Bonjour à tous ! Vous allez bien ? Plus que trois semaines avant le début de mon baccalauréat...

Alors, Perrinou (mon amour de tous les jours) m'a posé une question donc je vous le dis à tous : Bellamy et Clarke vivent à Los Angeles ! (je ne sais pas où tu as vu que Clarke était française dans ma fiction Perrine...)

Et Bouhouhou m'a demandé si je comptais écrire une autre fiction Bellarke après celle-ci. Alors, la réponse est oui ! J'ai déjà prévu une autre fiction commençant d'ici un mois qui regrouperait pleins de OS sur Bellarke avec une nouvelle situation à chaque fois. Sinon, je pense aussi faire une autre fiction longue dans le monde moderne mais pour l'instant je ne sais pas ce serait sur quoi... j'y réfléchirais plus tard. Voilà !

+ Imoushka, je n'ai pas réussi à te trouver sur Twitter... donc je te passes mon pseudo : Carreyland. À bientôt ! ;)

Bonne lecture à tous !


CHAPITRE XII

Je plisse mon nez en sentant une légère odeur de parfum quelque part près de moi. Je n'ai pas envie d'ouvrir les yeux et commencer une nouvelle journée, pas encore. Je suis bien là, dans mon lit. Je sens le soleil sur mon visage qui me réchauffe la peau. Je souris en tournant ma tête et en enfonçant mon visage plus profondément dans l'oreiller. Mon oreiller est plutôt dur, aujourd'hui. Puis il... bouge. Pourquoi mon oreiller serait en train de bouger ? C'est quoi son problème ? J'essaye de me remémorer la soirée d'hier. Je sais que j'ai regardé le Titanic et que j'ai pleuré devant comme une gamine. Ensuite, j'ai beaucoup parlé sur mon lit avec... Bellamy ?

J'ouvre subitement les yeux et me retrouve face à de la peau humaine, légèrement bronzée. Je tourne un peu la tête sur le côté, en analysant la situation. Mon visage est dans le cou de Bellamy et mon bras droit est autour de son torse-nu. Et quand à ma jambe droite... elle est complètement entremêlée entre ses deux jambes. J'essaye de bouger mais je sens le bras droit de Bellamy enroulé autour de ma hanche. Je suis complètement prisonnière de ses bras.

Je relève légèrement la tête et regarde son visage. Il est toujours en train de dormir, l'air serein. Ses boucles brunes sont emmêlées et je vois une toute petite barbe sur son visage. Je suis tellement près de lui que j'arrive à compter les taches de rousseurs qui parsèment son nez. Je suis dans les bras de Bellamy Blake, aka l'homme le plus sexy qui m'eut été donné de voir. L'homme pour lequel j'ai des sentiments. Dans quel pétrin est-ce que je me suis fourrée ?

- Arrête de me reluquer.

Je relève la tête et croise le regard de Bellamy. Il est si beau, le matin. Il me regarde, un sourire au coin des lèvres. Je me mords soudainement la lèvre du bas.

- Est-ce qu'on doit se réveiller ? lui demandais-je doucement.

- Non, je pense qu'ils ne vont rien dire.

J'acquiesce et replace mon visage dans son cou, à sa grande surprise. Je ferme les yeux et respire son odeur. Il resserre son emprise sur moi alors que je déplace mon bras droit et le pose entièrement sur son torse. C'est devenu beaucoup trop intime et je m'en fiche. Je veux juste être dans ses bras. C'est tout ce que je demande.

- Tu ne vas pas me disputer parce que je suis resté dans ton lit ? me demande-t-il.

- Normalement je l'aurais fait mais c'est le matin...

- Donc je dois profiter de toi maintenant alors.

- C'est ça.

Je me niche encore plus contre lui en refermant mes yeux. Seulement, Bellamy ne comptait pas s'endormir avec moi. Sans que je ne m'y attende, il se déplace rapidement et je me retrouve sur le dos, lui sur moi. Il se met sur ses coudes et me regarde.

- Je comptais seulement me rendormir, lui dis-je en essayant de le repousser.

- Je suis tout à fait réveillé, murmure-t-il en me regardant.

