Bouhouhou : Merci beaucoup pour tous ces compliments... je voulais vraiment te remercier ici parce que tu es vraiment fidèle à mes écrits, et c'est adorable ! Je vais essayer d'inclure ce que tu me dis en tout cas (probablement dans 2 ou 3 chapitres) !
Je vais répondre à quelques questions qu'on a pu me poser :
1/Je compte faire au minimum 20 chapitres ! Au maximum, je n'en ai aucune idée... pour l'instant j'adore écrire sur Clarke et Bellamy dans cet univers, donc on verra bien !
2/Le personnage de Wells sera intégré à l'histoire, mais seulement par pensée on va dire... Clarke en parlera à Bellamy dans un des futurs chapitres.
CHAPITRE 6
Bellamy
Je grommelle tout seul dans ma barbe, alors que je cherche mes clés dans tout l'appartement. Je vérifie sous le sofa, sous la table de cuisine et même sous mon lit. Je porte mes mains dans mes cheveux bruns et essaye de réfléchir. Je ne sais jamais où je place mes clés, c'est vraiment l'objet que je perds le plus souvent. Je me dirige vers mon frigidaire et prends le lait. J'essaye de l'ouvrir. Je tire sur le bout en carton, mais celui-ci ne cède pas sous mes mains, comme à l'habitude. Je n'y arrive pas. Je m'acharne sur l'ouverture jusqu'à ce que je n'en puisse plus et balance la bouteille contre la porte fenêtre. Elle explose et se déverse un peu partout dans la pièce.
Je pose mes mains contre l'évier et essaye de me calmer, sans grand succès. Je ne sais pas ce que j'ai, mais je suis à cran. Je ne peux pas m'empêcher de penser à la façon dont ma « relation » s'est terminée avec Clarke. Elle était tellement froide avec moi, ça m'a complètement rendu fou. En fait, Clarke me rend fou. Sa personne entière me rend fou. Pourquoi est-ce qu'elle était comme ça ? Je ne l'ai pas vue depuis un peu plus d'une semaine et elle me manque. Je n'aurais jamais cru penser cela un jour, mais Clarke Griffin me manque. Son humour, son intelligence, ses répliques cinglantes, ses cheveux blonds, ses yeux bleus et même sa foutue crème pour le corps à la vanille. Je porte ma main droite dans mes cheveux et je les tire lentement, pour me vider la tête. Je recommence à chercher mes clés. Je les trouve finalement, dix minutes plus tard, sous mes draps. Comment est-ce que mes clés se sont glissées dans cet endroit ? Aucune idée. Je regarde ma montre. Il est bientôt 18h. Wick va me tuer, je devais déjà être au bar à 17h30. Je sors de mon appartement lorsque je me rends compte de la couleur de mon t-shirt. Je suis en blanc. J'entre de nouveau chez moi et l'enlève pour mettre un t-shirt noir. J'ai appris que, lorsqu'on est barman, le t-shirt blanc est à éviter, vu les nombreuses personnes renversant leurs cocktails un peu partout. Je pars enfin de chez moi et monte directement dans ma voiture. Je conduis jusqu'au Cosy le plus rapidement possible. Je grille quelques feux oranges au passage. Je me gare sur le parking du bar et fonce jusqu'à l'entrée. Je me dirige vers le comptoir alors que Wick m'aperçoit.
— Tu n'es pas du tout en retard Bellamy, pas du tout... lâche-t-il ironiquement.
— Je suis désolé Wick, je m'excuse en contournant le bar et en me mettant à ses côtés. Repose-toi, je m'occupe des clients.
— Merci, c'est sympa, me dit-il avant de partir.
Je prends sa place et commence à servir les boissons et les cocktails des personnes autour. Heureusement pour moi, il n'y a pas grand monde pour l'instant. Je sais que le rythme va s'intensifier d'ici quelques minutes. Je dois me concentrer.
