas du genre à te sauter dessus à chaque phrase que tu pourras dire.
— Oui, enfin ça doit être difficile de voir sa fille dans les bras de quelqu'un.
— C'est surtout que tu es le suivant après Finn, dis-je en grimaçant. Elle ne veut sans doute pas que toute cette histoire se répète...
Il hoche la tête devant moi en continuant à triturer sa paille. Même si nous ne nous sommes jamais entendus, Bellamy m'a toujours défendue. Le meilleur exemple reste il y a quelques années. Je m'étais réfugiée chez les Blake après ma confrontation avec Finn. Cependant, celui-ci m'avait suivi et avait frappé à la porte durant une dizaine de minutes. Finalement, Bellamy l'avait repoussé en le traitant de tous les noms. Je ne le remercierai jamais assez pour ça.
— Je peux comprendre, me dit Bellamy en levant les yeux vers moi.
— Ne t'inquiète pas, elle va te laisser une chance. Je vais juste devoir faire semblant au maximum pour qu'elle puisse croire à notre histoire.
— D'ailleurs...
— Oui ?
— Embrasse-moi.
J'avale ma gorgée de Coca-Cola de travers et commence à tousser. Il me lance un grand sourire. Je reprends ma respiration et le regarde avec surprise.
— Je te demande pardon ? dis-je.
— Nous devons passer pour un couple, toi et moi. Donc en d'autres termes, nous allons devoir nous embrasser. Alors je te propose de le faire maintenant, comme ça nous allons être tous les deux débarrassés.
— Non ! je m'exclame. Ce n'est pas parce que nous devons passer pour un couple que nous allons nous embrasser !
— Et comment allons-nous faire ?
— Je ne sais pas... dis-je en hésitant. On va se tenir côte à côte.
— Bravo, rit-il. Nous allons être un magnifique couple, super crédible. Bon, alors pas de bisous. Mais tu me laisseras faire pour tout le reste.
— C'est à dire ? dis-je, suspicieuse.
— C'est à dire que tu me laisses te toucher où je veux, quand je veux. Je vais gérer.
— Pourquoi est-ce que tu voudrais toucher quelqu'un que tu détestes ?
— Je ne te déteste pas. Je te trouve juste insupportable. De plus, tu n'es pas désagréable physiquement.
Je secoue la tête en soupirant. Je ne supporte pas quand il dit quelque chose du genre « Laisse-moi te toucher là où je veux ». Ce n'est pas que je ne lui fais pas confiance, mais ça reste Bellamy. Il est vraiment beau. Je risque d'y prendre goût, alors que ce n'est pas du tout l'objectif.
— Il faut qu'on soit proches pour rendre Finn jaloux, continue-t-il à dire.
— Je ne veux pas le rendre jaloux, je rétorque. Je veux juste qu'il pense réellement que je suis accompagnée.
— Et bien, moi, je veux qu'il se rende compte de sa bêtise, d'avoir joué avec deux filles comme bon lui semblait.
— Merci, je souffle simplement en baissant la tête.
Il hausse les épaules comme s'il n'avait rien dit d'important.
— On sort ? propose-t-il après quelques minutes de silence.
Je hoche la tête et nous sortons du fast food. Nous entrons dans sa voiture et nous ne disons rien pendant le trajet. Le silence entre nous n'est pas gênant ou étrange. Il est très confortable. Je suis le genre de personne à vouloir combler les blancs d'habitude, mais je n'en vois pas l'utilité avec Bellamy.
J'étends mes jambes nues devant moi et pose mes pieds sur le tableau de bord.
— Non mais, tu te prends pour qui ? s'exclame-t-il.
— Oh ne me dis pas que tu es le genre de mec qui s'occupe plus de sa voiture que du reste.
— Il n'y a qu'Octavia qui a le droit de faire ça. Pour toi, c'est interdit.
— Et je peux savoir pourquoi ? je demande en haussant mes sourcils.
— Sois déjà heureuse d'être autorisée à entrer dans ma voiture.
Je lève les yeux au ciel et soupire en enlevant mes pieds du tableau de bord. Quel rabat-joie. Au bout de quelques minutes de route, il s'arrête sur le parking d'un parc.
— Pourquoi un parc ? je demande en sortant de la voiture.
— Je ne sais pas, répond-il. J'avais l'habitude de venir ici avec Octavia, il y a quelques années. On faisait de longues balades tous les deux.
— Et maintenant, tu es obligé de te coltiner sa meilleure amie, dis-je en riant.
