Je suis désolée pour le retard, mais j'ai une excuse... je suis allée à l'exposition Harry Potter à Paris lundi ! Etant une grande fan d'Harry Potter (au point de collectionner les livres et les t-shirts), j'étais aux anges. Je ne remercierais jamais assez ma famille pour m'avoir fait ce cadeau.
MERCI pour vos reviews, encore une fois ! Elles me réchauffent le cœur franchement, ça me met tellement de bon humeur... Continuez mes amours, c'est super ! Et bien-sûr, merci aux guests : Francesca, Bouhouhou, Chiara, bibou1234, Freya, Anglina, Miy, Cha, Alexmen, samla, Laura...
Si vous souhaitez savoir mon inspiration pour la robe de Clarke : Tapez « Vanessa Hudgens Legend of the Guardians » sur le moteur de recherche, et ce sera la robe fleurie affichée !
CHAPITRE 3
— Non, pas celle-là, dis-je à Octavia.
Je m'assois sur mon lit et me prends la tête entre mes mains. Cela fait environ une heure que nous essayons de me choisir une tenue, Octavia et moi, et nous ne nous sommes pas encore mises d'accord. Je souhaiterais une robe simple, qui ne fasse pas soirée, mais qui ne soit pas si simple que ça. Ce n'est pas si dur à comprendre... Non ?
— Je ne comprends pas ce que tu cherches.
— Je veux une robe jolie ET simple.
— Mais moi, je veux que tu aies une robe sexy.
— Mais pourquoi ? je demande, exaspérée. Je vais à un dîner chez ma mère !
— Oui, mais il y aura Finn ET Bellamy. J'ai envie que Finn regrette ce qu'il a fait, et j'ai envie que Bellamy ait envie de te sauter dessus. Ce n'est pas trop demandé, quand même ?
— Le problème, c'est que je ne veux pas qu'il me saute dessus, O'...
— Arrête de mentir, je le vois dans ton regard. Souviens-toi de ton rêve.
Octavia ne cesse de me rappeler cette histoire pour créer une sorte de chantage. Ce n'est pas parce que j'ai UNE FOIS parlé de Bellamy que cela va se reproduire ! Il faut que j'arrête de lui raconter tout ce qui me passe par la tête.
— Ne me parle plus de ça, autrement je te coupe la langue, c'est compris ?
— Clarke... dit-elle en me regardant et en poussant un long soupir. Depuis Finn, tu n'as pas eu de vrai copain.
— Ce n'est pas vrai, je proteste en grommelant. Je suis sortie avec Andrew il y a deux ans.
— Ça a duré trois semaines...
— En même temps, c'était un vrai con.
Je soupire, alors qu'elle cherche de nouveau dans mon armoire. Je réfléchis à ce qu'elle vient de me dire. Elle a complètement raison. Je n'ai pas été touchée par un homme depuis deux ans. Je suis quelque peu à cran en ce moment... Mais ce n'est pas une raison pour me rapprocher de Bellamy. Il faudra juste que j'évite ses mains, sinon je vais fondre sur place. Heureusement pour moi, il m'horripile dès qu'il ouvre la bouche. Le secret du charme de Bellamy Blake.
— Bon, dis-je en me levant. Passe-moi la première robe, la fleurie. Elle va suffire.
— Ma préférée ! s'exclame-t-elle en applaudissant.
Je pouffe de rire alors que je prends la robe qu'Octavia me tend. Je l'enfile et me place devant la glace. J'ai choisi une robe à bretelle plutôt simple : noire avec des fleurs orange et rouge. Le dos est complètement ouvert, s'arrêtant vers le creux de mes reins.
— Bellamy va en raffoler, sourit-elle.
Je secoue la tête et fouille dans le bas de mon armoire à la recherche de chaussures. J'en prends des marrons ouvertes, à talons. Je me mets devant la glace et prends les pinces à côté de moi. Je me fais un chignon déstructuré, en laissant quelques mèches sur les côtés de mon visage. Je m'applique une petite touche de mascara et me tourne vers Octavia.
— Alors ? je demande, nerveuse.