Il approche son visage et frotte son nez quelques secondes contre le mien. Je commence à rire en passant mes bras autour de son cou et en l'attirant contre moi. Il m'embrasse tendrement sur la joue et se recule pour jauger ma réaction.

- Ce n'est pas un baiser sur la joue qui va me choquer, lui dis-je en souriant.

Il hoche la tête et met son visage dans mon cou, en me laissant de longs baisers sur chaque parcelle de ma peau. Il embrasse mon endroit favori, c'est à dire le dessous de mon oreille, en caressant le côté de ma jambe droite en même temps. Je gémis et frotte ma hanche contre la sienne. Il interrompt ses baisers et pose son front contre le mien.

- Je t'interdis de faire ça à nouveau, grogne-t-il en fermant les yeux.

- Pourquoi ça ? demandais-je, la respiration saccadée.

- Tu ne te rends vraiment pas compte de l'effet que tu me procures.

Mon sang bouillonne et remonte jusqu'à mon visage. Je suis sûre que je suis aussi rose qu'un petit cochon en ce moment même.

- Tu sais que des amis ne devraient pas se dire ce genre de choses ? lui demandais-je.

- Oh, s'il te plait Clarke, tu sais que nous sommes plus que ça.

- Ah oui ? demandais-je en haussant l'un de mes sourcils. Qu'est-ce que je suis pour toi alors ?

- Une enquiquineuse de première que j'aime bien embrasser.

Il dépose un baiser sur le bout de mon nez et se relève alors que je m'étale en étoile de mer sur le lit. Bellamy aime m'embrasser. Il aime m'embrasser. Je le regarde alors qu'il commence à fouiller dans son sac.

- Qu'est-ce qui est prévu pour aujourd'hui ? lui demandais-je.

- Je crois qu'on va dans un musée, je ne suis pas sûr.

- Vraiment ? Quel musée ?

- Sciences naturelles.

- Je déteste ce genre de musées, dis-je en grognant.

- Si tu es sage je t'emmènerais demain à celui d'art.

- Peintures classiques ou...

- Peintures contemporaines, comme tu les aimes.

- Ça c'est mieux, dis-je en souriant.

Il sourit à son tour et s'enferme dans la salle de bain. Je me lève du lit et sors de la chambre. Je sens l'odeur du petit déjeuner en bas, alors que j'arrive dans le séjour.

- Clarke ! s'exclame Lexa en souriant. Il était temps !

- Désolée, nous nous sommes réveillés un peu tard, dis-je en m'excusant.

- Ne me dis pas que vous avez remis le couvert hier soir, me dit Jasper en haussant l'un de ses sourcils.

- La ferme, Jasp'. Si tu veux tout savoir, on a regardé Titanic.

- Laisse-moi deviner, dit Monty en fermant les yeux. Est-ce que à la fin... il coule ?

- AH AH, très drôle, dis-je en m'asseyant à table à côté de Mel. Bellamy a dû me réconforter toute la nuit.

- Il arrive à supporter une femme fragile dans ton genre ? me demande Mel, un sourire ironique sur le visage.

- Tu veux que je te montres avec mon poing si je suis si fragile que ça, Mel ?

Elle secoue la tête et croise les bras sur sa chaise, alors que j'affiche un sourire victorieux sur mon visage. Ils commencent tous à rire autour de nous et Maya me tape légèrement dans le dos lorsqu'elle passe derrière moi.

- Qu'est-ce qu'il y a de drôle ? dit Bellamy en débarquant, les cheveux mouillés.

- Clarke vient de me menacer, rétorque Mel.

- Bravo chérie, répond celui-ci en me souriant.

Je le regarde et ris en voyant son clin d'œil. Il s'affale sur la chaise à côté de moi et commence à manger tout ce qui se trouve sur la table.

- Alors, le musée de sciences naturelles ? demandais-je à Thélonious.

- J'espère que ça va vous plaire, nous dit-il. Il y aura des d'expériences à faire. Qu'est-ce qu'on ressent lorsqu'on prend de la drogue ? Quelle sensation avons-nous lors d'un saut en parachute ou lors d'un accident de voiture...