Deux heures après mon arrivée, je commence à être épuisé par toutes les commandes. Wick se place à côté de moi et m'aide à servir toutes les boissons aux clients. Je remarque une rouquine sur ma droite, seule au bar. Elle n'arrête pas de me lancer des regards insistants. En temps normal, j'y serais allé, mais je ne suis pas d'humeur. Je regarde au loin et vois une petite tête blonde danser sur la piste de danse. Je pense directement à Clarke alors que je sais pertinemment que ce n'est pas elle. Je ne devrais pas penser à elle, ça me bloque complètement. Il faut que je passe à autre chose. Je secoue la tête et me dirige vers la belle rousse à l'autre bout.
— Je peux faire quelque chose pour toi ? je demande.
— Oh, toutes sortes de choses, dit-elle en s'approchant de moi. Je suis Anna, enchantée.
— Moi de même. Je m'appelle Bellamy, je réponds avec l'air le plus enjôleur possible.
Elle me lance un grand sourire. Normalement, je suis censé dire une petite phrase du style « Tu es venue seule ou accompagnée ? », mais je fais un grand blocage. Qu'est-ce qu'il se passe ? J'ouvre la bouche pour dire quelque chose, mais rien ne sort. Elle me lance un regard sensuel. Que devrais-je dire ? Je devrais sans doute lui donner mon numéro et passer ma soirée avec elle. Je me lance et commence à parler.
— J'espère que tu vas passer une bonne soirée. Au revoir.
Sur ces mots, je me retourne et pars m'occuper d'un autre client. Stupide Bellamy. Je vois Wick, au loin, me lancer un regard surpris. Je continue mon travail jusqu'à ce que toutes les personnes attelées au bar partent sur la piste de danse. Je regarde ma montre. Il est un peu plus de 23h. Wick se rapproche de moi en s'adossant au comptoir.
— Qu'est-ce qu'il s'est passé ? me demande-t-il.
— De quoi tu parles ?
— Tu le sais très bien. La belle rouquine, de tout à l'heure. Elle était magnifique et avait l'air de s'intéresser à toi.
— Elle n'était pas mon style, c'est tout, je réponds en haussant les épaules.
— Ne te fous pas de ma gueule, réplique-t-il. Tu n'as pas de style de filles.
— Et bien, mes critères ont changé, dis-je froidement.
— Je vois... Tu les préfères blondes maintenant, pas vrai ?
— Quoi ?
— Oui et si elle s'appelle Clarke, ça serait plus pratique également...
Je secoue la tête en entendant les paroles de mon meilleur ami. Je connais Wick depuis de très longues années, il perçoit le moindre changement chez moi. Je sens son regard peser sur moi, ainsi que son sourire en coin. Il vient de me faire penser à Clarke et je ne peux empêcher mes lèvres de s'étirer jusqu'à mes yeux. Rien que le fait de penser à elle me rend heureux.
— Arrête, Wick. Tu dis n'importe quoi.
— Bellamy ! s'exclame-t-il. On est potes depuis plus de six ans, d'accord ? Je te connais par cœur... Et je vois dans ton regard que tu es amoureux d'elle. Tu la regardes comme je regarde Raven.
— Non ! je rétorque. Je ne suis pas amoureux de Clarke, je n'ai jamais été amoureux, c'est compris ? C'est juste que...
— Quoi ?
— Elle me plaît, dis-je. Je ne suis pas amoureux, mais... Je pense sans arrêt à elle. Elle me manque et je suis triste de ne plus être proche d'elle.
— Pourquoi est-ce que tu ne l'appelles pas ? me demande-t-il.
— Elle est sans doute passée à autre chose. Il faut que je fasse la même chose. Et puis je...
J'interromps ma phrase lorsque mon portable commence à vibrer dans ma poche. Je le sors tranquillement et vois le nom de ma petite sœur inscrit sur l'écran. Octavia préfère les messages, normalement. Je fronce les sourcils en répondant.
— Salut, O'. Que me vaut le plaisir ?
— Bellamy, c'est important, répond-elle d'une voix paniquée.
— Qu'est-ce qu'il se passe ? je demande, en commençant à m'inquiéter.
— C'est à propos de Clarke.
Je ferme les yeux en entendant le prénom de cette dernière. Mon cœur a un raté. Ma sœur a l'air d'avoir peur et si c'est à propos de Clarke, alors ça voudrait dire que...
