Je ne suis tellement pas régulière dans la publication de mes chapitres... en fait, j'en ai un certain nombre d'avance pour subsister jusqu'au bac, donc c'est tous le jours. Le prochain chapitre sera surement publié samedi prochain par contre !
Comme toujours, je remercie tout le monde. Vous êtes 77 personnes à suivre cette fiction, je vous en suis très reconnaissante ! De plus j'adore parler avec vous sur les réseaux sociaux notamment.
Merci à Bouhouhou (tes reviews sont très longues et me donnent le sourire), Francesca (tu sais que j'aime ce que tu me dis), Imoushka (je vais continuer à raconter ma vie alors !) et Ela (bonne chance pour ton bac à toi aussi !)
CHAPITRE XI
- Clarke ? Bellamy ? Vous êtes réveillés ?
Je me tourne sur le dos en grognant et en m'étirant. J'attends quelques secondes en essayant de me remémorer la journée d'hier. J'étais chez Octavia, puis ensuite j'ai pris l'avion et... J'ouvre les yeux.
Je suis en Italie. Ce n'était pas un rêve ?
Je tourne ma tête sur la droite et souris en voyant la mer au loin. Tout était réel, je suis vraiment à des milliers de kilomètres de chez moi. Cette baie-vitrée est vraiment une très bonne idée, Jaha est un très bon architecte. Je tourne ma tête vers la gauche et regarde le sol. Bellamy est étalé sur les couvertures posés au sol, sur le ventre. Je laisse traîner mes yeux le long de ses omoplates et de chaque muscle de son dos. Mes joues s'empourprent. Il est beau, vraiment beau. J'en arrive à être déçue du fait qu'il soit sur le ventre et non sur le dos. J'aurais pu apprécier ses abdominaux à volonté... je me mords la lèvre du bas et porte mes mains à mon visage. J'ai honte d'avoir ce genre de pensées, surtout pour Bellamy. J'entends soudainement un coup à la porte.
- Ici Jasper, appelant Bellarke. Vous êtes là ?
J'écarquille mes yeux alors que je me mets rapidement en position assise dans le lit.
- Bellamy ! appelais-je le plus doucement possible.
- Laisse-moi dormir, dit-il en gémissant dans son oreiller.
- Jasper est à la porte ! chuchotais-je.
- Si t'es pas toute nue il peut entrer.
- Abruti ! S'il voit que tu as dormi sur le sol, on est morts tous les deux !
- Mais non...
J'attrape l'oreiller derrière moi et le balance le plus violemment possible sur lui. Il se retourne sur le dos, me regardant, en alerte.
- Non mais t'es malade ou quoi ? chuchote-t-il, énervé.
- Bon les gars je rentre, dit alors Jasper de l'autre côté de la porte.
Je regarde Bellamy, paniquée, alors que la poignée de la porte s'enclenche. En deux temps trois mouvements, Bellamy se relève d'un seul coup et saute sur moi. Je me retrouve allongée sur le lit, coincée sous son corps. Il baisse la tête vers moi en mettant son visage dans mon cou. Qu'est-ce qu'il fiche ? Jasper entre dans la chambre et pose directement l'une de ses mains sur ses yeux.
- Je suis désolé ! s'écrie-t-il.
Bellamy et moi tournons notre tête vers lui en restant dans cette même position. Nous mettons sur notre visage un faux air de gêne, comme si nous étions pris sur le fait.
- Je ne pensais pas que vous... enfin... je ne pensais pas que Bellamy était en si pleine forme le matin ! Non mais vraiment, vous n'êtes pas fatigués avec le décalage horaire ?
- Jasper ! s'exclame Bellamy. Dégage de notre chambre !
- D'accord, pas besoin d'être si agressif... mais vous auriez pu mettre une chaussette sur la poignée extérieure de la porte, ou bien...
- JASPER ! m'écriais-je à mon tour en posant l'une de mes mains dans le bas du dos de Bellamy.