- Comment ça ? demandais-je, mon sourire se fanant peu à peu.

- L'accident de voiture ? Et bien nous serons placés par deux dans une voiture qui sera en simulation, avec une vraie vidéo devant nous. Comme si nous subissions un réel accident.

- Je vois... dis-je, en sentant mon sang quitter mon visage.

Je me lève et m'excuse auprès de Bellamy, lui disant le fait que je vais faire ma douche. Je remonte le plus rapidement possible les escaliers de la maison et m'enferme directement dans la salle de bain.

J'actionne l'eau de la douche, me déshabille et grimpe automatiquement dedans. Je pose mes deux mains contre la paroi de la douche et essaye de contrôler ma respiration. Je n'en ai jamais parlé à Bellamy, il n'est pas censé être au courant. Le fait est que je ne peux pas faire cette simulation. C'est au dessus de mes forces. Je laisse mes larmes se mélanger quelques minutes à l'eau de la douche et coupe l'eau. J'enfile les affaires que j'avais prévue pour la journée : un jean slim foncé et un chemisier blanc sans manche. Je prends le sèche-cheveux situé dans l'un de mes sacs et l'allume. Je commence à me les sécher lorsque Bellamy arrive et commence à me parler. Je ris alors que je vois sa bouche bouger mais aucun son n'en sortir, dû au bruit de l'appareil. Mes cheveux étant secs, j'éteins l'appareil.

- Donc tu es d'accord ? me demande Bellamy.

- Bien-sûr, répondis-je en riant.

- Super, Clarke. Je vais leur dire.

J'écarquille les yeux alors qu'il commence à sortir de la chambre.

- Bellamy ? l'appelais-je doucement.

- Oui ? dit-il en revenant dans la chambre.

- D'accord avec quoi, exactement... ?

- Leur dire qu'on allait se marier.

- Quoi ? m'exclamais-je, la bouche grande ouverte.

Je mets ma main devant ma bouche et commence à tousser d'une manière incontrôlable. Bellamy me sourit en croisant les bras. Il me parle alors que ma crise de toux s'arrête.

- Je savais que tu ne m'entendais pas, avec le sèche-cheveux.

- Je suis désolée, dis-je, un air triste sur le visage. Donc, tu me disais quoi ?

- Rien, juste qu'on passait à table.

Je prends la serviette posée à côté de moi et la lui lance brusquement au visage, en m'exclamant « Tu te fiches de moi ? ». J'ai failli mourir à cause de lui quoi ! Je le suis jusqu'au séjour où tout le monde est déjà installé pour le repas. Je commence à manger et les écoute parler d'architecture. La conversation est ennuyeuse et je commence à jouer avec ma nourriture. J'écrase les petits-pois dans mon assiette un à un.

- Je dessine des buildings pour qu'ils soient construits, dit doucement Bellamy en se penchant vers moi. Par pour qu'ils soient écrasés.

- Je n'aime pas les petits-pois.

- J'espère que tu m'aimes alors.

Je ris légèrement en commençant à manger ma purée de petits-pois. C'était une mauvaise idée. C'est encore pire lorsqu'ils sont écrasés.

- On met combien de temps pour aller au musée ? demande Monty à Jasper.

- Quinze minutes.

- On devrait sans doute faire deux voitures. Qui conduit ?

- Je prends l'une des voitures, dis-je soudainement.

- Je vais prendre l'autre, dit Bellamy.

- Oh... le prince et la princesse séparés l'un de l'autre, dit ironiquement Mel à l'autre bout de la table.

- Pour mieux se retrouver après, lui dit Bellamy en souriant.

Je regarde Mel.

- D'ailleurs, je t'ai choisie pour être ma co-pilote, lui dis-je.

- Ça va aller, répond-elle. Je serais celle de Bellamy.