— Exactement. Ma vie est triste.
Je le frappe sur l'épaule, alors que nous commençons à nous balader côte à côte sur le sentier. Je le regarde et vois un air concerné sur son beau visage. Oui, beau visage. Ce n'est pas parce que ce n'est pas mon ami que je ne reconnais pas sa beauté. Je ne suis pas aveugle.
— Je ne sais pas quoi penser de sa relation avec Lincoln.
Je tourne la tête vers lui, une lueur d'interrogation dans les yeux. Ça m'étonne de voir qu'il souhaite parler de ce qu'il ressent avec moi. Il ne me regarde pas, il reste la tête droite. Je soupire doucement et prends la parole.
— Octavia est heureuse avec Lincoln, lui dis-je. Elle nage dans le bonheur depuis qu'ils ont emménagé ensemble.
— J'adore Lincoln, tu le sais très bien. C'est mon meilleur ami, mais…
— Tu devrais être fier de les avoir présentés, Bellamy. Ta sœur sort avec ton meilleur ami... Je ne vois vraiment pas où est le problème.
— Je le sais, soupire-t-il en soupirant. C'est juste qu'elle ne passe plus autant de temps avec moi.
Bellamy a sacrifié beaucoup de choses dans sa vie pour pouvoir subvenir aux besoins de sa petite sœur. Il a dû cumuler les boulots lorsqu'il était plus jeune, afin de payer ses études d'architecture et par la même occasion les années d'Octavia au lycée. Il n'a pas eu de réelle enfance, il ne restait qu'avec elle. Lorsqu'il lui a présenté Lincoln, il ne pensait pas que celui-ci s'intéresserait à sa petite sœur. Bellamy a seulement peur qu'elle grandisse trop vite.
— Je pense que ton principal objectif depuis tout petit était qu'elle soit heureuse, lui dis-je doucement. Tu as réussi, tu ne devrais pas te poser autant de questions.
— Avec qui vais-je faire mes balades au parc maintenant ? demande-t-il en souriant.
— Je la remplace si tu veux, je propose en souriant.
— Oh non, ça veut donc dire que je dois te payer une glace pendant qu'on marche ?
— Carrément, ouais !
Nous nous arrêtons devant un marchand de glace quelques minutes après. Bellamy achète nos deux glaces, alors que nous faisons le chemin retour.
— Je ne vois toujours pas l'intérêt de prendre une glace avec deux boules vanille, me dit-il en secouant la tête.
— Le meilleur parfum au monde, c'est la vanille, je réponds. Alors deux boules ça me donne deux fois plus de plaisir
— Arrête de répéter cette phrase, Clarke, ça sonne vraiment pervers dans ta bouche.
Je le regarde et me rends compte de mes paroles. Je mets ma main devant mes lèvres et éclate de rire. Il me regarde de côté et me fait un clin d'œil.
— Tu ne peux pas t'empêcher de faire des remarques allusives, pas vrai ? je demande.
— Tu me connais. Je ne suis pas le genre d'homme à avoir une petite-amie.
Clarke tourne sa tête sur le côté en soupirant. Octavia lui a parlé des nombreuses conquêtes que Bellamy lui ramenait alors qu'ils étaient un peu plus jeunes et habitaient ensemble. Bellamy est sorti une seule fois avec quelqu'un et ça s'est… Très mal terminé. Elle l'avait trompé et il n'a jamais pu réellement s'en remettre. Bien-sûr, il ne sait pas que Clarke est au courant.
— Je pense que tu pourrais en rendre beaucoup amoureuses de toi, dit-elle doucement.
— Premièrement, je suis tout, sauf un mec fréquentable. Deuxièmement, est-ce que tu parles pour toi, princesse ? dit-il avec un sourire en coin.
— Premièrement, même si tu es insupportable, tu restes quelques fois un gentleman, vu que tu m'as offert une glace. Deuxièmement, je parle de toutes les filles, exceptées moi.
— Pourquoi pas toi ?
— Je te connais depuis longtemps, je sais comment tu te comportes avec les filles. Tu es un vrai enfoiré.
— Mais tu adores ce trait de caractère chez moi.
— Il n'y a rien que j'aime chez toi. Pourtant, je cherche, je cherche, je cherche... Mais non.
Il rit en essayant de bousculer mon épaule. Je lui tire la langue comme une enfant. Je me rends compte que nous sommes déjà arrivés jusqu'à sa voiture. Je mange rapidement le cornet de ma glace et grimpe dedans. Bellamy démarre, alors que mon téléphone sonne.