- Bon, bon, je m'en vais ! Mais ne nous faites pas un bébé Blake maintenant, attendez d'être revenu en Amérique au moins.
Il nous fait un clin d'œil et commence à refermer la porte. Bellamy tourne sa tête vers moi et s'apprête à dire quelque chose lorsque la porte s'ouvre de nouveau sur Jasper.
- D'ailleurs, on commence le petit-déjeuner dans quinze minutes. Bon, j'imagine que Bellamy aura fini bien plus tôt que ça mais je...
Bellamy prend l'oreiller à côté de nous de sa main droite et le balance vivement sur Jasper, qui ferme la porte avant de pouvoir recevoir la cible. L'oreiller s'écrase contre la porte et retombe mollement sur le sol. Je lâche un soupir de soulagement alors que Bellamy me regarde et se pose sur son coude, pour enlever son poids de mon corps. Nous restons dans cette position sans bouger, nous regardant quelques secondes. Je me ressaisis et enlève ma main de son dos. Il grogne et s'écrase contre moi, coupant mon souffle. Il enfouit son visage dans mon cou.
- Bellamy... dis-je en suffocant. Tu es trop... lourd...
- Tu n'es pas toute légère non plus, princesse. Souviens-toi, je t'ai déjà porté dans mes bras.
- Dégage.
Il rit et se remet une nouvelle fois sur son coude. Je pose mes mains contre son torse et le pousse pour qu'il puisse s'enlever de moi. Il n'est apparemment pas de cet avis, puisqu'il me surplombe toujours en haussant les sourcils. Il continue à me regarder. Je dois avoir l'air de n'importe quoi, ce matin...
- On a quinze minutes pour faire tout ce dont on a envie, murmure-t-il en souriant.
- Qu'est-ce que tu me proposes ? lui demandais-je en haussant l'un de mes sourcils.
Il sourit et se dégage de moi en se relevant. Je le regarde en fronçant les sourcils, déçue de ne plus avoir son corps contre le mien. Je le vois s'agenouiller sur le sol et fouiller dans son sac.
- Si tu me sors un préservatif, Bellamy, je te jure que je te coupe la...
J'arrête de parler alors que je regarde ce qu'il a dans la main. Ce que Bellamy Blake veut faire pour tuer le temps ? Un jeu de carte. Ce n'est pas croyable. Il lève ses yeux vers moi et doit remarquer mon regard déçu.
- Quoi ? demande-t-il.
- Non, rien.
- Tu pensais vraiment que j'allais sortir un préservatif ?
- Non, mais je ne m'imaginais pas à un jeu de carte, c'est tout.
- Tu pensais à quoi ?
- Rien en particulier, marmonnais-je en rougissant.
- Princesse, tu me surprendras toujours. Quoi que... je n'oublierais jamais ton « sortez couverts » de la soirée karaoké.
- Tais-toi et distribue les cartes.
Quelques minutes après, je descends les escaliers menant au séjour. Je baille en mettant une main dans mes cheveux. J'inspecte ma tenue quelques secondes. Je ne me suis pas changée, je suis restée avec un short et un débardeur. Tant pis. J'entends mon ventre gargouiller alors que je vois la table de la salle à manger remplie de très bonnes choses : croissants, pains, confitures, pancakes, gaufres et jus d'orange. Ils sont déjà tous attablés.
- Clarke ! s'exclame Jasper en me voyant arriver. Tu as passée une bonne matinée ?
- La ferme, dis-je en marmonnant.
- Où est passé ton apollon ?
- Il va arriver, il se douche.
Je m'attable à sa droite, en face de Maya. Celle-ci me sourit franchement et me tend un verre de jus d'orange. Je la remercie, alors qu'elle commence à me parler de sa chambre.
- Et la tienne ? me demande-t-elle.
- Vue sur la mer, répondis-je en souriant. Je pense que je vais passer une bonne semaine.