— Tu es magnifique, m'assure-t-elle. Finn va bouillonner intérieurement.
Je ris, priant pour que ce soit vrai. Je veux juste le torturer de la même façon qu'il m'a torturé. C'est du donnant-donnant. J'entends mon portable vibrer sur ma table de nuit. Je le prends dans mes mains, alors qu'Octavia part dans la salle de bain. C'est un message.
Bellamy B.: « Quand tu me disais de m'habiller simple, tu voulais dire quoi ? »
Clarke G.: « Mets tout ce que tu veux, mais pas un smoking. »
Bellamy B.: « Comme si tu méritais que je m'habille comme ça. »
Clarke G.: « Je t'emmerde. »
Bellamy B. : « Tu as intérêt à bien être habillée, chérie. »
Clarke G. : « Pour la peine, je vais me mettre un sac poubelle sur la tête. »
Bellamy B. : « Ça sera toujours mieux que ton vrai visage. »
Clarke G. : « Je te déteste tellement... »
Bellamy B. : « La haine conduit souvent à l'amour, princesse. »
Clarke G. : « Elle conduit surtout au meurtre. »
Je balance mon portable en travers de mon lit et rejoins Octavia. Bellamy m'insupporte déjà. Je regarde ce que fait Octavia, qui prend une crème pour le corps dans l'un de mes tiroirs.
— Mais qu'est-ce que tu fiches ? je m'exclame en fronçant les sourcils.
— C'est ta crème à la vanille, dit-elle en arrivant vers moi. Laisse-moi faire.
J'attends alors qu'elle en met un peu au bout de ses doigts. Elle en dépose dans mon cou et sur mes épaules. J'essaye de m'enlever de son emprise, mais elle resserre ses doigts sur moi. Finalement, elle replace la crème dans mon tiroir.
— Octavia, c'était pour quoi tout ça ? je demande, en riant.
— Bellamy adore ce parfum.
— Octavia ! Je m'en fiche !
— Il va te sauter dessus, c'est officiel.
Je commence à tousser en rougissant. Je n'en peux plus de cette fille, vraiment. Je vais la frapper. Ou simplement arrêter d'être amie avec elle.
— Heureusement que je ne lui plais pas alors, dis-je en souriant.
— Pour l'instant, réplique-t-elle en me faisant un clin d'œil.
— Je vais te tuer, Octavia. Je te déteste.
— Moi aussi je t'aime, assure-t-elle.
J'entends la sonnette de mon appartement retentir. Je regarde Octavia, lui dis « Cette conversation n'est pas terminée » et me dirige vers la porte d'entrée. Je respire un grand coup et l'ouvre. Je me fige en voyant Bellamy devant moi, les mains dans les poches. Il est habillé très simple, mais c'est parfait sur lui. Il porte un t-shirt gris clair et un pantalon chino beige. Ses cheveux sont désordonnés, comme à l'habitude. Je le vois étudier ma tenue de haut en bas. Je rougis, alors que ses yeux s'agrandissent.
— Clarke, tu es... Tu es... commence-t-il, ne sachant quoi dire.
— Mieux qu'un sac poubelle ? je propose en riant.
— Un sac poubelle de luxe, même, rit-il en riant.
— Tu n'es pas mal non plus, dis-je en me mettant de côté pour le laisser passer. Vas-y, tu peux entrer.
Il s'exécute et rentre dans mon appartement, en me frôlant au passage. Alors que je referme la porte derrière moi, je l'entends me dire « Tu sens vraiment bon ». Je souris en baissant la tête. Heureusement, Octavia sort de la salle de bain et vient enlacer son frère.
— C'est bon, vous êtes prêts à partir ? demande-t-elle.
— Oui, on va y aller, dis-je. Tu restes un peu ici ?
— Je vais étudier dans ta chambre, je pense. Je ne veux pas me laisser distraire par les sublimes mains de Lincoln.
— Octavia, je suis là je te signale ! s'exclame Bellamy.
— D'accord, fais comme chez toi, dis-je en ignorant la remarque de son frère et en prenant mon sac à main.