— Qu'est-ce qu'il y a ? Est-ce qu'elle va bien ?
— Je ne sais pas, me dit-elle. Elle... Elle va sans doute vouloir me tuer si elle sait que je te raconte tout, mais tant pis. Elle est avec Finn, dans un bar.
— Pardon ? je m'exclame.
— Elle m'a appelé il y a quelques minutes pour me dire qu'il lui avait demandé de venir pour s'expliquer une dernière fois. Tu sais comment elle est gentille, alors elle a accepté... Le problème, c'est qu'elle m'a avoué au téléphone qu'il commençait à devenir vraiment insistant, alors qu'elle continuait à lui dire non. Elle ne sait pas dans quel bar elle est et elle ne sait pas combien de temps elle va pouvoir le repousser de cette façon.
— Très bien, dis-je en me pinçant l'arête du nez avec mon autre main. Est-ce qu'elle t'a expliqué où était le bar ?
— Elle m'a dit qu'elle avait vu une boutique de vêtements d'hommes juste à côté, peut-être Armand Thierry.
— Je connais, elle doit être dans le bar voisin.
— J'ai peur pour elle, Bell, lâche Octavia la voix émue.
— Je pars tout de suite, je la rassure. Elle ne craint rien, ne t'inquiète pas.
— Merci. Rappelle-moi lorsque tu l'auras retrouvée.
— D'accord.
— Bellamy... Fais attention à elle. Je pense qu'elle a déjà bu pas mal de verres.
Je lui dis au revoir et fourre mon portable dans ma poche. Je me dirige automatiquement vers Wick et lui explique le plus rapidement possible la situation. Il comprend et me laisse partir. Je m'apprête à m'en aller, lorsque je me retourne vers lui.
— Attends... Tu es amoureux de Raven ?
— Pardon ? dit-il, en commençant à tousser d'une manière gênée.
— Tu viens de me dire que j'étais amoureux de Clarke, parce que je la regardais de la même façon que tu regardais Raven.
— Oui, je n'aurais sans doute pas dû dire ça...
— Cette conversation n'est pas terminée, Wick.
Je ne lui laisse pas le temps de répondre et sors directement du bar, en montant rapidement dans ma voiture. Je démarre le contact et m'engage sur la route. J'essaye de respecter le code de la route, mais la pensée de Clarke et de Finn me fait appuyer plus fortement sur la pédale. Je me doutais qu'elle allait contacter Finn un jour ou l'autre, je commence à la connaitre par cœur. Clarke est beaucoup trop gentille. Bien sûr qu'elle a accepté de le revoir. Je sais que Finn était son premier petit ami, je sais qu'elle a son passé. J'ai le mien également.
Je roule quelques minutes jusqu'à trouver l'enseigne du bar. Je me gare maladroitement devant celui-ci, sors de ma voiture et la verrouille. J'entre en trombe dans le pub et scrute la piste de danse et le comptoir. Je ne vois personne ressemblant de près ou de loin à elle. Je m'avance vers le milieu de la pièce et regarde vers les coins du bar. Mon regard s'attarde sur un endroit plutôt sombre, où deux personnes sont présentes.
Je vais vers eux et aperçois finalement le visage de Finn. Clarke est dos à moi. Elle porte simplement un slim bleu foncé et un t-shirt coloré. Au moins, elle n'a pas mis une tenue courte. J'avance et je vois Finn poser ses deux mains sur les bras de Clarke, comme durant le brunch de dimanche dernier. Il s'approche d'elle et essaye de l'embrasser, alors qu'elle met ses mains entre leurs bouches et pousse son visage. Finn met sa main sous le menton de celle-ci et Clarke essaye de se détourner. Hé bien, il semblerait que j'arrive à temps.
Avant que je ne réalise mon acte, je pousse le plus fortement possible son torse. Il tombe violemment sur le sol, ne s'attendant pas à me trouver ici. Il lève la tête et me regarde, un peu sonné. Je me retourne vers Clarke, qui regarde toujours Finn, les yeux écarquillés et la bouche entrouverte. Je pose mes deux mains sur ses joues alors qu'elle tourne ses jolis pupilles bleus vers moi. Je vois que son regard est un peu vitreux, mais elle est encore lucide. Elle n'a pas abusé sur la boisson, heureusement.
