Pas mal se sont rendus compte qu'entre Bellamy et Clarke ça allait peut être un peu vite et je suis d'accord. Niveau gestes d'attentions, vous n'allez pas avoir de slow burn... mais niveau « révélation de sentiments » ou ce genre de choses, ça le sera ! Pour l'instant, entre les deux, ce n'est pas de l'amour. Ils commencent à avoir des sentiments l'un pour l'autre mais ne veulent pas s'embêter avec ça, ils veulent juste profiter. Clarke n'a pas eu de relation depuis deux ans donc lorsque Bellamy la touche elle s'enflamme, ce qui est une réaction tout à fait normale ! (Bob Morley quoi ! )

Bref, même si ça va un peu vite entre les deux j'espère que vous allez aimer la suite de ma fiction !

+ Ouah, environ 6 personnes m'ont parlé du « Je sens le cupcake » du chapitre précédent ! Je ne savais pas que ça allait autant vous marquer... surtout que j'ai ajouté ça à la toute dernière minute ! Vous êtes les meilleurs, franchement.


CHAPITRE 8

Je regarde Maya et Jasper, qui s'embrassent juste devant moi. J'éclate de rire, alors que Monty s'affale à mes côtés. Je n'arrive pas à croire que je vais partir en Italie avec tous les collègues de Bellamy. J'ai toujours aimé voyager, c'est une excellente opportunité.

— J'ai besoin de quelqu'un moi aussi, me dit-il en souriant.

— Si tu veux, je peux faire semblant, je ris.

— Franchement, Clarke, tu es très jolie, mais tu n'es vraiment pas mon genre.

— Tu préfères les brunes ? je demande avec un sourire.

— Les bruns, à vrai dire.

— Oh... Je ne savais pas.

— Bellamy ne t'a pas encore tout dit alors ! D'ailleurs, je vais devoir te tuer et t'enfermer dans un sac plastique pour sortir avec Bellamy. J'ai toujours essayé de tenter quelque chose avec lui, dit-il en éclatant de rire.

— Mince, j'ai volé son cœur alors qu'il t'appartenait...

— Tant pis, c'est le jeu, répond-il en riant. Il semble beaucoup trop t'aimer.

Je secoue la tête en souriant alors que je me lève. J'en ai assez d'entendre les autres me dire « à quel point » Bellamy est amoureux de moi. C'est faux. Tout est faux. Je me mets sur la pointe des pieds et vois Bellamy un peu plus loin. Il a les bras croisés et semble réfléchir à toute vitesse. Je m'approche doucement de lui et me mets en face de ses bras musclés.

— Bellamy...

— Qu'est-ce qu'on va faire ? me demande-t-il en baissant la voix.

— Ce qu'on va faire ? dis-je en m'avançant et en mettant mes mains sur ses bras. On va passer une magnifique semaine en Italie. Je pense que ça ira.

— Je ne peux pas t'obliger à faire ça, Clarke, répond-il en secouant la tête.

— Tu ne m'obligeras pas à faire ça. On parle de L'ITALIE. Je rêve d'aller en Italie depuis de nombreuses années.

J'ai appris l'italien durant mes trois années de lycées et mes deux premières années de fac. J'ai directement apprécié cette langue, qui est diamétralement opposée à l'allemand. Alors que l'italien est une langue chantante, l'autre est dure et sèche. J'ai eu un professeur réellement passionné par l'Italie, qui a beaucoup enrichi ma culture générale.

— Je ne savais pas que tu parlais italien, dit-il en souriant.

— Viviamo di speranze per poi morire di mancanze.

— Traduction ?

— Nous vivons d'espoir, pour ensuite mourir de manque.

— Explique-moi le rapport avec tout ça, parce que j'ai un peu de mal à te suivre...

— Il n'y en a pas, j'aime juste cette phrase, je réponds en éclatant de rire.

— Tu es vraiment incroyable...