À la fin du repas, nous nous dirigeons tous vers les deux voitures traînant devant la maison. Je prends la première voiture et m'assois devant le volant, en mettant mes lunettes de soleil sur mon nez. Mon co-pilote se trouve être Murphy, à mon grand désespoir. Derrière moi, Jasper, Maya, Lexa et Monty se partagent les sièges. Normalement, ils doivent être trois derrière, mais on va faire comme si nous n'avions rien vu. Je regarde Bellamy qui se met derrière le volant de l'autre voiture. Sa co-pilote est, comme elle l'avait annoncé, Mel. Les autres sont dans les sièges à l'arrière.

Je démarre la voiture et pars au devant de celle de Bellamy. Je regarde de temps en temps dans le rétroviseur, et je vois Mel qui n'arrête pas de lui parler.

- Je suis vraiment pressé de faire toutes ces expériences, me dit Murphy. Je suis un scientifique dans le cœur et dans l'âme.

- Je suis contente pour toi, dis-je en riant. Tu comptes faire l'expérience de la voiture tout seul ?

- Je trouverais bien une petite italienne qui le fera avec moi. Et toi, tu le fera avec Bellamy ?

- Je ne le ferais pas.

- Pourquoi ?

- Ce n'est pas mon genre de truc.

Il ne cherche pas à argumenter, à ma grande surprise. Quelques minutes après, je me gare sur le parking du musée. Je sors de la voiture et Bellamy se gare à son tour. Il vient me retrouver et nous nous dirigeons tous vers le stand pour acheter nos places. Bellamy essaye de payer ma place mais je le devance et tends de l'argent à la réceptionniste.

- Tu te fiches de moi ? me dit-il. Tu payes aussi ma place ?

- Tu m'as payé le Mcdonald toi.

- C'était il y a deux mois !

- Et alors ? Je ne t'avais pas remboursé alors voilà mon occasion.

Il lève les yeux au ciel alors que la réceptionniste nous souhaite une bonne journée, en italien. Nous prenons les audio-guides sur le côté et commençons tous ensemble la visite. Thélonious avait tort sur les expériences. En fait, nous en avons seulement fait une. On devait mélanger plusieurs liquides pour, à la fin, produire un peu de fumée. Bien-sûr, Bellamy n'en a fait qu'à sa tête et en a trop mélangé. Résultat, il y a eu plus de fumée que prévu et la pièce à dû être évacuée.

- Je ne comprends pas, me dit-il alors que nous regardons les panneaux autour de nous. J'ai pourtant mis les bonnes doses.

- Mais oui mon cœur, dis-je en secouant la tête.

- Clarke... les autres ne sont pas autour de nous.

- Et alors ?

Je me tourne brusquement vers lui en mettant ma main devant ma bouche. Je viens de lui donner un nom affectueux de couple. Je suis une idiote. J'allais m'excuser lorsqu'il dépose un baiser dans mes cheveux et continue la visite. Je rougis légèrement et le suis lentement. Mon cœur commence à s'emballer lorsque je vois devant moi une voiture posée sur des mécaniques.

- C'est l'expérience de l'accident de voiture, me dit-il à l'oreille.

Thélonious et Mia commencent les premiers. Je les vois entrer dans la voiture et la vidéo devant eux se lance. Dans l'animation, une voiture arrive sur le côté et les heurte. Ma respiration commence à s'accélérer alors que la voiture dans lequel ils sont commencent à faire des violent tonneaux. Je sens des larmes remonter dans mes yeux.

- Hey, dit doucement Bellamy à côté de moi. Ne t'inquiète pas, ils sont bien attachés.

- Je ne peux pas rester là, murmurais-je en mordant ma lèvre.

- Qu'est-ce qu'il se passe ? demande-t-il, l'air inquiet.

- Je t'expliquerais tout ce soir mais je dois y aller, dis-je en sentant une larme rouler le long de ma joue. Je t'attends à l'entrée.

Il fronce les sourcils et propose de m'accompagner. Je refuse et lui tourne le dos, en avançant rapidement vers la sortie du musée. Je pousse la grande porte d'entrée et sors à l'air libre, en expirant. Je me sens déjà mieux. Je sors les clés de la voiture que je conduisais de ma poche et ouvre la portière. Je me mets au volant et allume l'auto-radio. Je ferme les yeux en essayant de me calmer. Je vais devoir avoir une conversation avec Bellamy ce soir et ça m'effraye déjà. Je regarde l'heure. Il est 16 heures. Je ferme les yeux.