— Est-ce que tu vas bien ? je demande. Il ne t'a pas touchée ?
— Non ça va, je vais bien, dit-elle, surprise de me voir ici.
Je hoche la tête en lâchant ses joues. Je me retourne, alors que Finn se relève. Je trouve ça ridicule. Il fait dix bons centimètres de moins que moi, j'ai l'impression de me confronter à un enfant. Il lève légèrement la tête et me regarde méchamment.
— Qu'est-ce que tu fous ici ? me demande-il agressivement.
— Clarke est ma petite amie. C'est à moi de te retourner la question, je te signale.
— Clarke a accepté de venir parler avec moi.
— Parler, d'accord, mais quand je suis arrivé tu semblais vouloir autre chose, pas vrai ?
— Elle allait accepter, me dit-il. Elle...
— La ferme ! je rétorque en le regardant avec des yeux noirs. Elle ne t'aime plus, tu le comprends ça ? Elle a tourné la page, alors fais-en autant. Tu pouvais être avec elle il y a quatre ans et tu as tout foutu en l'air.
— Et c'est pour ça que je veux me racheter ! s'exclame-t-il.
— C'est trop tard, Finn, assène Clarke derrière moi.
Je ne me retourne pas et continue à fixer son ex petit ami. Je sais qu'il ne la lâchera jamais. Il baisse la tête et je vois sa mâchoire se contracter. Je n'arrive même pas à savoir s'il est réellement amoureux d'elle ou s'il essaye juste de rétablir sa fierté.
— Tu dis que tu veux faire les choses mieux, continue Clarke. Mais tu fais la même chose qu'auparavant. Où est Fox ?
— Je suis amoureux de toi, pas d'elle.
— Ah oui ? Tu veux me récupérer, mais tu reproduirais exactement les mêmes erreurs avec moi. Tout ce que tu veux, c'est avoir deux copines, au cas où l'une te tournerait le dos.
— Je t'aime.
— Harceler quelqu'un, ce n'est pas de l'amour.
— Je veux continuer à t'avoir dans ma vie, Clarke. Tu es beaucoup trop importante pour moi.
— Si tu me laissais du temps, peut-être que nous pourrions devenir amis.
Il la regarde, un air triste sur le visage. Ses yeux se posent sur moi et son regard commence à s'endurcir.
— Tu n'es rien à côté d'elle, me dit-il.
— Clarke est l'une des personnes les plus merveilleuses que je connaisse. Je n'arriverai jamais à sa cheville, personne ne le pourrait. La différence entre toi et moi, c'est que je sais la chance que j'ai de l'avoir près de moi. On ne peut pas en dire autant de toi.
Je ne lui laisse pas le temps de parler et prends l'avant-bras de Clarke. Je commence à me retourner et à partir lorsque je vois du coin de l'œil Finn lui prendre l'autre bras. Je m'apprête à lui foutre mon poing dans la figure, lorsque Clarke me devance. Avant de pouvoir comprendre quoi que ce soit, elle lui balance sa main droite dans le visage. Finn vacille un peu et la regarde, aussi choqué que moi.
— Ne me touche plus, lui dit-elle.
Il me regarde une dernière fois, ainsi que Clarke, et tourne les talons. Je secoue la tête d'énervement. Je me retourne vers Clarke. D'un côté, je suis admiratif de son geste. D'un autre côté, je suis en colère. Je suis en colère contre Finn, c'est sûr, mais surtout contre elle. Clarke est beaucoup trop naïve. Elle est sortie pour voir Finn, alors qu'elle sait très bien qu'il n'aurait jamais abandonné. De plus, elle ne prévient personne, même pas Octavia. Je la regarde en serrant les dents. Je vois de la culpabilité dans son regard. Elle sait que je suis énervé. Je prends son avant-bras et, sans lui parler, la traîne derrière moi à travers le bar. Elle me suit en essayant de se placer à ma hauteur. Nous sortons du bar et nous nous dirigeons vers ma voiture. Je lâche son bras et contourne le véhicule.