Elle rit alors que je commence à manger un pain au chocolat. Je parle avec Monty de mes études de médecine et il me pose quelques questions sur Bellamy. J'entends des bruits de pas dans l'escalier et me tourne vers le principal concerné. Il porte un t-shirt gris clair et ses cheveux sont complètement trempés. Il est beau, vraiment beau... c'est la deuxième fois que je dis cette chose de la journée, il faut que j'arrête. Il arrive vers nous et pioche un croissant, en restant debout près de Thélonious et Mel. Je remarque le regard que Mel lui lance et je sens mon corps se tendre. De quel droit est-ce qu'elle regarde un homme de cette façon alors qu'il est censé être en couple ?
Je regarde de nouveau Bellamy, qui mord une grande bouchée dans son croissant. Il relève la tête et croise mon regard. Ses yeux s'illuminent et il me fait un grand sourire. Il contourne la table et se met derrière moi, en appuyant ses mains sur le dossier de ma chaise. Je me tends en arrière et il se penche vers moi pour poser un baiser sur mon front.
- Tu as besoin d'affection en ce moment, me dit-il en souriant.
- C'est l'air d'Italie, répondis-je.
- Dois-je en juger que tu ne m'en veux plus ?
- Ne rêve pas trop.
Il rit alors que je tends mon menton en avant. Il comprend ce que je veux et se penche de nouveau en m'embrassant rapidement sur les lèvres, comme un baiser Spider-Man. Lorsqu'il se sépare de moi, il me plante un dernier long baiser sur la joue et se redresse. Je me remets droite dans ma chaise et regarde Mel dans le blanc des yeux. Dans ta face, Mel. Bellamy s'assoit sur la chaise à côté de moi.
- Alors, c'est quoi le programme de la journée ? demande-t-il à Thélonious.
- Je ne sais pas, c'est à vous de trouver... Mia et moi allons voir ses parents aujourd'hui. Vous êtes donc livrés à vous-même, vous les jeunes.
- Je propose une journée plage, dit Lexa en souriant.
- Parfait, répond Murphy. Des filles en bikini autour de moi, il n'y a rien de mieux.
Tout le monde acquiesce. Cela fait depuis très longtemps que je ne suis pas allée à la plage, je pense que c'est une très bonne idée. Bellamy se penche vers moi.
- Je ne suis pas trop sûr pour la journée plage... me dit-il.
- Pourquoi ? Qu'est-ce qu'il y a ?
- Tu connais Murphy, il ne va pas s'empêcher de regarder toutes les filles autour.
- Je m'en fiche, il fait ce qu'il veut.
- Je n'ai pas trop envie qu'il te regarde comme si tu étais un morceau de viande. Je sais déjà que tu lui plais alors...
- Qu'est-ce que je devrais dire pour Mel ? demandais-je en haussant l'un de mes sourcils.
- Touché.
Je souris et me lève de ma chaise, lui disant que je vais prendre ma douche. Je pars en roulant les yeux alors que je l'entends me demander « Tu vas avoir besoin d'aide ? ». Je laisse l'eau couler sur mon corps en fermant les yeux et en laissant mes pensées dériver. Avant, je n'étais pas sûre à 100% de mes sentiments. Maintenant, je dois me l'avouer. Je suis complètement tombée sous le charme de Bellamy Blake. C'est mal, c'est très mal. Il va falloir que je vives avec. Lorsqu'on aura arrêté notre petit jeu, je vais retomber six pieds sous terre. Je dois en profiter le plus possible... Il redeviendra seulement le grand frère d'Octavia.
Je sors de la douche une serviette autour de la taille et fouille dans ma valise. Je prends la première robe qui me tombe sur la main et l'enfile au-dessus de mon maillot de bain deux pièces. Je fais un chignon sur le dessus de ma tête avec mes cheveux mouillés et me regarde devant le grand miroir. J'ai choisie une jolie robe jaune, plutôt courte. Je n'aurais plus qu'à l'enlever à la plage sans perdre de temps.
Je sors mon téléphone portable et décide d'appeler ma meilleure amie.
- Allo ?
- Octavia ! Tu vas bien ?
- Clarke ! Tu sais que cet appel va te coûter cher ?