— Amusez-vous bien, nous lance-t-elle alors que nous ouvrons la porte. Ne faites pas trop de cochonneries, surtout pas dans la voiture, parce que je...
— Octavia ! je crie en me retournant vers elle. On va juste à un dîner, rien de plus.
— C'est bon, je me tais, dit-elle. Bell, garde tes mains loin d'elle, d'accord ?
— Oui, je...
Il ne finit pas sa phrase. Je le regarde, une lueur d'inquiétude dans le regard. Il me contourne et se place derrière moi. Je regarde Octavia, ne comprenant pas son attitude.
— Je retire ce que j'ai dit, lâche-t-il en se remettant à mes côtés et en regardant sa sœur.
— Quoi ? je demande, en le regardant.
— J'allais promettre de garder mes mains loin de toi, mais je n'avais pas vu le dos-nu de cette robe. Maintenant, je ne garantis plus rien.
Je pousse légèrement son épaule. Je sors sur le palier avec lui. Je dis un dernier « au revoir » à ma meilleure amie et ferme la porte derrière moi. Je me dirige vers les escaliers, alors que Bellamy me suit. Je réalise le fait qu'il aura accès à mon dos nu toute la soirée. Je n'aurais peut-être pas dû choisir cette robe. Bellamy passe devant moi sur le parking et ouvre la portière pour que je puisse m'installer dans la voiture.
— Tu m'ouvres la portière ? je demande, en haussant un sourcil.
— Je suis dans le rôle, princesse.
J'accepte sa proposition et monte dans la voiture, en faisant attention à ma robe. Il passe devant le véhicule et s'assied derrière le volant. Il met l'autoradio et le contact. Je change la chaîne de radio, jusqu'à tomber sur une chanson de Bon Jovi. Je hoche la tête au rythme de la musique, alors que Bellamy se tourne vers moi.
— Pas trop stressée ? me demande-t-il.
— Ça va... dis-je, en hésitant. Ce n'est pas ma mère le problème.
— C'est Finn ?
— Je ne l'aime plus, j'affirme en soupirant. Le problème, c'est que je ne l'ai pas vu depuis quatre ans, depuis ce qu'il s'est passé... Je ne sais pas comment je vais réagir.
— Il ne vaut pas la peine, m'assure-t-il au bout d'un moment. Il ne devrait même pas venir te parler. Tu sais aussi bien que moi que ce qu'il a fait est impardonnable. Tromper quelqu'un, c'est la pire chose qu'il puisse arriver.
Je regarde ses mains, qui se serrent sur le volant. Je vois à sa mâchoire qu'il est énervé. Il est beaucoup trop protecteur, même envers moi, alors qu'il ne m'aime pas. Je pose ma main gauche sur son bras droit. Il me regarde rapidement.
— Merci, je lui souffle. Mais je peux prendre soin de moi, ne t'inquiète pas.
— Je ne vais pas te lâcher de toute la soirée, Clarke.
— Mais si, lui dis-je. Il va falloir que j'ai une conversation avec lui, tu sais.
— Ce serait inutile.
Je ne réponds pas et regarde la route. Je lui indique le chemin jusqu'à la maison de ma mère et nous nous garons devant l'allée quelques minutes après. Il coupe le moteur et sort de la voiture. J'attends, alors qu'il ouvre ma portière. Je sors à mon tour et claque la porte. Je commence à m'avancer vers la maison, tandis qu'il me prend le bras. Je me retourne vers lui.
— On se met en mode couple toute la soirée, pas vrai ? me demande-t-il.
— Oui, c'est le but.
— Très bien.
Nous commençons à avancer vers la porte de mon ancienne maison, alors qu'il me prend soudainement la main. J'ai un léger mouvement de recul, mais je me reprends rapidement. J'ai un rôle à jouer. J'entrelace mes doigts aux siens. Je regarde nos mains, tandis que nous marchons et remarque à quel point la mienne est petite et fine à côté de la sienne. Sa paume est douce, et ses doigts sont très grands et masculins. Je n'ai pas tenu la main d'un homme depuis quelques années, c'est comme si c'était tout nouveau pour moi. Nous arrivons devant la porte d'entrée et Bellamy appuie avec sa main droite sur la sonnette. J'essaye de contrôler ma respiration, alors que la porte s'ouvre. Ma mère me voit et me sourit directement.