Je souris en croisant ses yeux remplis d'admiration. Je ne savais pas que le fait de prononcer une phrase en italien pouvait charmer à ce point les hommes. Je vais vraiment devoir me remettre à cette langue.

— Bellamy, je fais italien depuis l'âge de 16 ans. Je pense que j'ai encore quelques restes. Je t'aiderai.

— Merci Clarke, je ne sais pas comment te remercier.

— En deux mots : « Faveurs sexuelles ».

Il m'accompagne dans mon rire alors que je repense à la fois où il m'a dit cette phrase. J'étais tellement triste de ne plus jouer la comédie avec lui... Maintenant, je vais devoir le faire durant une semaine.

— Attends... On va être dans la même chambre ?

— Clarke... dit-il en roulant ses yeux. On est censés être en couple depuis plus de six mois, bien-sûr qu'on va devoir dormir dans la même chambre.

Je forme la lettre O avec mes lèvres. Je n'y avais pas pensé une seule seconde, naïve comme je suis. Je vais voir Bellamy le matin. Je vais voir Bellamy torse nu.

— Je dormirai sur le sol, si c'est ce qui t'inquiète, me dit-il en riant.

— Non... On s'arrangera.

Il sourit en me déposant un baiser sur la tempe. Je sursaute en entendant ma sonnerie de téléphone retentir.

— Je perds toute crédibilité avec toi comme petite amie, dit-il, à cause de la chanson de Taylor Swift qui s'échappe de mon téléphone.

— Tais-toi, je ris en posant mon index sur ses lèvres.

Je vois le nom d'Octavia s'afficher sur l'écran de mon portable. Je décroche mon téléphone, gardant mon doigt sur ses lèvres fermées.

— Allo ? je demande.

— Salut, Clarke, je...

— Octavia ? Qu'est-ce qu'il se passe ?

J'ai essayé de joindre Bellamy, me dit-elle. Est-ce qu'il est à côté de toi ?

— Oui, il est en train de mordre mon doigt.

— Qu... Quoi ?

Je ris en repoussant la bouche de Bellamy de mon doigt. Je ne mentais pas, il venait effectivement de mordre mon doigt.

Tu pourrais me le passer ? me demande-t-elle.

— Bien sûr.

Je tends mon téléphone portable vers Bellamy, alors qu'il secoue la tête en riant et en répétant « Non ». Je soupire et mets ma main gauche derrière sa tête, en collant mon portable contre son oreille. Il est dans l'impossibilité de bouger.

— Qu'est-ce que tu veux, O' ?

[...]

— Non elle n'est pas à la soirée, dit-il en fronçant les sourcils.

[...]

— Comment ça, elle t'a appelée ? demande-t-il, en se dégageant de mon emprise et en prenant le téléphone dans sa main.

[...]

— Je ne sais pas... Jaha nous offre à tous un voyage d'une semaine en Italie.

[...]

— Bien sûr qu'elle sera présente. Clarke aussi. De toute façon, elle sait que je suis en couple avec elle, pas vrai ?

[...]

— Un paparazzi ? Non je n'en ai pas vu, c'est impo...

— [...]

— Bon, écoute, on se reparle ce soir. Je passerai chez toi. Oui. À tout à l'heure.

Il raccroche alors que je le regarde, toute confuse. Je n'ai pas compris un traître mot de ce qu'il vient de lui dire. Ça avait l'air d'être urgent.

— On a un problème, me dit-il en me rendant mon portable.

— Pourquoi ?

— Nous sommes partout sur internet.

— Pardon ?

— Un paparazzi nous surveillait lorsque je suis allé te chercher dans la boite où tu étais avec Finn. Il y a des photos de moi te portant jusqu'à ton appartement.

— Un paparazzi ? dis-je en riant. Tu te crois dans un film ? Nous ne sommes même pas célèbres, c'est n'importe quoi.

— Tu sais très bien que j'ai fait du mannequin pour joindre les deux bouts et m'en sortir avec Octavia. Ça m'est déjà arrivé d'être dans des magazines. Je ne… AIE !