- Je vais faire vite. Je voulais juste te dire qu'on était bien arrivés et que tout se passait bien.
- Tu voulais aussi me dire que tu m'aimais « beaucoup beaucoup beaucoup » !
- Oh non, ne me parle pas de ce coup de téléphone... je suis désolée. Je n'étais pas dans mon état normal. J'étais sous l'emprise de « beaucoup beaucoup beaucoup » de médicaments, dis-je en riant.
- Ah ça... je l'avais deviné toute seule, ne t'inquiète pas. Sinon, tout se passe bien avec mon frère ?
- Tout va... bien. Même très bien, oui.
- Clarke...
- Je dois te laisser, O'. Bisous, je t'aime.
Je raccroche sans lui laisser le temps de répondre. Soit elle allait être très heureuse pour moi, soit elle allait me dire de ne pas trop m'emballer. Dans tous les cas, je suis une grande fille, je peux prendre soin de moi-même. Thélonious m'appelle, disant que nous passons déjà à table. Je descends l'escalier et prends de nouveau ma place à côté de Bellamy. Il me sert le plat principal en tournant sa tête vers ma robe.
- Tu ne penses pas que ta robe est trop courte ? me demande-t-il.
- Je vais me mettre en maillot de bain sur la plage, lui dis-je en souriant. Je pense que ça ira.
Il grommelle quelques mots que je ne comprends pas et commence à manger. Je lui parle de mon appel à sa sœur et lui me dit qu'il a appelé Wick et Lincoln également.
- Tu penses à tes amis avant ta sœur, dis-je en riant. Elle va beaucoup apprécier.
- Je savais que tu allais l'appeler. Tu lui as dis que j'allais bien donc c'est le principal.
Je hoche la tête alors que nous finissons tranquillement le repas en parlant de banalités. À la fin du repas, nous nous levons tous et décidons d'un commun accord de partir directement, pour ne pas perdre de temps. Je mets des sandales à mes pieds et prends un sac où je mets quelques serviettes de bain ainsi que de la crème solaire. Je pose mes lunettes de soleil sur mon nez et vérifie mon chignon dans le miroir. Bellamy met également ses lunettes et pose son bras sur mon épaule.
Nous sortons tous de la maison et partons pour la plage. Le chemin dure moins de deux minutes, puisque la plage est vraiment située derrière la maison. Le soleil tape fort sur nous, je pense que nous allons passer une très bonne journée. Je m'écarte de Bellamy et rejoins Maya, qui commence à installer ses affaires sur le sable. J'ouvre mon sac et prends une grande serviette que j'étale également sur le sable. Tout le monde se rassemble autour de nous et commence à se déshabiller. Je regarde notamment Bellamy, qui retire son t-shirt. Pourquoi est-ce qu'il le retire aussi lentement ? Je regarde une nouvelle fois son dos musclé alors qu'il déboutonne son pantalon et l'enlève. Il porte un short de bain tout simple, gris foncé. Il tourne la tête vers moi, alors que j'ai toujours les yeux posés sur son corps.
- Tu aimes ce que tu vois, princesse ? me demande-t-il en s'approchant de moi.
- Je ne vais pas me plaindre, dis-je en riant. Mon petit-ami n'est pas si moche.
- Magnifique, même.
Je m'écarte en le frappant à l'épaule. Je me détourne de lui et prends l'ourlet de ma robe jaune dans mes mains. Je l'enlève le plus lentement possible, en sachant son regard posé sur mon corps. Aucun de mes anciens petits-copains ne s'est jamais plaint de mon corps donc j'essaye de ne pas trop en avoir honte, même si cela reste gênant. Je suis très pudique normalement. Je vérifie une dernière fois mon maillot. Je porte un maillot de bain deux pièces. En fait, il est rayé noir et blanc en haut et tout simplement noir en bas. C'est le maillot de bain qui me va le mieux.
Je me retourne alors que Bellamy a son regard posé sur mes jambes. Ses yeux se relèvent alors sur mon décolleté.