Lorsque je les ouvre de nouveau, il est un peu plus de 17 heures. C'est le bruit de leurs pas qui me réveille ainsi que leurs rires. Murphy reprend sa place à côté de moi et je vois Bellamy me lancer un regard en passant devant le capot de la voiture pour aller dans l'autre. Je lui souris en essayant de cacher ma peur. Je démarre la voiture alors qu'ils commencent à entamer une discussion à l'arrière de voiture.

- Je ne pensais pas que ce serait aussi violent ! s'exclame Jasper. Franchement, je suis content d'avoir fait ce genre de chose, c'était super intéressant.

- Oui enfin la ceinture de sécurité à failli me couper la respiration, continue Maya. D'accord, elle protège, mais elle peut tuer également non ?

- Je pense qu'elle est là pour une raison, dis-je en serrant les dents.

- Bien-sûr, c'est vrai, répond-elle. Pourquoi tu n'as pas tenté l'expérience ?

- Je ne me sentais pas bien, dis-je. J'ai sans doute trop mangé ce midi.

- C'est vrai que c'était intense, tu aurais peut-être rendu tout ton repas, dit-elle.

- Sans doute, dis-je en riant. Et toi, Murphy, tu as aimé ?

- J'ai préféré l'expérience du parachute.

- Je rêverais de faire ça pour de vrai, lui dis-je. Je pense que c'est au top de ma liste « À faire avant de mourir ». Enfin... après un pic-nic.

- Un pique-nique ? T'as quoi, 12 ans ?

- Arrête, dis-je en riant. J'adorerais pique-niquer, c'est tout. En haut d'une colline, devant un coucher de soleil... c'est vraiment un truc que j'aimerais faire.

- Je t'emmènerais si tu veux, dit-il en secouant la tête.

- Je n'en doute pas, dis-je en riant.

Nous arrivons devant la maison de Thélonious. Je me gare et sors directement de la voiture, sans attendre celle de Bellamy. Je ne veux pas lui parler pour le moment. J'entre dans la maison et m'affale sur le canapé en allumant la télévision. Murphy s'installe à mes côtés ainsi que Maya. Je zappe jusqu'à tomber sur une chaîne diffusant des clips vidéos.

- Clarke, depuis combien de temps exactement es-tu avec Bellamy ? me demande soudainement Maya.

- Euh... dis-je en essayant de réfléchir à une date exacte. Depuis le 1er janvier.

- C'est vrai ? demande-t-elle, un air d'admiration sur le visage. Depuis le jour de l'an ?

- Oui, c'est ça.

- Cela fait donc 7 mois et demi que tu es avec lui... est-ce que tu as déjà pensé au mariage ?

- Pardon ? dis-je en commençant à rire. Cela ne fait même pas un an.

- C'est vrai... dit-elle en baissant le regard et en réfléchissant.

- Qu'est-ce qu'il se passe, Maya ?

- J'ai l'impression que Jasper pense au mariage et je ne sais pas si je suis prête.

- Tu es avec lui depuis 3 ans, je pense que tu es prête. Vous êtes un couple vraiment amoureux. Je pense que tout ira bien.

Elle sourit de plus belle et pose sa tête sur mon épaule en riant. Elle est vraiment adorable, elle semble l'aimer comme une folle. Elle possède le sourire béat qui est étalé sur mon visage depuis quelques jours. Je ferme les yeux et renverse la tête sur le canapé quelques secondes, en réfléchissant. Avant que je ne réagisse, une ombre passe devant mes yeux et des lèvres se posent rapidement sur mon front. J'ouvre les yeux et souris en voyant Bellamy au dessus de moi, un de ses sourcils relevé.

- Tu rêvasses, princesse ? Puis-je savoir qui est au centre de tes rêves ?

- Murphy, dis-je en riant.

- Carrément ! s'exclame Murphy, toujours assis à côté de moi.

Bellamy me lance un regard noir et se recule, alors que je me redresse et continue à rire. Il me fait vraiment rire avec sa jalousie à deux balles.