Je viens de le frapper le plus fort possible à la poitrine. Il me regarde, une expression choquée sur le visage. Je bous intérieurement. Je n'ai jamais été au courant de cette histoire de magazine. Je n'en lis aucun, mais Octavia aurait dû me prévenir immédiatement, même si je ne l'aimais pas. Je le regarde avec des yeux noirs.

— Tu es célèbre et tu ne me le dis même pas ? je m'exclame. Tu te fiches de moi ?

— Je ne suis pas célèbre. J'ai seulement fait plusieurs défilés il y a deux ans et ça m'a rapporté un peu de notoriété. Rien de plus.

— Tu es déjà apparu dans des magazines ?

— Oui, et à la télévision. Plusieurs fois.

Je le frappe exactement au même endroit que tout à l'heure, à plusieurs reprises. Il essaye d'éviter mes coups, mais je ne peux m'en empêcher.

— Pourquoi est-ce que je n'étais pas au courant ? je demande.

— Je te signale qu'on n'était pas vraiment amis avant toute cette histoire, dit-il, irrité.

— Et Octavia ?

— Elle sait garder un secret quelques fois. J'ai juste eu la chance que tu ne lises pas les magazines peoples.

— Je ne le crois pas...

Je repasse inlassablement sa phrase dans ma tête. « Apparemment, nous sommes partout sur internet. » Je réalise peu à peu la portée de ses paroles. Je crois que je vais commettre un meurtre.

— Je suis en photo sur internet ?

— C'est ce qu'elle m'a dit. Clarke, essaye de respirer, d'accord ?

— RESPIRER ! Tout le monde va vraiment penser que nous sommes en couple, comment est-ce qu'on va faire ? Le faire croire à ma mère et à tes collègues, d'accord, mais là ça va beaucoup trop loin. On va devoir le faire croire au monde entier !

— Je ne suis pas connu internationalement, ce n'est rien. On sort ensemble encore quelques temps et tout ira bien.

— Et quand on va se séparer ? Ta réputation va en pâtir ! On ne peut pas se séparer !

— Restons ensemble toute notre vie alors, dit-il ironiquement. Marions-nous et fondons une très grande famille.

— Toute ma famille utilise internet et lit des magazines, dis-je en mettant ma tête entre mes mains. Même mes cousins vont nous voir tous les deux… ET MA GRAND-MÈRE ?

Bellamy commence à rire en me regardant. Je le fixe par-dessus mes mains en lui lançant un regard noir. Il doit penser qu'être dans des magazines people est une formalité, mais ça ne l'est pas pour moi. Comment vais-je pouvoir être prise au sérieux lorsque j'aurais trouvé un métier décent ?

— Si ça se trouve, personne ne s'en est...

— BELLAMY ET CLARKE SONT SUR INTERNET !

Nous nous tournons tous les deux automatiquement vers Jasper, qui accourt vers nous. Il me tend son téléphone portable. Il y a une photo de nous deux, montant dans sa voiture, ainsi qu'une autre où je dors dans ses bras. Je me décide à lire l'article, Bellamy essayant également par-dessus mon épaule.

L'architecte Bellamy Blake en couple avec l'étudiante Clarke Griffin ?

Mauvaise nouvelle pour toutes les femmes ayant craqué pour le bel architecte et l'ancien mannequin Bellamy Blake. En effet, il semblerait que l'homme ait trouvé chaussure à son pied et pas avec n'importe quelle personne. Après enquête, l'heureuse élue serait Clarke Griffin. Cette jeune femme de 21 ans se trouve être la meilleure amie de sa petite sœur. Selon nos sources, ils sont en couple depuis un peu plus de six mois. Cette nouvelle peut étonner beaucoup de personnes, puisque Bellamy Blake a la réputation de changer de petite amie tous les mois. La nouvelle affole déjà le réseau social Twitter. Beaucoup de filles semblent avoir le cœur brisé, alors que d'autres sont contentes de le voir enfin heureux. En tout cas, les twittos semblent déjà leur avoir trouvé un nom de couple : Bellarke.