- Mes yeux sont en haut, dis-je en croisant les bras sur ma poitrine, gênée.
Je rougis en me détournant de lui. Il soupire et s'approche de moi, en posant ses mains sur mes bras. Il les écarte de mon corps et me regarde dans le blanc des yeux.
- Tu es parfaite, princesse. Tout va bien.
Il sait que je suis gênée par mon corps depuis toutes ces années. Au collège, je n'étais pas vraiment une fille avec un très beau corps. J'étais beaucoup plus ronde et je me faisait constamment martyriser par les brutes de la classe. Bellamy se penche en plantant un baiser sur ma joue. Je souris en m'écartant de lui et en m'étalant sur ma serviette, sur le dos. J'enlève mes lunettes de soleil lorsque Bellamy me surplombe, cachant le soleil.
- Laisse-moi bronzer, lui dis-je.
- Hors de question que tu bronzes, me dit-il. Clarke, on est en Toscane. En Italie.
- Et alors ? Il est beau le soleil d'Italie...
- La mer aussi.
- Je bronze avant et s'il me reste du temps j'irai dans l'eau.
- Je vais inviter Mel à venir avec moi alors.
- Tu fais ce que tu veux, dis-je en grognant.
Je ferme de nouveau les yeux, attendant qu'il parte demander à sa « petite » Mel préférée. Je sens soudainement un bras sous mes genoux et un autre dans le bas de mon dos. J'ouvre subitement les yeux alors que Bellamy me porte comme si j'étais aussi légère qu'une plume. Il commence à partir vers la plage, alors que je mets mes bras autour de son cou.
- Si tu me fais tomber dans l'eau, Bellamy, je vais te tuer.
- Je m'en fiche complètement.
- Non, Bellamy, s'il te plaît ! J'ai envie de bronzer moi !
- On bronzera après, ne t'en fais pas.
Je regarde en dessous de moi et vois que Bellamy a déjà de l'eau jusqu'en haut des cuisses. Je m'accroche plus fortement à lui.
- Rassure-moi, tu sais nager princesse ?
- Bien-sûr, comme tout le...
À ces mots, il me lâche violemment dans l'eau. Je pousse un cri et me relève subitement, le corps complètement trempé. Je me mets debout, l'eau m'arrivant un peu plus haut que la taille. Heureusement, elle est d'une bonne température. Je regarde Bellamy, les poings sur les hanches.
- Tu ne vas pas t'en sortir comme ça, lui dis-je en ayant l'air menaçante.
- Tu fais 50 kilos à tout casser, répond-il. Je pense que ça va aller.
Je lui lance un regard noir et m'élance violemment vers lui. Je lui saute dans les bras, espérant le faire tomber avec moi dans l'eau. Seulement, je sens ses bras s'enrouler autour de mon corps alors qu'il éclate de rire. Bon. Il est en train de m'enlacer. Ça ne marche pas vraiment comme prévu. J'essaye de mettre tout mon poids sur ses épaules mais il ne bouge pas d'un poil.
- Je vais te faciliter le travail, me dit-il. Tu commences à me faire de la peine.
À ces mots, il s'avance dans l'eau, moi toujours accrochée à son cou. L'eau lui arrive jusqu'à la moitié de son torse alors qu'il continue à marcher au loin. Je m'accroche fortement à lui. Je commence à lui dire d'arrêter lorsqu'elle lui arrive aux épaules et également aux miennes.
- Ne va pas plus loin, je n'aurai pas pied, lui dis-je.
Il rit et me repose doucement sur le sol. Le problème, c'est que l'eau m'arrive au menton alors que je suis sur la pointe des pieds. Il me regarde.
- Si tu ne veux pas te noyer, me dit-il, il va falloir que tu t'accroches à moi.
- Ou je peux tout simplement revenir en arrière, dis-je en souriant.
- Fais comme bon te semble.