— Clarke ! s'exclame-t-elle. Je suis tellement contente de te voir !
Elle s'approche de moi et m'embrasse la joue tendrement. Je lui souris.
— Salut maman, dis-je. Tu m'as manquée.
Elle se tourne vers Bellamy, alors que j'essaye de reprendre mes idées.
— Maman, voici Bellamy. Je ne sais pas si tu te souviens de lui, tu l'as seulement vu une fois, il y a quelques années.
— Si, bien-sûr, assure-t-elle en souriant et en serrant la main de Bellamy. Tu es le frère d'Octavia, pas vrai ?
— Oui, c'est ça, acquiesce-il. Je suis content de vous revoir, Abby.
— Moi de même. Entrez donc !
J'entre en traînant Bellamy par la main. Je regarde partout autour de moi et me sens de nouveau chez moi. Rien n'a changé depuis que je suis partie de la maison, c'est comme si mon père était toujours présent avec nous. Je souris en voyant son fauteuil préféré dans un coin de la pièce. Ma mère ne s'est jamais débarrassée de ses affaires, qu'elle soit maintenant en couple ou non.
Maman nous dirige automatiquement vers Marcus, qui nous regarde et nous sourit. Il m'a beaucoup manqué, lui aussi. Il a dû m'affronter durant ma période de lycée, lorsque je commençais à me rebeller pour tout et contre tout. Je voulais seulement prouver à ma mère qu'elle ne pouvait pas avoir le contrôle sur toute ma vie. C'est pour cette raison que, lorsque j'ai atteint l'âge de 15 ans, j'ai amené ma petite amie à la maison. Ma mère s'est insurgée ce jour-là. Elle a accepté ma bisexualité seulement au bout de quelques mois, lorsque Marcus lui a calmement parlé.
— Clarke, ça fait longtemps ! me dit Marcus en m'embrassant sur la joue. Comment vas-tu ?
— Très bien, et toi Marcus ?
— Ça va, tu sais ce que c'est, le travail...
Marcus est la personne rêvée pour ma mère, je ne peux pas le nier. Lorsqu'elle me l'a présenté, il y a quelques années, je n'ai pas accepté leur relation. Je n'acceptais pas le fait qu'elle ait voulu remplacer mon père. Comment pouvait-elle tomber amoureuse à nouveau ? Il m'a fallu du temps pour me faire à leur couple. Heureusement pour moi, il a été très patient. Il m'a directement rassurée sur les sentiments sincères qu'il éprouvait envers ma mère. Il veut simplement faire son bonheur.
— Oui, dis-je en souriant et en me tournant vers Bellamy. Je te présente Bellamy, mon... Mon...
— Petit ami, répond celui-ci à ma place, en tendant une poignée de main à Marcus. Enchanté de vous connaître.
— Moi de même ! assure Marcus avec entrain. Comment vous êtes-vous rencontrés, tous les deux ?
— C'est le frère de ma meilleure amie, je lui explique.
— Octavia ? demande Marcus en le regardant. Je ne l'ai vue qu'une seule fois, mais elle m'a fait forte impression !
C'est vrai qu'Octavia ne laisse pas les personnes indifférentes autour d'elle. Lorsqu'elle avait fait sa connaissance, un an auparavant, elle l'avait directement tutoyé. Elle s'était mise à l'aise et lui avait parlé de différents sujets, qu'ils soient polémiques ou non. C'est l'une des filles les plus simples que je connaisse.
— Pas en mal, j'espère ? demande Bellamy, inquiet.
— Oh non, pas du tout ! Elle était vraiment vive, elle sautillait un peu partout.
— C'est sans doute elle alors, répond Bellamy en souriant à l'évocation de sa petite sœur.
— Mais, dis-moi, Clarke, reprend Marcus en me regardant avec des yeux amusés. Ce n'est pas un manquement à une règle d'amitié, de sortir avec le frère de son amie ?