Je regarde Bellamy, horrifiée.

— BELLARKE ! s'écrie Maya. J'avais deviné, c'est super ça ! Je mérite une médaille.

Je tends son portable à Jasper, complètement livide. Bellamy pose sa main dans le creux de mon dos, une geste censé être réconfortant. Je le regarde en pinçant mes lèvres.

— J'ai encore deux mauvaises nouvelles, m'annonce-t-il.

— Tu te fiches de moi... dis-je en soupirant.

— C'est Lincoln qui a répondu au téléphone pour les médias, juste après notre départ. C'est lui qui a divulgué un peu tout ça. Les informations sur toi.

— Je vais le tuer. Pourquoi est-ce qu'il a fait ça ?

— Octavia m'a dit qu'il ne fallait pas lui en vouloir. Encore une fois, il avait oublié ce qu'il ne fallait absolument pas dire.

— Ce mec est un boulet... Quelle est la deuxième mauvaise nouvelle ?

— Echo a appelé Octavia juste après la diffusion de l'article.

Je plisse le nez en essayant de réfléchir à ce qu'il me dit. Echo... Je connais ce prénom. Ça me dit vraiment quelque chose. Je me rappelle d'elle sortant quelques fois de la chambre de Bellamy, lorsqu'il habitait encore avec sa sœur. Je fronce les sourcils.

— Ma collègue, m'éclaire Bellamy. Et aussi mon...

— Je m'en rappelle, dis-je en réalisant peu à peu. Ton ex-petite amie ?

— C'est à peu près ça, me répond-il. Enfin, c'était juste pour le sexe... Nous avons arrêté il y a un peu plus d'un an.

— C'est quoi le problème avec son appel ?

— Premièrement, elle a insulté Octavia et dit que je ne pouvais pas tenir une relation de plus d'un mois. Cela veut donc dire qu'il va falloir être très prudents et faire croire à notre histoire en redoublant d'efforts. Deuxièmement, elle sera de la partie pour l'Italie.

— Et alors ? Je m'en fiche.

— Elle me fait toujours des avances.

Je soupire en le regardant alors qu'il me fait une petite moue. Je vais donc devoir également me battre avec Echo en vacances ? Cependant, puisqu'elle sait que Bellamy est en couple, pourquoi est-ce qu'elle serait une menace à notre mensonge ?

— Elle va voir que nous sommes en couple, lui dis-je. Elle va te laisser tranquille.

— Oh non, tu ne la connais pas. Si on fait un seul faux pas, elle s'en apercevra directement. Je sais qu'elle aimerait recommencer avec moi.

— Tu sais quoi ? Je vais peut-être emmener Finn, on pourrait bien s'amuser, dis-je ironiquement.

— Jamais de la vie, répond-il en serrant des dents.

Donc, si je résume, Bellamy et moi allons être partout dans les médias et il va falloir que je tue Lincoln, ainsi qu'Echo. J'adore la tournure que prend cette soirée.

— Je vais devenir célèbre, dis-je.

— Je ne suis pas célèbre, ne t'inquiète pas. Quand on aura tous les deux rompu publiquement, ils ne parleront même plus de toi.

— Non ce n'est pas vrai, dis-je en souriant. Je suis tellement géniale qu'ils vont tous parler de moi dans les journaux et je deviendrai encore plus connue que toi.

— Dans tes rêves, princesse.

— Tu penses qu'il y aura de plus en plus de paparazzis autour de nous ?

— Affirmatif. Mais pas ce soir, ils ne savent pas où nous sommes.

Je hoche la tête mais m'immobilise au dernier moment en regardant autour de moi.

— Mais s'il y a des personnes qui ont vu l'article, peut-être qu'ils vont nous prendre en photo et l'envoyer pour gagner de l'argent ou...

— Tais-toi, Clarke. Tu vois vraiment le mal partout. Et puis je... Attends une minute, dit-il en s'arrêtant en plein milieu de sa phrase.