Je réfléchis quelques secondes à ses mots et tends mes bras vers lui. Son visage s'illumine d'un sourire quand il me reprend dans ses bras. Je mets mon visage dans son cou en fermant les yeux, alors que je flotte dans l'eau avec lui.
- Je voulais te dire merci, Clarke.
- Pourquoi ?
- Merci d'être venue avec moi jusqu'ici. Je ne sais pas si ces vacances auraient été si bonnes sans toi.
- C'est à moi de te remercier, tu sais... c'est toi qui a accepté au départ de jouer le rôle pour ma famille. Puis je suis en Italie, donc je pense que tu n'as pas à me remercier. Par contre...
- Quoi ?
- Je n'ai pas envie de mourir noyée en Italie, donc arrête d'avancer.
- Il va falloir que tu t'accroches mieux à moi alors.
- Arrête d'en profiter.
Cependant, j'écoute ce qu'il me dit puisque je noue mes jambes autour de sa taille, élevant mon visage à sa hauteur. Il semble surpris par mon initiative et me sourit. Je pose mon front contre son épaule.
- Tu n'allais pas vraiment demander à Mel de venir avec toi, pas vrai ? demandais-je.
- C'est vraiment ce qui t'inquiète ? me demande-il en riant.
- Non... ça n'aurait pas vraiment été crédible, c'est tout.
- Bien-sûr, Clarke, la crédibilité.
- La ferme, grognais-je dans son épaule.
Il rit alors que je lui dis qu'on devrait retourner auprès des autres, sur la plage. Il acquiesce et je positionne mon visage devant le sien. On se regarde quelques secondes, sans parler. Il retire ses bras de ma taille et les pose sur mon visage. Il s'approche de moi et m'embrasse une fois sur les lèvres. Je ne sais pas si ce baiser est calculé ou seulement instinctif, mais je lui souris lorsqu'il se sépare de moi. C'est un baiser plein de promesses. Je te promets d'être toujours là pour toi. Je te promets de te protéger.
Je mords ma lèvre du bas en me séparant de lui.
- Qu'est-ce que tu fais ? demande-t-il en fronçant les sourcils du à mon éloignement.
- Je grimpe sur ton dos.
- Évidemment, dit-il en levant les yeux au ciel.
Je ris et le contourne en me mettant derrière lui. Je noue de nouveau mes bras autour de son cou ainsi que mes jambes autour de ses hanches. Il commence à avancer en posant ses mains sur les miennes. Je souris en embrassant sa nuque.
- Arrête, Clarke, dit-il en grognant.
- Tu n'aimes pas ? demandais-je, soucieuse.
- Justement, j'aime trop.
Je ris à ses propos et continue mes baisers. Il soupire et avance plus rapidement vers le sable. Nous arrivons sur la plage, moi toujours derrière son dos. Jasper me voit et rit. Je dénoue mes bras du cou de Bellamy et retombe sur le sable. Je prends une serviette dans mon sac et commence à me sécher le corps, le regard de celui-ci sur moi. Enfin... le regard de Murphy également. Je soupire et m'étale sur ma serviette posée sur le sol. Bellamy s'allonge à côté de moi.
- Tu veux que je t'étale de la crème solaire ? me murmure-t-il près de mon oreille.
- Si tu poses un seul doigt sur mon corps, je te le coupe.
- Je crois que j'ai compris l'idée.
Nous rions tous les deux en chœur. Je ferme les yeux et commence à m'apaiser, le soleil sur mon visage.
- Clarke, debout, on y va.
J'ouvre les yeux, voyant Monty et Jasper penchés au-dessus de moi. Je regarde autour. Le soleil commence à se coucher, effectivement. Je me suis endormie plus tôt que prévu. Je panique en regardant mon corps. Il devrait être brûlé, pas vrai ?
- Maya s'est rendue compte que tu t'étais endormie donc elle t'a étalé de la crème solaire un peu partout. Tu n'aura pas de coup de soleil.
- Génial, remerciez-là pour moi !