— Monte, j'ordonne d'une voix ferme.
Elle obéit et ouvre la porte passager. Je monte derrière le volant et attends qu'elle se place dans la voiture. Je regarde devant moi, à travers la vitre, sans parler. J'attends quelques secondes. Clarke a la tête baissée et se gratte l'avant-bras. Je sais qu'elle fait ce geste lorsqu'elle est stressée. Elle ouvre la bouche, brisant le silence.
— Parle-moi, souffle-t-elle.
— Qu'est-ce que tu veux que je te dise, Clarke?
— Je suis désolée.
— Tu penses que c'est suffisant ? je m'exclame en la regardant. Est-ce que tu te rends compte de ce que tu as fait ?
— Je le sais ! s'exclame-t-elle. J'aurai dû prévenir quelqu'un, mais...
— Ce n'est pas juste ça ! je réplique à mon tour. Tu sais pertinemment que Finn est quelqu'un de mauvais et pourtant tu sembles prête à retomber dans ses filets.
— Ce n'est pas vrai ! Je voulais juste... Il voulait s'expliquer et je me suis dit que ça aurait été la dernière fois.
— C'est sûr que ça aurait été la dernière fois, il semblait être prêt à te violer dans le bar.
Je sais que je vais trop loin, je sais que ce que je raconte n'a aucun sens, mais la colère prend le dessus sur tout le reste. Finn ne semble pas être méchant, mais rien que le fait qu'il ait essayé de l'embrasser sans son accord me met dans une rage folle. Il n'a pas le droit de faire ça, que ce soit avec Clarke ou n'importe quelle femme.
— Arrête un peu, Bellamy, dit-elle violemment. Tu sais très bien que tu racontes n'importe quoi. Il a essayé de m'embrasser, c'est vrai, mais je l'aurais repoussé.
— Tu as vu ta taille ? je lui demande. Tu ne fais pas le poids contre un homme.
— Je lui ai foutu une beigne, je te signale ! Finn n'est pas méchant, m'assure-t-elle. Si je suis sortie avec lui, c'est qu'il y a eu une raison, non ? C'est juste un homme amoureux.
— Après ce qu'il t'a fait, il ne devrait pas être amoureux de toi.
— Si tu crois que l'amour se contrôle, murmure-t-elle.
Je la regarde, alors qu'elle baisse la tête et commence à rougir. J'espère qu'elle ne dit pas ça parce qu'elle a toujours des sentiments pour lui. Je ne sais pas si j'arriverai à le supporter. Je sais très bien que je suis trop dur avec elle, mais c'est compliqué à gérer. Elle est devenue beaucoup trop importante pour moi.
— Clarke, dis-je doucement. Je veux que tu me préviennes la prochaine fois que tu fais quelque chose comme ça.
— Il n'y aura pas de prochaine fois. Mon histoire avec Finn est terminée.
— Je ne pense pas, je lui réponds calmement. Il faut réellement que tu réfléchisses aux sentiments que tu éprouves envers lui. Ce n'est pas complètement terminé.
Son regard se perd quelques secondes dans le vide, alors qu'elle regarde par-delà la vitre de la voiture. Ça me fait mal de la voir hésitante sur ses sentiments. Elle ne se rend pas compte du personnage qu'il est. Il n'est pas sain pour elle, il ne la mérite pas.
— Je tiens à toi, lui dis-je en la regardant dans les yeux. Tu mérites mieux que lui et j'espère que tu le sais.
— Je le sais, murmure-t-elle en se mordant la lèvre.
Je regarde de nouveau devant moi, en hochant la tête. Ma colère s'évanouit peu à peu. Je me tourne vers Clarke, qui pose sa main contre son front en grognant.
— Tu as bu ? je lui demande en haussant les sourcils.
— Un peu, dit-elle. Un verre. Ou deux. Ou cinq.
— Clarke...
— Quoi ? Il fallait bien que je supporte Finn et pour ça il me fallait du courage liquide. Maintenant, si ça ne te dérange pas, je vais rentrer. J'ai besoin de sommeil.
— Je te raccompagne.