— Quoi ?

— On doit prendre une photo ensemble.

— Pardon ?

— Écoute-moi. Les paparazzis vont nous harceler jusqu'à ce que l'on confirme notre relation, tu le comprends ça ? Je pense qu'on devrait l'officialiser de nous-mêmes.

— Mais comment ?

— Twitter.

— Je croyais que tu n'étais pas célèbre. Il passera inaperçu ton tweet.

— J'ai plus de 35 000 abonnés. Je pense que ça va aller et... AIE ! MAIS ARRÊTE !

Il va avoir des bleus, c'est clair. Il faut que je me défoule.

— 35 000 ABONNÉS ? Tu te fiches de moi ?

— J'espère vraiment qu'il n'y a pas de paparazzis autour de nous, sinon, je vais vraiment passer pour un homme battu.

— C'est ce que tu es.

— Non, même pas vrai.

Je réfléchis quelques secondes à la proposition qu'il vient de me faire. Effectivement, si nous dévoilons tout de suite notre relation sur les réseaux sociaux, nous n'allons pas avoir toutes les rumeurs invraisemblables sur nous. Ils sauront enfin la vérité et ne chercheront pas à user de stratagèmes pour nous prendre sur le fait.

— Faisons ta photo de malheur avant que je ne change d'avis.

Il secoue la tête et prend son portable situé dans sa poche. Il ouvre l'application de l'appareil photo et le place juste en face de nous.

— Souris, princesse.

Je grogne et affiche mon plus grand sourire, ma joue collée à la sienne. Il prend la photo et me la montre. Nous avons vraiment l'air d'un couple heureux, de cette façon. Nous sourions tous les deux, montrant nos jolies dents. Il tapote quelques secondes sur son écran et repose enfin son portable. Le mien vibre soudainement dans ma poche. Je le sors et vois une notification Twitter. Je l'ouvre. Il y a la photo de Bellamy et moi ainsi qu'un petit texte écrit par lui au-dessus.

Je passe une excellente soirée avec la belle ClarkeGriffin. Laissez-nous donc vivre notre amour en paix.

Je secoue la tête et favorise son tweet. Je mets mon portable en silencieux lorsque je me rends compte du nombre de personnes commençant à répondre au tweet de Bellamy. Je le glisse dans ma poche.

— Vous êtes officiellement en couple les gars, nous dit Jasper en arrivant vers nous.

— Félicitations, s'exclame Monty également en arrivant. Maintenant, allons tous danser !

Je souris en les voyant aller sur la scène. J'aurai bien besoin de danser, ça c'est clair. Je regarde Bellamy en haussant l'un de mes sourcils.

— Oh non, je ne danse pas, dit-il en secouant la tête.

— Allez, tu me dois bien ça, dis-je en le tirant avec moi sur la scène.

Il grogne et se laisse faire. La chanson We come running retentit, alors que je sautille toute seule sur place. Bellamy rit et commence à entamer quelques pas de danse avec moi, ainsi que Jasper et Monty. Tout le monde nous rejoint sur la piste et je commence à me trémousser avec Maya. Malheureusement, la chanson se termine rapidement, alors que retentit cette fois Love me like you do d'Ellie Goulding. Ce n'est pas un slow, mais je me tourne instinctivement vers Bellamy en tendant mon bras.

Il me rejoint et me fait tournoyer à plusieurs reprises autour de lui. Nous rions comme des fous, alors que nous bougeons tous les deux en rythme. Monty s'approche de nous et je lâche Bellamy pour aller à sa rencontre. Il me dit qu'il déteste danser, tandis que je prends ses mains et le fais bouger en rythme avec moi. J'éclate de rire devant ses mouvements de danse. Il ne sait pas bouger, ça c'est vrai. Je regarde Bellamy qui commence à danser quelques secondes, jusqu'à la fin de la chanson, avec Maya. J'oublie tous mes soucis et danse comme jamais avec Monty. La musique diminue jusqu'à changer de chanson. Je ne bouge plus pendant quelques secondes et souris en entendant la musique. C'est un slow. J'hésite vivement. Peut-être que je ne devrais pas danser sur ça. Je commence à réfléchir alors que je regarde Bellamy. Il mord sa lèvre du bas et tend sa main vers moi. Le début du couplet commence, tandis qu'il m'attire contre son torse.