— On ne pensait vraiment pas que ça allait se passer comme ça, Bellamy et moi. À vrai dire, je l'ai détesté dès notre rencontre.
— Moi aussi, renchérit Bellamy. Nous ne pouvions pas nous voir, au départ.
— Et nous sommes tombés amoureux, par une heureuse coïncidence, dis-je en souriant.
Il me fait un léger clin d'œil, alors que je lâche un petit rire. Je pense qu'il est aussi amusé que moi par toute cette histoire. Nous prenons plaisr à créer des mensonges. La seule personne que j'ai réellement aimé se trouve être Finn, cela est étrange de dire cette chose à propos de Bellamy.
— Quelle belle histoire, nous dit ma mère. Je trouve ça tellement mignon. La haine mène très souvent à la passion.
— C'est ce que je lui ai dit récemment, répond Bellamy en me jetant un coup d'œil suggestif.
— Et quel métier est-ce que tu fais ? demande-t-elle à Bellamy.
— J'ai fini mes études d'architecture il y a trois ans. J'ai eu la chance de directement commencer dans un bon cabinet.
— Oh, l'un de mes amis est architecte également ! s'exclame-t-elle. Je l'ai invité, peut-être que tu auras le temps de lui parler.
— Oui, ce serait chouette, dit-il.
— Je suis désolée, chérie, s'excuse ma mère. Mais Marcus et moi devons aller saluer nos invités.
— Oh, bien sûr, dis-je. On se revoit après.
Ils me sourient et partent vers l'autre bout du salon. Ma main toujours entrelacée à celle de Bellamy, je me tourne vers lui. Je le regarde jusqu'à ce qu'il baisse ses yeux vers moi.
— Ça c'est super bien passé, non ? je lui demande.
— Ils m'aiment déjà, dit-il en souriant.
— Ne rêve pas trop.
Nous commençons à rire, alors que je me fige en jetant un coup d'œil par-dessus l'épaule de Bellamy. Il suit mes yeux et se retourne. Finn est présent avec une fille à son bras. Je ne la connais pas, mais elle est plutôt jolie et a l'air sympathique. Il croise mon regard, alors que je détourne le mien. Bellamy serre ma main et je lève les yeux vers lui.
— Ça va aller, me dit-il doucement.
Je hoche la tête, alors que je vois Finn venir vers nous. Je garde la main gauche de Bellamy dans la mienne et essaye de respirer calmement. Il s'arrête juste devant nous.
— Clarke, me sourit-il. Je suis content de te voir.
— Finn, dis-je. Je suis ravie de voir que tu vas bien. Voici Bellamy, mon petit ami.
Finn se tourne vers Bellamy et tend sa main droite. Peut-être qu'il se rappelle de lui, je ne sais pas. Bellamy l'avait bien amoché la dernière fois. Bellamy attend quelques secondes et échange finalement une poignée de main, lorsque je lui mets un discret coup d'épaule.
— Enchanté, lâche-il d'une voix blanche. J'ai beaucoup entendu parler de toi.
— Je vois... siffle Finn, en tournant son regard vers moi. Clarke, est-ce qu'on pourrait parler quelques minutes, tous les deux ? Dans un endroit plus privé.
— Non, Finn, je suis désolée, je...
— Clarke, s'il te plaît...
— Tu aurais pu venir me parler, il y a quatre ans, dis-je en sentant mes yeux se mouiller.
— Clarke, je...
— Tu l'as entendue, grince Bellamy d'une voix sèche. Tu lui as fait assez de mal comme ça.
Finn le regarde froidement, puis tourne sa tête vers moi. Je le regarde, alors que je sens une boule monter dans ma gorge. Je ne me sens vraiment pas bien, je crois que je vais vomir. Il me fixe et, finalement, se retourne. Il rejoint sa petite amie, alors que je commence à respirer normalement. Bellamy lâche ma main et se place face à moi, pour me cacher de Finn.
— Clarke, est-ce que tu vas bien ? me demande-t-il.
— Je n'aurais jamais dû venir à cette soirée, je grimace, les larmes aux yeux. C'est trop dur. Le voir, comme ça, après tout ce qu'il s'est passé... Je...