— Pas la peine, grommelle-t-elle en ouvrant la portière de voiture et en sortant dans la rue.
Je soupire en secouant la tête et en commençant à rire. Cette femme est incroyable. J'hésite à attendre quelques minutes, mais, finalement, je sors de la voiture et me dirige vers elle. Je mets mes mains sur ses épaules en la regardant.
— Clarke... J'espère que tu sais qu'on est toujours sur le parking du bar, lui dis-je avec un sourire narquois.
— C'est vrai ? demande-t-elle en regardant autour d'elle. J'avais oublié qu'on n'avait pas démarré la voiture... Bon, je veux bien que tu me raccompagnes alors.
Sans entendre ma réponse, elle se retourne et s'assoit directement dans le véhicule. Je rigole en secouant ma tête. Une Clarke bourrée a toujours été quelque chose de drôle à voir. Je me rappelle lorsqu'elle était plus jeune, alors qu'Octavia et moi habitions toujours ensemble... Clarke dansait sur la table. J'étais complètement désespéré, mais j'aimais la voir dans cet état. Elle était insouciante et ne pensait pas autant à ses études.
Je ferme sa portière et me déplace derrière le volant. Je mets l'autoradio et démarre la voiture. Lorsqu'une chanson de Taylor Swift passe, je me tourne vers elle instinctivement en souriant. Je souris encore plus lorsque je la vois la tête contre la vitre, les yeux fermés. Elle s'est endormie comme une masse. Je roule jusqu'à son appartement et me gare sur le parking. Je coupe le moteur et hésite. Est-ce que je devrais la réveiller ? Elle a sa tête tournée vers moi et dort toujours. Je soupire et sors. Je la contourne et ouvre sa portière le plus silencieusement possible. Je m'approche d'elle et place mon bras gauche sous son dos et mon bras droit sous ses genoux. Je la soulève délicatement et la porte à la manière d'une mariée... Ou d'une princesse, dans son cas.
Je referme la portière avec mon pied et commence à marcher le long du parking. J'entends quelques bruits aux alentours et je m'arrête en plein milieu du parking. Je ne vois personne mais j'ai cru voir un flash. Clarke grogne soudainement dans mon cou.
— Qu'est-ce que tu fais ? murmure-t-elle.
— Je te porte jusqu'à chez toi.
— Pas besoin, je ne suis pas fatiguée, proteste-t-elle d'une voix faible.
— Tu ne t'es pas réveillée alors qu'une chanson de Taylor Swift est passée à la radio, donc je pense que tu as besoin de beaucoup de sommeil.
— Ça dépend quelle chanson, chuchote-t-elle.
— Tu aimes toutes ses chansons, ne me mens pas.
— Tes bras sont confortables, constate-t-elle en passant l'un de ses bras autour de ma nuque.
— Merci princesse, dis-je en riant.
J'atteins enfin son immeuble et décide de prendre l'ascenseur. Je me débrouille pour appuyer sur le bouton de son étage, sans la déranger. Une petite musique d'ambiance retentit, alors que je regarde autour de moi.
— Je n'aime pas les ascenseurs, murmure-t-elle.
— Tu habites au 8ème étage. C'est pratique quelques fois.
— Je ne le prend jamais lorsque je suis seule. J'ai peur qu'il se bloque.
Je ne réponds pas et embrasse doucement son front. J'ai toujours perçu Clarke comme étant une femme très forte, mais c'est parce que je n'avais jamais appris à la connaître. Je le regrette aujourd'hui. J'ai passé toutes ces dernières années en faisant tout pour l'énerver, au lieu de chercher à devenir son ami. Je suis vraiment stupide. L'ascenseur s'arrête à son étage et je sors sur le palier. Arrivé devant sa porte, je m'arrête.
— La clé est dans ma poche, marmonne-t-elle.
— Tu vas vraiment me laisser faire tout le travail ? je lui demande.
— C'est toi l'homme, débrouille-toi.