— Mais qu'est-ce que tu as avec Taylor Swift ? demande-il les yeux écarquillés, en entendant ma sonnerie de téléphone.
— J'aime Love Story de Taylor Swift, dis-je. « You'll be the prince and I'm be the princess, it's a love story baby, just say yes. »
— Oui mais, si tu continues comme ça, « We are never, ever, ever... Getting back together ! »
— Je ne savais pas qu'on était ensemble, je souris.
— « The players gonna play, play, play, play... »
Je secoue la tête en souriant et réponds au téléphone. Je ne savais pas que Bellamy pouvait citer des paroles de chansons de Taylor Swift.
— Allô ?
— Clarke, c'est Octavia.
— Je sais banane, ta photo s'affiche lorsque tu m'appelles.
— Est-ce que tu es avec Bellamy?
— Oui, je suis avec lui, pourquoi ?
— Est-ce que vous pourriez venir à l'appartement ? Il y a eu un petit imprévu.
— D'accord, pas de problème, dis-je en fronçant les sourcils. On est sur la route, on arrive dans quelques minutes.
— À tout de suite.
Elle raccroche. Je me tourne vers Bellamy et lui explique ce qu'elle vient de me dire. Il fronce les sourcils de la même façon que moi. Octavia n'est pas le genre de fille à stresser de cette façon. Je vois Bellamy tourner le volant vers le coin de la rue où habite sa sœur. J'ouvre directement ma portière et fonce vers l'immeuble. Je monte rapidement les escaliers et rentre dans l'appartement, sans même prendre la peine de frapper à la porte. Octavia est assise sur le canapé, à côté de Raven et Lincoln. Je m'avance pour leur faire la bise, alors que Bellamy serre la main de Lincoln.
— Ça s'est bien passé ? nous demande Raven.
— Nous ne nous sommes pas entre-tués, ce qui est déjà un grand pas, je réponds. Bon, qu'est-ce qu'il se passe ?
— Je suis vraiment désolé, Clarke, me lâche soudainement Lincoln.
— Quoi ? dis-je en paniquant. Pourquoi ?
— Je vais tout te dire, souffle Octavia. En fait, j'ai fait du shopping toute la journée avec Raven, donc Lincoln est resté chez nous toute l'après-midi. Or, ta mère a appelé et lui a dit qu'elle organisait également un brunch dimanche matin et qu'elle t'invitait.
— D'accord, et où est le problème ?
— Elle t'a invitée avec ton petit-ami.
— QUOI ? s'exclame Bellamy, agressivement
— Bellamy était prévu pour UNE journée, pas pour deux ! dis-je à mon tour.
— Je sais, s'excuse Lincoln. Mais j'avais complètement oublié ton histoire.
Je mets ma tête entre mes mains. Déjà, assurer une soirée avec Bellamy sera compliqué, mais un brunch également... Et puis, je connais ma mère, je sais qu'elle peut s'attacher très vite aux personnes. Et si elle commence à adorer Bellamy ? Ça lui briserait le cœur le jour où je lui dirais que nous nous sommes « séparés ».
— Est-ce que Finn sera présent ? questionne Bellamy en se rapprochant.
— Je ne sais pas, lui répond Lincoln. Elle ne me l'a pas dit. Pourquoi ?
— Parce que s'il ne sera pas présent, je ne serai pas obligé de t'accompagner, pas vrai ? me demande-t-il en me regardant.
— Oui, c'est vrai. Il va falloir que je le demande à ma mère vendredi soir.
— D'accord, dit-il. Si ça se trouve on se fait tous les deux du souci pour rien.
Je hoche la tête et m'assois tranquillement sur l'un des tabourets de l'îlot central de cuisine. Je pense soudainement à un truc et me tourne vers Bellamy.
— La rupture ! Comment est-ce qu'on va rompre ?
— Quoi ? m'interroge-t-il en me regardant.
— Ma mère va sans doute s'attacher à toi, il va nous falloir une très bonne excuse.
— Premièrement, tu laisseras passer quelques jours après le brunch pour lui annoncer.
— Pourquoi ? je demande.
— Parce que si nous rompons une semaine après que je la rencontre, cela fera vraiment louche.
— Non, si on laisse passer quelques jours, elle est capable de nous inviter de nouveau quelque part.
— Justement, tu iras seule et tu inventeras des choses, par exemple qu'on a du mal dans notre couple en ce moment.