Je place mes bras autour de son cou et le regarde intensément. Il enroule ses bras autour de ma taille et pose son front contre le mien. Je respire le plus calmement possible. Nous ne sommes pas seuls, mais j'oublie les autres. Je sais que nous faisons ce slow seulement parce qu'il y a un public, mais j'enfourne cette pensée dans le fin fond de mon crâne. Il n'y a que Bellamy et moi. La dernière phrase du couplet retentit et juste quand le refrain se fait entendre, Bellamy se penche vers moi et pose son front contre le mien. Il remonte l'une de ses mains vers ma joue droite et la caresse avec l'aide de son pouce. Je garde les yeux fermés, ne voulant pas rompre ce moment intime. Il murmure mon prénom, alors que j'ouvre mes paupières. Il frôle son nez au mien. Je souris et niche mon visage contre son cou, en le serrant fortement contre moi.

Nous nous balançons tranquillement jusqu'à la fin de la chanson. Je ne sais plus quoi penser de tout ça, je ne sais plus si tout ce qu'il se passe entre nous est un jeu. Pour moi, ce n'est plus le cas, je ne peux plus continuer à faire ça. Il faut que je le sache. Sans que je ne comprenne pourquoi, les larmes me montent aux yeux. Je reste dans son cou et essaye de me calmer, en vain. L'une de mes larmes coule le long de ma joue. Il semble le remarquer, puisqu'il s'éloigne de moi en mettant ses mains sur mes joues et en essuyant ma larme.

— Qu'est-ce qu'il se passe, Clarke ? demande-t-il doucement.

— Rien, dis-je en souriant. Je suis heureuse, voilà tout.

— C'est toi qui me rend heureux, répond-il.

Je lui souris et plante un long baiser sur sa joue. Je n'ai jamais été du genre tactile, que ce soit avec mes anciens copains ou mes amies. Seulement, avec Bellamy, tout est différent. Je ne savais pas qu'il était une personne de ce genre : câlin et protecteur. Il me surprend chaque jour.

Je me sépare de lui.

— Tu es sûre que tout va bien ? m'interroge-t-il.

— Oui, ne t'inquiète pas. Ça doit être un trop-plein de la soirée.

— D'accord. En tout cas, je pense que notre slow n'est pas passé inaperçu.

— Quoi ? je demande en fronçant les sourcils.

— J'ai vu une jeune fille derrière nous alors que le slow commençait. Elle a sorti son portable en nous reconnaissant... J'ai sauté sur l'occasion.

Mon sourire se fane peu à peu alors que je réalise ses paroles. C'est pour cela qu'il m'a invité à danser. Je me fiche d'avoir une photo de notre slow placardé partout sur internet, mais le problème, c'est qu'il l'a fait exprès. Ce ne sont plus des larmes de tristesse qui pointent dans mes yeux, mais des larmes de colère.

— C'est pour ça ? je demande, la voix brisée.

— Quoi ?

— On a dansé pour cette raison ? dis-je en commençant à m'énerver. Tu t'es servi de moi pour qu'il y ait une jolie photo de nous dans le journal ?

— Bien sûr que non, répond-il en fronçant les sourcils. Je voulais m'amuser avec toi.

— Oui, puisqu'il y avait quelqu'un pour prendre une photo !

Je remarque ses joues se teinter d'une couleur rouge vif, mais je me fiche que ce soit par embarras ou par colère. Je découvre enfin sa vraie nature. Calculateur.

— Tu me prends pour qui ? dit-il en pinçant ses lèvres. Je te signale qu'il n'y avait personne autour de nous pour notre baiser devant chez toi. Si je voulais une belle photo sur internet, j'aurais simplement pu appeler les paparazzis.