Je ris. Je lui dis de s'accrocher à moi, alors que je m'arrange pour la tenir dans cette position avec un seul bras. Elle est tellement légère que je ne ressens aucune douleur ou crampe dans le bras. Avec ma main valide, je fouille dans ses poches de jean. J'arrive à atteindre sa clé et l'entre dans la serrure. Je la prends de nouveau complètement dans mes bras et pousse la porte avec mon pied. J'entre chez elle, referme la porte en sens arrière et me dirige automatiquement vers son lit double. Son appartement est composé seulement de deux pièces. Il y en a une grande avec la cuisine, le salon et la chambre. La deuxième est la petite salle de bain. J'aime ce studio, il est très confortable.
Je pose Clarke délicatement sur son lit et m'agenouille près de sa tête. Elle ouvre un œil et me fait un sourire.
— Merci, Bellamy.
— De rien, dis-je en souriant. Est-ce que tu es encore bien réveillée ?
— Oui, pourquoi ?
— Je dois te demander un petit quelque chose. Je t'ai rendu un service, en frappant Finn et en te ramenant chez toi, pas vrai ?
— Ne t'attribue pas toutes les gloires, c'est moi qui ai frappé Finn.
— Ouais, peu importe.
— Qu'est-ce que tu veux, Bellamy ? me demande-t-elle en riant doucement.
— Est-ce que ça te dirait de faire une nouvelle fois semblant, toi et moi ?
Elle ouvre ses deux yeux pleins de malice et se tourne face à moi. Je ris en la découvrant comme ça. Elle aime nos petits jeux, je le savais.
— Je t'écoute, me dit-elle.
— Jaha m'a invité à une soirée la semaine prochaine, avec toutes les personnes du travail. Il m'a dit qu'il fallait absolument que tu m'accompagnes, comme ça tu pourras découvrir les collègues de ton merveilleux petit ami.
— La ferme et continue, rit-elle.
— Cela sera au Cosy. Ce n'est pas un repas, mais on retrouverait un peu tout le monde au bar après. Je te présenterai aux autres, comme Monty et Jasper, mes meilleurs amis.
— C'est assez tentant... Mais on va encore devoir faire croire à notre couple...
De la déception traverse mon corps de part en part. J'ai adoré faire semblant d'être en couple avec elle lorsqu'on a mangé chez sa mère, je pensais qu'elle ressentait la même chose que moi. Je ne sais pas ce qu'il se passe en moi, mais je n'ai pas envie d'arrêter ce qu'on fait. J'ai peur que notre relation se détruise après tout ça. J'étais vraiment heureux de devenir son ami, je ne veux pas tout gâcher.
— Et ça te dérangerait ? je demande en haussant les sourcils. Je peux comprendre, Clarke, mais je... Je pensais que c'était chouette, ce que l'on faisait. Enfin, en tout cas, je m'amuse vraiment avec toi. J'adore ce qu'on fait.
— Moi aussi, ne t'inquiète pas, dit-elle en me souriant. Je pense qu'on va pouvoir y arriver.
— C'est super, merci beaucoup, je réponds en retour.
Je sais qu'elle peut voir le soulagement dans mes yeux et surtout dans mon ton de voix. Elle me fait un petit sourire et roule sur le dos. Elle tourne sa tête vers moi. Je peux voir dans son regard qu'elle lutte pour ne pas sombrer dans le sommeil. Il faut que j'écourte la discussion si je veux qu'elle soit toujours attentive à mes paroles.
— Il faudra juste que tu me promettes plein et plein de gestes d'affections, souffle-t-elle en essayant de garder ses paupières ouvertes. J'ai besoin de TONNES de câlins.
— Rien ne me fera plus plaisir, dis-je en riant.
— Maintenant, laisse-moi dormir, gémit-elle.
— Tu veux que je te chante une petite berceuse ? lui demandais-je, un sourire narquois aux lèvres. Du One Direction ? Ou peut-être le générique de Pokémon ?
— Dégage.
— « Un jour je serai le meilleur dresseur... »
Elle cherche quelque chose à tâtons derrière elle et me balance en pleine face son oreiller. Je ris, mais elle commence à grimacer. Elle prend sa main droite et l'amène contre sa poitrine.
— Qu'est-ce qu'il y a ? je demande, inquiet.