— Hé, ne dis pas ça.
À ma grande surprise, Bellamy place ses deux mains sur mes épaules. Il essaye de trouver mon regard, mais je résiste.
— Regarde-moi.
Je me mords la lèvre du bas et pose mes yeux sur son visage. Je fixe ses minuscules taches de rousseurs sur son nez et plonge mon regard dans le sien.
— Il fallait que tu l'affrontes un jour ou l'autre, d'accord ? me dit-il. Il vaut mieux que tu l'affrontes avec moi, plutôt que toute seule. Je vais t'aider, ne t'inquiète pas. Il va regretter de t'avoir fait du mal de cette façon.
Je hoche la tête, alors qu'il relâche mes épaules et regarde derrière moi. Je ne bouge pas de position en continuant à l'observer. Je n'avais jamais vu cette facette de lui, cela commence à me fasciner. La chaleur de ses mains me manque déjà.
— Fait chier, dit-il soudainement.
Je fronce les sourcils et suis son regard. Je vois un homme au loin, discutant avec mes parents. Je le reconnais comme étant Monsieur Jaha, un vieil ami de ma mère. Je l'ai seulement vu de deux à trois fois, il y a de ça quelques années.
— On est dans la merde, me dit-il en me regardant. C'est mon patron.
— Et alors ? Je ne vois pas où est le problème.
— Le problème, c'est qu'il va aussi croire que nous sommes en couple. Or, il organise très souvent des petites soirées et il risque de t'inviter la prochaine fois.
— Mais non, ne t'en fais pas.
— Si c'est le cas, tu vas devoir venir avec moi.
— Quoi ? On peut dire qu'on a rompu, qu'on...
— Non, Clarke. J'ai une certaine réputation avec mon métier, je ne peux pas passer pour quelqu'un n'étant pas sérieux.
— D'accord, d'accord, je comprends. Si ça se trouve, il ne va pas m'inviter, alors tout va bien pour l'instant.
Je me tourne vers Jaha, qui rencontre mon regard. Il a une lueur de surprise sur le visage, alors qu'il s'excuse auprès de ma mère et vient directement vers moi.
— Clarke, comme tu as changée ! sourit-il. Tu es toujours aussi belle.
— Merci, Thélonious, dis-je en riant. C'est vrai que ça fait longtemps. J'ai entendu dire que vous connaissiez mon petit ami, Bellamy ?
Il se tourne vers Bellamy et tend directement sa main pour le saluer. Bellamy la serre avec un grand sourire chaleureux sur son visage.
— Bien sûr. Il est l'un de mes meilleurs éléments. Tu aurais dû me le dire, Bellamy, que tu avais une petite amie aussi charmante !
— Je voulais seulement la garder pour moi tout seul, rit-il en me prenant soudainement par la taille.
Je ferme une microseconde mes yeux, en sentant la main de Bellamy sur ma hanche. La sensation est incroyable. Son bras nu est collé contre mon dos-nu et je sens sa chaleur contre mon corps. J'ouvre de nouveau les yeux et vois ma mère taper contre son verre.
— Passons à table, propose-t-elle.
Je laisse échapper un grognement inaudible lorsque Bellamy s'écarte de moi. J'ai soudainement froid. Nous nous installons tous à la longue table dans le salon. Je me mets à la droite de Bellamy et nous commençons à manger.
— Depuis combien de temps sortez-vous ensemble ? demande ma mère à Finn.
— Bientôt trois mois, répond Fox — sa petite amie — à sa place.
— Oh, c'est tout récent, dit Marcus en souriant. Dès que cela fera six mois, votre couple sera officiellement solide.
J'étouffe un éclat de rire, alors que Bellamy se tourne vers moi et me sourit. Je m'approche de lui et lui chuchote à l'oreille « Tu entends ça ? C'est du sérieux, nous ! » alors qu'il commence à rire. Il pose son bras sur le dos de ma chaise. Je vois à son regard qu'il s'ennuie de la conversation en ce moment même. Je peine à retenir mon rire lorsqu'il esquisse un bâillement. Il regarde autour de lui pour essayer de passer le temps et je vois ses yeux s'attarder sur mes cheveux blonds. Il commence à jouer avec eux en tendant sa main, alors que je ferme les paupières. J'ai toujours été le genre de personne à fondre à chaque contact, encore plus lorsque ça vient d'un homme. Ses doigts chauds sur ma peau me procurent un léger frisson.