J'acquiesce. Je me relève et me dirige vers le frigidaire. Je me sers un verre d'eau, alors que je vois Bellamy réfléchir et se tourner vers sa sœur.
— O', est-ce que Clarke a déjà eu des pensées salaces envers moi ?
Elle lui fait les gros yeux, alors que je m'étrangle avec mon eau. Je la regarde et lui jette un regard furieux.
— Non, ne lui dis rien.
— Hé ! s'exclame Bellamy. Je te l'ai raconté pour moi, alors je veux savoir !
— Vous avez parlé de quoi tout l'après-midi ? demande-t-elle en riant.
— Octavia, dis-moi.
— En fait, elle a...
Je cours vers elle et plaque ma main contre sa bouche, alors qu'elle essaye de parler. Je sens Bellamy venir derrière moi et mettre ses bras autour de mon corps. Il me soulève de terre en m'éloignant de sa sœur. Je bats frénétiquement des jambes, tandis que mon dos reste plaqué contre son torse. Octavia sourit d'une façon espiègle et, malheureusement pour moi, ouvre la bouche.
— Elle a une fois rêvé que tu éparpillais de la crème chantilly partout sur son corps... Et que tu ne l'avais pas enlevé avec un mouchoir, mais avec une chose qui s'appelle une langue.
Je m'écarte des bras de Bellamy, qui est plié de rire, et m'assois de nouveau autour de l'îlot central, en mettant ma tête dans mes mains. Je pousse un petit gémissement et essaye de m'expliquer.
— C'était il y a presque un an... Et puis ça ne compte pas, c'était un rêve.
— Tu sais ce qu'on dit à propos des rêves ? demande-t-il en se mettant à côté de moi.
— Non, mais je pense que tu vas me le dire.
— Tout rêve est fait pour devenir réalité.
— Bien sûr. On dit aussi que lorsqu'on rêve, on est comme sous l'effet de la drogue.
— Tu viens totalement d'inventer ça, rit-il en me regardant.
— Totalement ! j'avoue en éclatant de rire.
Je me tourne vers les autres, qui nous regardent avec une grande lueur de surprise dans le regard. C'est vrai que cette scène est complètement irréelle. Je perds mon sourire peu à peu. Je secoue la tête pour me rafraîchir les idées et me lève.
— Je dois y aller, j'annonce au groupe. Il faut que je me prépare mentalement à passer ma soirée avec ce naze ici présent.
— C'est moi ! dit-il en levant la main.
Je secoue la tête avec désespoir, alors que je m'avance pour dire au revoir à mes amis. Je passe près de Bellamy en le frappant légèrement à l'épaule.
— Viens me prendre vendredi à 18h, d'accord ? je demande.
— Attention princesse, je pourrais vraiment te prendre aux mots.
Je ferme les yeux de dégoût en entendant sa phrase. Le sexe, il ne pense qu'au sexe. Il me pince la joue, alors que je le regarde sérieusement.
— Allez, tu sais très bien que je rigole, me dit-il.
— Justement, je ne suis pas habituée à te voir rire, ça me perturbe !
— Ça fait encore plus mal au cœur.
Pour la deuxième fois de la journée, il porte sa main droite contre son cœur. Je le contourne et je sors de l'appartement. Je m'adosse quelques secondes contre la porte. La fameuse soirée chez ma mère est dans deux jours et je ne sais absolument pas comment elle va se passer. Je suis légèrement nerveuse.
Dans le chapitre 3 : Le fameux repas chez la mère de Clarke !
J'espère que vous ne trouvez pas que leur relation va vite. Je ne voulais pas faire de Clarke et Bellamy des ennemis jurés (je le garde pour ma prochaine fiction, ça !) Je veux que vous compreniez ce que je souhaite faire. C'est l'histoire de deux personnes qui vont apprendre à se connaître au fur et à mesure des jours, et peut-être commencer à s'apprécier. Je ne voulais pas que ce soit une fiction avec beaucoup de tensions entre les personnages. Cette fiction sera le SOLEIL de votre journée ! (enfin j'aimerais ce le soit :p)
+ Beaucoup d'allusions sexuelles dans ce chapitre, je m'en excuse ! Elles ne seront pas aussi nombreuses la prochaine fois ! (A moins que vous n'aimiez ça, coquinous)
+ Effectivement il y aura beaucoup de dialogues dans cette fiction, mais le récit doit être dynamique. J'aimerais montrer leurs petites interactions, leurs petites blagues, leurs petites piques...
- Amandine.