— Je me suis fait mal en le frappant, dit-elle en soufflant. Ce n'est rien, ça va passer.
Je secoue la tête et me lève pour mettre le visage dans son congélateur. Je prends une dizaine de glaçons, que je mets dans une serviette, et reviens près d'elle. Je prends sa main droite et pose la poche froide sur ses doigts endoloris. Elle soupire.
— Tu aurais dû me laisser faire, lui dis-je. Tu n'as pas assez de forces pour faire ça.
— C'était à moi de le faire. Il fallait qu'il comprenne un peu que je n'ai plus aucun sentiment amoureux pour lui.
— Il reviendra à la charge.
— Seulement en tant qu'ami, je l'espère, marmonne-t-elle la voix ensommeillée. Bellamy... Rentre chez toi te coucher. Ça va aller.
— D'accord, si tu veux, je réponds. On se reparle bientôt princesse.
Elle se replace sur le dos en mettant son bras en travers de ses yeux. Je me dirige dans sa cuisine. Je prends un verre et le remplis d'eau. Je le place sur sa table de chevet et je fouille dans l'armoire à pharmacie de la salle de bain. Je trouve une aspirine et la place à côté du verre. Lorsqu'elle se réveillera demain matin, Clarke sera contente d'avoir ça à ses côtés. Elle aura une grande gueule de bois. Je la regarde et la vois endormie comme un bébé. Je souris et me penche vers elle, lui déposant un baiser sur le front. Je lui souhaite bonne nuit, même si je sais qu'elle ne m'entend pas. Je me retourne, marche le long de son appartement et ouvre la porte.
— Bonne nuit, petit ami, dit-elle lentement.
Je souris avant de franchir l'entrée. Je vais pouvoir profiter d'elle encore une soirée. Je referme sa porte et m'appuie quelques secondes contre elle. Clarke me rend heureux d'une façon inédite. Je n'ai jamais ressenti ce genre de chose pour quelqu'un. Je ne sais pas ce que c'est, mais ça ne peut pas être l'amour. Je ne peux pas avoir des sentiments pour elle. Je ne peux pas.
Mon portable vibre soudainement dans ma poche alors que je le prends dans ma main. C'est Wick qui m'appelle. Je décroche.
— Bellamy ? demande-t-il. Est-ce que tout s'est bien passé ? Clarke va bien ?
— Oui, je réponds. Tout va bien. Elle a frappé Finn.
— Elle a… Quoi ? Il va réellement falloir que tu me racontes ça ! Est-ce que tu peux passer au bar dans quelques minutes ?
— Je ne préfère pas, j'avoue en soupirant. Il faut que je me lève tôt demain matin, j'ai une interview avec des journalistes à 9h.
— Attends… Clarke ne sait toujours rien ?
Je pince des lèvres et tourne ma tête vers la porte d'appartement de Clarke. Lorsque Wick me dit cette phrase, mon cœur commence à tambouriner dans ma poitrine. Il vient de me rappeler toute cette histoire.
— Non, dis-je en soupirant. Elle ne sait toujours rien.
— Quand est-ce que tu comptes lui dire ? demande Wick à l'autre bout de l'appareil. C'est quelque chose d'important, il faut qu'elle le sache.
— Je le sais. Elle sera bientôt au courant, ne t'en fais pas.
J'écoute rapidement la conversation, déjà fatigué par la tournure de celle-ci. Je replace mon portable dans ma poche en soupirant pour la énième fois. Il faut qu'elle connaisse cette autre facette de moi.
D'ailleurs, merci beaucoup à tous de m'avoir ajouté sur Twitter... j'adore vous parler sur ce réseau social en tout cas ! (si vous m'ajoutez, pouvez-vous me dire votre pseudo, pour que je puisse vous ajouter également ? ) Rappel de mon pseudo : Carreyland
* La chanson est « Little things » des One Direction.
En attendant mon prochain chapitre, je vous recommande fortement d'aller lire la fiction « Together ? » de ma grande amie Estellech. Elle allie parfaitement l'univers de The Hunger Games avec celui de The 100. Sa fiction est une vraie pépite d'or... Je t'aime, meuf. #love
- Amandine.