- On se met à table ? demande Jasper en nous regardant. J'ai une faim de loup.

Nous rions tous en chœur alors que je me lève et commence à mettre la table. Je dépose les plats que Mia vient de finir de cuisiner sur la table et m'installe aux côtés de Maya. Bellamy fronce les sourcils lorsque je laisse la place à côté de lui vacante. Je ne veux pas qu'il me parle alors qu'on mange.

Cependant, c'est moi qui fronce mes sourcils lorsque Mel se met à côté de lui. Je ne sais pas s'il essaye de me rendre jalouse mais il commence à lui parler et à rire avec elle. Je mange dans le silence en répondant seulement à Maya lorsqu'elle me pose des questions. Nous finissons de manger et commençons à mettre les plats vides dans l'évier. Je dis aux autres de partir se coucher et que je finirais toute seule la vaisselle. Ils me remercient tous et je commence à laver les plats, seule. J'entends toujours Bellamy et Mel avoir une discussion dans le salon. Celle-ci lui parle de son travail compliqué en tant que « secrétaire de Jaha ». Je lève les yeux au ciel dès qu'elle ouvre la bouche. Plus superficielle qu'elle, je ne pense pas que ça puisse exister. Au bout d'une à deux minutes, elle lui dit qu'elle va se coucher. Je l'entends lui faire la bise alors que je frotte plus fortement l'assiette que je tiens dans la main. Je n'entends plus rien durant quelques secondes jusqu'à ce que je sente les bras de Bellamy s'enrouler autour de ma tailler et son menton se poser sur mon épaule.- Tu vas bien ? me demande-t-il.

- Tu vas bien ? me demande-t-il.

- Ça va. Et comment va Mel ? Apparemment c'est ÉPUISANT de servir des cafés à Jaha !

- Arrête d'être jalouse, dit-il en riant contre moi.

- Je ne suis pas jalouse. Je ne l'aime pas, voilà toute la différence. De plus, elle n'arrête pas de dire qu'elle est architecte alors qu'elle ne l'est pas réellement.

- Tu ne l'aimes pas parce que je suis sorti avec elle.

- Je croyais que tu ne sortais pas avec elle et que c'était juste pour le « sexe » ? demandais-je, un ton narquois dans la voix.

- Peu importe.

Je finis de laver la vaisselle, lui toujours derrière moi. Je me retourne dans ses bras et le regarde.

- On va regarder un film ? lui demandais-je.

- D'accord, dit-il en acquiesçant. On pourrait le regarder ici, dans le salon ? La télévision est beaucoup plus grande et de toute façon ils sont tous en train de dormir.

Je hoche la tête, alors que nous montons dans notre chambre pour choisir un dvd. Nous optons pour une comédie, 21 Jump Street. J'en profite pour enfiler mon pyjama dans la salle de bain. Je n'avais jamais remarqué le fait que mon short soit aussi court. Tant pis. Je sors et vois Bellamy dans son pantalon de pyjama avec un t-shirt. Nous descendons les escaliers et mettons le dvd en route, en nous installant confortablement dans le canapé. Lui se tient tout à gauche alors que je reste tout à droite. Au bout de quelques minutes de film, il commence à me parler.

- Est-ce que tu veux me dire ce qu'il s'est passé au musée ? me demande-t-il doucement.

- Je... j'ai vraiment envie de te le dire. Mais pas tout de suite.

- D'accord...

- Est-ce que tu as fais l'expérience ?

- Non. Ça ne m'intéressait pas vraiment. C'est inutile de savoir ce que ça fait d'avoir un accident de voiture. Il faut juste prier pour ne pas en avoir, justement.

Je tourne mon regard vers la télévision, en souriant. J'aime ce qu'il vient de dire puisqu'il a raison. Nous regardons tranquillement le film et Bellamy monte dans notre chambre pour prendre la suite du film. Il le met dans le lecteur dvd et se réinstalle. À la moitié du deuxième film, je commence à parler.

- J'ai faim.

- Et bien allons manger, dit-il en se levant.