Je me lève et vois tout le monde autour de moi commencer à ranger leurs affaires. Je fais de même, en enfilant ma robe sur mon maillot de bain. Je m'étire et scrute devant moi. Bellamy s'est rhabillé également et est en train de parler avec... Mel. Bien évidemment. Je prends mon sac sur le sol et enfile mes chaussures. Nous commençons tous à partir jusqu'à ce que j'entende quelqu'un m'appeler derrière moi. Je me retourne et vois un très bel homme tendant une paire de lunettes de soleil dans ma direction. Mes lunettes. Je les prends dans ma main.
- Hai dimenticato gli tuoi occhiali da sole sulla spiaggia.
(Tu as oublié tes lunettes de soleil sur la plage)
- Grazie mile, è proprio gentile.
(Merci beaucoup, c'est vraiment gentil)
- Hai un leggero accento... dove sei ?
(Tu as un léger accent... d'où est-ce que tu viens ?)
- Io sono americana, incantata di conoscervi. Mi chiamo Clarke.
(Je suis américaine, enchantée de vous rencontrer. Je m'appelle Clarke)
- Sono Marco. Forse potremmo avere un bicchiere, uno di questi giorni...
( Je suis Marco. Peut-être pourrions-nous prendre un verre, un de ces jours...)
Je souris en entendant sa proposition. Il est vraiment beau et je parle couramment italien... Je regarde en arrière et vois le groupe arrêté. Ils sont en train de m'attendre. J'accroche le regard de Bellamy et vois une lueur de tristesse dans ses yeux. Je me retourne vers Marco.
- Sarebbe stato fantastico ma non posso. Mi dispiace.
(Ça aurait été fantastique mais je ne peux pas. Je suis désolée.)
- Capisco. Lui è fortunato.
(Je comprends. Il est très chanceux.)
Son regard se dirige derrière moi et je comprends qu'il parle de Bellamy. Je lui dis au revoir et me retourne vers le groupe. Je me dirige automatiquement vers Bellamy et lui prends la main. Il la serre alors que nous marchons côte à côte, le temps d'arriver devant la maison de Thélonious. Après avoir ouvert la porte, nous nous affalons tous dans le salon, fatigués par notre journée.
- J'ai faim, dit soudainement Murphy.
- Tu n'as qu'à faire à manger, lui dis-je.
- C'est aux femmes de faire ça, pas aux hommes.
Je le regarde, choquée, alors que toutes les femmes de la pièce lui balancent au visage un oreiller.
- Pour la peine, dit Anya, je pense que tous les hommes devraient nous faire la cuisine pour ce soir.
Ils essayent de négocier mais nous sommes toutes catégoriques. Ils se lèvent tous en bougonnant et commencent à faire la cuisine derrière nous. Nous commençons toutes à discuter jusqu'à ce qu'ils nous appellent pour manger. Ce n'était pas spectaculaire. En fait, c'était juste des pâtes avec un peu de sauce. La tristesse, quoi. À la fin du repas, je fais la vaisselle avec Jasper.
- Je crois que je vais aller me coucher, me dit-il.
- Déjà ? demandais-je, en essuyant le contour de l'évier.
- Regarde autour de toi. Il ne reste que nous deux. Tous le monde dort déjà.
Je tourne ma tête vers le salon et ne vois personne. Enfin, si, Murphy est en train de dormir sur le sofa. Je ris et fais la bise à Jasper pour lui dire bonne nuit. Je range la cuisine et décide à mon tour de monter dans ma chambre. J'entre et vois Bellamy allongé sur le lit, déjà en bas de pyjama. Est-ce qu'il était obligé de se mettre torse-nu, encore ? Il tient la télécommande dans sa main et est en train de zapper les chaînes de télévision.
- On se regarde un film ? demandais-je.
- Tu choisies, me dit-il en souriant.
- Titanic !
Je ne lui laisse pas le temps d'argumenter et sors le dvd de mon sac. Il se plaint en disant que c'est un film pour filles et qu'il dure trop longtemps.
- Je vais passer le début. Je vais mettre à partir du moment où il coule.
- C'est complètement inutile.