— Maintenant tout a changé, depuis que nous avons appris pour eux.

— Clarke, je...

— J'aimerais partir de cette soirée. Tout de suite.

— Pourquoi ?

— On doit aller chez Octavia pour qu'elle et Lincoln nous expliquent toute l'histoire. Je vais dire au revoir à tes collègues.

Je ne lui laisse pas le temps de répondre et passe à côté de lui en le bousculant au passage. J'essaye de me contrôler. Il veut jouer ? Et bien on va jouer. Je ne vais plus le laisser me faire tourner la tête de cette façon, plus maintenant. Je n'arrive pas à y croire. Bellamy me plaît vraiment, je ne sais même pas comment ça a pu arriver. Je suis si naïve, il ne vaut pas mieux que Finn. Je m'approche de Monty, Jasper et Maya.

— Bellamy et moi devons y aller, leur dis-je en souriant légèrement.

— Oh, dommage ! s'exclame Maya. On se reverra lorsqu'on partira en Italie alors !

— Oui. Tu sais quand est-ce que ça sera ?

— Peut-être dans un mois, je ne sais pas encore. Il faut voir avec M. Jaha.

J'acquiesce et lui fais la bise. Je me dirige vers Lexa et Monty en leur disant également au revoir. Je vois Bellamy serrer Monty et Jasper dans ses bras, alors que je réfléchis quelques secondes. Je pourrais prendre sa voiture et rentrer toute seule... Le laisser ici, sans aucune explication... Malheureusement, je n'ai pas ses clés. Je le laisse dire au revoir aux autres et je sors seule du bar. Je me dirige automatiquement vers sa voiture et m'appuie contre la portière, les bras croisés. Je tape du pied contre le sol, jusqu'à ce que Bellamy me rejoigne.

— Est-ce que tu as froid ? me demande-t-il. Je peux te passer ma veste.

— Non merci.

Il ouvre ma portière et attend que je rentre. Je le regarde, mes bras toujours croisés.

— Quoi ? je demande en regardant derrière nous. Il y a des paparazzi autour de nous ? Tu dois jouer le petit ami gentleman ?

— Tu es ridicule, dit-il d'une voix grave.

Je rentre dans la voiture et referme la portière toute seule sur moi. À travers la vitre, je le vois se pincer l'arête du nez puis passer par devant pour monter à son tour. Il allume le chauffage et l'autoradio. Il se tourne vers moi.

— Si c'est pour être aussi désagréable, tu peux sortir, me dit-il.

— Tu as raison. Je devrais peut-être appeler Finn. Il se fera un malin plaisir à me raccompagner.

— Qu'est-ce qui te prend, Clarke ?

— Tais-toi et conduis, je réponds en posant mon coude sur la vitre.

Il continue à me regarde durant quelques secondes et pendant un moment, seulement une seconde, j'ai peur qu'il me jette hors de la voiture. Cependant, il n'en fait rien. Il démarre et nous commençons à rouler. Je ferme mes yeux, essayant de vider mon esprit. Cela fait presque trois semaines que je me rapproche de Bellamy et je compte arrêter tout ça. Je ne veux pas souffrir.

— Tu comptes me dire ce qu'il se passe ? me demande-t-il soudainement.

— Tout va bien.

— Si c'est à propos de ce slow ou notre dernier baiser, tu sais que je le...

— On n'aurait jamais dû s'embrasser de cette façon, lui dis-je. Ça ne se reproduira plus.

Je regarde la route devant moi et attends sa réponse, qui ne semble toujours pas venir. Finalement, il ouvre la bouche pour prendre la parole.

— Si c'est ce que tu veux.

Je tourne mon visage vers lui. Sa mâchoire se contracte et ses jointures de mains deviennent blanches sur le volant. Je viens de l'énerver. C'est une bonne chose. Je veux qu'il ressente ce que j'ai pu ressentir.