— Ça va ? me demande-t-il.
— Arrête de faire ça, sinon, je dors sur place, lui dis-je.
Il rigole et continue son petit jeu. J'essaye de le frapper à l'épaule, mais ça le fait encore plus rire, à mon grand désarroi. Ma mère se tourne vers nous.
— D'ailleurs, vous allez être présents au brunch, dimanche midi ? s'enquiert-elle.
— Oui, lui dis-je. Enfin, Bellamy ne pourra sans doute pas.
— Vraiment ? demande-t-elle, un peu déçue. Tout le monde sera là pourtant... Thélonious, Fox, Finn...
— N'écoutez pas ce que dit Clarke, répond Bellamy à ma mère. Bien sûr que je viendrai.
Elle sourit et se tourne vers Marcus pour lui parler. Je regarde Bellamy, surprise par ses propos. Il n'était pas censé venir à ce brunch, c'était convenu.
— Tu es sûr ? je lui demande.
— Je ne te laisserai pas seule avec Finn, me dit-il.
— Merci, je murmure.
— Quand tu veux, Clarke.
Il me sourit et participe à la conversation entre ma mère et son compagnon. Je les regarde bavarder ensemble de choses et d'autres, comme de quelques anecdotes sur mon enfance. Ils ont l'air de bien aimer Bellamy et ça me fait vraiment plaisir. Quelques minutes après, alors qu'il parle avec Thélonious d'architecture, je le sens caresser mon dos avec son pouce. Cela doit être un automatisme pour lui. Je n'avais pas remarqué que toutes les chaises possédaient un trou dans le dossier. Je m'appuie plus fortement contre mon siège pour sentir encore plus sa main contre moi. Il me faut une distraction. Il comprend mon intention et laisse courir ses doigts le long de ma colonne vertébrale. Je frissonne de la tête aux pieds. Je souris, alors qu'il parle avec Thélonious de son travail.
— D'ailleurs, nous allons bientôt organiser un dîner avec les membres du travail, lui dit celui-ci. Clarke, tu seras bien sûr invitée.
Et mince !
— Avec plaisir, Thélonious.
Quelques heures après, Bellamy et moi faisons nos au revoir à ma mère et Marcus. Celle-ci me prend dans ses bras, me murmure à l'oreille « Je l'adore ! » et se sépare de moi, en souriant. Je lui murmure un merci, tandis que j'accepte la main que me tend Bellamy. J'entrelace mes doigts aux siens, alors que nous disons un dernier au revoir à tout le monde et nous partons vers la voiture. Je m'installe à l'intérieur et sors mon téléphone portable. Il entre à son tour et se tourne vers moi.
— C'était facile ! s'exclame-t-il tout sourire.
— Carrément ! dis-je en riant. Et tu sais comment on peut fêter ça ?
— On s'envoie en l'air dans la voiture ? dit-il en haussant l'un de ses sourcils sensuellement.
— On pourrait faire ça, dis-je en riant de nouveau. Ou on pourrait écouter du Taylor Swift !
Alors que la musique Shake it off résonne dans tout l'habitacle, nous commençons à nous disputer à cause de cette chanson. Et ce, durant tout le trajet.
Et oui, Clarke est réellement fan de Taylor Swift dans cette fiction... et encore, vous allez découvrir dans le prochain chapitre que ce n'est pas tout ! Je ne sais pas pourquoi Taylor Swift, d'ailleurs... j'aime bien cette chanteuse, et j'ai dû écrire ce chapitre en écoutant l'une de ses chansons, et l'idée d'une Clarke fan de Taylor Swift m'est venue en tête !
+ Si vous voulez mon Twitter, cherchez Carreyland ! (il faut vraiment m'aimer pour me suivre par contre, parce que je raconte beaucoup beaucoup ma vie)
- Amandine.