Je mets le dvd dans le lecteur et file rapidement dans la salle de bain pour enfiler mon short et mon débardeur. Je m'affale sur le lit à côté de lui et regarde la télévision, en mettant à partir de 1 heure 30 de film. Bellamy croise ses bras et regarde le film, un air blasé sur le visage.
- C'est n'importe quoi ce film, dit-il. On ne peut pas tomber amoureux au bout d'une seule journée.
- Si c'est un coup de foudre, bien-sûr que si. Le cœur à ses raisons que la raison ignore.
- Et qu'en est-il de ton cœur à toi, princesse ?
- Mon cœur est comme l'iceberg de Titanic, il n'a pas encore trouvé le paquebot qui va le faire chavirer. *
- Il n'y a pas que ton cœur que j'aimerais chavirer...
- Dégueulasse.
Rose et Jack font l'amour. Le Titanic heurte le iceberg. Il se fend en deux. Il coule. Jack meurt. Rose est sauvée. Rose retrouve Jack au paradis. Je pleure comme une madeleine.
Je m'allonge sur le lit en essuyant mes larmes. J'ai quelques sanglots dans ma voix. Bellamy soupire et se lève pour éteindre le lecteur dvd. Il s'allonge à mes côtés.
- Tu sais que tu n'es toujours pas autorisé à dormir avec moi ? lui demandais-je.
- J'ai pensé qu'on pouvait parler, avant d'aller dormir.
- De quoi ?
- Quelle est ta couleur préféré ?
- Je ne sais pas... dis-je en réfléchissant. Peut-être le jaune.
- Pourquoi ça ?
- Ça me fait penser à l'été et au soleil. C'est vraiment ma saison préféré. Je ne comprends pas ceux qui préfèrent l'hiver.
- Je préfère l'hiver.
- Pourquoi ? demandais-je en tournant ma tête vers lui.
- « Je voudrais un bonhomme de neige, oh viens jouer avec moi... »
J'éclate de rire alors qu'il sourit comme un enfant en chantant une chanson du film La reine des neiges.
- Quel est ton Disney préféré ? me demande-t-il.
- La Belle et la Bête, répondis-je.
- Pourquoi ça ?
- Tu lui ressemble physiquement.
Il prend l'oreiller à côté de lui et l'écrase sur ma figure. Je ris à ses bêtises. Il continue à sourire et tourne sa tête vers moi. Nos visages sont à quelques centimètres l'un de l'autre.
- Et dire que nous nous détestions il y a quelques mois, dis-je doucement en souriant.
- Je ne t'ai jamais détesté, princesse.
- Tu m'as appelé princesse dès le premier jour, lui dis-je. Pourquoi ça ?
- Je ne sais pas... répond-il en soupirant. Je ne te connaissais pas au début... je te voyais un peu au dessus de tout, toi et ton t-shirt Taylor Swift. Tu semblais hautaine. J'avais tort.
- Je te pardonne, dis-je en souriant.
Lorsque je dis ce dernier mot, il est un peu plus de 22 heures. Bellamy et moi continuons à parler de tout et de rien : nos études, nos anciennes relations, nos animaux préférés ainsi que nos amis. Bellamy s'endort alors que l'horloge affiche 2 heures du matin. Je pourrais le réveiller et lui dire de dormir sur le sol, mais je ferme mes yeux et laisse le sommeil m'envahir.
Ce chapitre est très long, il faut que je me calme ! Bref, sinon j'ai remplis ce chapitre de moments Bellarke juste pour vous faire plaisir ! Comme vous le voyez il y a un moment où Clarke parle italien... je fais italien depuis trois ans donc normalement il n'y a pas de fautes mais dites-moi si vous en voyez !
D'ailleurs, Bellamy et Clarke parlent ici de leur première rencontre : ne vous inquietez pas, elle sera racontée dans le chapitre 13 !
* Merci à ma BFFOFF, Géraldine, qui m'a trouvé cette magnifique citation il y a quelques mois !
- Amandine.