Je le regarde en haussant mes sourcils. Il est plus de 23 heures et il veut vraiment que nous mangions. Je ris et le suis dans la cuisine. Il ouvre le frigidaire et fouille dedans quelques secondes avant de me regarder et dire d'une façon dramatique :

- Il n'y a rien.

Je commence à rire et à regarder dans le frigidaire à mon tour.

- Je sais ce que je vais faire, me dit-il. Je vais nous préparer des pancakes.

- C'est à dire le plat que nous mangeons tous les matins ? demandais-je en riant.

- Ce ne sera pas la même chose. Je vais ajouter... des lardons !

Il me regarde, un air fier sur le visage. Je ris devant son visage si heureux. Il commence à prendre quelques ingrédients pour faire les pancakes et commence à les mélanger dans un saladier sur le plan de travail. Je me mets à côté de lui et grimpe sur le plan de travail à côté du saladier, en balançant mes jambes nues.

- Tu n'as pas l'impression de déranger ? demande-t-il en riant.

- Ça va, je suis bien.

Il mélange doucement la pâte à pancake. Il plisse le nez en le faisant, comme s'il avait besoin de concentration pour le faire. Je le regarde et je réalise de plus en plus chaque jours mes sentiments pour lui. Mes sentiments beaucoup plus qu'amicaux. Je commence à caresser ses cheveux de ma main gauche alors qu'il n'arrête pas ce qu'il fait.

- Il y a trois ans, j'ai eu un accident de voiture avec mon meilleur ami.

Bellamy s'interrompt à mes paroles et lève le regard vers moi. Il arrête de faire sa préparation et attend quelques secondes. Je m'apprête à parler lorsqu'il me coupe la parole.

- Tu n'es pas obligée de m'en parler, si tu ne veux pas.

- J'en ai envie, lui dis-je doucement. Je te fais confiance.

Il hoche la tête et continue sa préparation. Il doit se douter du fait que ça sera plus simple pour moi d'en parler s'il continue à faire autre chose.

- J'avais 18 ans, continuais-je à dire. Wells et moi étions chez lui, nous traînions ensemble. On parlait de tout et de rien, comme toujours. Au bout d'un moment, nous avons commencés à parler de nos relations amoureuses. J'étais encore un peu sonnée par ce qu'il s'était passé avec Finn donc il essayait de me réconforter comme il le pouvait. Finalement, il m'a annoncé une grande nouvelle. Il venait de demander sa petite-amie en mariage.

- Comment est-ce qu'elle s'appelle ? me demande-t-il en versant sa préparation dans une petite poêle.

- Sacha. (Ndla : clin d'œil aux livres The 100)

- Tu l'appréciais ?

- Oui, plutôt. Le problème, c'est qu'il n'était en couple avec elle que depuis quatre mois. Comment... comment peut-on demander quelqu'un en mariage après ce laps de temps ? Et surtout à 18 ans ?

- Il avait sans doute ses raisons...

- Il m'a dit qu'il était complètement amoureux d'elle. Je le comprends mais c'était beaucoup trop tôt pour toi. Le plus gros problème, c'est qu'il l'a demandé en mariage sans m'en parler avant. Je le connaissais depuis la crèche et il ne m'a pas parlé de ce qu'il comptait faire.

Je prends une grande respiration en essayant de calmer ma voix. Bellamy le remarque et pose sa main gauche sur l'un de mes genoux.

- Nous nous sommes disputés à ce sujet et j'ai décidé de partir de sa maison. Il pleuvait des cordes mais je m'en fichais. Je suis montée dans ma voiture et il m'a suivi. Il est monté dans la voiture et j'ai commencé à conduire jusqu'à chez moi sans lui parler... seulement il n'était pas de cet avis. Nous avons recommencé notre querelle et j'ai... je n'ai pas vu la voiture qui arrivait en face de nous.

J'essuie rapidement les larmes qui ont coulées sur mes joues et essaye tant bien que mal de finir mon histoire.

- Je suis réveillée le lendemain à l'hôpital. J'avais quelques côtes brisés et un bout de verre était figé dans ma hanche. J'ai dû être opérée. J'ai eu de la chance, contrairement à Wells. Il n'avait pas mis sa ceinture de sécurité et il a traversé le pare-brise durant l'accident. Il est mort sur le coup.