Nous arrivons quelques minutes après devant l'immeuble d'Octavia. Je ne lui laisse pas le temps de contourner la voiture et descends directement. Je me dirige à grandes enjambées vers l'entrée, alors qu'il essaye de me suivre. Je tape le digicode et grimpe le plus rapidement possible les escaliers. Je rentre directement dans l'appartement et trouve Lincoln et Octavia sur le canapé. Je sens Bellamy arriver juste derrière moi.

— Je suis désolé, Clarke, me dit Lincoln en se tordant les mains.

— Est-ce que tu te rends compte de ce que tu as fait ? je commence à dire entre mes dents. Tu as divulgué mon nom, Lincoln !

— J'ai seulement posé la question «Clarke ? ». Ils ont ensuite enquêté sur Octavia, je n'étais pas censé être au courant !

— C'est facile comme excuse ! je m'exclame.

— Clarke... me dit Octavia, en me regardant tristement.

Je regarde autour de moi en essayant de me calmer. Je regarde Lincoln. Il a des yeux de chien battu, il a l'air vraiment peiné. Cela fait quatre ans qu'il est en couple avec Octavia et je le considère comme mon grand frère. Il a toujours été là pour moi, je dois lui rendre la pareille.

— J'ai dépassé les bornes, je souffle. Je suis désolée, Lincoln. Ce n'est pas de ta faute.

— Merci beaucoup, répond-il d'un air soulagé. Je m'en veux vraiment.

— C'est bon, tout est arrangé ? dit Bellamy en soupirant. Clarke, je te ramène chez toi.

Je panique à la perspective de me retrouver une nouvelle fois dans la voiture, seule avec Bellamy. Je regarde Octavia et lui fais les gros yeux. Elle me comprend immédiatement.

— Non Bellamy, lui dit-elle. Clarke dort à la maison ce soir.

— C'est nouveau ça ? demande-t-il, de la tristesse dans la voix.

— Non, pas vrai Lincoln ? interroge-t-elle en lançant un regard éloquent à son petit ami. J'ai besoin de lui parler seule à seule.

Je regarde Bellamy, qui hoche la tête lentement. Je vois dans ses yeux qu'il ne croit aucunement à ce que vient de lui dire sa sœur, mais il n'en dit pas mot. Il serre la main de Lincoln et prend sa sœur dans ses bras. Il se met face à moi et je croise rapidement les bras sur ma poitrine, pour qu'il ne m'enlace pas. Il approche son visage du mien.

— Il faut qu'on parle, princesse.

— Ne t'inquiète pas, dis-je le plus froidement possible en le regardant dans le blanc des yeux. Je jouerai le jeu, comme toujours. Je te dois bien ça.

Il tourne la tête et regarde ailleurs, en faisant une nouvelle fois tressauter sa mâchoire. Il se tourne vers moi et dépose un léger baiser sur mon front, alors que je ferme les yeux. Il se détache de moi. J'entends la porte d'entrée se refermer derrière lui, tandis que des larmes débordent de mes yeux. Je laisse échapper un petit sanglot. Je sens les bras d'Octavia entourer mon corps, alors que je mets ma tête dans ses cheveux. Je pleure toutes les larmes de mon corps contre elle.


Vous pensiez que ça allait trop vite ? Effectivement, mais vu la fin de la soirée, tout risque de changer...

Cette histoire de célébrité est sorti comme ça de mon imagination, je ne sais pas ce qu'il m'a pris... J'avais besoin de quelque chose pour qu'ils puissent par la suite continuer à faire semblant, puisque cela entacherait la réputation de Bellamy. Normalement nous ne sommes pas célèbres parce qu'on est architecte MAIS c'est Bellamy Blake. Il est tellement beau que c'est réaliste, non ? (fermez les yeux sur ces détails ahah)

+ Et oui, Monty est homosexuel dans cette fiction ! Ne vous inquiétez pas, je ne le laisserais pas célibataire toute la fiction !

- Amandine.