- Je suis désolé, dit Bellamy, sincère.

- Je sais.

Bellamy me regarde et semble comprendre la situation dans laquelle je suis. Il commence à dessiner des cercles sur mon genou. Je le regarde.

- Ton pancake est en train de brûler.

- Mince !

Il se précipite sur la poêle et éteint le feu. Je commence à rire doucement alors qu'il soupire et vient devant moi, entre mes jambes. Il pose ses mains sur mes joues.

- Je m'en veux tous les jours, chuchotais-je en le regardant. Sans cette stupide dispute, rien ne serait arrivé. Je n'ai pas été assez attentive, je...

- Clarke, rien de ce que tu peux dire maintenant ne fera changer ce jour là... tu n'étais pas alcoolisé, tu as seulement voulu t'enfuir de toute cette situation. Rien de ce qu'il s'est passé est de ta faute.

- J'aurais dû accepter. J'ai agi comme un enfant, comme toujours.

- Tu es tout sauf une enfant. Wells t'aimait et il t'aime toujours, où qu'il soit. Il ne t'en veux pas.

- Qu'est-ce que tu en sais ? lui demandais-je dans un souffle.

- Parce que je ne t'en voudrais pas à sa place. Si tu veux un pardon, je te le donne, princesse. Tu es pardonnée. *

Je souris faiblement et pose mon front contre le sien. Je soupire et l'embrasse sur la joue, avant de plaquer mes mains contre lui pour le pousser de moi. Je descends et me tourne vers son pancake.

- Tu me fais goûter ? demandais-je en souriant.

Il me lance un sourire victorieux et place la nourriture dans une assiette. Il prend un morceau avec sa fourchette et me la met dans la bouche. Je commence à mâcher alors qu'il me regarde avec un air anxieux sur le visage.

- C'est le truc le plus dégueulasse au monde je crois, dis-je en riant.

- Quoi ? C'est n'importe quoi !

Il prend une bouchée avec la même fourchette et mange à son tour. Directement, il se dirige vers l'évier et crache son morceau dedans. J'avale difficilement le mien et éclate de rire.

- Merci Bellamy pour ce fabuleux repas. Je n'ai plus faim après ça, c'est clair !

- Je ne comprends pas... ça avait l'air d'être une bonne recette !

- « Si tu veux un pardon, je te le donne. Tu es pardonné. »

- Hey ! Arrête de te moquer de moi !

Il s'approche de moi et me prend par la taille, me jetant sur ses épaules. Il monte rapidement l'escalier alors que je continue à rire. Il me lâche violemment sur le lit et s'allonge à côté de moi.

- J'ai le droit de dormir avec toi maintenant ? demande-t-il en haussant un sourcil.

- Seulement si tu retires ton t-shirt, dis-je en ricanant.

- Tes désirs sont des ordres, dit-il en le retirant et en le jetant de l'autre côté de la pièce.

Je mords ma lèvre et me rapproche de lui. Il positionne automatiquement son bras autour de mon corps alors que je pose ma tête contre son torse.

- Merci, Bellamy, dis-je en chuchotant.

- Quand tu veux princesse.


Chapitre fort en émotion, j'espère qu'il vous plait tout de même. J'avais envie d'inclure Wells même si ce n'est pas de la meilleure des façons. En tout cas, le prochain chapitre est plutôt drôle, contient beaucoup de flashback et une évolution dans la relation entre Clarke et Bellamy !

Surtout n'oubliez pas que l'auteur prend plusieurs heures à réfléchir à son chapitre, à l'écrire et le corriger plusieurs fois alors que ça ne vous prend que quelques secondes pour laisser un commentaire et ça fait toujours plaisir à l'auteur ! J'attends tous vos commentaires impatiemment !

Je vous aime, bon week end à tous !

* J'ai été obligé d'ajouter la citation de The 100 "If you want forgiveness I'll give that to you. You're forgiven". J'aime bien rajouter quelques citations de la série originale !

- Amandine.